Maléfices – Maxime Chattam

Résumé : Une ombre inquiétante rôde dans les forêts de l’Oregon. C’est d’abord un employé de l’environnement qui est retrouvé mort, le visage horrifié. Aucune trace du criminel… Dans le même temps, des femmes disparaissent en pleine nuit, pendant le sommeil de leur époux. Pas de trace d’effraction dans les maisons… Et puis se répand une épidémie singulière : les foyers de Portland sont envahis par des araignées aux piqûres mortelles. Les victimes s’accumulent et la psychose s’intensifie. Et s’il n’y avait qu’une seule personne derrière tout cela ? Un être pas comme les autres. On commence à murmurer le pire : et s’il n’était pas humain ? Joshua Brolin et Annabel O’Donnel vont mener l’enquête, entrer dans la toile et faire face à l’impensable. Une nouvelle génération de tueur.

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Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ★

Avis : L’art de créer le suspense ! Nous sommes happés dans l’intrigue dès le prologue qui se termine sur ces deux phrases « Elle savait que si elle baissait les yeux, ce qu’elle verrait la rendrait folle. À jamais.« . Nous n’avons aucune idée de ce que Sydney Folstom, médecin légiste, à réellement découvert durant cette autopsie où son patient semble ressusciter sous ses yeux. Un peu plus loin, à la fin du premier chapitre, Chattam nous tient à nouveau en haleine en ne terminant pas sa phrase « Quatre blessés dont une femme sévèrement touchée. En à peine trois mois. Tous de la même manière, une… ». Une quoi, nom d’un chien ?! La fin de cette phrase est probablement « piqûre d’araignée ».

Nous savons assez vite que l’histoire va tourner, en tout cas en partie, autour des araignées. Un roman quasiment impossible à lire pour les arachnophobes ! Pour ceux qui ne le sont pas, vous allez le devenir, c’est garanti.

Nous voilà donc avec un cadavre, pas n’importe lequel de surcroît ! La victime n’est autre que Fleitcher, le frère de Larry Salhindro, ancien collègue de Joshua Brolin. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il revient sur le devant de la scène. Annabelle arrive quelques temps après, à la demande d’un ancien collègue de Joshua. L’enquête s’emballe, des hommes se réveillent sans leur femme à leurs côtés, femmes qui sont retrouvées quelques jours plus tard, emballées dans un cocon de soie d’araignée, vidées de leur substance, avec une expression d’épouvante figée sur le visage. Puis pour finir avec ces séries de crimes, des gens décèdent de piqûres d’araignées. Vous l’aurez compris, c’est le chaos.

Il serait logique d’imaginer, dans un premier temps, qu’avec des méthodes aussi différentes les tueurs sont multiples. Pourquoi pas un groupe d’arachnologues professionnels ou amateurs. Cela dit quelques détails sèment le doute. Chers enquêteurs en herbe, vous savez bien que les psychoses ne sont difficiles à partager, d’autant plus qu’il y a un fil rouge dans le cas présent : les araignées. Il y a donc un seul esprit torturé derrière tout ça. Incontestablement.

Un second détail vous a probablement alerté durant votre lecture : malgré l’horreur des crimes, il ne semble pas y avoir de violence physique avant la mort. Nous pouvons désormais supposer que tueur est faible physiquement. En tout cas, c’est ce que j’en ai personnellement conclus. S’il utilise des produits neurotoxiques (la tétrodoxine, qu’on retrouve par exemple dans le poisson-globe, le triton de Californie, ou le poulpe à anneaux bleus) c’est qu’il ne préfère pas s’impliquer physiquement dans un combat, n’est-ce pas ? Autre chose à attiré mon attention très rapidement dans le roman : l’eau. Le tueur inclus dans ses crimes cet élément. Nous savons qu’habituellement c’est le feu qui est l’élément favori des tueurs en série. Ce choix de Maxime Chattam et de son grand méchant est forcément un indice de taille. L’eau est assimilée à la purification d’après lui. Pour moi c’était et c’est différent. J’assimile l’eau à la femme et surtout la fertilité. Je vous laisse deviner ce que j’ai imaginé.

Il est vrai que Maxime Chattam est excellent, il a presque réussi à me faire douter de mon hypothèse, mais je ne pouvais pas me sortir de la tête qu’elle était juste : la personne à démasquer, La Chose, n’était autre qu’une femme. Il restait néanmoins à savoir laquelle. Pendant quelques temps j’ai littéralement refusé d’accorder le moindre crédit aux nouveaux indices et/ou preuves. Je trouvais systématiquement une explication à ces incohérences. Excepté une. Et à cause de cette incohérence, j’ai décidé d’oublier mes préjugés jusqu’à la fin du roman, de me laisser porter, lire sans tirer de conclusion, laissant à Maxime Chattam le soin d’éclairer ma lanterne. C’est d’ailleurs avec brio qu’il l’a fait.

Un dernier petit mot sur ce roman : c’est pour moi l’un des meilleurs de Chattam. Tant grâce à sa plume poétique, que son ambiance et ce suspense qui vous happe dans l’histoire. J’ai été tellement bouleversée par ce livre qu’il m’est arrivé à plusieurs reprises d’avoir l’impression de sentir des araignées gambader gaiement sur moi. Je ne sais combien de fois je me suis ébrouée durant cette lecture : j’ai été temporairement arachnophobe. Ce sentiment d’insécurité a duré un petit moment, mais rassurez-vous c’est finalement passé. Merci encore Monsieur Chattam pour toutes ces émotions, et merci maman de m’avoir conseillé puis prêté ce roman.

Anecdote : prêté par ma maman 💝💐

Bonne lecture ! Signé C.

L’arracheur de visages – Michael Prescott

Résumé : Pourquoi Elizabeth Palmer vient-elle se jeter dans la gueule du loup ? Qu’a-t-elle donc fait pour craindre davantage la police que ce tueur psychopathe qui arrache les visages de ses victimes et qu’elle semble être la seule à pouvoir identifier ? Sera-t-elle la prochaine sur sa liste ? Après douze ans de cavale, après avoir changé tant de fois d’identité, il aurait sans doute été préférable qu’elle se fasse oublier. Car ce monstre sadique et sanguinaire, cet assassin fou, ne la laissera sûrement pas lui échapper une seconde fois. Au rythme d’une traque méticuleuse où le suspense ne cesse de monter crescendo, Michael Prescott fait partager à son lecteur une émotion intense, un frisson à la limite du soutenable.

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Note personnelle : ★ ★ ★ ★

Avis : J’ai rapidement eu l’impression d’avoir déjà lu cette histoire, ou de l’avoir vu en film. Pourtant je n’ai jamais tenu ce roman entre mes mains et même après avoir recherché sur internet je n’ai trouvé aucune adaptation au cinéma. Ce qui me laisse deux hypothèses, soit il est très largement inspiré d’un autre roman que j’aurais lu, soit qu’il est excellemment bien écrit. Je vais pencher pour la seconde option.

Parlons de cette histoire. Nous avons d’un côté un tueur et d’un autre Elizabeth Palmer, qui a manqué de peu d’être ajoutée à la longue liste de ses victimes il y a de ça douze ans. Elle aurait tout aussi bien pu disparaître dans la nature mais elle n’aurait alors pas été digne d’être une héroïne de roman. Pour l’avoir approché de bien trop près, elle savait ce qu’il infligeait à ses victimes. Par conséquent, elle guettait dans les journaux, les gros titres qui lui permettraient de retrouver la trace de Cray. Nous connaissons dès le début de l’identité de l’arracheur de visage. Habituellement, elle est la finalité de l’histoire. Nous suivons un inspecteur, un journaliste, ou autre d’ailleurs, dans ses recherches et ce jusqu’au dénouement. C’est là que se trouve toute l’originalité du roman de Michael Prescott.

Alternant la vision de Cray et la vision d’Elizabeth, nous assistons à une traque très rythmée. Tantôt craignant pour la vie de la jeune femme, tantôt s’offusquant de la brutalité du tueur. Nous comprenons au milieu du roman seulement, ce qui lie Elizabeth et Cray. Il existe également une troisième partie. Celle où nous avons l’histoire du point de vue d’un policier, dont la présence est plus que nécessaire car à l’issue de l’histoire, Cray arrive à faire interner Elizabeth dans l’hôpital psychiatrique dont il est le directeur ! Il faut impérativement un sauveur pour délivrer la demoiselle (ou une sauveuse, mais dans le cas présent c’est un homme). En somme, je vous recommande vivement ce roman. Vous ne vous ennuierez pas une seule seconde.

Anecdote : Emprunté dans une boîte à livres. 😍

Bonne lecture ! Signé C.

Interview – Sélène Derose

Le 8 mars 2020, pour célébrer la Journée Internationale des droits de la Femme, je vous invite à découvrir Sélène Derose, auteure en autoédition au travers de 12 questions. 🙋‍♀️

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Sélène Derose – Auteure
Fondamentalement, on est auteur à partir du moment où on écrit, comme on est créateur à partir du moment où l’on crée.
Tu es l’auteure de deux romans, deux recueils de nouvelle et d’autres textes dans des recueils collectifs. En général, avant d’écrire, on commence par lire… Quels sont les livres qui ont marqués ton enfance ?

Eh bien, je dois avouer qu’enfant, à part les livres imposés à l’école, je lisais peu. Les seuls ouvrages qui me plaisaient jusqu’à les collectionner étaient les Mickey et Super Picsou. De la BD, en somme. J’appréciais l’association dessin-écriture qui à l’époque, nourrissait  davantage mon jeune imaginaire que du texte seul, et au niveau des histoires, le côté aventure des ces ouvrages me plaisait énormément.

Maintenant que nous avons parlé du passé, parlons du présent. Quels sont tes coups de cœur littéraires ?

Je dois évidemment citer l’indétrônable « L’alchimiste » de Paulo Coelho, le livre qui a amorcé le changement de ma perception vis-à-vis de la vie et du monde. Ensuite, j’ai replongé il n’y a pas si longtemps dans des classiques que j’ai adoré découvrir comme « L’étranger » d’Albert Camus et « 1984 » de George Orwell. Côté autoédition, j’ai beaucoup aimé « Personaé » d’Elijaah Lebaron que j’ai trouvé très riche.

Quand et comment as-tu commencé à écrire ?

Depuis jeune, il me semble, même si je ne m’en étais pas rendue compte. Je le faisais de façon épisodique à travers mon journal intime. Puis j’écrivais quelques poèmes par ci par là, un bout de texte à droite à gauche, sans qu’il n’y ait vraiment de profonde implication. Ce n’est qu’arrivée à l’âge adulte que j’ai recommencé à flirter avec les livres à la bibliothèque et l’envie d’écrire m’est venue plus franchement. Aujourd’hui, je poursuis dans cette voie en cherchant avant tout à m’y épanouir pour transmettre le meilleur de ma plume à mes lecteurs et lectrices.

Quand as-tu pris la décision d’auto-éditer tes romans ? Est-ce que tu as été soutenue dans ce projet ?

L’autoédition a été mon premier choix dès lors que j’ai pris la décision de publier mes écrits. Bien entendu, cette voie a suscité des doutes et incompréhensions dans mon entourage, la voie traditionnelle de l’édition étant très ancrée dans les esprits, mais j’ai heureusement pu compter sur leur soutien, ce qui est toujours appréciable lorsqu’on s’attaque à un tel projet (gérer tout un processus éditorial seul).

À quel moment peut-on se revendiquer auteur d’après toi ?

Fondamentalement, on est auteur à partir du moment où on écrit, comme on est créateur à partir du moment où l’on crée. Cependant, je me suis sentie légitime en tant qu’auteure à partir du moment où j’ai jugé mes écrits dignes d’être partagés, et surtout après qu’ils aient été lus et commentés par des lecteurs extérieurs.

Quel mot préfères-tu utiliser pour parler des femmes qui écrivent ? Romancière, auteure, autrice… ?

C’est un gros débat sur lequel je n’ai toujours pas pris position, du moins pas vraiment bien que j’utilise « auteure » en ce qui me concerne. L’un où l’autre peu importe, du moment qu’elles écrivent et se sentent bien dans leur démarche, c’est le plus important selon moi !

Est-ce qu’être une femme a été un handicap ? Est-ce qu’il y a des mots, des phrases, voire des passages par exemple que tu n’osais pas écrire par peur qu’ils engendrent un jugement négatif ?

En tant qu’auteure, je ne me bride pas. Mais disons qu’en tant que femme, j’ai tendance à vouloir préserver la dignité de mes personnages féminins et ne pas leur faire subir, même par le biais de la fiction, des situations que je n’aime pas savoir arriver dans la réalité.

Quels avis sont les plus compliqués à recevoir/demander ? Ceux du grand public ou ceux de tes proches ?

Définitivement ceux de mes proches ! Au moins, avec le grand public, je suis certaine que les avis sont objectifs.

Est-ce que Niya, le personnage de ton roman « Alter-Ego », est la femme parfaite à tes yeux ? Ou est-elle plutôt une petite sœur, une amie ? Ou tout à la fois ?

Parfaite ? Non. Elle a des forces et des faiblesses comme tout le monde, et tant mieux sinon elle n’aurait aucune marge d’évolution. Toutefois, j’ai essayé de lui transmettre un bon fond, des valeurs et un caractère qui font d’elle une personne que j’aurais aimé avoir pour amie, oui.

Est-ce que tu as des remords à plonger tes personnages dans de mauvaises situations ? Un peu à l’image d’une mère qui serait inquiète pour ses enfants.

Totalement ! C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, je trouve mes histoires douces, même pour les parties difficiles ou frissonnantes lorsqu’il s’agit d’épouvante. Mais cela risque de changer qui sait ? Après tout, c’est de la fiction !

Tu as déjà reçu des remarques surprenantes ou marquantes de la part de tes lecteurs ?

Ce qui me surprend le plus en réalité, c’est la différence de perception d’une même histoire entre les lecteurs. Fascinant ! Du coup je ne me lasse pas de recevoir de nouveau avis.

Est-ce que tu travailles actuellement sur une nouvelle œuvre ?

Côté écriture, il se passe encore des choses, heureusement ! Je travaille effectivement sur un nouveau projet qui s’inspirera de l’une de mes nouvelles issue des Récits Sélénites. Un indice : peur.


C’est sur une excellente nouvelle que s’achève cet article ! Je remercie Sélène d’avoir accepté de répondre à mes questions et d’être un modèle pour toutes les femmes qui souhaitent publier leurs écrits. 🥂💐

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Voici les liens de réseaux sociaux où la retrouver :
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Vous pouvez également vous procurer ses œuvres ici.

Bonne journée Internationale des Droits de la Femme, Signé C.

TAG – Dilemmes de lecteur

Un petit TAG trouvé sur le blog mdllejustinelit, que vous pouvez consulter ici. 📚

1) Tu as 20 000 livres dans ta pile à lire, comment décides-tu de ta prochaine lecture ?

Je termine les sagas dans un premier temps, en commençant par celle où il me reste le moins de tomes… Et s’il y a une égalité, celle qui me parle le plus sur le moment.
22) Tu as lu la moitié d’un livre mais tu ne l’aimes pas. Tu continues ou tu arrêtes ?

Je continue, parce que je préfère terminer ce que j’ai commencé. J’ai longtemps abandonné mes projets pour des raisons diverses et variées, désormais il est hors de question que j’abandonne quoi que ce soit.

3) Les couvertures d’une saga/série que tu aimes ne se ressemblent pas… Comment tu gères ça ?

J’essaye de trouver l’édition où les couvertures me semblent jolies et cohérentes. Si je ne trouve pas, je lis les romans et je les donne. Histoire que ça ne fasse pas désordre dans ma bibliothèque.

4) Tu es en train de lire dans un lieu public et tu sens que tu vas pleurer que fais-tu ?

Je pleure ! Discrètement. Le plus discrètement possible. Mais je ne cache jamais mes émotions. Je n’en vois pas l’intérêt.
45) Tout le monde aime un livre que toi tu n’aimes pas, tu oserais en parler ou pas ?

Si je ne cache pas mes émotions, c’est aussi vrai pour mes avis. Je pense pouvoir les donner tout en respectant l’auteur et mes interlocuteurs.

6) La suite d’un livre que tu aimes vient de sortir mais, tu as oublié pas mal de choses. Que fais-tu ? Tu relis le précédent ou tu pleures de frustration ?

Ni l’un, ni l’autre. Les souvenirs reviendront au fur et à mesure de l’histoire. Et si ce n’est pas le cas, tant pis.37) Tu ne veux pas prêter tes livres. Comment dis-tu non si on te pose la question ?

Je les prête avec grand plaisir.

8) Tu as choisis et reposé 5 livres le mois passé. Comment gères-tu ta panne de lecture ?

Je laisse le temps faire son œuvre, et je joue aux jeux vidéo. Il y a toujours des Carabaffe a capturer.

9) Il y a tellement de nouveaux livres que tu rêves d’acheter. Combien en achètes-tu ?

Un ou deux, ou aucun. Tout dépend de mes moyens du moment.
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Je vous invite à répondre également aux questions du tag en mentionnant le blog Melle Justine Lit, qui en propose d’ailleurs beaucoup d’autres.

Bonne lecture, Signé C.