L’arracheur de visages – Michael Prescott

Résumé : Pourquoi Elizabeth Palmer vient-elle se jeter dans la gueule du loup ? Qu’a-t-elle donc fait pour craindre davantage la police que ce tueur psychopathe qui arrache les visages de ses victimes et qu’elle semble être la seule à pouvoir identifier ? Sera-t-elle la prochaine sur sa liste ? Après douze ans de cavale, après avoir changé tant de fois d’identité, il aurait sans doute été préférable qu’elle se fasse oublier. Car ce monstre sadique et sanguinaire, cet assassin fou, ne la laissera sûrement pas lui échapper une seconde fois. Au rythme d’une traque méticuleuse où le suspense ne cesse de monter crescendo, Michael Prescott fait partager à son lecteur une émotion intense, un frisson à la limite du soutenable.

citation michael prescott

Note personnelle : ★ ★ ★ ★

Avis : J’ai rapidement eu l’impression d’avoir déjà lu cette histoire, ou de l’avoir vu en film. Pourtant je n’ai jamais tenu ce roman entre mes mains et même après avoir recherché sur internet je n’ai trouvé aucune adaptation au cinéma. Ce qui me laisse deux hypothèses, soit il est très largement inspiré d’un autre roman que j’aurais lu, soit qu’il est excellemment bien écrit. Je vais pencher pour la seconde option.

Parlons de cette histoire. Nous avons d’un côté un tueur et d’un autre Elizabeth Palmer, qui a manqué de peu d’être ajoutée à la longue liste de ses victimes il y a de ça douze ans. Elle aurait tout aussi bien pu disparaître dans la nature mais elle n’aurait alors pas été digne d’être une héroïne de roman. Pour l’avoir approché de bien trop près, elle savait ce qu’il infligeait à ses victimes. Par conséquent, elle guettait dans les journaux, les gros titres qui lui permettraient de retrouver la trace de Cray. Nous connaissons dès le début de l’identité de l’arracheur de visage. Habituellement, elle est la finalité de l’histoire. Nous suivons un inspecteur, un journaliste, ou autre d’ailleurs, dans ses recherches et ce jusqu’au dénouement. C’est là que se trouve toute l’originalité du roman de Michael Prescott.

Alternant la vision de Cray et la vision d’Elizabeth, nous assistons à une traque très rythmée. Tantôt craignant pour la vie de la jeune femme, tantôt s’offusquant de la brutalité du tueur. Nous comprenons au milieu du roman seulement, ce qui lie Elizabeth et Cray. Il existe également une troisième partie. Celle où nous avons l’histoire du point de vue d’un policier, dont la présence est plus que nécessaire car à l’issue de l’histoire, Cray arrive à faire interner Elizabeth dans l’hôpital psychiatrique dont il est le directeur ! Il faut impérativement un sauveur pour délivrer la demoiselle (ou une sauveuse, mais dans le cas présent c’est un homme). En somme, je vous recommande vivement ce roman. Vous ne vous ennuierez pas une seule seconde.

Anecdote : Emprunté dans une boîte à livres. 😍

Bonne lecture ! Signé C.

La conjuration primitive – Maxime Chattam

Résumé : Les enquêteurs les surnomment La Bête et Le Fantôme… Si les meurtres qu’ils commettent ne se ressemblent pas, leur sauvagerie est comparable. Et que penser de cette mystérieuse signature commune – * e – qui écarte la piste de serial killers isolés ? Les tueurs se connaissent-ils ? Mais bientôt, La Bête et Le Fantôme ne sont plus seuls. Les crimes atroces se multiplient, d’abord en France, puis à travers l’Europe tout entière. La prédation à l’état brut. Une compétition dans l’horreur… Pour tenter d’enrayer cette épidémie, et essayer de comprendre : une brigade pas tout à fait comme les autres, épaulée par un célèbre profiler.

La conjuration primitive.png

Note personnelle : ★ ★ ★ ★

Avis : Ce roman fait parti d’une saga : « Ludivine Vancker ». Je ne présente pas les deux autres romans, parce que « La patience du diable » ne m’a pas énormément touché et que je n’ai pas encore lu « L’appel du Néant ». Je conseille de lire éventuellement une autre saga avant celle-ci, « Le cycle de l’homme et de la vérité », composée de trois autres romans qui sont très bons. Je ferais peut-être un article sur ces romans aussi.

Pour parler de « Conjuration primitive », je trouve toujours le début un peu lent, c’est assez récurrent il me semble dans les romans de Chattam. Cela dit il n’a plus à faire ses preuves, il sort des chef-d’œuvres. Il est doué, et surtout, il se documente énormément avant d’écrire. Tout ça se ressent pendant la lecture.

Il a un style bien à lui, assez violent, avec des descriptions qui me font pâlir tant elles sont détaillées, mais surtout ce qui me glace le sang, c’est qu’il est très proche de la vérité dans ses livres. On est mal à l’aise parce que ça pourrait arriver. Ce n’est jamais « irréel ». On peut comparer avec Brussolo que j’adore mais qui frôle la science-fiction parfois, Chattam lui, c’est très proche de la réalité. C’est ce qui est fascinant dans ses romans et c’est sûrement son vrai point fort. Le petit point faible, ce qui fait que ce n’est pas un coup de cœur, c’est les personnages, toujours abîmés par la vie, c’est un peu classique en fait.

Anecdote : Je l’ai lu deux fois, une première parce que j’aime bien Chattam, il est très présent dans ma bibliothèque. Puis une seconde fois parce que je participe au #BabyChallengeThriller de Livraddict 2018 et que la saga de Ludivine Vancker est proposée. 🙂📘

Bonne lecture ! Signé C.