Interview – Sélène Derose

Le 8 mars 2020, pour célébrer la Journée Internationale des droits de la Femme, je vous invite à découvrir Sélène Derose, auteure en autoédition au travers de 12 questions. 🙋‍♀️

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Sélène Derose – Auteure
Fondamentalement, on est auteur à partir du moment où on écrit, comme on est créateur à partir du moment où l’on crée.
Tu es l’auteure de deux romans, deux recueils de nouvelle et d’autres textes dans des recueils collectifs. En général, avant d’écrire, on commence par lire… Quels sont les livres qui ont marqués ton enfance ?

Eh bien, je dois avouer qu’enfant, à part les livres imposés à l’école, je lisais peu. Les seuls ouvrages qui me plaisaient jusqu’à les collectionner étaient les Mickey et Super Picsou. De la BD, en somme. J’appréciais l’association dessin-écriture qui à l’époque, nourrissait  davantage mon jeune imaginaire que du texte seul, et au niveau des histoires, le côté aventure des ces ouvrages me plaisait énormément.

Maintenant que nous avons parlé du passé, parlons du présent. Quels sont tes coups de cœur littéraires ?

Je dois évidemment citer l’indétrônable « L’alchimiste » de Paulo Coelho, le livre qui a amorcé le changement de ma perception vis-à-vis de la vie et du monde. Ensuite, j’ai replongé il n’y a pas si longtemps dans des classiques que j’ai adoré découvrir comme « L’étranger » d’Albert Camus et « 1984 » de George Orwell. Côté autoédition, j’ai beaucoup aimé « Personaé » d’Elijaah Lebaron que j’ai trouvé très riche.

Quand et comment as-tu commencé à écrire ?

Depuis jeune, il me semble, même si je ne m’en étais pas rendue compte. Je le faisais de façon épisodique à travers mon journal intime. Puis j’écrivais quelques poèmes par ci par là, un bout de texte à droite à gauche, sans qu’il n’y ait vraiment de profonde implication. Ce n’est qu’arrivée à l’âge adulte que j’ai recommencé à flirter avec les livres à la bibliothèque et l’envie d’écrire m’est venue plus franchement. Aujourd’hui, je poursuis dans cette voie en cherchant avant tout à m’y épanouir pour transmettre le meilleur de ma plume à mes lecteurs et lectrices.

Quand as-tu pris la décision d’auto-éditer tes romans ? Est-ce que tu as été soutenue dans ce projet ?

L’autoédition a été mon premier choix dès lors que j’ai pris la décision de publier mes écrits. Bien entendu, cette voie a suscité des doutes et incompréhensions dans mon entourage, la voie traditionnelle de l’édition étant très ancrée dans les esprits, mais j’ai heureusement pu compter sur leur soutien, ce qui est toujours appréciable lorsqu’on s’attaque à un tel projet (gérer tout un processus éditorial seul).

À quel moment peut-on se revendiquer auteur d’après toi ?

Fondamentalement, on est auteur à partir du moment où on écrit, comme on est créateur à partir du moment où l’on crée. Cependant, je me suis sentie légitime en tant qu’auteure à partir du moment où j’ai jugé mes écrits dignes d’être partagés, et surtout après qu’ils aient été lus et commentés par des lecteurs extérieurs.

Quel mot préfères-tu utiliser pour parler des femmes qui écrivent ? Romancière, auteure, autrice… ?

C’est un gros débat sur lequel je n’ai toujours pas pris position, du moins pas vraiment bien que j’utilise « auteure » en ce qui me concerne. L’un où l’autre peu importe, du moment qu’elles écrivent et se sentent bien dans leur démarche, c’est le plus important selon moi !

Est-ce qu’être une femme a été un handicap ? Est-ce qu’il y a des mots, des phrases, voire des passages par exemple que tu n’osais pas écrire par peur qu’ils engendrent un jugement négatif ?

En tant qu’auteure, je ne me bride pas. Mais disons qu’en tant que femme, j’ai tendance à vouloir préserver la dignité de mes personnages féminins et ne pas leur faire subir, même par le biais de la fiction, des situations que je n’aime pas savoir arriver dans la réalité.

Quels avis sont les plus compliqués à recevoir/demander ? Ceux du grand public ou ceux de tes proches ?

Définitivement ceux de mes proches ! Au moins, avec le grand public, je suis certaine que les avis sont objectifs.

Est-ce que Niya, le personnage de ton roman « Alter-Ego », est la femme parfaite à tes yeux ? Ou est-elle plutôt une petite sœur, une amie ? Ou tout à la fois ?

Parfaite ? Non. Elle a des forces et des faiblesses comme tout le monde, et tant mieux sinon elle n’aurait aucune marge d’évolution. Toutefois, j’ai essayé de lui transmettre un bon fond, des valeurs et un caractère qui font d’elle une personne que j’aurais aimé avoir pour amie, oui.

Est-ce que tu as des remords à plonger tes personnages dans de mauvaises situations ? Un peu à l’image d’une mère qui serait inquiète pour ses enfants.

Totalement ! C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, je trouve mes histoires douces, même pour les parties difficiles ou frissonnantes lorsqu’il s’agit d’épouvante. Mais cela risque de changer qui sait ? Après tout, c’est de la fiction !

Tu as déjà reçu des remarques surprenantes ou marquantes de la part de tes lecteurs ?

Ce qui me surprend le plus en réalité, c’est la différence de perception d’une même histoire entre les lecteurs. Fascinant ! Du coup je ne me lasse pas de recevoir de nouveau avis.

Est-ce que tu travailles actuellement sur une nouvelle œuvre ?

Côté écriture, il se passe encore des choses, heureusement ! Je travaille effectivement sur un nouveau projet qui s’inspirera de l’une de mes nouvelles issue des Récits Sélénites. Un indice : peur.


C’est sur une excellente nouvelle que s’achève cet article ! Je remercie Sélène d’avoir accepté de répondre à mes questions et d’être un modèle pour toutes les femmes qui souhaitent publier leurs écrits. 🥂💐

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Voici les liens de réseaux sociaux où la retrouver :
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Vous pouvez également vous procurer ses œuvres ici.

Bonne journée Internationale des Droits de la Femme, Signé C.

Alter ego – Sélène Derose

Résumé : Niya, jeune femme sérieuse et réservée, a une idée précise de son plan de vie. Tandis qu’un nouveau pan de celle-ci commence, tout bascule. Survient cette voiture qu’elle n’a pas vue arriver, cette rencontre inattendue, cette voix mystérieuse, ce secret inavouable. Une péripétie en amenant une autre, tout se bouscule au point de remettre en question ses plus profondes certitudes. Mais en ressortira-t-elle indemne ?

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Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ☆

Avis : Quel plaisir de retrouver la plume (de cygne) de Sélène Derose, que je remercie pour la confiance avec laquelle elle m’a confié la lecture de son roman ! 🦢

Au passage, j’ai remarqué que celui-ci est classé dans les thrillers sur le site Livraddict, je l’aurais plutôt classé dans le fantastique.

Ce roman tire toute sa beauté d’un savant mélange entre notre monde actuel et les traditions amérindiennes (d’ailleurs, je trouve que c’est une belle prouesse cette façon d’avoir amené la culture amérindienne au vingt-et-unième siècle). Nous découvrons grâce aux origines de Niya une partie de cette culture. L’histoire est un mélange équilibré entre les relations entre les personnages, les actions et l’intrigue, ce qui permet de ne jamais s’ennuyer durant la lecture.

Sélène fait partie de ces auteurs qui nous veulent du bien. Qu’elles soient constituées d’amour ou d’amitié, les relations entre les personnages de ce roman sont empreintes de bienveillance. Le roman regorge également de poésie et de douceur, mais pas seulement ! Il y a aussi la présence de ces jeunes femmes charismatiques : déterminées, motivantes et drôles, qui modernise ce roman et lui permet d’avoir ce contraste si intéressant. 😍

Pour résumer, l’histoire est touchante et possède une fin inattendue. J’étais presque frustrée d’avoir terminé ma lecture, j’avais envie de passer encore plus de temps aux côtés de Niya (vivement le tome 2). Autant dire que j’ai apprécié cette lecture et que je la recommande. 💖

MAGICAL SUMMER CHALLENGE.pngAnecdote : Lu dans le cadre du Magical Summer Challenge 2019 – Menu « Sweet Cloud », catégorie « Happy Hour ». 🍹🌺

Bonne lecture ! Signé C.

5 romancières françaises spécialistes du thriller

Aujourd’hui, le 08 mars 2019, c’est la journée mondiale des droits de la femme, à cette occasion découvrez cinq romancières françaises, reines du thriller. 👸📚👑

Comment choisissez-vous les romans qui remplissent vos bibliothèques ? Grâce à la couverture sublime d’un livre, parce que l’auteur vous a convaincu, parce que le résumé vous plaisait tout simplement. Nous avons tous nos propres critères de sélection. 💖📚

Et si vous choisissez d’y mettre quelques ouvrages de romancières françaises ?

À noter que cet article risque de faire mentir les machistes qui pensent que les femmes ne peuvent pas écrire de romans, ou qu’elles n’écrivent que « des histoires à l’eau de rose ». Il est consacré aux femmes n’ayant plus à prouver leur talent en matière de thrillers !

Sans plus attendre : une liste de cinq romancières françaises qu’il faut avoir lu au moins une fois dans sa vie ! 📖✒

1. Karine Giébel

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Maître dans l’art des thrillers psychologiques ! Si vous hésitez sur lequel lire pour commencer votre collection, ne cherchez plus et jetez vous sur celui-ci : Purgatoire des innocents. Son roman « Jusqu’à ce que la mort nous unisse » a même été adapté en film ! 💖*

2. Claire Favan

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Une femme de lettres au talent époustouflant, auteure de romans policiers. L’un de ses romans permet de rentrer dans la tête d’un tueur en série : Le tueur intime, qui a reçu le prix VSD du polar 2010. 😱

3. Ingrid Desjours

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Cette romancière est diplômée en psychologie clinique et spécialisée en sexo-criminologie et autant dire qu’elle se sert admirablement de ses connaissances pour écrire ses romans ! L’un des thrillers psychologiques les plus marquants, né de sa plume : Sa vie dans les yeux d’une poupée. 😵

4. Fred Vargas

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Notamment connue pour sa série « Commissaire Jean-Baptiste Adamsberg ». Fred Vargas est certes une excellente romancière, mais également une archéozoologue et médiéviste. Son roman « Pars vite et reviens tard » a été adapté en film. 🕵️‍♀️

5. Marie Neuser

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Élue nouvelle reine du thriller grâce à ses romans « Délicieuse » et « Je tue les enfants français dans les jardins ». De sa plume naissent des histoires passionnantes et addictives, vous ne pourrez plus lâcher ses livres. 🤫*


Si cet article ne vous a pas convaincu du talent des françaises, il ne reste qu’une chose à faire : lisez ces romans. 📚😉

Bonne lecture ! Signé C.

Photo by Mariana Vusiatytska on Unsplash

Résilience – Julia M. Tean

Résumé : Pour ses dix-neuf ans, Vincent s’est offert un parricide. Il a tué son bourreau. Mais peut-on vraiment se libérer de l’emprise du Mal ? Peut-on se reconstruire après avoir subi le pire ? Incarcéré, Vincent doit affronter ses démons, apprendre à se connaître et s’accepter… pour atteindre la délivrance, sa résilience.

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Note personnelle : ★ ★ ★

Avis : Ce n’est pas un coup de cœur, mais c’est un bon livre. Perdu quelque part entre l’horreur et la poésie. Ce que je n’ai pas aimé du tout, malheureusement, c’est le cliché « Danseur = homosexuel ». Le roman traite d’énormément de sujets, comme le syndrome de Marfan, le racisme, l’homophobie, les violences familiales, la prostitution, le milieu carcéral (pour les deux derniers c’est survolé), je pense qu’il vaut mieux se concentrer sur une cause uniquement. Même si au final il n’y en a qu’une, on passe par trop de choses à mes yeux. Le style est divisé en deux parties très distinctes, entre la violence et les mots crus, puis une partie poétique et touchante, c’est très perturbant parce que le contraste est fort, attention je ne parle pas là d’un point faible du livre mais d’une caractéristique de celui-ci. Dans l’ensemble je suis mitigée. Quelques extraits pour illustrer ce fameux contraste :

« C’est une pute. Le père fait comme s’il ne voyait rien et se contente d’amasser les sous gagnés dans la moiteur d’une chatte bon marché. Une chatte que les ouvriers de l’Est monnayent pour le plaisir d’une éternelle insatisfaite. »

« Il adopte les poses de Juliette, se mettant sur la pointe des pieds comme pour s’élever aussi haut que les notes classiques, comme pour mieux effleurer l’incandescence fabuleuse des étoiles. »

« La bouche de la vieille broie le pain croustillant qui s’effrite sur son énorme poitrine. C’est une machine à manger. Depuis qu’elle ne baise plus, seule la bouffe compte. »

« Vincent atteint un instant de grâce, magique, éphémère et essentiel. Il se construit. Il est lui-même. Un être sensible qui vogue sur les notes d’une chanson qui s’accorde avec son moi profond. »

Anecdote : Roman lu dans le cadre du #BabyChallengeThriller de Livraddict 2018 si la plupart on été des coups de cœur, celui-ci m’a moins convaincu. 😉

Bonne lecture ! Signé C.