Le concile de pierre – Jean-Christophe Grangé

Résumé : Un enfant venu du bout du monde dont le passé resurgit peu à peu. Des tueurs implacables lancés à sa poursuite. Une femme prête à tout pour le sauver. Même au prix le plus fort. Un voyage hallucinant jusqu’au cœur de la taïga mongole. Là où règne la loi du Concile de Pierre : celle du combat originel, quand l’homme, l’animal et l’esprit ne font qu’un. Tous prêts à l’apocalypse.

kk

Note personnelle : ★ ★ ★ ★

Avis : Cette plume n’est plus à présenter… Après avoir lu « Le serment des limbes » que j’avais d’ailleurs adoré (je compte le relire pour vous écrire un article à son sujet), j’ai lu « Le concile de pierre ». J’avoue que ce roman n’égale pas le précédent pour moi.

Nous sommes en présence d’une héroïne charismatique, Diane Thiberge, jeune éthologue, qui à la suite d’une agression ne peut plus supporter le contact avec les hommes. Pour continuer à avancer et surtout pour ne plus jamais revivre cette tragique situation, elle s’est entraînée aux arts martiaux devenant une vraie machine de guerre, myope mais pas moins redoutable pour autant. Nous apprenons par ailleurs qu’elle a une relation conflictuelle avec sa mère, qu’elle considère égoïste et superficielle. Diane lui reproche également les violences qu’elle a subit dans le parc, car sa mère était ce soir-là au bras de celui qui deviendra son beau-père. Voyant la trentaine venir et sachant qu’elle ne pourrait avoir d’enfant naturellement, la jeune femme décide d’apporter un petit garçon dans un orphelinat thaïlandais.

La directrice de l’orphelinat lui explique qu’ils ne connaissent rien de son passé. Il ne s’exprime pas dans les langues connues des employés et ne sait que répéter les syllabes « Lu » et « Sian ». Diane décide logiquement d’appeler son fils « Lucien ». Les premiers jours ne sont que joie et émerveillement, jusqu’à une tragique soirée, où Diane et Lucien ont un terrible accident de voiture. L’enfant est grièvement blessé. Les docteurs de la clinique sont pessimistes quant à ses chances de survies. Diane est effondrée. C’est là qu’apparaît un mystérieux acupuncteur… L’homme lui annonce pouvoir sauver son fils. Quelques aiguilles plantées dans le corps de Lucien et les hémorragies qui ne cessent de revenir au niveau de son cerveau se résorberaient définitivement. Diane septique mais consciente que c’est là la dernière chance de sauvé son enfant accepte de laisser l’acupuncteur procéder au soin.

Tout aurait pu se terminer ici, mais c’était son compter sur l’imagination débordante de Jean-Christophe Grangé… Le Docteur qui vient de sauver la vie de Lucien perd la sienne dans la chambre froide de la clinique. L’autopsie révèle qu’une ouverture a été pratiquée permettant au tueur d’introduire son bras au milieu des viscères et de remonter jusqu’au cœur qu’il lui suffisait de faire éclater en comprimant l’aorte. Vous n’étiez pas en train de manger j’espère… Patrick Langlois, inspecteur, rentre dans la danse. Il émet l’hypothèse que l’accident de Lucien et la mort du médecin allemand sont liés. Diane se lance dans une enquête en solitaire et ce qu’elle découvre la laisse sans voix. En effet, malgré les apparences, elle avait bien attaché son fils dans la voiture, pourtant la ceinture est retrouvée détachée. Je vous passe les détails de l’enquête qu’elle mène, mais sachez que sa route est semée d’embûches. À plusieurs reprises la jeune femme est agressée, les cadavres s’accumulent sur son passage, pendant que les pièces du puzzle s’emboîtent et nous dévoilent un complot qui prend racine dans la taïga mongole, pour le plus grand plaisir des lecteurs amateurs de suspense.

En somme, la plume est d’une beauté incontestable, les descriptions font voyager sans bouger de son confort habituel, le suspense tient le lecteur en haleine de la première à la dernière page, mais. Parce qu’il y a un « mais ». Ce qui m’a dérangé c’est cette fin… Nous sommes en compagnie d’une éthologue, une scientifique donc, qui n’accorde aucun crédit à la parapsychologie et aux pouvoirs paranormaux, pourtant, d’un coup dans ce monde de logique et de vérité absolue, nous tombons sur une chaman capable de retirer les radiations du corps de la jeune femme pour les envoyer directement dans un pauvre rongeur qui n’avait d’ailleurs rien demandé à personne, ensuite nous avons les grands méchants de l’histoire qui se changent en animaux et tentent de tuer Diane qui les descend tous à l’aide d’une arme à feux. J’aurais aimé quelques pages de plus sur la taïga mongole et une fin sans métamorphose. Cela dit, c’est un excellent roman, tant dans son écriture que dans son histoire !

Anecdote : Prêter par ma maman. 💕💐 (source image d’illustration ici)

Bonne lecture ! Signé C.

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