Ma vie depuis que je suis blogueuse, deux ans plus tard. Le bilan.

Quelques mois après la création de mon blog, j’ai publié un article pour vous partager les changements qu’il avait engendré dans ma vie, vous pouvez le consulter en cliquant ici. Il y a eu du changement en deux ans ?

Le bilan

Je délaissais Facebook au profit de Twitter et d’Instagram.
Aujourd’hui, je délaisse tous les réseaux sociaux.

alex-knight-j4uuKnN43_M-unsplashJe n’ai aucune envie d’avoir un discours moralisateur, ni de diaboliser les réseaux, cependant, je ne peux parler de mon expérience de blogueuse sans en aborder ma vision… Un soir, j’ai remarqué que je passais énormément de temps sur Instagram. Le pire de tous ! Mon pouce faisait défiler les photos, je cliquais sur les cœurs sans même regarder ce que mes doigts likaient. Je faisais d’autres choses à côté, jetant des coups d’œil rapides à l’écran de mon téléphone. Purée ! Ces bêtises auraient pu me faire développer un strabisme divergeant… Mais croyez-vous que cela m’aurait arrêté ? Pas du tout. Reprenons notre sérieux : je l’avoue aujourd’hui avec une pointe de honte, j’étais addicte. Pas au réseau en lui-même, mais aux chiffres. Je surveillais l’évolution de ma courbe d’abonnements. Mon humeur suivait scrupuleusement les fluctuations de cette dernière. Un abonnement en moins, mon estomac se contractait, un abonnement en plus et je me sentais euphorique. Les scientifiques savent désormais expliquer ce phénomène en rapport avec la dopamine. Je vous conseille vivement de regarder le reportage « Envoyé spécial Smartphone : sommes-nous tous accros ? » … Je m’évertuais à dépasser les 1000 abonnés sur Instagram, lorsque constatant que je stagnais, j’ai décidé d’abandonner. Ce qui habituellement est un défaut chez moi, l’abandon face à la difficulté, m’a ici sorti d’un cercle vicieux.

J’avais adopté la liseuse Kindle.
Aujourd’hui, j’ai presque abandonné la liseuse Kindle.

alejandro-escamilla-BbQLHCpVUqA-unsplashIl est vrai que ce gadget est pratique. Incontestablement ! La fonction « note » qui permet de sauvegarder rapidement un passage du roman et de noter nos remarques facilite grandement l’écriture d’un article. Mais tout lecteur vous le dira, rien ne vaut le papier. L’odeur des livres, leur poids entre vos mains, la satisfaction d’en tourner les pages… Je garde ma liseuse comme un outil numérique qui permet surtout de lire les ebooks des auteurs indépendants. J’ai eu la chance de nouer des liens avec une romancière à la plume délicate et poétique, Sélène Derose, et c’est avec ma liseuse que je plonge dans son monde. En somme, cet objet ne m’est pas indispensable. Il reste la plupart du temps dans un tiroir. Et vous, dites-nous, utilisez-vous fréquemment une liseuse ?

J’abordais mes lectures différemment.
Aujourd’hui, je lis à nouveau avec plaisir.

thought-catalog-505eectW54k-unsplashL’évolution de nos articles est logique et normale. J’ai pu constater qu’au début j’avais un style très maladroit. La peur du spoil me forçait à écrire des chroniques vides de sens. Les personnages sont attachants, l’histoire est sympathique et bien écrite… Ce genre d’avis sans profondeur. J’ai ensuite fait pire encore. Une confession que je vous fais aujourd’hui… Je n’avais aucun plaisir à lire les livres, je survolais parfois certains d’entre eux pour gagner du temps et pouvoir publier un article rapidement. Peu m’importais le contenu, je m’occupais surtout du contenant, en passant plus de temps à créer mes images d’accroches et mes visuels pour les réseaux sociaux. Une vraie usine. La quantité était la seule chose qui importait. Toujours plus de chroniques à partager, pour être encore plus présente dans la blogosphère. Une surconsommation d’ouvrage auxquels je ne prêtais aucune attention, au point d’en avoir du mal à en faire un résumé. Quand j’ai abandonné Instagram, j’ai également relâché la pression à ce niveau. Aujourd’hui je sélectionne mieux les romans qui rejoignent ma pile à lire. Je prends le temps d’en lire chaque mot, de respecter le travail des auteurs et de vous restituer au mieux mon avis sur les livres qui passent entre mes mains. J’ai repris plaisir à lire et à écrire.

Je passais du temps à faire des photos de mes livres.
Aujourd’hui, je ne fais presque plus de photos de mes livres.

elora-allen-Wikeo8KZUhA-unsplashL’abandon d’Instagram a décidément changé énormément de choses à ce blog et à ma vie. Je me souviens d’un dimanche après-midi que j’ai passé à photographier des livres. Sous toutes leurs coutures, décalant l’objectif parfois de quelques millimètres seulement pour changer la luminosité de la photographie. Pour les professionnel c’est sûrement une très bonne chose, mais pour une lectrice c’est à la limite du malsain. Comme pour les chroniques, j’ai connu cette surconsommation. En regardant le soir la galerie photos de mon téléphone, j’ai constaté que j’en avais pris plus de trois cent… La soirée, loin d’être plus amusante que la journée, je l’ai passée à effacer les images qui n’étaient pas assez Instagramable. Tout se rejoint d’ailleurs, lorsque je vous parlais de livre dont je me fichais bien du contenu… Pourvu qu’ils aient une couverture assez jolie pour terminer dans mon feed. Aujourd’hui, si je trouve une scène jolie en passant devant, je m’arrête pour l’immortaliser. Terminé les scènes de vie créées de toutes pièces. Nous pouvons résumer ce passé de bookstagrameuse comme un moment d’hypocrisie dans ma vie. Vis-à-vis de vous, de ce blog et de moi-même. Je voyais ces comptes avec leur million d’abonnés, ces femmes qui semblaient avoir une vie parfaite, chez elles tout était beau, tout était hashtags quelque chose. Douter de moi et de mon bonheur, voilà le résultat de ces longues heures sur les réseaux. J’ai lu une multitude d’articles vous apprenant les ficelles du digital marketing. Avec ces conseils en tête, je passais un temps fou à tenter de ressembler à celles que j’appelle désormais avec une pointe d’amertume, je le confesse, les piliers de la perfections mensongères. Mon feed ne s’arrêtait pas à trois couleurs, mes lectures étaient trop variées, je n’arrivais pas à m’arrêter à un style de romans qui ferait de moi une experte du domaine. De déceptions en remises en question, je sombrais dans la tristesse. Avec du recul j’ai compris que je ne peux pas m’attribuer une image de marque comme me le conseillaient ces articles. M’arrêter à trois couleurs ne me correspond pas, je préfère un arc-en-ciel. M’arrêter à un style de livre, ne me convient pas, j’aime la SF, les thrillers, la fantasy, les romans jeunesses et je ne crache pas sur une romance de temps à autre. Si aujourd’hui je voulais me coller une étiquette, je choisirais celle de la diversité.

Je participais à des challenges et des tags.
Aujourd’hui, je participe toujours à des challenges et des tags.

toa-heftiba--Wor0Xz9sqQ-unsplashToujours ! Surtout le fameux « Pumpkin Autumn Challenge » qui a marqué le début de ce blog, il y a de ça deux ans. Je ne peux pas nier que les tags permettent de partager du contenu à intervalle régulier, pour ne pas que vous m’oubliez complètement. Quant aux challenges, ils me donnent la réjouissante impression de faire partie d’une communauté. Ils réveillent également mon côté compétitrice… Je fais malgré tout attention à ne pas retomber dans la lecture à outrance qui finissait par me dégoûter des livres. Certains « menus » ne me conviennent pas, il y a deux ans, je me serais forcée à survoler des livres qui correspondaient à la catégorie pour vous pondre un de ces avis aseptisé. Ceux qui me permettaient de ne rien dire qui pourrait être mal interprété. Aujourd’hui, je préfère modifier quelques peu les challenges pour garder le plaisir de tourner des pages, les modeler à mon image plutôt que l’inverse, pour vous proposer des chroniques qui me ressemblent vraiment.

En regardant le bilan, il est clair qu’Instagram est ce qui a rendu mon rapport au blog complètement toxique. Je me suis laissée avoir par ce monde magique d’images toutes plus belles que les précédentes. Croyez-moi, on ne m’y reprendra plus ! Je continue à regarder vos partages avec un grand plaisir, mais je ne me donne plus autant de mal pour vous arriver à la cheville, amis bookstagrameurs. Concernant mes chroniques, j’ai désormais mon propre style, j’essaye de vous partager des remarques que j’estime intéressante ou pertinente. Si un livre ne m’a pas convaincu, je ne me force plus à en parler. J’ai retrouvé un équilibre et un rapport sain avec mon blog.

Avez-vous un blog ? Qu’est-ce que cela a changé pour vous ? Trouvez-vous que votre rapport à votre blog est sain ? Estimez-vous passer beaucoup (trop) de temps sur les réseaux sociaux ? Dites-nous tout, comment vivez-vous votre vie de blogueur ? 💻📚☕

À bientôt amis lecteurs, bookstagrameurs, blogueurs et enquêteurs !
Signé C.
P.S. : toutes les images viennent du site Unsplash, excepté le montage créé sur Canva. 😉

FOCUS : Tome 2 – Autre-Monde – Maxime Chattam

Résumé : Imaginez un monde où la nature a repris le pouvoir, où les adultes sont redevenus sauvages et les enfants se sont assemblés en bandes pour survivre, où chaque promenade est une expédition, chaque jour passé, un exploit. Un monde recouvert par un océan de forêts, peuplé de créatures fabuleuses, traversé de courants étranges, d’énergies nouvelles. Un monde nouveau où trois adolescents tentent de déjouer les pièges d’une mystérieuse reine, acharnée à leur perte : Malronce. Oubliez tout ce que vous savez… pénétrez dans un Autre-Monde.

Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ☆

Avis : Un petit mot sur le prologue… Nous découvrons en quelques pages les Cyniks. L’échange entre deux adultes auquel nous assistons n’a rien de rassurant. Non contents de kidnapper les Pans pour la fameuse Quête des Peaux, ils s’en servent également comme esclaves ! Un bref passage nous présente un soldat de la Reine. Ce dernier porte un casque de fer, qui semble avoir remplacé sa chevelure, l’auteur nous dévoile qu’il s’agit d’une protection pour que ses pensées ne soient pas lus. Je n’y ai pas prêté attention sur le moment, mais plus tard en apprenant que le Raupéroden pouvait pénétrer dans les rêves de Matt (avouez-le, vous avez brièvement pensé à Harry et Voldemort), je me suis demandé si c’était pour se protéger de cette créature qu’ils portaient un casque de fer. J’ai également une hypothèse concernant le Raupéroden. Ou plutôt une intuition de lectrice : Je me demande s’il n’est pas le père de Matt.

Nous retrouvons l’Alliance des Trois sur le chemin qui mène à la Forêt Aveugle. Durant leur voyage, à court de vivres, ils s’arrêtent dans une galerie marchande, où ils font la rencontre d’un groupe de Pans aux règles bien étranges. Ces derniers bannissent les jeunes filles qui ont le malheur d’avoir leurs premières menstruations. Rassurez-vous, les garçons qui deviennent trop âgé le sont aussi. Ce qui nous mène à nous poser la question : que deviennent les Pans une fois devenus adultes ? Des Cyniks ? Autre chose ?

Cette communauté n’a reçu la visite d’un Long Marcheur depuis longtemps, ils ont peur de leurs altérations. Ce fût en somme, une très mauvaise escale pour Ambre… Mais pas pour les lecteurs qui adorent Plume, puisque nous découvrons qu’elle n’est pas la seule de son espèce ! Il existe des meutes de chiens sauvages et dangereux qui attaquent les Pans, et la race de Plume, ces chiens démesurément grands qui sont pacifistes.

Enfin, nous arrivons à la partie que j’attendais avec impatience ! La Forêt Aveugle. Une forêt aux arbres si grands que la lumière du jour n’y pénètre pas. L’alliance des Trois, suivie par Plume, s’enfonce dans l’obscurité. Ce passage m’a rappelé une saga que j’affectionnais enfant « Arthur et les Minimoys ». Vous aussi ? Après la découverte des « artichauds à miel », le trio tombe sur des plantes carnivores, puis d’étranges chitines phosphorescentes (Principal composant de l’exosquelette des arthropodes, voir sur Wikipédia). Plus loin, c’est un autre danger qui les guette. Un globe lumineux flotte à plusieurs mètres, à l’opposé de ce globe, la tête d’une créature à la gueule gigantesque, qui vous rappellera sans doute les baudroies des abysses… N’oubliez pas malgré tout ces dangers, que le principal reste le Raupéroden. Bien vite, celui-ci localise le trio.

Affublé d’armures en chitine de fourmi, un groupe de Pans sauvent nos héros (sauf Plume… #JePleureDesLarmesDeSang) des griffes des échassiers et du Raupéroden ! Une communauté étrange, à l’opposé de celle qu’ils avaient rencontrée quelques pages plus tôt. En effet, les Pans de la Forêt Aveugle ont subit une mutation impressionnant, rendant leurs cheveux, leurs yeux, leurs lèvres et leurs ongles verts. Au-delà de leur apparence surprenante, ce qui est le plus marquant, c’est qu’ils maîtrisent à la perfection leur altération. Au grand plaisir d’Ambre, un dernier point termine de les différencier de la précédente communauté, chez ceux qui se font appeler le peuple Gaïa, que Tobias se hâte de renommer en Kloropanphylle : ce sont des femmes qui sont aux pouvoirs.

« – Vous êtes conduit au Conseil des Femmes pour statuer sur votre sort, expliqua Orlandia.
– Les filles commandent votre communauté ? demanda Ambre.
– Oui. Nous sommes plus sages et moins impulsives que les garçons. Ils sont nos conseillers, ils savent analyser une situation, mais nous prenons les décisions.
– Et les garçons acceptent ?
– Ils sont ainsi débarrassés de toute pression, inclus dans le processus sans pour autant avoir à gérer les choix, personne ne s’en plaint. »

Je n’ai pu qu’aimer ce passage… Une parfaite harmonie entre les hommes et les femmes.

Notre trio se rend rapidement compte que les Kloropanphylles sont des cachottiers. Un secret est gardé derrière une porte sur laquelle ils ont gravé une tête de mort. Rien de rassurant, ce qui n’a pourtant pas arrêté l’Alliance des Trois. Après leurs avoirs ouverts leurs portes, fait découvrir leurs créations ingénieuses, partagé leurs vivres et leurs coutumes, le peuple de Gaïa s’est senti trahit, condamnant le petit groupe à croupir dans une cage, en attendant le sort qu’allait leur réserver le Conseil des Femmes. Là encore, ce n’était pas suffisant pour retenir Matt et ses amis. Ils fuient le Nid en volant un navire, avant de s’écraser sur les terres de la Reine Malronce.

Nous pouvons enfin découvrir la première cité des Cyniks. Babylone. Qui était, avant la tempête une université. Ambre et Tobias, que Matt n’a pu accompagner à cause des avis de recherche le concernant, découvre les horribles coutumes de cette communauté. L’esclavage des Pans dans un premier temps, qu’ils rendent dociles grâce à un anneau, fabriqué dans un alliage spécial, planté dans leur nombril comme un piercing. L’anneau ombilical. Puis ils tombent ensuite sur une ancienne connaissance… Colin ! Le traître de l’île des Manoirs que nous pensions mort. Celui-ci a échoué à prouver son utilité, se retrouvant sous la coupelle du Buveur d’Innoncence, qui semble le terroriser… Pendant ce temps, Matt resté en dehors de la cité aperçoit un convoi escorté par des Cyniks, enfermée dans une cage, il voit Plume. Son sang ne fait qu’un tour, il attaque les hommes pour libérer sa chienne. Un combat qui termine mal, puisque les deux amis sont capturés.

Ambre et Tobias remarquent par chance que Matt est prisonnier et que les soldats de la Reine l’embarque à bord d’un bateau. Où ce dernier va s’apercevoir avec joie que Plume est à bord. Revenons à notre duo, dans un premier temps, ils pensent cambrioler la boutique d’un personnage qui ne nous est pas étranger. Il s’agit de Balthazar, l’homme-serpent de New-York. Pris la main dans le sac, le Cynik loin de les dénoncer décide de les aider. Il leur apprend que certains adultes n’ont pas totalement perdu la mémoire. L’oncle de Doug n’était pas seul. Balthazar est sorti avec quelques souvenirs d’avant la Tempête, appelé Cataclysme par les adultes. D’autres encore ont vu une partie de leur mémoire préservée par leur perversion (ce qui n’est au demeurant pas une bonne nouvelle). N’ayant pas réussi à rejoindre le navire, le duo décide de demander de l’aide au Buveur d’Innocence.

C’est lors d’un pacte qu’Ambre doit se déshabiller sous le regard pervers de cet immonde Cynik. Bill de son prénom, n’a pas perdu totalement la mémoire, comme l’avait annoncé Balthazar, c’est la perversité de l’homme qui l’a sauvé. Nous comprenons que le Buveur d’Innocence est un pédophile. Malgré tout ils concluent un marché, un moment avec la jeune fille contre un moyen de récupérer Matt. Le duo monte donc à bord d’une nacelle portée par une méduse volante. Durant le voyage ils en apprennent plus sur « la Quête des Peaux ». La Reine Malronce s’est réveillé après la Tempête sur une table où une carte est gravée. Grâce à ses rêves, elle a compris que la peau d’un Pan doit être posée sur le « Testament de Roche » pour indiquer le lieu de leur rédemption. Pas n’importe quelle peau. Celle d’un enfant avec des grains de beauté disposés d’une façon particulière.

La méduse volante porte notre duo jusqu’à l’île d’Hénok, où il ne fait pas bon vivre, la nuit en tout cas. L’île construite sous une montagne n’est pas épargné par le danger, ici se sont les Mangeombres. Vous avez sûrement pensé aux Mange-morts d’Harry Potter. Ou peut-être que l’association entre les ombres et les Pans vous a plutôt rappelé la célèbre histoire de Peter Pan. Ambre est contrainte de rester avec le Buveur d’Innocence pendant que Tobias se fait passer pour un Pan « domestiqué » par Colin. Les deux garçons, comprenant que le plan initial est désormais impossible à réalisé se rabattent sur une autre idée. Colin présente Jon à Tobias. Jon est un adolescent souffrant de trouble dissociatif de l’identité, à ne pas confondre amis lecteurs avec la schizophrénie. C’est grâce à cette maladie qu’il peut momentanément annuler l’effet de l’anneau ombilical. Ensemble, ce nouveau trio décide de libérer les autres Pans afin de les faire rejoindre leur rang pour libérer Matt. Tout s’enchaîne très vite, le groupe attaqué par les Mangeombres arrive à rejoindre la méduse, malheureusement, trahit consécutivement par le Buveur d’Innocence puis par Colin, Tobias est absorbé par le Raupéroden, quant aux autres ils s’écrasent plus loin au nord, ajoutant encore d’autres Pans à la longue liste des morts.

Dans les dernières pages, alors que le groupe de rescapés tente de rejoindre Eden, la cité panesque, nous apprenons que l’enfant dont la peau est la précieuse carte n’est autre qu’Ambre. C’est elle que Malronce écorchera si elle lui met la main dessus. Ce qui laisse planer le mystère sur ce que la Reine compte faire de Matt et pourquoi celui-ci a tant d’importance à ses yeux. J’ai ma petite idée là-dessus, si vous me permettez de vous la confier… Je pense qu’elle est la mère de Matt. Tout simplement parce qu’elle le recherche activement, vivant et que s’il avait été le « Grand Plan » elle ne se serait pas embêté avec cette fameuse Quête des Peaux, n’est-ce pas ? Par ailleurs, le casque de fer, qui me laisse imaginer qu’elle est une rivale du Raupéroden, colle parfaitement avec mon hypothèse du début d’article. Papa et Maman sont les grands méchants !

Ce n’est pas dans ce tome qu’aura lieu la confrontation avec Malronce, comme je l’avais cru dans un premier temps. Une bonne raison d’aller immédiatement chercher dans ma bibliothèque le troisième tome ! 🍎

Anecdote :Badge PAC 2020 Lu pour le Pumpkin Autumn Challenge 2020, menu automne douceur de vivre, catégorie « A window to the past » (Sorcière, sorcier, mage, SFFF).

Bonne lecture, Signé C.

TAG – Tu es un sorcier Harry !

Très bien, les premières années par ici s’il vous plaît. Allons venez, soyez pas timides. Allons… Dépêchons ! Dépêchons !

J’ai concocté pour vous, non pas un polynectar mais un tag composé de 11 questions ! Vous devrez devenir momentanément sorcier afin d’y répondre. À vos baguettes !

1 – ACCIO ! Quel livre aimeriez-vous avoir entre les mains actuellement ?pngguru.com

2 – STUPÉFLIX ! Avez-vous abandonné une lecture ? Si oui, pourquoi ?

3 – RICTUSCEMPRA ! Quel livre vous a fait rire dernièrement ?

4 – OUBLIETTE ! Quel livre souhaiteriez-vous oublier pour le redécouvrir ?

5 – EVANESCO ! Quel livre vous a déçu au point de vouloir le faire disparaître ?

6 – GEMINO ! Quel livre avez-vous envie de conseiller à vos amis ? 

7 – PETRIFICUS TOTALUS ! Quel livre vous a glacé le sang ?

8 – PRIOR INCANTO ! Quelle est votre toute dernière lecture ?

Questions bonus spéciales sorts interdits…

– IMPERIUM ! Quel auteur aimeriez-vous pouvoir contrôler afin de le contraindre à changer un passage de son oeuvre ?

– ENDOLORIS ! Quel roman a été un supplice à lire ?

– ADAVA KADAVRA ! Quelle mort d’un personnage vous a affecté ?

pngguru.com (1)

Un autre article s’achève, le moment est venu de décerner la coupe des quatre maisons… Quelle est la vôtre ?!

Les Potterheads, on vous voit ! 👓

Bonne lecture, Signé C.

Maléfices – Maxime Chattam

Résumé : Une ombre inquiétante rôde dans les forêts de l’Oregon. C’est d’abord un employé de l’environnement qui est retrouvé mort, le visage horrifié. Aucune trace du criminel… Dans le même temps, des femmes disparaissent en pleine nuit, pendant le sommeil de leur époux. Pas de trace d’effraction dans les maisons… Et puis se répand une épidémie singulière : les foyers de Portland sont envahis par des araignées aux piqûres mortelles. Les victimes s’accumulent et la psychose s’intensifie. Et s’il n’y avait qu’une seule personne derrière tout cela ? Un être pas comme les autres. On commence à murmurer le pire : et s’il n’était pas humain ? Joshua Brolin et Annabel O’Donnel vont mener l’enquête, entrer dans la toile et faire face à l’impensable. Une nouvelle génération de tueur.

Citation chattam

Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ★

Avis : L’art de créer le suspense ! Nous sommes happés dans l’intrigue dès le prologue qui se termine sur ces deux phrases « Elle savait que si elle baissait les yeux, ce qu’elle verrait la rendrait folle. À jamais.« . Nous n’avons aucune idée de ce que Sydney Folstom, médecin légiste, à réellement découvert durant cette autopsie où son patient semble ressusciter sous ses yeux. Un peu plus loin, à la fin du premier chapitre, Chattam nous tient à nouveau en haleine en ne terminant pas sa phrase « Quatre blessés dont une femme sévèrement touchée. En à peine trois mois. Tous de la même manière, une… ». Une quoi, nom d’un chien ?! La fin de cette phrase est probablement « piqûre d’araignée ».

Nous savons assez vite que l’histoire va tourner, en tout cas en partie, autour des araignées. Un roman quasiment impossible à lire pour les arachnophobes ! Pour ceux qui ne le sont pas, vous allez le devenir, c’est garanti.

Nous voilà donc avec un cadavre, pas n’importe lequel de surcroît ! La victime n’est autre que Fleitcher, le frère de Larry Salhindro, ancien collègue de Joshua Brolin. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il revient sur le devant de la scène. Annabelle arrive quelques temps après, à la demande d’un ancien collègue de Joshua. L’enquête s’emballe, des hommes se réveillent sans leur femme à leurs côtés, femmes qui sont retrouvées quelques jours plus tard, emballées dans un cocon de soie d’araignée, vidées de leur substance, avec une expression d’épouvante figée sur le visage. Puis pour finir avec ces séries de crimes, des gens décèdent de piqûres d’araignées. Vous l’aurez compris, c’est le chaos.

Il serait logique d’imaginer, dans un premier temps, qu’avec des méthodes aussi différentes les tueurs sont multiples. Pourquoi pas un groupe d’arachnologues professionnels ou amateurs. Cela dit quelques détails sèment le doute. Chers enquêteurs en herbe, vous savez bien que les psychoses ne sont difficiles à partager, d’autant plus qu’il y a un fil rouge dans le cas présent : les araignées. Il y a donc un seul esprit torturé derrière tout ça. Incontestablement.

Un second détail vous a probablement alerté durant votre lecture : malgré l’horreur des crimes, il ne semble pas y avoir de violence physique avant la mort. Nous pouvons désormais supposer que tueur est faible physiquement. En tout cas, c’est ce que j’en ai personnellement conclus. S’il utilise des produits neurotoxiques (la tétrodoxine, qu’on retrouve par exemple dans le poisson-globe, le triton de Californie, ou le poulpe à anneaux bleus) c’est qu’il ne préfère pas s’impliquer physiquement dans un combat, n’est-ce pas ? Autre chose à attiré mon attention très rapidement dans le roman : l’eau. Le tueur inclus dans ses crimes cet élément. Nous savons qu’habituellement c’est le feu qui est l’élément favori des tueurs en série. Ce choix de Maxime Chattam et de son grand méchant est forcément un indice de taille. L’eau est assimilée à la purification d’après lui. Pour moi c’était et c’est différent. J’assimile l’eau à la femme et surtout la fertilité. Je vous laisse deviner ce que j’ai imaginé.

Il est vrai que Maxime Chattam est excellent, il a presque réussi à me faire douter de mon hypothèse, mais je ne pouvais pas me sortir de la tête qu’elle était juste : la personne à démasquer, La Chose, n’était autre qu’une femme. Il restait néanmoins à savoir laquelle. Pendant quelques temps j’ai littéralement refusé d’accorder le moindre crédit aux nouveaux indices et/ou preuves. Je trouvais systématiquement une explication à ces incohérences. Excepté une. Et à cause de cette incohérence, j’ai décidé d’oublier mes préjugés jusqu’à la fin du roman, de me laisser porter, lire sans tirer de conclusion, laissant à Maxime Chattam le soin d’éclairer ma lanterne. C’est d’ailleurs avec brio qu’il l’a fait.

Un dernier petit mot sur ce roman : c’est pour moi l’un des meilleurs de Chattam. Tant grâce à sa plume poétique, que son ambiance et ce suspense qui vous happe dans l’histoire. J’ai été tellement bouleversée par ce livre qu’il m’est arrivé à plusieurs reprises d’avoir l’impression de sentir des araignées gambader gaiement sur moi. Je ne sais combien de fois je me suis ébrouée durant cette lecture : j’ai été temporairement arachnophobe. Ce sentiment d’insécurité a duré un petit moment, mais rassurez-vous c’est finalement passé. Merci encore Monsieur Chattam pour toutes ces émotions, et merci maman de m’avoir conseillé puis prêté ce roman.

Anecdote : prêté par ma maman 💝💐

Bonne lecture ! Signé C.