Entre deux mondes – Olivier Norek

Résumé : Adam a découvert en France un endroit où l’on peut tuer sans conséquences. (C’est que ça le résumé sur mon livre version poche, sur internet j’en trouve des plus longs).

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Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ★

Avis : Un coup de cœur et toutes mes félicitations à Olivier Norek. On parle d’un sujet extrêmement sensible et important en France, un sujet qui nous concerne tous qu’on le veuille ou pas, que l’on ferme les yeux ou pas et qu’on agisse ou pas : l’immigration.

Ce roman parle de la « Jungle de Calais », officiellement appelée « La Lande », et oui ça existe… Ce qui est encore pire, parce que cette lecture est déjà comme un coup de poing à l’estomac. Tragique et beau, poétique, bouleversant. Je me suis sentie minuscule, ridicule, honteuse même parfois d’oser me plaindre de ma vie et surtout de ne pas agir pour celle des autres.

Il prend aux tripes il n’y a pas d’autre façon de le dire. Il m’a broyé le cœur au point d’en pleurer, de colère, de frustration. J’ai été choquée par moment et tant mieux. C’est une bonne leçon. Je voudrais que la France entière le lise, surtout les personnes qui pensent que les immigrés sont indésirables. Si malgré tout ils ne changent pas d’avis qu’ils écoutent « Rentrez chez vous » de BigFlo & Oli, pour se rendre compte que ça pourrait être nous. Pour comprendre que la bienveillance est importante. Qu’un jour peut-être on aura besoin d’une main tendue et non pas d’un regard haineux. Je ne peux rien ajouter de plus, sinon qu’il est probablement le meilleur livre que j’ai lu en 2018.

Anecdote : Je l’ai lu dans le cadre du #BabyChallengeThriller 2018 de Livraddict. Il m’a suivi jusqu’en Belgique, à Bruges, ou Brugge, où j’ai pu avancer dans ma lecture, bien au chaud devant une cheminée, et sincèrement, à ce moment là je ne pensais pas « Entre deux mondes » mais « Deux mondes différents ».

Bonne lecture ! Signé C.

Les artefacts du pouvoir – Maggie Furey [saga]

Résumé : La jeune et audacieuse Aurian, fille de Mages renégats, est envoyée à l’Académie de Nexis pour apprendre à maîtriser ses pouvoirs. Elle ne soupçonne guère qu’elle va rapidement se retrouver au cour d’une lutte d’influence entre l’Archimage Miathan et les habitants de Nexis. La seule personne sur qui elle peut compter est Forral, commandant de la garnison de la cité et ami de son défunt père. Mais cette amitié rend Miathan fou furieux et précipite le destin de la jeune fille. Pour Aurian, une odyssée initiatique commence. Son but : redécouvrir l’histoire des Artefacts, son seul espoir contre Miathan…

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Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ★ 

Avis : Un seul mot pour ce roman : sentiments. Au pluriel ! Parce qu’il y a une multitude de sentiments dans ce roman. Les personnages ont des réactions terriblement humaines, comme la peur, la jalousie, le désespoir, mais aussi la joie, l’amour, la compassion. Nous avons devant nous et ce n’est pas si fréquent que ça, des humains (certes quelques uns sont des mages), des héros avec des défauts et des doutes.

Nous commençons l’histoire en suivant une petite fille, Aurian, puis nous la voyons grandir, nous la suivons dans sa vie (et non pas juste dans son aventure). Un roman de 830 pages donc chacune est utile. Tout est bien dans ce roman, les scènes de vie, les descriptions, les actions, le ressenti des personnages… Comme le pain, ce livre est complet. Il m’a fait rire avec le langage parfois grossier des personnages, il m’a fait pleurer, m’angoisser. C’est la crème de la crème en matière de fantasy à mes yeux.

J’ai eu peur lorsque j’ai vu ce pavé arriver dans ma boîte aux lettres. Je me suis demandé pourquoi j’avais eu la mauvaise idée de choisir ce livre pour le Pumpkin Autumn Challenge 2018 alors qu’il ne me restait qu’un mois, je ne pensais pas avoir le temps de le lire. Au final je l’ai dévoré ! Habituellement nous avons le droit à un format d’environ 350 pages avec 14 tomes à acheter à 7,50 euros l’unité, mais pas cette fois : ce n’est pas commercial, c’est de l’art. Un vrai bonheur et honneur de l’avoir dans ma bibliothèque.

PUMPKIN AUTUMN CHALLENGEAnecdote : Roman lu pour le #PumpkinAutumnChallenge 2018 dans la catégorie « Automne ensorcelant », sous-catégorie « Balais pattes ! (histoire de sorcières d’hier et d’aujourd’hui, historique, classique, féminin, féminisme) ». 🧙‍♀️🍪☕

Bonne lecture ! Signé C.

Les pique-assiettes

Le printemps tant attendu était enfin là. Les rayons de soleil avaient chassé le froid, l’herbe était verte et tendre. Les pâquerettes s’épanouissaient sous les ailes des papillons à peine sortis de leurs chrysalides. Mes amies et moi arpentions le chemin de terre en quête de l’endroit le plus propice à un pique-nique. Galvanisées par la clémence du temps et la gourmandise, elles avançaient rapidement. Je suivais difficilement la cadence, déconcentrée par le ballet des hirondelles dans le ciel et la multitude de parfums qui me parvenaient.

Finalement satisfaites, mes amies s’arrêtèrent dans un coin d’herbe inondé de soleil. Des œillets commençaient à éclore, leurs couleurs éclatantes accentuaient ma bonne humeur. J’observais les filles déplier la nappe et la poser sur le sol. Installée dans l’herbe avec mes amies, j’avais hâte que le festin commence.

Elles sortaient de leur panier en osier divers plats. Je suivais les opérations de près. Les uns après les autres les mets étaient déposés sur la nappe. J’inspirais profondément afin de mieux capturer l’odeur de sucre qui flottait dans l’air. Je ne savais pas par où commencer. L’une de mes amies s’est dirigée vers une carafe d’eau pétillante où tournaient doucement des billes de melon et des glaçons. En prenant garde que les humains ne repèrent pas ma présence, je me plaçais à l’ombre d’une assiette. J’étais hypnotisée par ce tourbillon. Les bulles glissaient sur la paroi et éclataient dans un petit bruit. Les boules de melon gravitaient autour des glaçons qui fondaient lentement. Une forme noire attira mon attention. De l’autre côté de la carafe la jeune fourmi escaladait le récipient transparent, je voyais son corps déformé par le liquide et le verre. Je la vis plonger dans l’eau. Morte d’inquiétude je m’approchai. Elle nagea avec aisance dans cette eau tumultueuse, monta sur un bout de melon et croqua dedans avec appétit, ce qui était parfaitement interdit. Nous devions ramener la nourriture à la fourmilière sans nous restaurer en chemin. J’enviais son courage, mais punissais intérieurement sa bêtise. Un morceau de chair orange entre les mandibules, elle effectuait l’ascension en sens inverse. Une main se déplaça au-dessus de ma tête, je me mis à hurler pour prévenir la jeune fourmi de sauter immédiatement à l’eau, elle n’eut pas le temps de réagir. Un doigt l’écrasa sans le moindre regret contre la paroi. Je vis son corps réduit en bouillie sous mes yeux, balancé dans l’herbe négligemment. C’était là, la première perte d’effectif de la journée. Les jeunes fourmis ne connaissaient pas la dangerosité des humains ni leur égoïsme. Ils ne partageaient pas. Si on se trouvait sur leur route ils n’hésitaient pas à nous assassiner. Mon manque de courage m’avait jusqu’ici toujours sauvé la vie. Horrifiée par le massacre qui avait eu lieu sous mes yeux je me forçais à quitter des yeux la carafe et me concentrais à nouveau sur les mets accessibles.

L’âme en peine je retournais vers le bord de la nappe. J’avais besoin d’avoir une vue d’ensemble des lieux afin de trouver les miettes qui étaient transportables. Je passais d’ombre en ombre, me faufilant entre les regards des humaines. Je les entendais rire, elles avaient déjà oublié le crime qu’elles avaient commis.

Mes pas m’avaient mené près d’une salade de fruits où un petit groupe de fourmis s’étaient rejointes. Je m’approchais lentement et observais admirativement la plus téméraire monter en premier sur le saladier. Elle descendit sans difficulté aucune le long de la paroi en verre et atterrit avec grâce sur un grain de raisin dont elle découpa un morceau. La fourmi remonta avec tout autant d’aisance et donna le morceau à l’une de nos sœurs. Celle-ci se dépêcha de repartir sur le chemin de la fourmilière. Le manège se poursuivit quelques minutes. Les fourmis en file indienne avec leur chargement marchaient à bonne allure. Je décidais de me mêler à elles. La fourmi qui découpait les morceaux de fruits fut rejointe par d’autres, qui à leur tour fournissaient des denrées à ramener. J’attendais patiemment, scrutant les morceaux de kiwis, de bananes, de fraises et de raisins qui s’éloignaient de la nappe sur le dos des petites ouvrières. Mon tour fraise arriva. J’attrapais le morceau de fraise que l’on me tendait et commençais à suivre les traces de mes amies. Une bourrasque me fit basculer, le morceau de fraise roula au loin. La peur me força à me jeter sous une assiette. Le saladier de salade s’éleva dans les airs. Plusieurs fourmis étaient prises au piège. Je les voyais tomber dans le liquide sucré et se noyer, ou hurler à l’aide, les antennes dépassant d’entre les morceaux de fruits. J’étais impuissance face à cette nouvelle tragédie. Une cuillère vint prélever des fruits et les mettre dans un autre récipient, cette fois-ci, opaque. Je vis également les humaines appliquer sur leur part une mousse blanche que je reconnu comme étant de la crème chantilly. Subitement je me mis à saliver, en oubliant la récente tragédie. Une fourmi dont c’était la première mission passa à toute vitesse à côté de moi. Avant même que je ne puisse la prévenir, elle fonça vers le bol, monta à toute vitesse et se jeta dans la crème chantilly. Je la vis disparaître, engloutie dans cette substance sucrée. L’horreur suivait souvent l’émerveillement. La gourmandise était la principale cause de la mort de nos jeunes. Je ne pouvais que continuer mon chemin. Les pertes se faisaient de plus en plus conséquentes. Nous n’étions plus beaucoup sur la nappe. Je me remontais le moral en pensant que plusieurs de mes amies avaient eu le temps de fuir les lieux avec leur butin.

Je n’osais plus bouger. Découragée, je m’allongeais dans l’herbe, loin de la nappe. Une coccinelle vient à mes côtés. Je ne la saluais pas, les fourmis n’étaient pas connues pour leur sociabilité. De plus, lorsqu’une coccinelle perdait la vie près d’un de nos repères, elle nous servait de repas. Nous n’étions pas friandes de cadavres d’insectes, nous préférions largement les mets sucrés. Les humains étaient négligents et laissaient fréquemment de la nourriture sur le sol, nous nous empressions toujours de ramasser leurs déchets et de les amener soit à notre reine, soit dans la réserve. Les hivers étaient de moins en moins rudes grâce en partie à eux et leurs mauvaises manières. Ils étaient des adeptes du gâchis. Je ne me plaignais que rarement de ce que nous avions à manger, néanmoins, je me rendais compte que les aliments sur cette nappe étaient d’une qualité bien supérieure à celle que je connaissais. La coccinelle poursuivit son chemin. Il était inutile d’engager un combat contre elle. Elle était bien plus grande que moi et la nourriture ne l’intéressait guère.

Un bourdonnement me fit sortir de la torpeur dans laquelle je me trouvais. Je levais les yeux au ciel. Une abeille volait rapidement, effectuant des ronds au-dessus de la nappe. Soudain les humaines se mirent à hurler. De mon brin d’herbe je regardais la scène. Affolées par l’abeille elles couraient en tout sens. Je saisis l’occasion et courut vers l’assiette la plus proche, sur laquelle reposait une tarte aux pommes. Un signal me parvint. Je n’étais pas la seule à avoir compris que la chance devait être saisie. Plusieurs de mes amies arrivèrent, nous nous dépêchions de couper des morceaux et de les emporter plus loin, faisant fi de la bataille qui opposait l’abeille aux jeunes filles. Le voyage de retour était long, il n’était donc pas judicieux de commencer à l’entreprendre. Mieux valait empiler ce que nous arrivions à voler aux humaines devenues hystériques et revenir les chercher quand le danger serait écarté.

La malchance nous rattrapa. Une des humaines s’était emparée d’une serviette et d’un coup puissant avait étourdie l’abeille. Cette pauvre dernière tomba directement dans la carafe que j’avais observée en arrivant. La fille se dépêcha de balancer le contenu dans l’herbe le plus loin possible. Les biles de melon volèrent, je vis également l’abeille s’écraser au sol. Le calme était revenu dans les rangs. Les humaines s’installèrent à nouveau sur la nappe et commencèrent à ranger la nourriture restante dans leur panier en osier. Heureusement pour nous, la tarte aux pommes que nous emportions par infimes portions était encore à portée.

Une fois que la quantité récoltée nous parut suffisante, nous envoyâmes plusieurs jeunes fourmis alerter la fourmilière de notre besoin de renfort. Les humaines avaient quitté l’endroit. Un morceau de tarte était tombé dans l’herbe et attendait la décomposition sagement. La gourmandise me fit marcher jusqu’à elle, irrémédiablement attirée par le sucre. Je ne pus pas m’empêcher de prendre une bouchée. Le gout ne ressemblait à rien que je ne connaissais. Le sucre et la saveur du fruit m’emplirent la bouche. Une fourmi plus grosse que moi me repéra. Je reculais immédiatement et lui montrais ma soumission. J’avais fauté, cela était incontestable. Elle agitait ses mandibules, signe qu’elle comptait m’octroyer une correction. Je reculais encore, apeurée. Alors qu’elle avança vers moi, une forme rose l’ôta de ma vue. Je levais les yeux, abasourdie. Un chien se trouvait près des restes laissés par les humaines. Il avait négligemment mangé la miette que j’avais grignotée et mon agresseur d’un seul coup de langue. Il arracha au sol plusieurs autres fourmis en un rien de temps. Je compris qu’il n’était en rien mon sauveur, mais un autre danger. Nous devions partir le plus vite possible. La perte que nous avions subie était maigre face à la quantité de nourriture que nous avions amassée. La fourmilière saurait s’en contenter.

Je montais prudemment sur un arbuste, à l’abri du chien. Mes antennes s’agitèrent. Les rescapées me rejoignirent en prenant soin d’effectuer un large détour pour ne pas se trouver confrontées au molosse. Nous prîmes chacune un chargement et repartîmes sur le chemin de terre.

Je n’eus pas la chance de pouvoir manger à ma guise ce que nous avions rapporté. Le goût de la tarte à la pomme restait encore dans mon esprit comme un souvenir divin. Les jours qui suivirent les tragédies que j’avais vécu, j’avais pris l’habitude de sortir seule et de fouiller tous les coins d’herbe qui se trouvaient autour de notre repère. Je rêvais de pouvoir à nouveau connaitre le goût des tartes. Les pommes crues étaient bonnes cependant elles n’avaient pas le goût magique des pommes que j’avais goûtées sur la tarte. J’avais entendu les humaines l’appeler « La tarte amandine aux pommes ». J’avais pris soin de transmettre à chaque fourmi croisée le message olfactif de cette merveille, espérant que l’une d’entre elles auraient pu en trouver un morceau.

Lors de mes dernières années de vie, je racontais aux petites fourmis mes aventures. Cette histoire était devenue légende dans la fourmilière. Les enfants se bagarraient, incarnant tantôt le chien, tantôt l’abeille. Malgré mon obstination jamais plus je ne pus goûter à pareille gourmandise. Je ne doutais pas que les générations futures continueraient à chercher le goût d’une tarte que j’avais pu goûter un jour de printemps pendant le plus tragique des pique-niques.

Nouvelle envoyée pour le concours du Festival Gourmand 2017 par Rennes Tourisme.
Thème : Pique-Nique.
©SignéC

Les chevaliers d’Émeraude – Anne Robillard [saga]

Résumé : L’Empereur Noir, Amecareth, a levé ses armées monstrueuses pour envahir les royaumes d’Enkidiev. Bientôt, le continent subit les attaques féroces de ses dragons et hommes-insectes. Pourquoi mettre à feu et à sang les terres glacées de Shola après des siècles de paix ? Les Chevaliers d’Emeraude sont les seuls à pouvoir percer ce mystère et repousser les forces du Mal. Ils devront pour cela accomplir l’étrange prophétie qui lie Kira, une petite fille de deux ans, au sort du monde.

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Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ★ 

Avis : Un coup de cœur, de la high fantasy, avec beaucoup de personnages attachants (toute une armée à vrai dire), un entraînement épique pour vaincre les forces du mal, voilà comment je définirais cette saga de 12 tomes. 💚🧚‍♀️

L’histoire commence avec l’éducation de la première génération du deuxième ordre des chevaliers d’Émeraude, qui contient sept chevaliers : Wellan, Falcon, Santo, Bergeau, Jasson, Dempsey et Chloé. Pourquoi le second ordre, tout simplement parce qu’ils sont en paix depuis 500 ans grâce au premier ordre… Dont on ne découvrira finalement que deux chevaliers, Hadrian et Onyx. Mais accrochez-vous bien, parce qu’au fil des tomes vous allez vous retrouver au lieu d’une bataille épique mettant en scène près de 245 chevaliers sur six générations (sept si on compte les deux chevaliers du premier ordre)… Bien entendu on ne les voit pas tous, on voit leurs noms passer. Les personnages principaux sont déjà bien assez nombreux ! Entre Wellan, Bridget, Kira, Lassa, les dieux notamment Theandras et Fan, les rois… Il ne s’agit pas simplement d’une série de romans mais d’un monde entier qu’Anne Robillard a créé. Autant de personnages, de lieux, de pouvoirs différents, d’histoire d’amour et d’amitié, le tout supervisé par les dieux et les immortels et les rois, sans perdre de cohérence, nom d’un chien : c’est un exploit.

Raconter l’histoire et donner mon avis sur les douze tomes ne me semble pas nécessaire. J’ai passé un excellent moment et ce sera probablement votre cas aussi, c’est sûrement tout ce qu’il y a à savoir sur mon avis, penchons nous plutôt sur quelques faits en rapport avec la saga et l’auteure.

J’aimerais vous citer une phrase d’Anne Robillard durant une interview du site « actualitté » : Il y a même un enfant un jour qui m’a dit : « Je suis sûr que Enkidiev existe et que vous avez tout reçu par télépathie… ». Je ne peux même pas lui dire que ce n’est pas vrai. J’avoue que cette phrase me plait parce que comme je le disais plus haut, c’est un monde entier qui a été créé par cette romancière.

Un fait « drôle » (faut avoir l’humour facile, je vous l’accorde) maintenant, saviez-vous chaque couverture représente un personnage de la série ? Voici la liste pour les éditions françaises (Michel Lafon). Tome 1 : Wellan – Tome 2 : Asbeth – Tome 3 : Nomar -Tome 4 : Kira – Tome 5 : Santo -Tome 6 : Onyx – Tome 7 : Bridgess – Tome 8 : Akuretari et Atlance – Tome 9 : Danalieth – Tome 10 : Liam, Lassa et Jenifael – Tome 11 : Hadrian – Tome 12 : Amecareth.

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Dernier fait, vous pouvez devenir un chevalier d’Émeraude vous aussi (pour de l’animation lors des rencontres avec les lecteurs des romans et séances de dédicaces) en envoyant une lettre de motivation ainsi que votre curriculum vitae avec photo à : info@anne-robillard.com. 🧚‍♀️🧝‍♂️

Pour terminer cette chronique, vous trouverez ci-dessous mes arguments pour expliquer pourquoi la saga est de la high fantasy alors que j’ai lu (probablement sur Wikipédia ou en consultant les résultats de ma googlelisation) que la saga est considérée comme de l’héroic fantasy.

La différence entre héroic fantasy et high fantasy
  • D’après mon point de vue l’héroic fantasy doit répondre à plusieurs critères :
    – Le protagoniste (le héros) est seul
  • – Il agit dans son intérêt et pour répondre à ses désirs non pas pour sauver le monde
  • – Il a un comportement essentiellement négatif sans pour autant être le méchant
  • – Il a des capacités hors du commun.
  • Vous voyez que cette description ne colle pas aux Chevaliers d’Émeraude…
  • Parlons donc de la high fantasy. Les critères auxquels la high fantasy doit répondre sont les suivants :
  • – Le protagoniste n’est pas unique (c’est une communauté, un groupe, etc)
  • – Il doit y avoir une notion d’élu et/ou de prophétie
  • – Le sort du monde est en jeu
  • – La magie et les notions de « fantastiques » sont très élevées
  • – Il y a une nette distinction entre le bien et le mal
  • – L’emphase mise sur des valeurs positives.
  • La saga répond clairement à ces critères voilà pourquoi je pense que c’est effectivement de la high fantasy et non pas de l’héroic fantasy. Je vous invite à lire « le guide des genres et sous-genres de l’imaginaire » d’Apophis que vous trouverez gratuitement sur Amazon au format Kindle, afin d’apprendre à différencier les genres.

 


Anecdote
: Le premier tome m’a été prêté par un petit garçon que je gardais, je n’ai pas pu le finir avant la fin de mon contrat (soit, la fin de l’année scolaire), j’ai acheté le tome pour pouvoir continuer la lecture qui m’avait beaucoup plu.

Bonne lecture ! Signé C.