Le bonhomme de neige – Film 2017 – Adapté du roman de 2007 de Jo Nesbø

Après avoir lu le roman « Le bonhomme de neige » de Jo Nesbø, en 2019 (oui ça remonte), j’ai eu envie de voir son adaptation en film.

Synopsis : Lorsque le détective d’une section d’élite enquête sur la disparition d’une victime lors des premières neiges de l’hiver, il craint qu’un serial killer recherché n’ait encore frappé. Avec l’aide d’une brillante recrue, il va tenter d’établir un lien entre des dizaines de cas non élucidés et la brutalité de ce dernier crime afin de mettre un terme à ce fléau, avant la tombée des prochaines neiges. 

le bonhomme de neige netflix
Le bonhomme de neige – Netflix

→ Lancement du streaming ! 

Cette fois je suis contente de la qualité ! Le film est sur Netflix.

Il s’agit de mon second visionnage. Je me souviens l’avoir regardé peu de temps après ma lecture, qui remonte à un moment… Mes souvenirs de ces deux œuvres sont un peu effacés mais je vais faire de mon mieux pour relever les plus grosses différences. Au passage, depuis que j’ai commencé l’article, j’ai une fichue chanson en tête : Je voudrais un bonhomme de neige, oh viens jouer avec moi, tu te caches on ne se voit plus, dis que fais tu ? Tu n’es plus vraiment toi ! Tiré du film d’animation « Le Reine des Neiges ». En plus, je ne sais pas pourquoi, cette chanson pourtant entraînante me file le cafard, voire m’arrache quelques larmes. Haut les cœurs, j’ai un film à commenter !

Holalalala, je ne me souvenais ABSOLUMENT PAS de ces premières scènes ! Le film commence sur un superbe paysage norvégien enneigé… Nous nous rapprochons d’une petite maison isolée dans la montagne, dans laquelle vivent une mère célibataire et son fils. Un homme, que l’enfant désigne comme « Oncle Jonas » débarque avec de la nourriture et des bouteilles de gaz. Plutôt sympathique. Pas tant que ça… Il fait réviser le jeune garçon. Lorsque celui-ci se trompe, il frappe sa mère. Mon sang n’a fait qu’un tour ! Quelle horreur. Pire encore, nous voyons qu’il entretien une relation intime avec la mère, qui semble plus résignée que consentante. Nous apprenons que « l’oncle » est en fait le père du garçon. Échange de menaces « Je vais tout dévoiler à ta femme » vs « Tu ne me reverras plus jamais ». Cela aurait pu être une bonne nouvelle si la mère et l’enfant ne dépendaient pas financièrement de cet horrible homme. La maman, désemparée se suicide en voiture. Elle allait emmener son fils qui est sorti in extremis pour voir la voiture couler dans un lac gelé. Bref : pas joyeuses ces premières minutes.

→ Dix minutes de film.

Première rencontre avec l’inspecteur Harry Hole (incarné par Michaël Fassbender, que vous avez pu voir notamment dans X-men, Alien, Inglourious Basterds, et même dans le rôle de Steve Jobs dans le film du même nom). L’homme se réveille dans une sorte de cabane au sein d’un jardin public… Moins glorieux que la filmographie de l’acteur. Harry Hole rentre chez lui, un homme est en train de traiter l’appartement. Il sort une arme, rangée dans la bibliothèque et tire en direction de l’intru. Ce dernier ne semble pas plus perturbé que ça par l’usage d’une arme à feu, dans sa direction qui plus est. De toute évidence, l’inspecteur a un chiot, que je vous mets dans les images parce que j’adooooore les petits chiens ! A plusieurs reprises un détail m’a choqué : les cigarettes. Il me semblait qu’il était interdit d’en mettre dans les films mais je me trompe très certainement puisque l’inspecteur et d’autres personnages fument.

→ Trente minutes de film.

Début de l’intrigue ! Harry reçoit une mystérieuse lettre dont le contenu est le suivant « Monsieur de la Police, tu pourrais mourir de froid comme ça. Pendant que tu étais allongé là-bas, je regardais maman. Quand tu liras ça, je lui aurais fait un ⛄ ». Harry revoit son ex femme, mère de son fils. Petit détail qui va plaire aux français : le rôle de Rakel est joué par Charlotte Gainsbourg ! Cocorico ! Elle lui apprend que leur fils ne s’entend pas à merveille avec son nouvel amoureux, Mathias.

La scène suivante est assez étrange. Une femme marche seule dans la nuit, elle reçoit une boule de neige dont nous ne voyons pas le lanceur. Elle envoie ensuite un message à sa fille (qui semble très très jeune et à pourtant un téléphone portable) qui lui répond qu’elle lui manque. La femme prend le volant, s’arrête pour répondre au texto de la petite fille. Si vous êtes observateur, vous constaterez que mère et fille ont la même coque de téléphone, à savoir un lapin rose (mais celui de la fille à une oreille en mauvais état). Devant la maison, la mère trouve un bonhomme de neige, qu’elle pense fabriqué par la petite, elle se prend en photo à côté de lui. Après une dispute avec le père de l’enfant qui était là pour la garder, il s’en va. Un peu plus tard, alors que la mère de Joséphine est au lit, une boule de neige est lancée sur la fenêtre de sa chambre. Elle observe l’extérieur… Rien d’autre que ce bonhomme de neige qui tire la gueule. Le lendemain, Joséphine se réveille dans sa chambre, où il semble faire très froid à en juger par la buée qu’elle souffle et les papiers remués par un courant d’air. La petite fille voit le bonhomme de neige portant le foulard de sa maman. Interrogatoire de la petite par l’inspecteur Hole. Aïeuuuuh… Cette bouille, elle va me faire pleurer, la jolie petite Joséphine. Heureusement que ce n’est qu’un film. Nous le savions, mais la petite confirme que le bonhomme de neige n’est pas sa création.

→ Une heure de film.

Dispute concernant la suite à donner à la disparition de la mère de Joséphine, entre Harry Hole et sa toute nouvelle collègue Katrine Bratt. Personnage joué par Rebecca Ferguson (si si vous la connaissez, elle aussi a une belle filmographie ! Mission impossible, Men In Black, Doctor Sleep, La fille du Train…). Harry Hole se contente d’y mettre fin en la laissant sur un « parle au mari ». Nous avons aussi la « vision » d’un ancien policier. Nous l’avions vu dans un flash-back, neuf ans plus tôt à Bergen, il avait été expulsé de la police mais un de ses amis souhaitait son aide pour retrouver sa femme (Harry tient le dossier de la femme disparue entre ses mains, visiblement elle a été retrouvée, débité en petits morceaux, glamour). Nous avons le droit à une théorie capillotractée par Katrine Bratt : plusieurs femmes, mariée, avec des enfants (attention prenez bien en compte la virgule) ont disparues alors qu’il neigeait. Coïncidence ? M’oui, peut-être. Avouez que c’est léger pour tirer des conclusions (elle n’en tire d’ailleurs pas vraiment, excepté que le premier jour de neige donne des envies de meurtre à un tueur en série).

Encore un détail insignifiant, mais qui m’a sauté aux oreilles et non pas aux yeux : ils passent un bout de la chanson « Popcorn » de Crazy Frog, lorsqu’ils arrivent chez une femme qui a été signalée comme disparue, Sylvia Ottersen. La dame n’a visiblement pas disparu, cela dit, ça ne va pas tarder ! Le spectateur assiste à la mort de Sylvia… Les inspecteurs Hole et Bratt retournent sur les lieux, ils sont accueilli par Ann, la sœur jumelle de Sylvia (jouée par la même actrice Chloë Sévigny, personnellement, malgré sa filmographie longue comme mon bras, je n’ai énormément de souvenirs d’elle). Scène suivante, choquante : Harry Hole arrive dans le poulailler où gît le cadavre sans tête de Sylvia, que les poules commençaient à becqueter ! Enfin, c’est l’impression que ça donnait. Est-ce qu’une poule peut être carnivore ?! Je vous avoue qu’entre ça et les jeux Zelda, je commence à avoir sérieusement la frousse des gallus gallus domesticus. Bref, la tête de la dame est retrouvée sur un corps de bonhomme de neige.

→ Film terminé.

Il reste encore une petite heure de film. Le mystère est entier… Scène étrange dans l’appartement de l’inspecteur Hole : l’homme qui faisait des travaux au début du film est de retour, il écoute la même musique que Sylvia au milieu du salon (à savoir Popcorn de Crazy Frog). Harry le vire sans ménagement. Une fois dehors, nous voyons le VRAI employé avec le chiot d’Harry dans les bras. La personne qui était dans l’appartement est probablement le/la tueur(se).

Les soupçons se dirigent vers un médecin d’une clinique, car les victimes semblent avoir pour point commun d’avoir avorté au même endroit… Logique. Celui-ci devait déjà sévir il y a un certain nombre d’années, car dans une scène nous voyons « l’autre inspecteur » lire une lettre similaire à celle qu’à reçu Harry au début du film, l’invitant à se rendre dans son chalet. Le pauvre s’y fait massacrer… La tête explosée par sa propre arme à feu et sitôt remplacée par celle d’un bonhomme de neige. Harry Hole se retrouve d’ailleurs devant ce même chalet des années plus tard.

En parallèle, Katrine Bratt reçoit un appel, le portable de la première victime du film a été réactivé. Ni une, ni deux, elle obtient les coordonnées et s’y rend seule (quelle mauvaise idée…). Elle retrouve trois corps. Le tueur les nargue. Leur chef décide de classer l’affaire : homicides suivi d’un suicide, malgré les preuves évidentes du contraire… Mais les inspecteurs n’ont pas dit leur dernier mot ! Ils continuent l’enquête en toute discrétion. Katrine se mets dans de beaux draps, c’est le cas de le dire d’ailleurs… C’est dans un lit qu’elle se fait attaquer et couper un doigt (qui va servir au meurtrier pour déverrouiller sa tablette de police, contenant toutes les informations sur l’affaire). Harry la retrouve inconsciente dans une voiture. En marchant dans ses pas, il se trompe de piste et part interroger à nouveau le père de Joséphine (c’est de l’acharnement à ce niveau). Mais… Après quelques recherches, Harry Hole fait le lien ! Il sait désormais qui est le tueur. La confrontation arrive : Il est là, avec l’ex-femme et le fils de l’inspecteur. Il s’agit du nouvel petit amis de Rakel. La scène est plus que stressante. Comme sa collègue, Harry y laisse un morceau de doigt. Je ne sais pas ce que c’est cette lubie des doigts tranchés mais c’est peu ragoûtant. Lors de la confrontation finale, sur un lac gelé, le tueur traverse la glace. Tout comme l’avait fait sa mère dans la voiture, car oui, l’enfant du début est bien Mathias, le tueur. Fin de l’histoire.


Parlons un peu du roman : ci-dessous la couverture du livre, ainsi que son résumé. Vous trouverez également mon avis sur le roman en consultant cet article.

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Résumé : Oslo, novembre 2004, la première neige tombe sur la ville. Dans le jardin des Becker, un bonhomme de neige fait irruption, comme sorti de nulle part. Le jeune fils remarque qu’il est tourné vers la maison et que ses grands yeux noirs regardent fixement leurs fenêtres. Dans la nuit, Birte, la mère, disparaît, laissant pour seule trace son écharpe rose, retrouvée autour du cou du bonhomme de neige… Dans le même temps, l’inspecteur Harry Hole reçoit une lettre signée «le bonhomme de neige» qui lui annonce d’autres victimes. Plongeant son nez dans les dossiers de la police, Harry met en lumière une vague de disparitions parmi les femmes mariées et mères de famille de Norvège. Toutes n’ont plus donné signe de vie le jour de la première neige… D’une sobriété étonnante, Harry Hole va se retrouver confronté, pour la première fois de sa carrière, à un tueur en série agissant sur le territoire norvégien et qui le conduira jusqu’au gouffre de sa folie…

Pour conclure, il y a bien une enquête, avec des personnages similaires, mais il manque toute une partie « scientifique » qui était LA preuve irréfutable, l’élément qui confondait le meurtrier. C’est un peu dommage qu’il manque finalement une grosse partie de l’enquête… Le reste colle plutôt bien au bouquin et c’est un bon film. Cela dit les lecteurs devraient privilégier le roman qui est plus fourni en explications et dont leur imagination permet également d’édulcorer les scènes de crime. 😉📖

Bon visionnage et restez au chaud ! Signé C. ⛄🎥

Sélection de films d’horreur pour un Noël frissonnant

Ho ho ho ! Qui a envie de frissonner à Noël ? Rassurez-vous il n’est point question d’avoir froid ! J’ai regardé et sélectionné pour vous quelques films sur Netflix… Ils vont assassiner la magie de Noël. 🔪🎅🩸

PÈRE NOËL ORIGINES

Pere noel originesDans le Grand Nord finlandais, une équipe de chercheurs vient de découvrir ce qui pourrait bien être la tombe du Père Noël et s’apprête à dévoiler au monde la face cachée de ce personnage de légende.
Découvrez la bande-annonce VOSTFR !

ELVES

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Une jeune femme découvre qu’elle est au centre d’une expérience nazie maléfique impliquant l’élevage sélectif et les elfes convoqués, dans le but de créer une race de surhommes. Elle et deux de ses amis sont coincés dans un grand magasin avec un elfe, et seul Dan Haggerty, en tant que renégat du père Noël, peut le sauver.
Visionnez le trailer VO.

BLACK CHRISTMAS

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La veille de Noël, un maniaque évadé retourne dans sa maison d’enfance, qui est maintenant une maison de sororité, et commence à assassiner les sœurs de la sororité une par une.
Regardez la bande-annonce VF !

Je vous en garde quelques-uns pour l’année prochaine… Passez de très sanglantes fêtes de fin d’année !

Bonne séance cinéma ! Signé C. 🤶

Les films de Noël sur Netflix

Prenez un plaid, un bon chocolat chaud, installez-vous confortablement et laissez-vous envahir par la magie de Noël ! 🎅

JINGLE JANGLE : UN NOËL ENCHANTÉ

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Bannière Netflix du film Jingle Jangle : un Noël enchanté.

Jeronicus Jangle est un grand inventeur et fabricant de jouets mais il a perdu toute confiance en lui et dans ses inventions. Une seconde chance s’offre à lui ; une nouvelle invention magique. Sa petite-fille doit venir le voir durant les vacances de Noël. Il va tout mettre en œuvre afin que sa nouvelle création fonctionne pour l’arrivée de cette dernière.

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Justin Cornwell dans le rôle de Jeronicus (jeune). – Jingle Jangle : un Noël enchanté.

Un film de Noël steampunk, quelle joie me suis-je dit. En effet, ce film est magnifique visuellement pour ceux qui aiment ce style. Pour le reste il n’est pas mon préféré… D’abord, je suis déçue de ne pas avoir plus vu le robot présent sur l’affiche. Ensuite, je ne suis pas fan du côté comédie musicale. Malgré ces points qui m’ont ennuyé, l’histoire est un classique qui fonctionne. Sortez les mouchoirs, il risque de vous émouvoir. Rassurez-vous, en contrepartie le sourire de la jeune Madalen Mills va vous faire craquer ! 🎅

LES CHRONIQUES DE NOËL

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Bannière Netflix du film Les Chroniques de Noël.

Teddy et Kate Pierce prévoient de filmer le Père Noël le soir du réveillon. Ce plan se transforme en aventure de Noël incroyable que la plupart des enfants ne pourraient imaginer qu’en rêve. Après avoir attendu l’arrivée du Père Noël, ils se faufilent dans son traîneau et le cassent dans un accident, mettant ainsi Noël en péril. Au cours de cette folle nuit, Kate et Teddy aident ce Père Noël atypique, et ses lutins, à sauver Noël avant qu’il ne soit trop tard.

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Kurt Russell, Judah Lewis et Darby Camp dans le film Les Chroniques de Noël.

Bien entendu vous allez craquer pour les lutins ! Ils ont des bouilles adorables. Nous sommes là aussi devant une histoire assez classique (mais touchante). Si vous pouvez encore consommer un peu de magie de Noël, laissez-vous éblouir par ce Père Noël déjanté. 🎅 (Et si vous n’êtes toujours pas rassasié, il y vous reste le 2 à regarder sur la plateforme)

ET ENCORE UN JOYEUX NOËL !

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Bannière Netflix du film Et encore un joyeux Noël !

Après avoir fait une très mauvaise chute la veille de Noël, le grincheux Jorge s’évanouit et se réveille un an plus tard, sans aucun souvenir de l’année qui s’est écoulée. Il se rend vite compte qu’il est condamné à continuer à se réveiller veille après veille de Noël et faire face aux conséquences de ce que son autre moi a fait les 364 autres jours de l’année.

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Extrait du film Et encore un joyeux Noël !

Une vraie perle ! Une boucle temporelle, de l’humour, une histoire d’amour et Noël, un mélange parfait. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre d’un film brésilien… Et bien, sincèrement, je suis étonnée de constater que ce film m’a énormément fait rire. Je le conseille si vous avez envie de vous changer les idées.

CHRISTMAS MADE TO ORDER

Bannière Netflix du film – Christmas made to order

Steven est un architecte qui adore les fêtes de Noël. Tandis qu’il s’apprête à accueillir sa famille pour le réveillon, il décide d’engager Gretchen, une spécialiste de l’organisation des vacances pour égayer la fête et rapprocher les convives. Cependant, il semblerait que c’est surtout Steven et Gretchen qui se rapprochent à cette occasion. Lorsqu’une belle opportunité se présente à Gretchen, ils vont devoir décider ce qu’ils veulent vraiment.

Alexa Vega dans le rôle de Gretchen – Christmas made to order

Un film marshmallow par excellence. Ils n’auraient jamais dû terminer ensemble et pourtant le destin en décide autrement ! Si vous aimez les histoires d’amour et Noël vous serez satisfait. 🎅

Que vous soyez plutôt enfance, romance ou humour, vous devrez trouver votre bonheur parmi cette sélection et plus encore sur Netflix. En parlant de cette plateforme, que j’utilise d’ailleurs très largement, sachez qu’il y a actuellement « Le bonhomme de neige » adapté du roman du même nom de Jo Nesbø. Je vous conseille le livre plus que le film, j’ai trouvé que ce dernier avait oublié tous les éléments importants de l’enquête même s’il reste agréable à regarder.

Joyeuses fêtes de fin d’année ! Signé C. 🤶

Proteus – Film 1995 – Adapté du roman de 1986 « Terreur déliquescente » d’Harry Adams Knight

Après avoir lu le roman « Terreur déliquescente » d’Harry Adams Knight (John Brosnan) sorti en France en 1986 (Titre original : Slimer. Sorti en 1983.), j’ai regardé son adaptation en film. Sorti en 1995 soit neuf ans plus tard.

Synopsis : Après que leur bateau ait explosé, six trafiquants de drogue trouvent refuge sur une plate-forme pétrolière. Déserté, l’endroit abrite en réalité un laboratoire de recherches génétiques ultra-secrètes. Convaincu de l’imminence du danger, le groupe décide de s’en aller, mais trop tard…

→ Lancement du streaming ! 

Le bouton « play » à peine enfoncé, j’ai perdu mes yeux. Il faut dire que je regarde ce film de 1995 sur Youtube avec une qualité (maximale) de 480p… 📺

Sachez que la première image est un gros plan… d’une cigarette ! Suivi d’une main ensanglantée qui remonte une couverture ! Non mais une couverture quoi ! So 90’s ! 🚬 (En vrai c’est la cigarette qui m’a choquée).

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Première scène du film « Proteus » (1995) de Bob Keen.

→ Dix minutes de film.

Tandis que le livre commence sur un radeau, dans brouillard effrayant et oppressant, après le naufrage de leur bateau. Le film lui démarre sur un interrogatoire : celui d’Alex (à l’aide de quelques flashback, nous comprenons qu’il est un survivant, il meurt pourtant dans le livre). Après ce passage, nous découvrons les protagonistes et là encore je relève une différence capitale : tout le monde sait que Mark est toxicomane dès le début du film ! Cet élément est important car c’est à cause de ce secret qu’Alex viole Chris en toute impunité, cette dernière ne pouvant le dénoncer sans trahir Mark.

Après plusieurs minutes, le film rejoint enfin le livre. Le bateau explose (la scène passe trois fois tout de même, elle a probablement coûté cher à produire pour qu’ils veuillent autant la montrer. 😉 Enfin nous retrouvons nos amis sur le fameux radeau, qui arrivent bien vite sur la plateforme ! Juste avant d’arriver, nous avons le droit à un petit screamer, qui n’a pas eu l’effet escompté (et pourtant je suis sensible à ce genre de chose).

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Écran d’un des ordinateurs de la plateforme, film « Proteus » (1995) de Bob Keen.

Les vieux ordinateurs, avec les anciennes fenêtres Windows. 😱💻

→ Trente minutes de film.

Attendez, attendez, attendez ! Ils ont des armes à feu et la plateforme est inondée ! Qu’est-ce que c’est que ça encore ?! C’est une adaptation aussi fidèle que celle des romans de la saga l’épouvanteur… Effectivement, je déteste ce truc appelé « Le septième fils ». 🤢 Revenons à nos Slimer ! Pour le moment, c’est loin de l’histoire du roman… Et rappelons-le, c’était à la base un « roman de gare »*. S’ils l’avaient améliorée, pourquoi pas…

Les premières apparitions du monstre ne collent pas non plus avec le roman, où les protagonistes le découvre normalement sous la forme d’un liquide gluant noir. Dans ce film, c’est une espèce de… Un truc qui ressemble un amas de chair dégoulinant de sang qui descend tranquillement du plafond accompagné d’une musique qui se veut inquiétante. Un peu plus tard, c’est également ce qui ressemble vaguement à de la chair en ébullition qui grandit dans un coin de la pièce. J’imagine que cela est plus visuel et passe mieux à l’écran qu’un liquide noir. Nous allons leur pardonner. D’autant plus que quelques minutes plus tard nous passons sur un format « gel hydroalcoolique qui coule sur des éléments électriques », puis enfin, une sorte de gelée vert foncé, qui se rapproche de celle du roman. 🟢

Nous passons régulièrement sur « la vision » du monstre : écran déformé et vert, sons stridents. J’ai connu plus agréable mais on ne peut pas nier l’efficacité de la méthode.

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Charly le monstre sous sa forme Slimer, film « Proteus » (1995) de Bob Keen.

→ Une heure de film.

Houlalalala ! C’était déjà compliqué de regarder une adaptation pixelisée, avec des effets spéciaux d’époque et un très mauvais jeu d’acteurs, mais si l’un des personnages qui doivent arriver à la toute fin débarque à un tiers du film, moi je perds pieds ! 😂 Buckley, un agent de sécurité, essaye de fuir un mystérieux Charly. Certes, j’ai lu le roman il y a plusieurs mois (j’ai tenté de regarder ce film des tonnes de fois, mais croyez-moi, c’est dur), cependant je n’ai pas le souvenir qu’il arrivait aussi tôt dans l’histoire et encore moins qu’il connaisse l’existence de ce fameux « Charly ».

Je suis contente de ne pas avoir été confrontée à la scène des viols de Chris (deux fois dans un roman la pauvre, ça commençait à être compliqué). Rachel est la première a être contaminée (dans le roman comme dans le film), elle contamine ensuite Alex, qui doté d’un membre masculin hors-normes tue Chris lors d’un rapport forcé qui provoque chez la demoiselle une hémorragie interne fatale. Ici, Alex tue Rachel grâce son arme à feu. Ce qui n’est pas plus mal… 🤔 En parlant d’Alex justement, le grand méchant pervers, il se transforme en policier sous couverture (avec Rachel d’ailleurs) dans cette adaptation ! J’avoue que ça m’a arraché un sourire. Tout autant que la scène précédente, où on voit le monstre sous l’apparence déformée d’un scientifique de la plateforme ! 😂 Petit détail qui change par rapport au début du film, la « vision du monstre » est désormais rouge et non plus verte.

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Charly le monstre sous sa forme humain hybride, film « Proteus » (1995) de Bob Keen.

→ Film terminé.

C’est un miracle que j’ai encore des yeux en état de fonctionnement ! Dans cette dernière partie, nous croisons le Docteur Shelley du début, ainsi que l’homme qui a financé le projet : M. Brinkstone’s. Puis, Charly sous sa forme « finale », en hybride requin-humain qui fait plus rire que frissonner (parce que c’est un film). Les survivants, qui auraient dû être Paul et Linda, sont ici Alex et Linda. Grâce à ce dernier, qui balance de l’héroïne au monstre devenu accro à cette drogue en « absorbant » Paul, avant de l’asperger d’essence et d’en faire un feu de joie. Le film se termine sur l’explosion de la plateforme. Quoi que, nous voyons rapidement que le pilote de l’hélicoptère qui transporte Linda et Alex est en fait contaminé, et c’est sur son œil devenu brusquement noir que le générique de fin apparaît. 🧨💥

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Doug Bradley dans le rôle de Monsieur Brinkstone’s, film « Proteus » (1995) de Bob Keen.

* La littérature de gare est un genre littéraire se caractérisant par des ouvrages se lisant facilement et rapidement, distrayants mais superficiels, qui tirent leur nom du fait qu’ils sont réputés être achetés dans les gares pour s’occuper en attendant son train ou pendant le voyage. Ce sont généralement des livres peu chers et de petit format, traitant d’histoires policières ou d’espionnage, ou d’histoires d’amour.


Parlons un peu du roman : ci-dessous la couverture du livre, ainsi que son résumé. Vous trouverez également mon avis sur le roman en consultant cet article.

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Résumé : Rachel se figea soudain, bouche bée. Il y avait quelque chose dans le plus grand des bacs. Un cadavre, une jeune femme blonde en blouse blanche. Elle flottait entre deux eaux. Noyée. Une horrible masse de filaments noirâtres sortait de sa bouche. Comme si une espèce d’algue gluante avait poussé dans ses muqueuses. Et cela bougeait ! Rachel aurait voulu s’enfuir, mais son corps ne lui obéissait plus. Le cadavre pivota lentement. Et deux yeux d’un vert incandescent se posèrent sur elle.

Pour conclure, c’est un film qui reprend globalement la même histoire que celle du roman, avec quelques libertés. Les effets spéciaux et le jeu d’acteurs ne sont pas ce qui se fait de mieux, mais nous pouvons l’excuser car il date de 1995.

Voici le lien de la vidéo Youtube, si ce résumé ne vous a pas suffit (ou si vous préférez voir le film avant de lire) : https://www.youtube.com/watch?v=FPcGc8r6gxo

Bon visionnage et restez au chaud ! Signé C. 🍿🎥