Du feu de l’enfer – Sire Cédric

Résumé : Manon maquille les cadavres, Ariel maquille les voitures. Elle est thanatopractrice, il est délinquant. Ils sont frère et sœur. Un jour, l’une des combines d’Ariel tourne mal et Manon se retrouve complice malgré elle. Lorsque les assassinats les plus sordides s’accumulent autour d’eux, traçant un jeu de piste sanglant vers une secte satanique, le capitaine Raynal s’intéresse à leur cas. Commence alors une traque qui brouillera les limites entre alliés et prédateurs et mettra à l’épreuve les liens du sang.

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Note personnelle : ★ ★ ★ ★ 

Avis : Tout à fait mon style de lecture ! J’ai adoré que l’histoire force Ariel et Manon, à coopérer. Leur relation semblait complètement morte pourtant on sentait la fraternité prendre le dessus. Je me demande comment ça se passerait dans la réalité. Si j’étais Manon, je n’aurais pas abandonné mon frère non plus, mais je ne suis pas certaine que la majorité des gens accepteraient d’aider un frère aussi égoïste et malsain qu’Ariel.

Quant au métier de l’héroïne, j’ai été surprise, ça sort des sentiers battus. La plupart du temps les personnages principaux sont des policiers, des enquêteurs, des journalistes, cette fois-ci c’est une thanatopractrice, qui se retrouve mêlée à tout ça en étant innocente.

Elle évolue beaucoup durant le roman, notamment à la fin où elle est carrément une femme nouvelle. Je trouve ça particulièrement intéressant ce changement de tempérament, causé par les événements. Après les personnages, l’histoire… La secte est un élément qu’on retrouve dans d’autres romans, mais finalement, pas si souvent que ça. Le satanisme, la barbarie, c’est idéal pour écrire un bon thriller, mais il faut choisir le « bon » détail pour rendre la secte vraiment intéressante à explorer. Pour le coup, le détail à mes yeux, c’est les chiens. On comprend à la fin leurs croyances, « la cause » qu’ils « défendent ». Des esprits malades mais redoutables. Pour s’associer avec d’autres personnes, faire leurs méfaits, puis effacer leurs traces et couvrir mutuellement leurs arrières, il faut être sacrément tordu mais garder son sang froid, être sûr de sa croyance, donner sa confiance aux autres aussi et être intelligent. C’est vraiment le comble de la folie à mes yeux. Parce que c’est une folie consciente.

Un dernier petit mot pour le personnage Céline Menting, technicienne. J’ai adoré la frange rose et son tempérament. Ce n’est peut-être qu’un détail, mais il m’a marqué.

Anecdote : Roman lu dans le cadre du #BabyChallengeThriller de Livraddict 2018 – Photo venant du compte Instagram @le_nez_dans_les_bouquins image ici.

Bonne lecture ! Signé C.

La musique des ténèbres – Eric Bony

Résumé : Un scientifique se jette par la fenêtre de son appartement parisien. Sur son torse, on découvre des lettres gravées à l’encre sanglante, un message destiné à Thomas Cazan, le journaliste spécialisé dans les affaires étranges. Au même moment, un autre chercheur est retrouvé mort devant l’immeuble où habite sa fille Agnès. Ce vieil excentrique, mis au ban de la communauté scientifique, s’était toute sa vie passionné pour une ancienne partition de musique qui aurait le pouvoir de tuer…

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Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ★

Avis : Un thriller original, mêlant science et ésotérisme, avec une touche d’humour et de suspense. De quoi donner envie de le lire ! La couverture de l’édition City est une réussite, elle rend bien dans ma bibliothèque.

Il est assez évident que l’auteur souhaite dénoncer les dérives pharmaceutiques dans ce roman. Peut-être a-t-il effleuré ce domaine lorsqu’il était journaliste (c’est également le métier d’un des deux personnages principaux, Thomas Cazan). Parlons encore un peu de cet auteur francophone… En effet, en me baladant sur Google (oui je sais « sur » est employé à tort et à travers), je suis tombée (pas littéralement là non plus) sur son profil Linkedin et j’ai découvert que nous avions en commun le métier de Community Manager. En somme après avoir épluché son profil, parce que je suis une petite fouineuse (on peut dire stalkeuse mais soyons cléments, je fais des recherches pour mon article en dosant ma curiosité, promis), j’ai vu qu’il avait une vie bien remplie ! Il se sert visiblement de ses expériences et ça fonctionne.

Ce n’est absolument pas évident de savoir doser l’ésotérisme dans un roman pour ne pas faire carrément kitsch, Monsieur Bony sait mixer les ingrédients à la perfection pour que ce livre ne soit pas indigeste. Sa plume peut presque concurrencer celle de Serge Brussolo (un compliment venant de votre blogueuse préférée, rappelez-vous, j’en suis complètement fan). On se laisse balader à la frontière du surnaturel, avant d’être ramené en toute intelligence à la science ! Quelle jolie balade en compagnie des personnages principaux !

PUMPKIN AUTUMN CHALLENGEAnecdote : Roman lu pour le #PumpkinAutumnChallenge 2018 dans la catégorie « Automne Ensorcelant », sous-catégorie « Cristaux, tarot et encens (étrangeté, mystère, freak, petit frisson, ésotérisme) ».

Bonne lecture ! Signé C.