FOCUS : Tome 3 – Les artefacts du pouvoir – Maggie Furey

Résumé : A présent que son enfant est né, Aurian recouvre petit à petit ses pouvoirs de magicienne. Elle n’est pas débarassée pour autant de la malédiction que fait peser sur elle l’Archimage Miathan. Pour cela, Anvar et elle doivent poursuivre leur quête désespérée des anciens Artefacts. C’est à présent le dernier et le plus puissant d’entre eux, l’Epée de Feu, qu’il leur faut s’approprier avant que les ténèbres n’engloutissent le monde connu…

Epée_de_dragon_incendiaire-screen


Note personnelle : 
★ ★ ☆ ☆ ☆

Avis : Aurian revient dans l’histoire une fois son enfant né. J’étais heureuse de la revoir toujours aussi forte, voire plus encore ! Cela dit, au fil des pages, j’ai remarqué qu’on passait de personnage en personnage. L’auteur ne nous laisse plus profiter suffisamment d’Aurian à mon goût. Le tome, bien que plus sombre que les précédents a été assez ennuyeux à lire. Je m’attendais à ce que l’Épée de feu soit trouvée un peu plus rapidement, je ne sais pas pourquoi, parce que dans les autres tomes l’artefact arrive aussi à la fin.

Bien entendu, ce tome contient a son lot d’émotions. Une mort en particulier qui m’a attristée… Je ne dirais rien ! Même si je me fiche de plus en plus du spoil. Haha. Peut-être que ça vous incitera à lire cette saga, malgré les longueurs dans les tomes 2 et 3. Bref, j’ai été un peu surprise qu’Aurian laisse son enfant « maudit » sous la protection d’un couple de loups, mais pourquoi pas, après tout c’était un choix logique.

En somme, il n’était pas complètement mauvais comme livre mais il n’était pas non plus à la hauteur du premier. La fin quant à elle nous donne vraiment envie d’aller lire le dernier tome ! J’appréhende sa lecture malgré tout… J’espère bien terminer sur un vrai feu d’artifice ! Un tome aussi intéressant que le premier.

Je ne vais écrire un avis trop long, parce qu’il n’y a pas grand chose à en dire. Je tenais quand même à parler de tous les tomes, pour rendre hommage au premier. La lecture du dernier, je dois vous avez que je la repousse sans arrêt. Promis, une fois le Pumpkin Autumn Challenge terminé, je m’y mets, en espérant avoir plus de choses à vous en dire !

Anecdote : Je comptais énormément sur ce tome pour rattraper ma frustration du manque « d’Aurian » dans le second, mais finalement je vais devoir attendre quelques centaines de pages de plus ! Un personnage principal qui sait se faire désirer. 🔥 P.S.: oui c’est l’épée de dragon incendiaire issue du jeu Guild Wars.

Bonne lecture ! Signé C.

FOCUS : Tome 1 – Autre-Monde – Maxime Chattam

Résumé : New York, de nos jours. Matt et Tobias sont amis depuis l’enfance, grands amateurs de jeux de rôles, de jeux vidéos. Mais ce qui leur arrive est bien réel. New York est balayée par une tempête sans précédent. Des éclairs bleus fouillent les immeubles ne laissant des humains que leurs vêtements ou les transformant en mutants répugnants. Matt et Tobias arrivent à fuir sur une île et rejoignent une communauté d’enfants épargnés. Ils sont 77, de 9 à 17 ans, se dénomment les « Pans » et s’organisent pour survivre. Leurs ennemis sont les monstres « Gloutons » et les « Cyniks » humains violents et perfides, des adultes qui se sont transformés. Les enfants survivants ont développé des dons surnaturels, faire jaillir le feu, créer de l’électricité. Avec Ambre, Matt et Tobias vont former l’alliance des trois et essayer de comprendre et utiliser leur nouvelle nature. Comprendre aussi l’attitude étrange de certains membres de la communauté.

autre monde

Note personnelle : ★ ★ ★ ★

Avis : Nous découvrons dans les premières pages, un adolescent perturbé par la séparation de ses parents. Matt, d’après Tobias, son jeune ami scout, a totalement changé de comportement. L’adolescent ne reste pas longtemps au cœur de ses préoccupations, car des phénomènes étranges ponctuent leurs journées.

Avant de continuer de vous parler de l’histoire, j’aimerais faire une petite parenthèse sur le côté geek de nos deux premiers personnages principaux. Si ces références du début des années 2000 ne parlent pas à tout le monde, elles m’ont tout de même arraché un sourire : World of Warcraft, Oblivion, le Seigneur des Anneaux, et le logiciel MSN… J’imagine parfaitement notre auteur dégommer quelques kobolds avant de retourner à l’écriture d’Autre-Monde. Et vous ? Autre parenthèse. Vous savez tous que notre auteur est né en région parisienne, pourtant, l’histoire se déroule, au début en tout cas, à New-york ! Belle surprise Monsieur Chattam !

La première partie, La Tempête ! Qui arrive très vite sur la ville. Nous avons à peine le temps de découvrir Matt que son monde explose sous nos yeux. D’abord, il y a l’électricité qui disparaît, puis la neige, ensuite ces éclairs qui semblent fouiller les buildings, les fenêtres qui explosent et voilà que notre héros se réveille seul dans l’appartement familial. Il entreprend de rejoindre Tobias. Lorsqu’il le retrouve, les deux garçons décident de chercher d’aide en ville. Tout s’enchaîne très vite, à tel point qu’il est difficile de poser le livre… Les dangers et mauvaises surprises se succèdent : les adultes mutants, un mur orageux qui les poursuit dans Central Park, vient ensuite ce que Matt va nommer les échassiers (de vilaines bestioles très grandes, maigres, portant un manteau à capuche noir, avec deux faisceaux lumineux à la place des yeux). C’est d’ailleurs en se cachant d’eux que le jeune homme découvre qu’Il est à sa recherche et qu’Il a peur que Matt soit déjà dans le sud. Cette découverte les incite à partir dans cette direction, où ils seront confrontés à d’autres dangers, tel que ce tunnel inondé, plongé dans l’obscurité où ils vont croiser une créature aquatique inamicale. Le duo rencontre également un, ou plutôt une nouvelle alliée, qui n’est autre qu’une chienne qu’ils vont nommer Plume. L’un de mes personnages préféré ainsi soit dit en passant.

Lors d’un affrontement contre un adulte, Matt frôle la mort et reste cinq mois dans le coma durant lequel se présente à lui le fameux « Il« , le Raupéroden. La seconde partie, commence à son réveil, le jeune homme découvre sa nouvelle communauté, les Pans. Il apprend aussi l’existence de deux clans chez les adultes, celui des Gloutons, mutants mi-sharpei mi-crapaud, celui des Cyniks, ceux qui n’ont pas muté mais ils sont sous l’emprise de la haine et sont perfides. Ces derniers enlèvent les Pans, les amènent au sud, là où le ciel est rouge écarlate. Une quatrième alliée, humaine cette fois, apparaît. Il s’agit d’Ambre. Vous me voyez venir, n’est-ce pas ? Je suis obligée de comparer ce trio à celui créé par la célèbre J. K. Rowling. Le trio, mais pas que ! Le couple qui n’a jamais existé dans Harry Potter, va-t-il se créer dans Autre-Monde ? Je parle bien du couple « Harry & Hermione » qui était probablement voué à exister mais qui est finalement mort dans l’œuf, au profit de ceux que nous connaissons. Revenons à l’histoire. Matt découvre le système mis en place par les Pans, tout en se remettant de ce long coma. Ambre quant à elle, leur dévoile l’existence d’une mutation chez les adolescents. Altération, c’est le nom qu’elle donne à ces « pouvoirs ». La jeune fille semble en avoir un : la télékinésie. Matt se voit octroyer une force anormale. D’autres Pans développent également ces « pouvoirs », qui semblent liés à un des quatre éléments, le feu, l’eau, l’air, la terre et qui leur viendrait d’un manque à combler ou d’un besoin lié à une tâche fréquemment exécutée.

L’histoire se poursuit, apparaissent les Longs Marcheurs, des Pans de 16 ans minimum, qui parcourent le nouveau monde pour partager les connaissances et nouvelles des autres communautés panesques. Le premier que Matt rencontre, arrive avec de mauvaises nouvelles. Des traîtres se cachent dans les regroupements. Plusieurs communautés en ont fait les frais. C’est alors que le trio, désormais nommés l’Alliance des Trois, se met en tête d’enquêter. Très vite, leurs soupçons se portent sur Doug et Claudia, et les mènent également au septième manoir, celui qui est hanté, où ils tombent sur… Un Minotaure ! Rassurez-vous, celui n’est qu’un déguisement, idée qui vient des Pans de la bande de Doug. Nous apprenons dans cette troisième partie, qu’un adulte est en fait le secret qu’ils voulaient garder en effrayant les autres. Un adulte qui grâce à un fait rarissime n’a subit aucune mutation. Le mystère élucidé, le trio cherche alors à découvrir l’identité du vrai traître, celui qui apporte son aide aux Cyniks. Ils le trouvent, en élaborant un plan astucieux… S’en suit une bataille épique contre les adultes, dont les Pans ressortent triomphants. L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais l’un des Longs Marcheurs apporte un message à Matt, un avis de recherche : le sien. Une Reine qui contrôle les Cyniks à besoin de cet adolescent. Le premier tome se termine sur une attaque du Raupéroden contre le pauvre Long Marcheur Franklin, qui sous la torture dévoile la direction empruntée par l’Alliance des Trois.

Vous l’avez compris, outre le fait que ce roman est une aventure post-apocalyptique à l’influence Tolkienne, l’auteur aborde un sujet important et toujours d’actualité : la pollution. La destruction de la Terre par les Hommes. Derrière ces histoires de monstres, d’armes et d’amitié (ne négligeons pas l’amitié), ce roman nous pousse à réfléchir sur nos habitudes de consommation et de vie. Car l’un des traits de caractère de notre héros Matt c’est qu’il tient en horreur la violence. Certes, l’explication semblait plus axée sur la surexploitation des ressources, mais à plusieurs reprises, les guerres ont été évoquées dans ce premier tome. Je ne sais pas encore ce qui nous attend dans le prochain, j’ai hâte de savoir alors… Je vous laisse pour aller découvrir le voyage de l’Alliance des Trois vers un sud au ciel rouge !

Anecdote : Lu dans le cadre du Magical Summer Challenge 2019, menu « Rainbow Sparkle » catégorie « Starlight »… Mais MAGICAL SUMMER CHALLENGEcomme j’ai mis trop de temps à écrire l’article, j’ai tout oublié… Je l’ai relu pour avoir l’histoire en tête car les tomes 2 et 3 sont dans ma PAL du Pumpkin Autumn Challenge 2020, et pour pouvoir écrire cet article également.

Bonne lecture ! Signé C.

Terreur déliquescente – Harry Adams Knight

Résumé : Rachel se figea soudain, bouche bée. Il y avait quelque chose dans le plus grand des bacs. Un cadavre, une jeune femme blonde en blouse blanche. Elle flottait entre deux eaux. Noyée. Une horrible masse de filaments noirâtres sortait de sa bouche. Comme si une espèce d’algue gluante avait poussé dans ses muqueuses. Et cela bougeait ! Rachel aurait voulu s’enfuir, mais son corps ne lui obéissait plus. Le cadavre pivota lentement. Et deux yeux d’un vert incandescent se posèrent sur elle.

slime

Note personnelle : ★ ★ ★ ★

Avis : Notre roman aujourd’hui est issu de la collection « Gore » des éditions Fleuve Noir (plus de 100 romans édités entre 1985 et 1990). Ce sont des histoires assez courtes et rythmées. Nous rentrons très vite dans le cœur du sujet !

Dès les premières pages, c’est dans une ambiance oppressante que nous découvrons nos six protagonistes sur un canot de sauvetage, en pleine mer, perdus dans le brouillard. Leurs traits de personnalités sont très marqués. Cela dit, c’est explicable : le roman doit être facile et rapide à lire. L’auteur a créé des personnages qu’on pourrait qualifier de caricatures. Nous voici donc en présence de trois couples, que je vais grossièrement vous présenter : Paul le leader et Linda la courageuse, Mark et Chris les peureux, Alex le pervers antipathique et Rachel qui ne semble pas du tout affectée par cette mésaventure.

Heureusement pour ce groupe hétéroclite, les contours d’une plateforme pétrolière se découpent dans le brouillard. Sûrs qu’il s’agit pour eux de la fin du calvaire, ils montent, soulagés, dans l’ascenseur qui vient miraculeusement les récupérer. Paul ou Mark, ma mémoire me fait défaut, découvre un vêtement au sol, duquel s’échappe une matière noire, animée de sa propre volonté. Le groupe ne trouvant personne en arrivant décide de partir à la recherche d’âme qui vive (et de nourriture). Ils trouvent de nombreux tas de vêtements, notamment une blouse appartenant à une scientifique, qui a bizarrement abandonné ses sous-vêtements à l’intérieur. Il y a de quoi se poser quelques questions ! La plateforme est visiblement déserte. Excepté cet homme, au comportement plus qu’étrange, qui les somme de quitter cet endroit avant qu’il ne leur arrive des bricoles. Le groupe décide de se reposer et se sustenter avant d’entreprendre la recherche d’une radio leur permettant de signaler leur besoin d’aide à l’extérieur. Normal.

Mais très vite, tout s’enchaîne. Ils font à plusieurs reprises des rencontres étranges, leur mettant la puce à l’oreille. Entre temps, nous comprenons qu’Alex va être un grand danger pour le groupe. C’est non seulement un dealer de drogue, mais en plus c’est un pervers. Un homme on ne peut plus malsain. Rachel ayant refuser ses avances, la frustration le rend d’autant plus nocif. La pauvre Chris va en faire les frais. Car Mark, qui est son conjoint, est devenu accro à la drogue, à cause d’Alex ainsi soit dit en passant. Le jeune homme étant en manque, il envoie sa dulcinée réclamer une dose au dealer, la jetant par la même occasion dans ses griffes acérées. Alex a bien compris que la demoiselle fera ce qu’il faut pour aider son amoureux, aussi, il la contraint à avoir un rapport sexuel.

Les péripéties ne s’arrêtent pas là, bien sûr. Rachel est la première à faire une VRAIE mauvaise rencontre. Elle découvre, comme vous pouvez le constater dans le résumé, le cadavre d’une jeune femme en blouse blanche dans un aquarium. Parallèlement, nous découvrons qu’une expérience terrifiante a été menée dans ces locaux. Les chercheurs travaillaient sur une modification de l’ADN permettant aux humains de devenir invulnérable. Enfin aux humains… Les tests ont été réalisés sur un requin. Et devinez ! Ce croisement a partiellement fonctionné, créant un mutant capable « d’aspirer » sa victime (ou de la tuer pour la manger si c’est le requin qui a ce moment-là le dessus). Nous avons donc un amas de matière déliquescente (déliquescence, n.f. : propriété qu’ont certains corps de se liquéfier en absorbant l’humidité de l’air.), capable de s’adapter rapidement et d’être donc invulnérable. Chouette. Ils vont bien s’amuser ! Ce qu’on apprend en plus, c’est que cette créature peut « laisser  la place » momentanément à une victime ou au requin, ce qui lui permet de s’approcher du groupe sans trop se faire remarquer. Notamment au moment où ils rencontrent le chercheur, ou la scientifique.

L’histoire se poursuit, Rachel qui rappelez-vous, a été attaquée, s’en prend à Alex. La créature et ce dangereux pervers fusionnent, créant un redoutable prédateur. C’est sous l’apparence d’un Alex dont la « virilité » a des proportions inhumaines que le mutant (enfin, Alex en fait) tue la pauvre Chris, en la violant avec une brutalité inouïe, déclenchant une hémorragie interne. Glauque, perturbant, voire vomitif, n’est-ce pas ? Ce passage m’a mise particulièrement mal à l’aise. Reprenons les comptes : trois sur six sont hors-jeu. Cela ne va pas durer, soyez-en sûrs ! Mark est à nouveau en manque. Retrouvant la drogue d’Alex il décide de se lâcher, mais à peine eut-il commencé à planer que la substance noire lui tombe dessus. Paul et Linda le retrouve d’ailleurs au milieu d’un amas de matière gluante et noire, avec des morceaux de corps. Le mutant a donc un point faible : la drogue. Il ne peut pas créer d’anticorps contre la cocaïne. Ce rebondissement va laisser l’occasion à Paul et Linda de se faire la malle. Les survivants remarquent qu’un hélicoptère s’est posé sur la plateforme, ils vont pouvoir s’enfuir, s’ils retrouvent le pilote.

C’est un couple paniqué et atteint d’une compréhensible paranoïa qui croise un homme avec une lampe et tire « logiquement » dessus, pensant qu’il s’agissait du mutant. Une erreur colossale ! Il avait une lampe. Le mutant est de toute évidence nyctalope, nous l’avons constaté à plusieurs reprises. Il n’utiliserait pas de lampe. Mais rassurez-vous ! L’hélicoptère contenait deux hommes. Ce deuxième homme croise leur chemin et bien entendu il les sauve de cet enfer sur… plateforme pétrolière. Malheureusement, nous comprenons que ce second homme a été « avalé » par le mutant et qu’ils viennent tout juste d’embarquer avec lui. Le roman s’arrête sur une fin ouverte, puisque le couple lui injecte une nouvelle dose de drogue et l’éjecte de l’hélicoptère. C’est au lecteur de décider ce que le mutant est devenu, sachant qu’il peut désormais se dédoubler (ou même disons procréer) mais qu’il tombe en pleine mer. Le monde va-t-il être détruit par cette nouvelle race ou le mutant est-il définitivement vaincu ?

Pour conclure, c’est un roman très rapide à lire. Il n’a rien d’exceptionnel mais il est parfait pour les transports en commun ou un soir où vous voulez une lecture « facile ». J’ai envie de me laisser tenter par les autres tomes de cette collection, qui je pense, ne sont pas des chefs-d’œuvre mais qui permettent de passer un bon moment.

Anecdote : emprunté dans une boite à livres. 😍

Bonne lecture ! Signé C.

La cerise sur le gâteux – Jean-Jacques Reboux (collection Le Poulpe)

Résumé : La grande roue, le frisson, la tendresse pour une peluche gagnée au stand de tir. Et déjà l’heure de rentrer. Alvaro tenait Yanissa contre lui. Ils avancèrent vers eux, menaçants. Et tout alla très vite. Sauf l’arrivée des flics… Le lendemain, le meurtre était à la Une. Et le Poulpe sur le pied de guerre dans les rues de Charençon-le-Plomb. Avec une question en tête  « Pourquoi Yanissa a-t-elle disparu ? ». Un guide précieux l’accompagne, Joël, SDF de Charençon. Un doux dingue qui se fait appeler Don Quichotte et part au combat au cri « d’Arago ! Arago ! ». Magouilles politiques, réseaux d’influence, à Charençon-le-Plomb, la vérité n’est pas facile à voir en peinture.

pd20-380063-jj.png

Note personnelle : ★ ★ ★ ★

Avis : La collection « Le Poulpe » des éditions Baleine est particulière. En effet, les tomes sont d’auteurs différents. Après avoir lu plusieurs d’entre eux, je dois dire que la charte doit être très précise car je n’ai pas remarqué immédiatement que la plume changeait de main… En fait, je ne l’ai remarqué que lorsque j’ai fait des recherches sur internet (honte à moi, je ne prends même pas le temps de lire le nom de l’auteur sur la couverture). Ces romans se caractérisent par leur format court. Les titres contiennent des jeux de mots comme vous pouvez le constater avec ce douzième tome et ceux-là : « La petite écuyère a cafté » premier tome de la collection, « La Pieuvre par neuf » qui est le onzième, « Chili incarné » ou encore « Comme un coq en plâtre ». Parlons maintenant de cette histoire, puisque c’est tout de même le but de l’article.

Le roman commence de façon tragique. Yanissa, son frère Alvaro et des amis, passent une soirée à la fête foraine, où ils font une mauvaise rencontre. Une bagarre est engendrée par des skinheads, dont l’issue est fatale pour Alvaro, malgré l’intervention de ses amis et de forains venus leur prêter main forte. La police arrive sur les lieux, constate le crime, fait un rapide tour pour retrouver les assassins sans succès (sans conviction non plus d’ailleurs), Yanissa s’enfuit, l’affaire est classée.

Le lendemain, Gabriel Lecouvreur, dit « Le Poulpe » découvre cette histoire relatée par les journaux, notamment dans « Le Parisien » dont le titre de la une n’est autre que le suivant « Un Français originaire du Cap-Vert tué par balle par un skinhead à la foire du Trône. ». L’article contient un élément qui intrigue notre céphalopode, en effet, trois amis d’Alvaro certifient qu’il a été tué par balle, alors que la police nie ce fait. Il ne lui en faut pas plus pour le décider à enquêter sur cette affaire.

L’après-midi même Le Poulpe se retrouve à Charençon, où il fait la connaissance de Joël un sans domicile fixe, qui lui fait visiter le quartier et s’enfuit en criant « arago-arago-arago ! » dès l’apparition de deux vigiles. Pour moi, Arago est un astronome français, utiliser son nom comme « cri de guerre » est étrange. Je ne suis pas la seule à trouver ça bizarre, puisque la question lui est posée au cours d’un dialogue, cela a faillit rester un mystère : Joël lui-même ne sait pas pourquoi il s’obstine à dire « Arago » à tout-va. C’est dans une lettre écrite par sa sœur à l’attention de notre Poulpe que nous trouvons la triste réponse « Avant de tuer mon père, le tueur lui a dit : « De la part d’Arago. ». Nous apprenons également que Joël a occulté toute une partie de sa vie, oubliant même l’existence de cette sœur.

Revenons à l’histoire. Le Poulpe enquête aux côtés de Joël, qui l’amène au domicile de la mère d’Alvaro et Yanissa. Cette dernière est portée disparue depuis l’assassinat de son frère. S’en suit donc une histoire rythmée dont je vous passe les détails.

Pour conclure, ce tome milite contre le racisme, dénonçant le manque d’implication et d’empathie de la police dans la banlieue parisienne. Un sujet qui est malheureusement encore d’actualité, bien que le roman soit de 1998. Nous retrouvons beaucoup d’argot parisien dans ce roman, ce qui est plaisant pour moi et je l’espère, pour vous aussi.

Anecdote : emprunté à la bibliothèque municipale. 😍

Bonne lecture ! Signé C.