Sybéria – La trilogie

Depuis le temps que j’ai envie de vous parler de Sybéria… Un jeu d’aventure sans arme et sans combat ! Le gameplay est basé sur l’observation, l’enquête et la résolution d’énigmes. Cette trilogie est une merveille.

Il existe un prologue du quatrième jeu, qui est sorti en 2020 et est d’ailleurs gratuit sur Steam si vous souhaitez le tester (je vous conseille tout de même de jouer aux 3 autres d’abord). Je n’en parlerai pas plus dans cet article, ne l’ayant pas encore terminé…

1111Vous incarnez Kate Walker, avocate américaine envoyée à Valadilène par ses employeurs, dans le but d’obtenir le rachat de l’usine d’automates Voralberg pour le compte d’un géant du jouet américain, Universal Toys. Kate voit passer un cortège funèbre très spécial, car il est composé d’automates. Anna Voralberg, l’actuelle propriétaire de l’usine vient de décéder. L’accord de vente ayant été conclu avant sa mort, Miss Kate Walker décide donc de se rendre chez le notaire pour signer au plus vite le papier nécessaire à la vente et rentrer bien tranquillement à New-York. Une mauvaise surprise attend l’héroïne chez le notaire : Anna Voralberg dévoile un secret de famille, son frère Hans que l’on croyait mort, est bien vivant et est désormais le nouveau propriétaire de l’usine d’automates. Kate part à sa recherche.

2976595137_1_7_tj9hUkMlDans un premier temps, vous vous baladerez dans Valadilène, le village de départ. Vous découvrirez tout le génie de ce cher Hans en continuant votre périple dans l’usine Voralberg où une belle surprise vous attend : Oscar, un automate. Et pas n’importe lequel ! Oscar est le conducteur du train créé par Hans. Celui-ci à une façon très rigolote de s’exprimer. Je me souviens encore ce fameux « Bonjour Kate Walker » qu’il répète chaque fois que vous allez converser avec lui. Il existe d’autres phrases mythiques, gravées dans ma mémoire, je vous en parlerai plus bas.

hansAprès un long moment passé dans Valadilène et l’usine, vous arriverez enfin à faire fonctionner le train, pour votre plus grand plaisir, le voyage va commencer ! Je ne vais pas décrire l’histoire en détail pour vous laisser le plaisir de la découvrir en jouant, pour celles et ceux que cela tenterait. Sachez néanmoins que vous allez traverser les Alpes françaises, continuer votre voyage semé d’embuches et de traces du passage d’Hans. Des automates ? Vous en croiserez des tas ! Des engrenages, de l’huile, du métal, de la neige, énormément de neige ! Mieux encore vous tomberez sur une foule de personnages attachants, des endroits majestueux et variés. J’ai trouvé quelques fois que les décors étaient déstabilisants. Notamment une usine soviétique d’extraction et d’affinage de métaux lourds, Komkolzgrad. Cet endroit était assez angoissant en fait… Rassurez-vous, comme je le disais en début d’article, aucun combat ne vous attend dans ce jeu.

Ce que je trouve très intéressant, c’est l’évolution du personnage de Kate Walker. Elle va évoluer graphiquement bien sûr, les jeux étant sortis à des dates très espacées, mais également mentalement. Au début, nous tombons sur une Kate désemparée, qui se prête au jeu uniquement pour retrouver le vioque et lui faire signer la fichue paperasse… Au fil du temps elle se prend d’amitié pour Oscar (une très belle amitié, extrêmement touchante, qui vous fera verser quelques larmes) qui est rappelons-le un automate. Kate le traite en égal, en humain et c’est beau. Elle va également se lier d’amitié avec Hans Voralberg et d’autres personnages surprenants que vous croiserez durant votre périple !

Évolution Kate Walker
Évolution graphique de Kate Walker.

Impossible de parler de Syberia sans parler des Youkols et de leur chaman qui va vous envoyer dans le passé d’Hans Voralberg. Je ne peux pas non plus omettre les yukis, ces petits animaux que vous allez adorer… Il y a tellement de choses à dire sur ces jeux ! Le mieux reste de les découvrir en y jouant. Pour ceux qui ne seraient pas encore convaincus, sachez qu’il existe une bande-dessinée et un roman qui reprend l’histoire exacte… J’ai en ma possession la bande-dessinée mais j’ai réussi à ne pas craquer pour le roman (question de temps). Vous retrouverez si vous cherchez bien sur internet, quelques figurines, qui ne sont pas nombreuses malheureusement… Et pour ceux qui veulent vivre un petit ascenseur émotionnel, voici une information issue de Wikipédia : En 2018, un projet de court-métrage adapté de la première cinématique du jeu est lancé par Valentine Lastes, une étudiante qui trouve alors le soutien direct de Benoît Sokal. Le film est finalement annulé en mai 2020 face à ce que les membres de l’équipe analysent comme « un manque de préparation, un manque de compréhension et un manque de maturité ».

Syberia-2

yukiUn dernier petit mot sur ce jeu : je l’ai connu grâce à ma grande sœur, qui a eu la gentillesse (et le courage) d’y jouer avec moi, du premier au troisième. Cette trilogie a un goût particulier parce que je l’ai partagé avec elle ! Encore aujourd’hui, des années après notre première « partie », il n’est pas rare d’entendre un « Took-took métal ! » ou « Took-took pouik pouik ! » suivi de nos rires. J’ai également décidé de faire partager cette expérience à ma maman, avec qui j’ai refait la trilogie durant son séjour chez moi pour Noël.

Bon jeu et/ou bonne lecture ! Signé C.

Pars vite et reviens tard – Fred Vargas

Résumé : Ce sont des signes étranges, tracés à la peinture noire sur des portes d’appartements, dans des immeubles situés d’un bout à l’autre de Paris. Une sorte de grand 4 inversé, muni de deux barres sur la branche basse. En dessous, trois lettres : CTL. A première vue, on pourrait croire à l’oeuvre d’un tagueur. Le commissaire Adamsberg, lui, y décèle une menace sourde, un relent maléfique. De son côté, Joss Le Guern, le Crieur de la place Edgar-Quinet, se demande qui glisse dans sa boîte à messages d’incompréhensibles annonces accompagnées d’un paiement bien au-dessus du tarif. Un plaisantin ou un cinglé ? Certains textes sont en latin, d’autres semblent copiés dans des ouvrages vieux de plusieurs siècles. Mais tous prédisent le retour d’un fléau venu du fond des âges…

pars vite et reviens tard.png

Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ★

Avis : Vous connaissez la chanson : ce n’est pas le premier tome et pourtant je l’ai lu en premier. Runing gag ! 👏

J’ai honte de l’avouer, mais, j’ai longtemps cru que Fred Vargas était un homme, y compris durant ma lecture. Peut-être est-ce dû au caractère du commissaire Adamsberg, qui ne pouvait, à mes yeux, que sortir d’un cerveau masculin. Les préjugés, que voulez-vous ? 🙃

Commençons par notre commissaire : le personnage principal, le commissaire Adamsberg, bien que déjanté (et décontracté) est finalement assez classique (je le répète, le mot classique sur ce blog n’est en aucun cas péjoratif, bien au contraire). Vous allez l’adorer !

L’histoire se déroule dans Paris et honnêtement, ça me plait ! Nous débutons l’enquête sur une petite place au carrefour Edgar-Quinet, où Adamsberg rencontre Joss Le Guern, crieur public (d’origines bretonnes), tous les personnages que nous allons rencontrer ont été blessés par la vie et se sont recomposé une sorte de famille. Depuis quelques semaines, Joss découvre dans sa boîte à nouvelles de mystérieux messages à crier (parce que c’est comme ça que ça se passe, on dépose un message à crier avec un peu d’argent dans la boîte de Joss et il se charge de le transmettre aux oreilles qui passent). Un autre personnage s’avère particulièrement important, Decambrais, un personnage doté d’une grande culture qui découvre l’origine des messages : il s’agit de textes anciens, destinés à annoncer une catastrophe. En parallèle, de l’autre côté de Paris, de mystérieux « 4 » (un peu différent d’un quatre mais passons) sont peints sur des portes d’immeubles. S’en suit donc une enquête, qui clôture mon article, sans quoi, je vais me faire taper sur les doigts pour avoir salement spoilé ! 😂

Ce roman est particulièrement intéressant et je dirais même intelligent. Il date si ma mémoire est bonne (mais peu importe parce qu’heureusement Google lui connait la date) de 2001, pourtant je le pensais plus ancien encore, c’est une enquête à l’ancienne, des personnages à l’ancienne, avec pour le coup une touche d’humour très rafraîchissante. Je n’ai sûrement pas besoin de vous confirmer que je l’ai adoré et que je vous le conseille vivement si vous avez envie d’un polar à glisser dans votre sac pour vous occuper cet été.

Anecdote : Ce roman a été adapté en film en 2007, je compte sortir un article sur ce film, comme pour La maison des damnés. 😉

Bonne lecture ! Signé C.