Am Stram Gram – M.J. Arlidge

Résumé : Deux jeunes gens sont enlevés et séquestrés au fond d’une piscine vide dont il est impossible de s’échapper. À côté d’eux, un pistolet chargé d’une unique balle et un téléphone portable avec suffisamment de batterie pour délivrer un terrible message :  » Vous devez tuer pour vivre.  » Les jours passent, la faim et la soif s’intensifient, l’angoisse monte. Jusqu’à l’issue fatale. Les enlèvements se répètent. Ce sont les crimes les plus pervers auxquels le commandant Helen Grace ait été confrontée. Si elle n’avait pas parlé avec les survivants traumatisés, elle ne pourrait pas y croire. Helen connaît les côtés sombres de la nature humaine, y compris la sienne ; pourtant, cette affaire et ces victimes apparemment sans lien entre elles la laissent perplexe. Rien ne sera plus terrifiant que la vérité.

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Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ★

Avis : Comme le résumé l’indique, l’histoire commence avec un couple séquestré dans une piscine vide. Deux personnes, une séquestration, un message menaçant et un seul survivant : est-ce qu’une ampoule s’allume au-dessus de votre tête ? 💡 Évidemment, ça me fait penser au premier SAW, où deux hommes étaient emprisonnés, avec des énigmes et un terrible dilemme. Voilà pourquoi j’ai autant aimé ce livre. 💖

Je reviens rapidement sur le titre que je trouve particulièrement bien trouvé : Am Stram Gram, qui est une « formulette d’élimination » (je n’avais jamais entendu ce terme), une sorte de « plouf plouf » (qui était un peu plus répandu dans mon école) et qui colle parfaitement avec la situation des victimes. Ils sont soumis à un cruel dilemme, un des deux doit être éliminé pour que l’autre s’en sorte, pourquoi pas par une de ces fameuses « formulette d’élimination »… De plus, c’est une comptine pour enfant, rappelons-le, qui est en rapport avec un deuxième élément que nous découvrons à la fin du roman (pour ceux qui ont eu la chance de lire le roman, vous devriez comprendre de quoi je parle, l’enfance, et cetera).

Les enlèvements et les victimes augmentent au fil des pages, forçant Helen Grace à mener l’enquête sur ce que nous pouvons très vite appeler un « serial killer » ou « tueur en série » pour les plus francophones d’entre nous (donc essentiellement pour moi, la seule personne qui parle très mal anglais en 2019). J’ai adoré le côté torture psychologique, où finalement le coupable fait preuve d’une grande cruauté (presque) sans avoir recours à la violence physique. Avouons-le, c’est pervers ce mode opératoire. Les survivants sont complètement traumatisés, obligés de continuer à vivre avec une culpabilité ignoble sur les épaules, d’ailleurs pouvons nous réellement parler de survivants dans ce cas ?

En somme, ce roman est une perle de la catégorie thriller ! 😍💖

Anecdote : Il fallait que ça arrive un jour : je n’ai pas d’anecdote pour ce roman ! Même pas mon célèbre runing gag où je ne lis pas la série dans l’ordre… 📚 Offert par mon amoureux à mon anniversaire 📚

Bonne lecture ! Signé C.

Résilience – Julia M. Tean

Résumé : Pour ses dix-neuf ans, Vincent s’est offert un parricide. Il a tué son bourreau. Mais peut-on vraiment se libérer de l’emprise du Mal ? Peut-on se reconstruire après avoir subi le pire ? Incarcéré, Vincent doit affronter ses démons, apprendre à se connaître et s’accepter… pour atteindre la délivrance, sa résilience.

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Note personnelle : ★ ★ ★

Avis : Ce n’est pas un coup de cœur, mais c’est un bon livre. Perdu quelque part entre l’horreur et la poésie. Ce que je n’ai pas aimé du tout, malheureusement, c’est le cliché « Danseur = homosexuel ». Le roman traite d’énormément de sujets, comme le syndrome de Marfan, le racisme, l’homophobie, les violences familiales, la prostitution, le milieu carcéral (pour les deux derniers c’est survolé), je pense qu’il vaut mieux se concentrer sur une cause uniquement. Même si au final il n’y en a qu’une, on passe par trop de choses à mes yeux. Le style est divisé en deux parties très distinctes, entre la violence et les mots crus, puis une partie poétique et touchante, c’est très perturbant parce que le contraste est fort, attention je ne parle pas là d’un point faible du livre mais d’une caractéristique de celui-ci. Dans l’ensemble je suis mitigée. Quelques extraits pour illustrer ce fameux contraste :

« C’est une pute. Le père fait comme s’il ne voyait rien et se contente d’amasser les sous gagnés dans la moiteur d’une chatte bon marché. Une chatte que les ouvriers de l’Est monnayent pour le plaisir d’une éternelle insatisfaite. »

« Il adopte les poses de Juliette, se mettant sur la pointe des pieds comme pour s’élever aussi haut que les notes classiques, comme pour mieux effleurer l’incandescence fabuleuse des étoiles. »

« La bouche de la vieille broie le pain croustillant qui s’effrite sur son énorme poitrine. C’est une machine à manger. Depuis qu’elle ne baise plus, seule la bouffe compte. »

« Vincent atteint un instant de grâce, magique, éphémère et essentiel. Il se construit. Il est lui-même. Un être sensible qui vogue sur les notes d’une chanson qui s’accorde avec son moi profond. »

Anecdote : Roman lu dans le cadre du #BabyChallengeThriller de Livraddict 2018 si la plupart on été des coups de cœur, celui-ci m’a moins convaincu. 😉

Bonne lecture ! Signé C.

Rusty Lake

🎮 Premier article sur les jeux vidéos pour le blog ! 🎮

La création de Rusty Lake date de 2015, année productive, puisque sept jeux de la catégorie « escape the room » ou « escape game » sont sortis cette même année. Suivi de trois jeux en 2016, un seul en 2017 et enfin deux en 2018. Les jeux sont disponibles sur téléphone portable, tablette et ordinateur.

J’ai commencé par le plus récent « Cube escape : Paradox » que j’ai trouvé sur Steam.

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Cube Escape Paradox étant le premier que j’ai réalisé, avec tous les succès Steam (attendez, elle est pas peu fière la papetière, don’t blame me) et ceux du jeu, permettant même pour l’un d’entre eux de participer à un concours pour gagner un goodies de l’éditeur. Je n’ai pas lâché le jeu pendant trois jours. Pire, j’ai enchaîné sur les autres (je n’ai pas terminé). Au-delà d’un simple jeu, le premier auquel j’ai joué est encore plus dingue que les autres, certains succès se basent sur une vidéo Youtube, un film, qui retrace le jeu d’ailleurs, donc à voir après avoir terminé une première fois le jeu. Vous ne trouvez pas que c’est génial ça ? J’ai été totalement séduite. Mon cerveau a fondu mais qu’importe ! D’ailleurs, vous trouverez en cliquant ici un lien menant à leur compte Instagram, sur une image totalement véridique.

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Il y a beaucoup de liste disant l’ordre dans lequel il faut jouer à ces jeux. Pour ma part je ne les ai pas tous fait, mais visiblement je ne suis déjà pas d’accord avec ce que je vois ! Alors je préfère vous dire de commencer par Rusty Lake Roots car il présente l’histoire d’une famille, et donc, des personnages que l’on va rencontrer dans les autres jeux. Puis de poursuivre avec Rusty Lake Paradise, pour bien comprendre ce qu’il se passe sur cette île. Après, je pense que c’est personnel, on peut tout à fait les faire sans suivre de schéma. Il y en a sur PC, sur mobile ou tablette, pour des heures de jeux ! Si vous êtes sensible, peut-être devriez vous éviter le jeu quand même. Il y a des images très dérangeantes, sordides, dures même parfois, mais cela reste un jeu. Je conseille de les éviter uniquement si vous êtes un joueur avec « trop » d’empathie ou de sensibilité. 😇

Rien que pour vous, le film Cube escape paradox. Munissez-vous de pop-corn et de courage puis cliquez sur play. 🍿🎬

Sur ce, je vous invite à découvrir les jeux. Il n’y a pas meilleure opinion que celle que l’on se fait soi-même. 🙃

Bon jeu, Signé C.

Les enfants du crépuscule – Serge Brussolo

Résumé : Curiosité locale, la maison de poupées géante de la famille McGregor attire les touristes de tous les coins de la Floride. Interminable labyrinthe, elle abrite des poupées d’une beauté étrange. On dit que le fantôme d’une petite fille y aurait trouvé refuge. Depuis quelque temps la mort guette tous ceux qui s’y intéressent d’un peu trop près. Quelqu’un se décidera-t-il enfin à aller voir ce qui se cache derrière cette façade rose bonbon ? Et si oui, en reviendra-t-il vivant ? Prix du roman d’aventures 1994 avec Le Chien de minuit, Serge Brussolo restitue, avec un insurpassable sens du suspense et de l’angoisse, l’atmosphère lourde et vénéneuse des marais de Floride.

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Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ★

Avis : Attention les amis, il est possible que je ne sois pas tout à fait objective concernant ce roman, Brussolo étant l’un de mes auteurs préférés depuis que j’ai lu « Les emmurés ». D’ailleurs, « Les enfants du crépuscule » porte la signature de Serge Brussolo, qui se plait à flirter avec le genre fantastique.

Il y a d’autres points communs entre « Les emmurés » et « Les enfants du crépuscule », par exemple un personnage principal féminin avec une grande force de caractère. De plus, Serge Brussolo sait nous faire basculer dans une ambiance glauque, oppressante, voire malsaine. Il s’amuse avec le lecteur, qui termine par se perdre dans de multiples possibilités, lorsque la fin du roman approche, c’est notamment vrai pour celui-ci, le lecteur est désorienté et n’arrive à démêler le faux du vrai. Il en vient à douter de la santé mentale du personnage principal (je parle pour moi en fait 😂).

Dans « les enfants du crépuscule », il est question d’une maison de poupée géante (avouez que pour l’ambiance glauque et malsaine, le thème des poupées entre facilement dans le top 5) ! Dans les films « Annabelle », « The Boy » (l’actrice principale de ce film est Lauren Cohan, que vous connaissez peut-être mieux dans le rôle de Maggie dans Walking Dead), « Dead Silence », « Jeu d’enfant », ou « Les Poupées du Diable », les poupées nous montrent à quel point elles peuvent être effrayantes. Je suis certaine qu’il existe d’autres œuvres où les poupées sont mises en avant et toujours aussi inquiétantes, d’ailleurs, si vous en connaissez que je n’ai pas citées, vous pouvez me le dire en commentaire ! Bref, le thème en lui-même était déjà dérangeant, Brussolo a pourtant réussi à donner une nouvelle dimension à l’horreur avec sa maison de poupée. Au lieu de se pencher sur les poupées, Brussolo a préféré donner sa chance à leur maison, pour mon plus grand plaisir ! Je n’ai pas envie de m’étendre sur l’intrigue, parce que pour le coup j’ai été perdue et que c’est l’essence même de ce roman, il n’y a pas vraiment de scène si terrible que ça, mais c’est le fait d’être pris dans une toile de doute qui rend ce roman génial. Comme dans beaucoup d’autres œuvres de Brussolo, on est à la limite du fantastique. C’est-à-dire qu’on se demande si l’explication est scientifique ou paranormale. De plus, les personnages secondaires nous mettent vraiment dans un état de tension. Encore une fois, si j’en parle plus je risque de spoiler, je préfère résumer en quelques mots : malsain, mensonges et poupées. 😉

PUMPKIN AUTUMN CHALLENGEAnecdote : J’ai lu le roman dans le cadre du #PumpkinAutumnChallenge 2018. Aussi, en bonne Bookstagrameuse je voulais présenter mon livre, mais mon chat a pointé le bout de ses oreilles… J’étais obligée de faire un focus sur lui, après tout c’est ma star voleuse de Pim’s ! 🐱💕

Bonne lecture ! Signé C.