Cure fatale – Robin Cook

Résumé : En principe, un hôpital est fait pour soigner… Mais qu’advient-il lorsque l’appétit financier s’en empare ? Tous deux recrutés par l’hôpital d’une petite ville du Vermont, David et Angela vont bien vite découvrir de singulières pratiques. Blâmes adressés aux médecins ordonnant des soins trop coûteux, non-remboursement du recours aux urgences… Mais le pire est encore devant eux. L’assassinat de l’ancien directeur de l’hôpital, et surtout une série d’étranges décès parmi les malades dont s’occupe David vont amener les deux jeunes médecins à dénouer les fils d’un gigantesque scandale, à leurs risques et périls. Des périls qui n’épargneront pas non plus Nikki, leur petite fille, atteinte de mucoviscidose. S’inspirant de faits divers authentiques, l’auteur de Vertiges et de Naissances sur ordonnance nous entraîne au cœur du monde hospitalier américain, dans un scénario terrifiant et, hélas, vraisemblable.

cardiaque

Note personnelle : ★ ★ ★

Avis : Quel plaisir de retrouver la plume de Robin Cook ! La médecine est un domaine qu’il maîtrise à la perfection, étant donné qu’il a un passé de chirurgien en ophtalmologie, et cela se ressent très clairement dans ses romans qui se déroulent tous dans le milieu médical. Cette fois, c’est non seulement sur d’étranges maladies qu’il écrit mais également sur la capitalisation des hôpitaux.

Nous découvrons donc David, Angela et leur fille Nikki, atteinte de mucoviscidose, les protagonistes décident d’accepter des postes dans l’hôpital d’une ville du Vermont, afin de quitter l’insécurité et la pollution de la ville. Malheureusement pour eux, la petite ville où ils viennent de s’installer cache quelques tristes secrets, l’expérience s’avère ne pas être aussi idyllique que prévu.

J’ai vu ce roman comme un cri d’alerte sur ce qu’il peut se passer dans la réalité. Des sujets comme le harcèlement sexuel, les manigances de la direction de l’hôpital pour continuer à toucher de l’argent au péril de la santé des patients, l’intimidation, le burn-out des professionnels de la médecine. Je ne pense pas que ce soit vrai pour la France. Je crois en notre système de santé qui permet aux citoyens de se faire soigner convenablement, mais si j’accorde ma confiance à l’État Français, je ne suis pas certaine que je peux l’accorder également aux autres pays, notamment aux États-Unis.

L’auteur nous amène dans le milieu hospitalier où les personnes hospitalisées décèdent mystérieusement. Nous assistons à la descente aux enfers de nos protagonistes, qui ignorant ce qui se trame, perdent pieds face à la mort de leurs patients. Pour être exacte, c’est le cas de David, mais pas d’Angela qui est dans un service de recherches. Elle va se frotter à un autre problème, à moins que ce ne fût le problème qui se frotte à elle… Elle subit un harcèlement sexuel de la part de son supérieur, qui face à ses refus devient de plus en plus menaçant. Bien entendu, elle aura du mal à compter sur David qui sombre à cause de la culpabilité.

Nous découvrons en même temps que ce couple, qu’ils n’ont pas commis d’erreur médicale et que le décès de leur patient vient finalement d’un horrible complot de la direction. Elle se sert d’un employé pour tuer les personnes qui lui coûtent trop cher. Encore une fois, je me demande si cela arrive réellement dans le milieu hospitalier américain… Cela reste malheureusement vraisemblable.

Anecdote : Acheté d’occasion dans la librairie parisienne Boulinier (bonne nouvelle). 📚👌

Bonne lecture ! Signé C.

Le cri – Nicolas Beuglet

Résumé : À quelques kilomètres d’Oslo, l’hôpital psychiatrique de Gaustad dresse sa masse sombre parmi les pins enneigés. Appelée sur place pour un suicide, l’inspectrice Sarah Geringën pressent d’emblée que rien ne concorde. Le patient 488, ainsi surnommé suivant les chiffres cicatrisés qu’il porte sur le front, s’est figé dans la mort, un cri muet aux lèvres – un cri de peur primale. Soumise à un compte à rebours implacable, Sarah va découvrir une vérité vertigineuse sur l’une des questions qui hante chacun d’entre nous : la vie après la mort…  »

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Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ☆

Avis : Sarah Geringën… Merci Nicolas Beuglet pour ce personnage. Je ne me lasse certes pas des enquêteurs de sexe masculins, sans famille, ayant vécu une tragédie, accro à la caféine ou au whisky, mais le changement ne me déplaît pas. L’inspectrice Geringën est une merveille pour les lectrices (et les lecteurs). C’est une femme, une vraie (non pas que je me permette de définir la féminité avec des critères restreints, mais là, j’avoue que je me retrouve dans le personnage et je suis une vraie femme, d’après mes critères), on peut se mettre à sa place grâce à sa coquetterie et ses soucis on ne peut plus féminins ! Au-delà de très bons personnages, l’histoire est intéressante. On sent une tension du début à la fin. On espère comprendre mais surtout on espère pour « eux » que ça finisse.

Le début de l’histoire se passe dans un hôpital psychiatrique, j’avoue avoir été déçue en comprenant que tout ne se passerait pas ici, au milieu des patients et de leurs névroses. Cela dit, le changement de cadre n’enlève rien à l’histoire. D’autant plus qu’on s’y retrouve régulièrement dans cet hôpital. Par ailleurs, il y a une subtile histoire d’amour, même plusieurs pourrait-on dire, qui ne gâchent rien à l’intrigue. Je n’ai pas pu lâcher ce roman avoir de l’avoir fini. 😍

Anecdote : Quelques mois après avoir lu ce roman, mon petit amis est arrivé tout sourire et a sorti d’un sac ce fameux livre ! Mon beau-père qui venait de le terminer souhaitait me le prêter parce qu’il en a été complètement fan. On lui a envoyé une photo des deux exemplaires. 😉 #BelleFamilleEnOr 💛 P.S. : Merci Jedi, mon gentil chat, de poser pour la photo ! 🐱

Bonne lecture ! Signé C.