FOCUS : Tome 7 – L’épouvanteur – Joseph Delaney

Premier focus sur un tome ! 🥳

J’ai décidé de changer de format pour ce type d’article. Attention, cet article sera « FULL SPOIL ».

51t3JzxfX8L._SX346_BO1,204,203,200_

Le résumé made in Signé C. 😉

Après leur retour de Grèce, Thomas accompagné des chiens de Bill Arkwright (William Arkwright de son vrai nom, épouvanteur de Caster), Alice et l’Épouvanteur découvrent que la guerre fait rage dans le Comté. Les mauvaises ne s’arrêtent pas ici : la maison de Chipenden ainsi que la précieuse bibliothèque de l’Épouvanteur ont été détruites dans un incendie. Lizzie L’Osseuse, la redoutable sorcière, mère d’Alice, emprisonnée dans un puis au fond du jardin, s’est échappée. Le gobelin qui gardait la demeure est également parti, puisque le pacte a été rompu une fois la maison écroulée.

Désespérés, le trio prend la route de Caster, cependant, le nord du Comté à lui aussi été envahit. Ils décident donc de se réfugier sur l’Île de Mona. Cela n’est pas visiblement pas la meilleure des idées puisqu’ils y sont très mal reçu. En effet, le cruel Lord Barrule, refuse d’abriter les réfugiés qui arrivent par centaines suite à la guerre, et donne l’ordre aux hallebardiers (des soldats) d’emprisonner quiconque foule le sol de sa précieuse petite île.

Après une altercation avec un hallebardier, les trois acolytes se réfugient dans la forêt, où ils réfléchissent à un plan qui leur permettrait de quitter l’Île de Mona. Thomas se voit contraint de descendre en ville, afin de trouver un moyen de locomotion qui les emmènera loin de cet enfer. Alice, qui ne doit en aucun cas être séparé (à cause de la fiole de sang qui les protège tous les deux, cette fiole a été préparée par Alice pour protéger l’apprenti de l’Épouvanteur qui venait de vendre son âme au diable, littéralement) de lui mais qui a malheureusement reçu l’ordre de rester aux côtés de l’Épouvanteur, s’échappe et rejoint Tom. Ils trouvent une auberge, où un visage connu les remarque ! Il s’agit de Baines, capitaine de La Céleste, qui les a emmené en Grèce l’été précedent. La discussion commence à peine que des hallebardiers débarquent dans l’auberge, accompagnés par un semi-homme… Qui se trouve être un prisonnier, aveugle, muni de courtes cornes blanches. Sur ordre de ses bourreaux, ce dernier analyse les deux jeunes gens : pas de doute pour lui, Alice est une sorcière, quant à Thomas un bout d’obscur est logé au fond de son âme…

Ils sont alors emprisonnés ! Nous apprenons que le semi-homme se nomme Horn et qu’il est le demi-frère d’Alice (il est lui aussi le fruit d’une union entre une sorcière et Satan). C’est le troisième enfant du Malin que nous croisons (bien que nous en connaissions quatre) : Tusk qui était le fils de Mère Malkin (tous les deux morts dans le premier tome : elle a été tuée par Tom, est revenue sous forme de verme, puis a été mangée par des cochons sous cette forme, Tusk quant à lui a été tué par John Gregory d’un coup de lame d’argent dans le crâne), Alice la fille de Lizzie L’Osseuse, Horn dont on ne connait pas la mère, et nous savons que Grimalkin a eu un petit garçon parfaitement humain avec le Malin (que ce dernier a tué pour cette seule raison d’où la haine que Grimalkin voue au Malin). Nous rencontrons également un nouveau personnage qui va devenir d’une importance capital dans ce tome, Adriana Lonan.

Les péripéties s’enchaînent, on découvre que le méchant Lord Barrule est le chaman qui contrôle le grand danger de cette île à savoir le buggane. Qu’il a fait prisonnière Lizzie L’Osseuse. Qu’il est accro aux « jeux », enfin, aux combats de chiens, de coqs ou même d’humains, nous ne pouvons donc pas à mes yeux considérer ça comme des jeux, mais des actes de cruauté. Cet homme abject propose un marché à Thomas, en échange de sa liberté et celle de ses chiens, il doit tuer une sorcière durant un combat sous les yeux des parieurs. S’il perd, il sera exécuté et ses chiens se feront face dans l’arène. Le combat se solde par une égalité car Thomas est incapable de tuer la sorcière sous les yeux d’Alice (qui est sa fille), Lizzie se libère et tue Lord Barrule, elle devient ensuite « Reine » de l’Île et là c’est le drame… Passons sur le reste et penchons nous sur les points importants.

Les points importants :

  • Nous apprenons l’existence d’un quatrième enfant du Malin : Horn
  • Nous découvrons une nouvelle catégorie de démon : les bugganes

Les bugganes hantent principalement les ruines, mais leur territoire s’étend aussi loin qu’ils peuvent creuser. Ils prennent en général l’apparence d’un grand taureau ou d’un homme velu, bien qu’ils puissent choisir d’autres formes, notamment, celle d’un ver lorsqu’ils sont dans des zones marécageuses. Ils émettent deux sons caractéristiques, ils mugissent comme les taureaux, ou ils susurrent d’un timbre lugubre qui aspire l’énergie vitale des victimes (leur anima) qu’il stocke au milieu d’un labyrinthe sous terre.Ils sont insensibles au sel et au fer, mais ils peuvent être tués si une lame faite d’un alliage d’argent leur est enfoncée dans le cœur.

Je pense que Joseph Delaney s’est inspiré de la légende du grec du Minotaure pour créer les bugganes. Plusieurs points me mènent à cette conclusion : le tome précédent se déroule en Grèce (Delaney a dû probablement étudier ce pays, ses coutumes et ses légendes pour écrire le tome 6), et les ressemblances entre Minotaure et les bugganes, telles que le taureau, le labyrinthe, les sacrifices. Voici la légende du Minotaure :

Né des amours de Pasiphaé (épouse du roi Minos) et d’un taureau blanc envoyé par Poséidon, il est enfermé par Minos dans le labyrinthe. Situé au centre de la Crète, le labyrinthe est construit spécialement par Dédale afin que le Minotaure ne puisse s’en échapper et que nul ne découvre son existence. Tous les neuf ans, Égée, roi d’Athènes, sera contraint de livrer sept garçons et sept filles au Minotaure qui se nourrira de cette chair humaine. Thésée, fils d’Égée, sera volontaire pour aller dans le labyrinthe et tuera le monstre. (Source Wikipédia)

  • Adriana est une « sorcière d’oiseaux »

En effet, celle-ci possède le don de communiquer avec les oiseaux. Considérée comme une « bénévolente » par Tom mais un doute persiste, c’est une « pernicieuse » d’après les critères de L’Épouvanteur, même s’il n’exprime pas clairement sa pensée. Adriana se présente elle-même comme une « sorcière d’oiseaux » et elle ajoute :

 – Je n’ai pas d’animal familier. Je n’échange pas mon sang avec des bête, ni rien de ce genre. Mais les oiseaux sont mes amis. Nous nous aidons mutuellement. […]

Spoiler les morts !
  • Horn est tué par Lizzie L’Osseuse
  • Lord Barrule est tué par Lizzie L’Osseuse
  • Les parents d’Adriana Lonan sont tués par Lizzie L’Osseuse
  • Deux hallebardiers sont tués par Lizzie L’Osseuse
  • Stanton est tué par le buggane
  • Simon Sulby (fiancé d’Adriana) est tué par Lizzie L’Osseuse
  • Adriana Lonan est tuée par Lizzie L’Osseuse
  • Lizzie est tuée par des oiseaux (envoyés par Adriana)
  • Cinq bugganes sont tués par L’épouvanteur, Tom et Alice
    J’ai peut-être oublié des morts, notamment de personnages secondaires.

Il existe également une carte de l’Île de Mona dans le roman, elle est fournie à Thomas et l’Épouvanteur par Simon Sulby, le fiancé d’Adriana Lonan :

ile de mona.png

J’ajoute brièvement, que Grimalkin m’a manqué dans ce tome ! 😉

Et vous, qu’avez-vous pensé de ce tome 7 ? Grimalkin vous a-t-elle manqué également ? Dans quelle catégorie classeriez vous Adriana Lonan ? 🤔

MAGICAL SUMMER CHALLENGE

Bonne lecture, Signé C.

Pour un petit chien gris – Yvon Mauffret

Résumé : Tanguy n’a pas hésité un seul instant lorsqu’il a entendu un «plouf» et vu une petite boule grise s’enfoncer dans la rivière. Après avoir sauvé le chiot, il lui a dit: «Tu t’appelleras Moïse et tu resteras toujours avec moi. »
Mais adopter un chien n’est pas aussi simple qu’il n’y parait !
Pour garder Moïse, Tanguy devra faire preuve d’ingéniosité et de patience.

pour un petit chien gris.pngNote personnelle : ★ ★ ★ ★ 

Avis : Un moment lecture teinté de nostalgie ! 😍

J’avais un très vague souvenir de ce roman, une sorte de mélancolie, paradoxalement je me souvenais d’une fin heureuse. Les recherches ont été assez longues car j’avais en tête le titre « Pour un petit chien triste ». Je pense, vingt ans plus tard, que la noyade du chien a eu un impact si fort sur la jeune personne que j’étais que j’en ai inconsciemment transformé le titre, associant ainsi le chagrin à cette lecture. Cela dit, lorsque j’ai retrouvé cette oeuvre sur Internet j’ai constaté avec bonheur que la couverture correspondait bien à mes souvenirs (ouf je ne yoyote pas encore totalement). 🤭

Parlons de Tanguy, c’est un petit garçon solitaire, doté d’une grande imagination, qui préfère passer son temps à rêver près de la rivière plutôt que de se mêler aux autres enfants. C’est un personnage auquel je m’identifiais facilement. D’autant plus que Tanguy et moi avions un autre point commun, l’amour des animaux, bien que je n’ai jamais eu son degré de courage (ainsi soit dit en passant, je n’ai jamais eu à sauter à l’eau pour récupérer un chiot non plus). 🐶

Les similitudes entre ce jeune garçon et moi s’arrête ici, car ce roman traite d’un sujet important pour certains enfants, dont je ne faisais pas partie : accepter le divorce des parents et leurs nouveaux conjoints. En effet, Tanguy semble détester son beau-père et idéaliser celui qui a refait sa vie loin de lui. Grâce aux amitiés qu’il va créer avec d’autres protagonistes plus touchants les uns que les autres, il va finir par accepter cette situation et se rendre compte que son beau-père n’est pas si monstrueux que cela et cesser d’idéaliser son père absent.

Pour résumer, c’est une histoire d’amitiés qui aide à régler une histoire de famille, le tout avec des animaux. Je pense qu’il peut aider certains enfants qui ont du mal à digérer le divorce de leurs parents, cependant, je la conseille tout autant aux adultes. 😍

Anecdote : Nidalee m’a confié ne pas aimer le titre du roman ! 🙀 Elle préfère « Pour un petit chat gris ». 😸

Bonne lecture ! Signé C.

Chasse à mort – Dean R. Koontz

Résumé : Deux créatures s’échappent d’un laboratoire scientifique dont le programme de recherches ultra-secrètes est centré sur les manipulations génétiques. L’un de ces cobayes, Un retriever, chien intelligent et sensible, est recueilli par Travis Cornel, ex-membre de la Delta-Force. L’autre cobaye, le plus dangereux, aussi sauvage que sanguinaire, aussi intelligent qu’agressif, recherché par les services secrets, ne pense, lui, qu’à une chose : retrouver Einstein le retriever et le tuer. La traque commence: d’un côté, un tueur hors du commun, de l’autre, fuyant, un retriever, un homme et une femme.

chasse à mort.png

Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ★

Avis : Un très bon livre de science-fiction / thriller. J’ai du mal à le classer. On a l’impression de lire du Stephen King, dans l’histoire comme dans l’écriture. Il nous transporte dans son univers, l’intrigue est passionnante, avec une fin originale et inattendue.

Ce qui me fascine toujours c’est de réussir à inclure des animaux comme des personnages à part entière, en leur donnant une consistance, une personnalité et un vrai intérêt, sans que ce soit un roman basé sur les animaux (à l’image des romans jeunesse comme « Les gardiens de Ga’Hoole » ou « La quête des ours »). Je dis ça, mais ce chien est quand même un peu l’élément central du roman. Je ne veux pas trop spoiler, comme toujours, mais j’ai adoré l’association des deux personnes qui se démènent pour sauver Einstein (le chien). Notamment Nora, à laquelle je m’identifiais un peu.

Anecdote au passage, page 30, découverte de ce personnage : « Norma Devon avait peur du réparateur de télévision… », quelques lignes plus tard elle se nomme Nora. Ce n’est rien, une faute de frappe ou changement de nom : seul l’auteur connait la raison. J’ai remarqué parce que j’ai adoré « Bates Motel » dont je parle régulièrement et dans laquelle la mère du personnage principal (Norman Bates brillamment joué par Freddie Highmore) se nomme Norma Bates.

Conclusion : si vous aimez Stephen King, ce roman devrait vous plaire. 👍

Anecdote : Roman lu dans le cadre du #BabyChallengeThriller de Livraddict 2018 Une autre anecdote, qui m’a bien fait rire : J’ai commandé ce roman sur internet, déjà je l’ai reçu avec le mauvais visuel (osef), ensuite, en ouvrant le roman, un morceau de carton est tombé. C’était le dessus d’une boite d’une boite de Lansoÿl (un médicament pour les constipations), avec une étiquette de prix en francs (39,50 francs soit 7,75 euros) et des tas de nombres au dos. Si jamais ça vous intéresse c’est ici.

Bonne lecture ! Signé C.

Le songe d’une nuit d’octobre – Roger Zelazny

Résumé : Ce sera pendant l’horreur d’une profonde nuit, la dernière d’octobre. La lune sera pleine. On a un mois pour préparer le Jeu. Pour collecter les outils, déjouer les plans de ceux de l’autre camp, trouver l’endroit magique… L’enjeu est de taille : si ce sont les ouvreurs qui gagnent, alors les Anciens Dieux reviendront, et je ne vous dit pas la catastrophe ! Moi, Snuff le chien, je vous assure que je ne chôme pas. Entre mes rondes et les informations que je dois récolter, j’estime que je fais bien mon boulot. Notez, la chatte grise se débrouille bien aussi. Mais de quel bord est sa maîtresse ? That is the question… Quand Jack l’éventreur, Dracula, Raspoutine, Frankenstein et quelques autres s’affrontent – chacun aidé d’un compagnon à poil ou à plume-, on peut s’attendre à tout ! Surtout par une nuit de pleine lune…

Songes d'une nuit d'octobre.png

Note personnelle : ★ ★ ★  

Avis : Je n’ai trouvé que des livres d’occasion, il est possible que le prix ne soit plus le même sur Rakuten. J’aurais pu l’acheter dans un grand format avec une magnifique couverture marron, cependant, j’ai préféré le format poche, avec ses pages jaunies et sa bonne odeur de vieux livre.

Le roman est classé dans la science-fiction, mais je pense qu’il s’agit plutôt de fantastique. Pour une raison toute simple, dans les romans de science-fiction tout est expliqué par la science, dans ce roman les animaux parlent certes ça ne choque pas leurs maîtres (puisqu’il s’agit de Dracula et compagnie) mais théoriquement, même si on les croise que très peu, le reste du monde est « normal », les autres êtres-vivants ne savent pas que les protagonistes existent et vivent parmi eux.

Passons à l’histoire. La façon d’écrire de Roger Zelazny nous force à se laisser porter par le livre. On obtient les informations en même temps que Snuff, le chien de garde de Jack. Ce qui fait tout l’originalité du livre d’ailleurs, c’est de suivre ce « Jeu » en passant par les animaux, que ce soit un chat, un chien, un serpent, ou même un écureuil. On ne suit pas les joueurs humains mais leurs compagnons dans la découverte d’informations cruciales pour le soir d’Halloween, comme vous l’aurez compris. J’ai apprécié cet univers de calcul, de schéma, d’espionnage mais surtout ce « fairplay » entre joueurs. Le songe d’une nuit d’octobre est un livre à suspense. Jusqu’à la fin on doit simplement accepter que l’auteur nous guide. J’ai trouvé la fin malheureusement trop rapide, tout est révélé en quelques pages seulement.

Quelques phrases ont attiré mon attention (la narrateur est un chien nommé Snuff et le dialogue lui fait référence) :

« Je renversais la tête en arrière et me mis à hurler. Il ne remarqua rien. Tant pis. ça fait toujours du bien de hurler un bon coup quand on se sent frustré. »

« Il se mit à me caresser la tête et je réagis comme si c’était la plus belle invention de l’homme après le repas gratuit. »

« – Inutile, Snuff. Tu peux te dispenser de tes singeries – pour ne pas dire de tes chienneries. »

PUMPKIN AUTUMN CHALLENGEAnecdote : J’ai lu le roman dans le cadre du #PumpkinAutumnChallenge 2018  catégorie Trick or Treat. ☕

Bonne lecture ! Signé C.