Exercice d’écriture – Thème Noël

Je vous propose un atelier écriture. Bien que je sois principalement une lectrice, j’aime également écrire et souhaite vous faire partager cette seconde passion. 🖋️

L’exercice est simple. Il suffit prendre six mots (vous pouvez utiliser un générateur de mots sur internet comme celui-ci ou demander à quelqu’un de vous les donner) et les inclure dans une histoire autour du thème de Noël. 🎅

Thème : Noël
Nombre de caractères : Minimum 10000 – Maximum 20000 (15481 au total)
Mes mots imposés sont : vieux – animal – genou – robe – graisse – moustache (tous les mots sont inclus)

Il était six heures du matin, un vingt-quatre décembre, lorsque l’alarme se déclencha. Un grognement s’éleva de sous la couverture. Une main en sortit et donna un coup sec sur le réveil. Celui-ci, non content d’avoir réveillé le dormeur, eu l’audace de tomber au sol, d’où il continua d’émettre des sons stridents. Après un second grognement, Bruno se leva et éteignit l’objet infernal. C’est d’une humeur massacrante qu’il entreprit de se préparer une tasse de café. Le vacarme de la cafetière ressemblait à un doux ronronnement à ses oreilles après l’insupportable sonnerie du réveil. La tasse fumante à la main, il traîna des pieds jusqu’à la salle de bain. Bruno inspecta son visage dans le miroir. La lumière crue creusait ses traits déjà tirés par une mauvaise nuit. Il haussa les épaules en soupirant. Son père lui disait souvent que l’insomnie était la triste compagne des gens seuls, savait-il seulement à quel point il avait raison, se demanda-t-il en se glissant sous la douche.

Le parking était vide excepté quelques voitures garées dans la zone réservée aux employés du centre commercial, à l’arrière du bâtiment, à côté des conteneurs pleins à craquer ce matin-là. Bruno poussa la porte qui s’ouvrit en grinçant. Il se dirigea vers les vestiaires. Un homme grand et maigre était en train d’enfiler une veste aux couleurs de l’entreprise. Bruno le salua d’un signe de main.
– C’est vous le Père Noël ? demanda-t-il en boutonnant sa veste.
– Pour une semaine oui.
Il tourna le dos à l’employé pour lui signifier qu’il ne souhaitait pas poursuivre cette conversation trop matinale à son goût. Mais le jeune homme était d’humeur jouasse et ignorant le message implicite s’approcha de lui.
– J’étais en repos ces derniers jours, expliqua-t-il tout en s’asseyant sur le banc, j’avais peur que vous ayez terminé votre mission avant que j’aie eu le temps de prendre une photo avec vous.
Bruno haussa un sourcil et dévisagea le jeune homme.
– Tu n’es pas un peu vieux pour faire une photo avec le Père Noël ?
– Bien sûr que non ! répondit-il. Mais je le suis sûrement pour m’asseoir sur vos genoux, ajouta le jeune homme avant de s’esclaffer.
Il hésita quelques secondes puis se tourna à nouveau vers l’homme qui bouclait la ceinture de son déguisement.
– Sérieusement m’sieur, on peut faire une photo avant l’ouverture ?
Comprenant que le jeune homme ne lâcherait l’affaire pas avant d’obtenir gain de cause, Bruno accepta. Ils se rendirent ensemble au stand, allumèrent automates et lumières, puis prirent la précieuse photographie.
– Merci m’sieur, elle est pour ma mère. Je n’avais pas de vrai cadeau pour ce soir, faut dire qu’ils ne payent pas très bien ici… se justifia-t-il en se grattant l’arrière de la tête d’un air penaud. Je lui ai pris une boite de chocolat aussi ! Vous croyez qu’elle sera contente ?
Il se dandinait d’un pied sur l’autre, devant le fauteuil d’où Bruno le regardait déconcerté. Il prit soudainement son rôle à cœur.
– Il n’y a pas de doute, elle va adorer tes cadeaux, lui répondit-il de sa voix la plus rassurante puis souriant il ajouta, joyeux réveillon jeune homme !
– Merci, joyeux réveillon aussi m’sieur ! s’exclama l’employé visiblement soulagé, qui s’éloignait déjà en agitant joyeusement sa photographie.

Bruno trouvait le fauteuil particulièrement inconfortable. Voilà sept années qu’il jouait le rôle du Père Noël dans les centres commerciaux et c’était la première fois que cet emploi lui paraissait aussi difficile. Outre ce manque de confort, les courants d’air glacés et les insupportables chants de Noël lui donnaient la migraine. Il eut à peine le temps de trouver une position acceptable qu’une petite fille en robe rouge grimpa sur ses genoux. Il lui sourit et lui demanda si elle avait bien été sage. L’enfant se tordit les doigts, lança un regard à sa mère, qui lui fit un oui de la tête. Ses petites joues se colorèrent de rose, elle répondit timidement qu’elle avait en effet été sage.
– Qu’as-tu commandé ma grande ? demanda Bruno,
Rougissant de plus belle, elle prit une grande inspiration et répondit avec une solennité qui contrastait avec son jeune âge.
– Je voudrais avoir un chien, mais maman dit qu’on ne peut pas avoir un animal, alors j’aimerais bien avoir un chien en peluche et aussi je voudrais bien avoir…
– Doucement doucement, Bruno tapota sur son épaule pour la calmer, tu as dit un chien en peluche, c’est ça ?
– Oui Père Noël, je voudrais aussi…
Bien qu’il appréciait les enfants et ne souhaitait en aucun cas les décevoir, la politique de l’agence était stricte, il devait atteindre un certain nombre de photographies dans la journée pour ne pas voir son salaire amputé, par conséquent il décida d’écourter l’énumération de la liste.
– Un chien en peluche, c’est noté ! Maintenant regarde le lutin et sourit.

Le flash jaillit de l’appareil. La mère, enchantée, vint reprendre sa fille. Bruno inspecta d’un rapide coup d’œil les alentours et constata avec soulagement que plus personne n’attendait devant son stand. Vérifiant l’heure sur sa montre, il décida de s’octroyer une pause méritée. Il posa un écriteau sur le siège et sortit à l’arrière du magasin où quelques employés frissonnants étaient en train de boire du café dans des gobelets en plastique. Il s’adossa contre un mur, près des poubelles, tira sur sa fausse barbe jusqu’à la placer sous son menton et glissa une cigarette entre ses lèvres. Il regarda le groupe s’en aller. Un peu de silence ne me fera pas de mal, songea-t-il, en se massant les tempes. Le destin en avait décidé autrement. De petits pas rapides se firent entendre dans la cour. La fillette à la robe rouge se pressait vers lui. Il tressauta et essaya maladroitement de replacer sa fausse barbe.
– C’est bon, dit-elle, je sais que tu n’es pas le vrai Père Noël.
Bruno jeta sa cigarette et l’écrasa sous sa botte.
– Tu as raison, je ne suis pas le vrai, mais c’est un secret, tu dois le garder, c’est d’accord ? lui demanda l’homme déguisé en se baissant pour être à sa hauteur.
La petite accepta d’un signe de tête et lui tendit une enveloppe.
– C’est pour que tu la donnes au vrai Père Noël, ajouta-t-elle en rougissant ce qui semblait être l’une de ses habitudes.
Il prit l’enveloppe et la mit dans la poche de sa veste. L’instant d’après la porte s’ouvrit avec fracas et une femme paniquée fit irruption dans la cour.
– Rose ! Tu es là ! Tu m’as fait peur ! s’exclama-t-elle, entre colère et soulagement.
Elle courut jusqu’à la petite et la tira par le bras, en direction de la porte, sans même jeter un regard à l’homme habillé en Père Noël, qui se relevait avec difficulté.
– Je donnais une lettre au monsieur pour qu’il la passe au Père Noël, s’excusa l’enfant.
– Ne t’éloigne jamais de moi dans les magasins, c’est dangereux Rose.
Bruno fit un clin d’œil à la petite fille qui lui répondit par un sourire complice en suivant sa mère. Il allait également rentrer lorsqu’un faible bruit se fit entendre. Il s’immobilisa et écouta. Ce qui ressemblait à un miaulement s’éleva d’un endroit qu’il estimait être situé près des poubelles. Intrigué, il fit demi-tour. J’espère que dans ce centre commercial de malheur les rats ne savent pas miauler, ronchonna-t-il en inspectant le contenu de la benne la plus proche. Un troisième miaulement s’éleva plus loin, s’approchant du dernier conteneur il vit le chat sortir de sous l’énorme boite et venir à sa rencontre. Maculé de saleté que la tempête de neige avait moins réussit à laver qu’à mouiller, la pauvre bête, qu’il devinait avoir été d’un roux flamboyant, tremblait de froid. Il approcha la main doucement. Sans la moindre hésitation, le chat y frotta sa tête.
– Tu es dans un bien sale état toi, lui dit Bruno en le prenant dans ses bras.
Pour toute réponse, le chat se mit à ronronner.
– Je vais t’amener au chaud, susurra-t-il au félin en entrant dans le bâtiment.

Le chat dormait paisiblement, roulé en boule dans le traîneau décoratif du stand, malgré le vacarme ambiant. Bruno l’avait enveloppé dans son pull qu’il était retourné chercher dans les vestiaires. Il avait songé à y laisser son nouvel ami mais à peine eut-il fermé la porte que des miaulements inquiets avaient retenti. Il avait finalement cédé au chantage du chat et l’avait emmené avec lui. Les heures défilaient et les enfants se succédaient sur les genoux du Père Noël, parfois souriants, parfois larmoyants. Certains tentaient même d’arracher la fausse barbe qu’il portait, ce qui dans d’autres circonstances ne l’aurait pas dérangé, car il supportait difficilement le contact avec les poils synthétiques. La moustache était plus incommodante encore, elle lui chatouillait le nez le faisant régulièrement éternuer. En professionnel de l’animation, comme il aimait le dire, il restait souriant et gardait du mieux possible son ton enjoué de Père Noël.

Les clients se firent de plus en plus rares au stand. L’heure avançait et tous souhaitaient rentrer chez eux pour commencer les préparatifs du réveillon. Un homme s’approcha de lui à grandes enjambées.
– Comment se passe la journée ? Beaucoup de photos ? demanda l’homme dont l’impolitesse énerva instantanément Bruno.
– Bonjour Monsieur le directeur, répondit-il les mâchoires serrées en tendant la main.
Devant l’immobilité de l’homme en costume, il finit par abdiquer et laissa retomber sa main.
– Oui il y a eu beaucoup de visite sur le stand aujourd’hui.
Le félin roux qui n’avait jusqu’ici pas bougé d’un poil, se mit à miauler doucement.
– Qu’est-ce que c’est que ça ? s’agaça le directeur en regardant par-dessus l’épaule du Père Noël qui tentait tant bien que mal de dissimuler l’intrus. Vous n’avez tout de même pas osé ramener une saloperie de chat sur le stand ! Mais, regardez-moi ça, il est tout pouilleux !
L’homme s’avança vers le traîneau, le chat feula le faisant immédiatement reculer. Revenu à une distance suffisante pour se sentir en relative sécurité il s’adressa à Bruno.
– Il est dangereux cet animal ! Il pue en plus, c’est une infection ! Vous êtes complètement inconscient ma parole ! Ramener une bête sauvage ici, on aura tout vu, s’égosilla-t-il. Et vous avez pensé aux allergies ? Et s’il avait des maladies ? S’il avait blessé un gosse ?! L’agence va m’entendre, je vous le garantis !
Agitant rageusement son index devant le nez de Bruno, il finit par sortir son téléphone portable et composa un numéro. Le Père Noël lança un regard consterné au chat, en lui chuchotant qu’il avait choisi le mauvais moment pour se manifester. Le directeur quant à lui, faisait les cents pas, l’oreille collée à son mobile.
– Oui, un chat, vous avez bien entendu ! Comment ça vous ne pouvez pas rembourser ? Vous vous rendez compte ? Un chat sale, sauvage et agressif, dans nos locaux.
Le visage du directeur avait viré au cramoisi, une veine palpitait sur sa tempe. Il s’époumonait dans le microphone de l’appareil. Bruno eut pitié de la personne à l’autre bout du fil. Certainement Alice, songea-t-il, la réceptionniste. Une jeune fille souriante et gentille, qui ne méritait aucunement qu’on s’acharne sur elle de la sorte.
– Monsieur le directeur, l’appela Bruno en lui tapant doucement sur l’épaule, Monsieur le directeur, insista-t-il. Je vais amener ce chat dans les vestiaires, rassurez-vous.
– Ne croyez pas que vous allez vous en sortir si facilement, vociféra-t-il avant de raccrocher. Bien entendu que vous allez le virer d’ici ! Et immédiatement !
Il tourna les talons et partit en rouspétant, il prit tout de même le temps de proférer une dernière menace.
– Si l’agence refuse de me dédommager, le manque à gagner sera prélevé sur votre salaire. Vous aussi, ne croyez pas vous en sortir si facilement.
Bruno récupéra le chat tout ébouriffé dans le traîneau.
– Bravo, grâce à toi, aucun de nous deux n’aura de crevette pour le réveillon, lui dit-il en lui caressant la tête.
Le chat se blottit contre l’homme et se laissa porter jusqu’aux vestiaires où il fut délicatement déposé sur un banc.
– Je reviens dans… Bruno regarda sa montre avant de continuer, une petite demi-heure. Reste sage, je passerais t’acheter des croquettes avant qu’on fiche le camp d’ici.
Il referma la porte en priant pour que le temps passe vite. L’idée de laisser l’animal seul lui tordait l’estomac. Heureusement, quand il revint, le félin patientait toujours au même endroit.

Bruno déposa le chat sur le siège passager et démarra la voiture.
– Il va falloir te trouver un nom maintenant. Qu’est-ce que tu dis de Santa ? questionna-t-il en lui lançant un regard. Non, ça ne te va pas. Peut-être que Claus te convient mieux.
À son grand étonnement le chat répondit par un miaulement.
– Bien, c’est officiel, tu t’appelles Claus. Grâce à notre rencontre aucun de nous deux ne passera le réveillon seul.
Bruno se mit à siffloter gaiement, malgré la circulation ralentie par la neige qui tombait encore en abondance. Rien ne pourrait entacher sa bonne humeur désormais.
– Finalement, j’ai acheté des crevettes. Tu as de la chance mon petit Claus ! Elles étaient en promotion, puis je te trouve maigrichon. Il te faut un peu de graisse si tu veux passer l’hiver mon petit.
Le chat était attentif aux paroles de son nouveau maître. Il le regardait conduire, poussant régulièrement des miaulements pour lui montrer sa reconnaissance. Bruno se gara dans une rue non loin de son appartement. Il sortit le chat de la voiture en s’assurant qu’il soit bien emmailloté dans le pull qu’il lui avait cédé. Il marchait doucement en veillant à ne pas glisser sur les plaques de verglas. En passant près d’un réverbère, il remarqua une affiche signalant la disparition, depuis plusieurs jours, d’un chat roux nommé Drufus. Pris d’un doute Bruno étudia à tour de rôle le chat qu’il tenait dans ses bras et celui de l’affiche. C’est à contrecœur qu’il arracha le numéro de téléphone de la propriétaire et le glissa dans la poche de son manteau.

De retour dans son appartement, Bruno déposa le chat et lui servit un bol de croquettes. Il rangea ses maigres courses et se résigna à sortir son téléphone. Il regarda l’animal qui mangeait goulûment puis pianota le numéro noté sur le morceau de papier froissé. Il écouta les sonneries, espérant honteusement que personne ne décroche.
– Allô ! Allô ! C’est qui à l’appareil ? questionna la voix d’une dame âgée.
– Bonsoir Madame, je crois que j’ai retrouvé votre chat Drufus, déclara-t-il en observant le petit chat qui se léchait les babines rassasié.
– Mais allons bon, que racontez-vous ?
– J’ai dit que j’ai retrouvé votre chat madame, il est…
– Il est sur le fauteuil, mon Drufus. Peu importe quel chat vous avez trouvé ce n’est certainement pas le mien, ajouta-t-elle avec fermeté.
– Je vois, je suis navré de vous avoir dérangée.
– Mais non, ce n’est rien. Bon réveillon monsieur.
Il raccrocha avec soulagement. Claus, vient se frotter à ses jambes. Il prit le chat dans ses bras et le caressa avec tendresse.
– Puisque tu es bien Claus et pas Drufus, je propose que l’on commence à fêter le réveillon ! Tu devrais faire ta toilette pendant que je nous prépare des crevettes. Le directeur avait raison sur un point, tu ne sens pas très bon, plaisanta-t-il en se levant pour cuisiner.
Le chat sauta sur le canapé et entreprit le nettoyage de son pelage. C’est d’ailleurs ensemble sur ce même canapé, à manger des crevettes décortiquées que les deux nouveaux amis passèrent leur réveillon de Noël et les suivants.

Bonne lecture, Signé C.

 

Ma vie depuis que je suis blogueuse

Figurez-vous que tenir un blog a changé des choses dans ma vie. J’ai commencé très récemment ce blog, j’en avais déjà tenu quelques-uns, notamment quand j’étais adolescente à la grande époque des Skyblog, mais celui-ci est différent, je passe beaucoup plus de temps à travailler sur mes articles et à choisir les visuels, faire des photos et rechercher des sujets qui peuvent être intéressants à aborder.

Passons à la liste des changements ! 😊

Je délaisse Facebook au profit de Twitter et d’Instagram

photo-1520846665856-15771c7a57b3Au début c’était simplement pour partager mes articles. Je n’avais pas envie de le partager sur mon mur Facebook, à mes amis, qui ne lisent pas forcément. Sur Twitter c’est plus facile de trouver une communauté qui sera intéressée par ce que l’on publie, grâce aux hashtags et aux suggestions de contacts. C’est également le cas sur Instagram. Je partageais mes photos de livres sur Facebook il y a déjà longtemps, sans même savoir que ça avait un nom sur un autre réseau social : Bookstagrameuse. Ce qui fait pencher la balance, c’est aussi le côté très éphémère de Twitter. Depuis que je l’utilise régulièrement, je me rends compte que je préfère partager un tweet quand j’ai juste à dire quelque chose de futile comme « Je suis en train de galérer sur WordPress ». 🤭
Je ne pensais, avant d’avoir un blog, que la communauté des lecteurs était si développée, qu’il y avait des challenges, des discussions passionnées dans les commentaires. J’ai fait de belles rencontres grâce à ce blog et ces challenges. 😊

J’ai adopté la liseuse Kindle

kobo-glo-hd-640x498Avant de commencer à écrire sur mon blog, ma liseuse restait dans un tiroir. J’ai eu besoin de la ressortir pour lire un ebook (logique), et je me suis aperçue que la fonction « Note » était franchement pratique. Plutôt que de noter dans mon téléphone, sur un papier ou prendre une photo de la page, je gagne du temps en surlignant le texte et en ajoutant ma note. Il y a aussi l’aspect financier, les ebooks sont souvent moins chers que les livres papiers, ce que je peux tout à fait comprendre. Et dernière chose géniale c’est le gain de place ! Ma bibliothèque déborde, ça commence à être compliqué de ranger mes livres, ils s’entassent à côté, ou dans les armoires, c’est tragique. Les trois soucis que je trouve aux liseuses, c’est que… Ce n’est pas un livre. Ça n’a pas d’odeur, de poids dans les mains, il n’y a pas ce bruit de pages tournées. Le second point, c’est pour les photos pour le blog ou Instagram, forcément, ça donne des visuels moins variés et moins beaux, parce qu’un livre c’est beau et surtout ils sont tous différent. Le dernier point, c’est de recharger sa liseuse. J’ai été surprise seulement une fois à me retrouver à court de batterie mais j’aime mieux dire que c’est frustrant ! 😳

J’aborde mes lectures différemment

photo-1527544901013-b21533966828On a tous un avis sur nos lectures. Même s’il se résume à « j’aime » ou « je n’aime pas », on a un avis. Parfois des lectures nous touchent un peu plus, on a quelques phrases que l’on garde en tête, mais où les partager quand notre liste d’amis n’est pas composée en majorité de lecteurs ? C’est tout à fait possible de partager son avis sur son mur Facebook, cependant, c’est quand même plus agréable de se concentrer plus intensément sur sa lecture pour pouvoir la partager et voir si les autres ont pensé la même chose. J’avais un vrai besoin de dire ce que je pensais, quand je n’étais pas d’accord avec une idée ou au contraire que je me retrouvais dans les mots, quand un livre m’apprenait quelque chose (que ce soit une recette d’un autre pays, une maladie ou syndrome, une théorie…) ou même juste une phrase particulièrement poignante ou poétique. Je voulais partager, je voulais garder une trace de mes lectures. Bref, maintenant j’échange avec d’autres personnes passionnées et ça c’est la #kiffance.

Je passe du temps à faire des photos de mes livres

photo-1523865236457-3ae3358a4eaaPour alimenter mon profil instagram et pour avoir un blog plus personnalisé (déjà que la plupart de mes photos d’illustration viennent du site Unsplash), il faut bien prendre une photo que personne d’autre n’aura. J’aime bien ce côté plus artistique du blog. J’aimerais pouvoir faire de plus jolies photos, je fais avec les moyens du bord pour le moment. Armée de mon téléphone portable, avec un tasse de chocolat ou de café, une serviette en papier, parfois mes chats qui me font l’honneur de poser avec mes lectures, ou tout simplement avec la nature autour de chez moi. J’ai commencé à investir dans des produits de scrapbooking, ça reste léger parce que je ne serais jamais une photographe professionnelle, ni une bookstagrameuse de folie, mais j’espère pouvoir améliorer la qualité du blog avec le temps, parce que c’est devenu un passe-temps que j’apprécie énormément. 😊

Je participe à des challenges et à des tags

photo-1526566762798-8fac9c07aa98J’ai commencé mon blog quasiment en même temps que le début du Pumpkin Autumn Challenge 2018, et dès que j’ai vu ça, j’ai adoré ! C’était génial de constituer ma PAL, de créer un visuel pour vous la présenter, de commenter chaque lecture, de voir vos PAL et se rendre compte que nous avons des lectures et des goûts en commun et des goûts. En plus de ça, le plus magnifique c’est les rencontres. Je pense à une lectrice et bookstagrameuse avec qui j’ai discuté de la chance que nous avions d’avoir des bibliothèques municipales qui nous fournissent en lecture. Je pense aussi à une autre lectrice et blogueuse avec qui nous partageons l’amour du thriller (on a d’ailleurs décidé d’avoir une lecture en commun pour le Cold Winter Challenge). Et une dernière personne, sans blog apparemment qui était heureuse de m’avouer qu’elle n’appréciait pas spécialement les romances, qui avait décidé de se lancer des ces lectures à l’occasion du CWC, et qui en plus commence avec le même choix de livre que moi. N’est-ce pas magique internet ?! 😍

Vous l’aurez compris, ce qui change vraiment, c’est le partage. C’est aussi pour cette raison que je pose des questions en fin d’article (pas forcément dans les chroniques mais dans les articles quasiment systématiquement), parce que je souhaite ouvrir les discussions sur une passion. Et d’ailleurs, vous, avez-vous un blog ? Qu’est-ce que cela a changé pour vous ? Combien de temps y passez vous ? 😊

Bonne soirée. Signé C.

Le songe d’une nuit d’octobre – Roger Zelazny

Résumé : Ce sera pendant l’horreur d’une profonde nuit, la dernière d’octobre. La lune sera pleine. On a un mois pour préparer le Jeu. Pour collecter les outils, déjouer les plans de ceux de l’autre camp, trouver l’endroit magique… L’enjeu est de taille : si ce sont les ouvreurs qui gagnent, alors les Anciens Dieux reviendront, et je ne vous dit pas la catastrophe ! Moi, Snuff le chien, je vous assure que je ne chôme pas. Entre mes rondes et les informations que je dois récolter, j’estime que je fais bien mon boulot. Notez, la chatte grise se débrouille bien aussi. Mais de quel bord est sa maîtresse ? That is the question… Quand Jack l’éventreur, Dracula, Raspoutine, Frankenstein et quelques autres s’affrontent – chacun aidé d’un compagnon à poil ou à plume-, on peut s’attendre à tout ! Surtout par une nuit de pleine lune…

Songes d'une nuit d'octobre.png

Note personnelle : ★ ★ ★  

Avis : Je n’ai trouvé que des livres d’occasion, il est possible que le prix ne soit plus le même sur Rakuten. J’aurais pu l’acheter dans un grand format avec une magnifique couverture marron, cependant, j’ai préféré le format poche, avec ses pages jaunies et sa bonne odeur de vieux livre.

Le roman est classé dans la science-fiction, mais je pense qu’il s’agit plutôt de fantastique. Pour une raison toute simple, dans les romans de science-fiction tout est expliqué par la science, dans ce roman les animaux parlent certes ça ne choque pas leurs maîtres (puisqu’il s’agit de Dracula et compagnie) mais théoriquement, même si on les croise que très peu, le reste du monde est « normal », les autres êtres-vivants ne savent pas que les protagonistes existent et vivent parmi eux.

Passons à l’histoire. La façon d’écrire de Roger Zelazny nous force à se laisser porter par le livre. On obtient les informations en même temps que Snuff, le chien de garde de Jack. Ce qui fait tout l’originalité du livre d’ailleurs, c’est de suivre ce « Jeu » en passant par les animaux, que ce soit un chat, un chien, un serpent, ou même un écureuil. On ne suit pas les joueurs humains mais leurs compagnons dans la découverte d’informations cruciales pour le soir d’Halloween, comme vous l’aurez compris. J’ai apprécié cet univers de calcul, de schéma, d’espionnage mais surtout ce « fairplay » entre joueurs. Le songe d’une nuit d’octobre est un livre à suspense. Jusqu’à la fin on doit simplement accepter que l’auteur nous guide. J’ai trouvé la fin malheureusement trop rapide, tout est révélé en quelques pages seulement.

Quelques phrases ont attiré mon attention (la narrateur est un chien nommé Snuff et le dialogue lui fait référence) :

« Je renversais la tête en arrière et me mis à hurler. Il ne remarqua rien. Tant pis. ça fait toujours du bien de hurler un bon coup quand on se sent frustré. »

« Il se mit à me caresser la tête et je réagis comme si c’était la plus belle invention de l’homme après le repas gratuit. »

« – Inutile, Snuff. Tu peux te dispenser de tes singeries – pour ne pas dire de tes chienneries. »

PUMPKIN AUTUMN CHALLENGEAnecdote : J’ai lu le roman dans le cadre du #PumpkinAutumnChallenge 2018  catégorie Trick or Treat. ☕

Bonne lecture ! Signé C.

La maison des damnés – Richard Matheson

Résumé : Passer une semaine dans une maison réputée hantée depuis trente ans : telle est la mission confiée au Dr. Barrett et à une équipe de spirites par un milliardaire mourant, qui veut savoir si son âme lui survivra. Mission que le parapsychologue s’empresse d’accepter, espérant bien ainsi triompher des  » maléfices  » et vérifier ses théories scientifiques sur l’existence d’une vie après la mort. Arrivés sur place, les investigateurs se rendent vite compte que le lieu est à la hauteur de sa réputation : résonnant des crimes et des orgies qu’elle a accueillis par le passé, la maison Belasco semble les attendre. Prête à posséder les audacieux qui oseront pénétrer en son sein…

La maison des damnés.png

Note personnelle : ★ ★ ★ ☆ ☆

Avis : Là où on s’attend à quatre personnages principaux (le scientifique, sa femme, la médium et le médium « à la retraite »), on en trouve finalement cinq : la maison en elle-même tient une place importante dans l’histoire. C’est assez impressionnant de voir à quel point une « simple » ambiance peut nous faire humaniser un manoir. Le danger dans ce roman vient d’absolument partout, sans que l’on sache s’il s’agit de fantômes, de démons, ou d’une psychose généralisée (quoi que le scientifique, Docteur Barrett, ne semble pas s’inquiéter du tout alors que tout part à vau-l’eau autour de lui).

Notons bien que ce roman a été édité en 1971, soit 47 ans avant qu’il ne tombe entre mes mains (certes j’ai une édition datant de 2001 mais cela ne change rien au texte). Partant de se principe, il est important de ne pas s’offusquer durant la lecture, qui peut pour ma génération paraître très « limite-limite » (pour ne pas dire machiste et homophobe).

Continuons en gardant cela à l’esprit (en vrai, c’est compliqué, mes réactions sont celles de ma génération alors…) : sur les quatre personnages principaux, trois sont parfaitement insupportables. La femme du scientifique, parfaite potiche, effrayée pour un rien (elle s’incruste dans le manoir alors qu’elle n’était pas censée y aller, une vraie plaie), et dont la vie sexuelle semble ennuyeuse à mourir. La médium, parlons-en de la médium, un vrai cliché ! Vous voyez de quoi je parle ? Une personne trop sensible qui se retrouve à communiquer avec une tonne d’esprits maléfiques alors qu’au final il ne doit pas y avoir grand chose autour d’elle. Pour finir, troisième personnage énervant, le scientifique, Docteur Barrett. Alors lui… Il ne vit que pour sa machine, il n’a peur de rien et ne croit en rien, même quand il se retrouve à lutter pour survivre au milieu des phénomènes paranormaux, Monsieur a raison un point c’est tout, les arguments des autres il les rejette sans même prendre le temps de les écouter.

Passons maintenant à l’histoire : une lutte entre la science et le spiritisme. Si les personnages avaient su s’écouter et proposer leurs arguments dans le calme, cela aurait pu être plus intéressant, mais moins effrayant. C’est donc dans une mauvaise ambiance générale que la maison décide de s’énerver et nous révéler petit à petit son passé ainsi que les vices cachés de nos chers personnages. Je pensais que la « peur » viendrait des apparitions et des phénomènes paranormaux, cependant, le thème est essentiellement axé sur le sexe. En somme, j’ai apprécié cette lecture, mais je déplore toute cette vulgarité dans les scènes sexualisées qui sont bien trop nombreuses.

PUMPKIN AUTUMN CHALLENGE

Anecdote : Roman lu dans le cadre du #PumpkinAutumnChallenge 2018. Ce roman a été adapté en film, en 1973, que vous pouvez voir en streaming sur le site zone-film (je conseille quand même d’avoir Adblock et Adblock plus).

Bonne lecture ! Signé C.