Gakkou Gurashi ! – Norimitsu Kaihō et Sadoru Chiba

Résumé : Dans un univers mêlant « moe » et « horreur » nous suivons le quotidien tragique de quatre élèves nommées Yuki, Yuuri, Miki et Kurumi dans une école. Du jour au lendemain, une épidémie de zombie est déclarée dans l’école de ces quatre filles. Alors que cette épidémie a presque décimée toute leur école, les quatre filles, une poignée d’élèves et leurs professeurs vont tenter de survivre dans cet enfer. A cause de cet événement le quotidien paisible de ses filles dans leur Club de Vie va radicalement changer.

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Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ☆

Avis : Pour être honnête, jusqu’au milieu du second tome, j’étais perdue. Le résumé parlait de zombies, pourtant, les protagonistes avaient l’air de nier leur existence. J’ai fini par connecter mes deux neurones et me dire qu’en fait ce n’était que la vision de Yuki. Elle est le personnage principal. Petite, enfantine, avec des yeux et des cheveux rose bubblegum ainsi qu’un bonnet chat… Yuki est optimiste, et même insouciante. Ce qui la pousse parfois à prendre des risques inconsidérés. Elle voit les zombies comme des élèves tout à fait normaux. Pour elle, la vie ne semble pas avoir changé.

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Yuki Takeya – Gakkou Gurashi

Megumi-Sakura_Gakkou_Gurashi_AvisJ’ai eu la confirmation de cette impression… Par ailleurs, nous comprenons également que l’un des personnages n’existe que dans la mémoire de Yuki : sa professeure, Megumi Sakura, qu’elle nomme Megu-nee. Cette dernière est décédée, cependant la jeune fille continue à avoir des interactions avec elle. Le manga s’arrête brusquement, alors que nous commençons tout juste à entrer dans l’intrigue. Je n’ai trouvé que 8 tomes sur des sites de lecture. Il y a visiblement 12 tomes en VO. Pour satisfaire mon envie de rester un peu plus longtemps dans cet univers, j’ai regardé l’anime. Vous pouvez le retrouver de façon légale sur le site Crunchyroll.

Extrait de l'épisode 1 de Gakkou Gurashi (Yuki et Tarômaru).
Extrait de l’épisode 1 de Gakkou Gurashi (Yuki et Tarômaru).

Parlons maintenant de l’anime. Dès le début nous pouvons constater un changement important… Miki Naoki est présente dès le premier épisode. Or celle-ci fait son apparition uniquement plus tard dans le manga, si ma mémoire est bonne. J’ai un doute concernant cette information. Dans tous les cas, il y a dans l’anime un personnage que nous ne voyons pas dans les 8 volumes du manga, et là j’en suis certaine, il s’agit de Tarômaru, cet adorable petit chien ! Il est initialement adopté par Kei, l’amie de Miki, suite à la mort de sa propriétaire (une vieille dame que Miki et Kei croisent durant leur shopping avant la catastrophe). C’est après le départ de Kei, ainsi qu’une une période de solitude que Miki rejoint le groupe composé de Yuki, Yûri et Kurumi. Tarômaru, que l’on pensait s’être enfuit, étant en fait parti chercher de l’aide, celle-ci étant les trois demoiselles précédemment citées. Vous suivez encore ?! Parfait !

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Extrait de l’épisode 4 de Gakkou Gurashi (Megumi et Yuki)

On sent qu’à son arrivée, Miki a du mal à comprendre la névrose de Yuki. Cette dernière, suite au choc de la catastrophe s’est enfermée dans une réalité alternative où le monde reste inchangé. Le fait de rester dans l’enceinte de l’école (sauf durant l’excursion) se justifie par l’une des règles du club de vie de l’école dont elle pense faire partie au même titre que Kurumi et Yûri, qui la confortent dans cette vision erronée. Par ailleurs, Yuki a des interactions fréquentes avec Megumi, sa professeur décédée, les deux autres ne remettent pas non plus en question l’existence de Megumi, tout en sachant pourtant que celle-ci n’est plus, car Yuki se réfère souvent à l’avis de cette vision qui la protège. Cette Megumi est ancrée dans son inconscient, elle lui indique l’attitude a adopter pour rester en sécurité, sans lui expliquer la réelle teneur du danger. Yuki bénéficie également de la protection physique de Kurumi qui ne se sépare pas de sa pelle, et de la protection de Yûri qui a une attitude et une autorité très maternelle.

Extrait de l'épisode 4 de Gakkou Gurashi (Yûri et Kurumi).
Extrait de l’épisode 4 de Gakkou Gurashi (Yûri et Kurumi).

Je vous conseille de ne pas trop vous attacher à Tarômaru, ni à Megumi connaissant leurs histoires respectives et leurs rencontres ensuite… En effet, le petit chien s’évade une nuit, descend dans le fameux « local de secours », où il croise le zombie de Megumi qui le transforme. C’est la pa_uvre Kurumi qui fait la découverte de cette transformation canine. Elle revient blessée de cette rencontre. Miki, Yuki et surtout Yûri prennent soin d’elle. Yûri est malheureusement fiévreuse. Un document trouvé dans le bureau de Megumi indiquait qu’il ne fallait pas se tenir proche des infectés… L’histoire s’emballe à ce moment, plongeant plus profondément encore dans l’horreur. Les infectés cassent la barricade, la pluie redouble d’intensité, Miki s’éclate en regardant la gamelle de son chien et Yuki commence à retrouver la mémoire et voir la réalité. Cette dernière prend la pelle de Kurumi et son rôle de protectrice. Quant à Kurumi, elle souffre le martyr devant une Yûri épouvantée. Miki décide de partir seule dans le « repère » de l’école où elle trouvera l’antidote qui permet de soigner humains et peut-être chiens de la zombification. Malheureusement, elle se retrouve coincée, c’est alors contre toute attente Yuki qui vient à son secours secouée souvenirs et prise de conscience. Elle est elle-même sauvée in extremis par Tarômaru puis attaquée par le chien zombifié. Yuki prend ensuite la parole au micro, répandant son message dans l’ensemble de l’enceinte de l’école, les zombies partent, les quatre filles et Tarômaru sont réunis, en bonne santé. Ne vous réjouissez pas trop vite et sortez les mouchoirs. Tarômaru ne continuera pas l’aventure.

Extrait de l'épisode 9 de Gakkou Gurashi - Yuki, Tarômaru et Miki.
Extrait de l’épisode 9 de Gakkou Gurashi – Yuki, Tarômaru et Miki.

En somme et pour conclure, l’anime comme le manga alterne entre deux styles opposés, le côté très mignons et colorés et le gore, créant un choc à chaque changement. Les deux se terminent également sur un mystère. Le manga nous prive de ses derniers tomes, ce qui nous laisse sur la sortie de l’école de Yuki, Yûri et Kurumi en voiture ainsi que l’apparition de Kei et Miki. L’anime, qui comporte lui 12 épisodes et apparaît comme étant « terminé », cependant, il reste une question qui n’a pas trouvé sa réponse. Pourquoi donc Megumi disait-elle avoir arrêté l’horloge interne de Yuki ?! Une saison 2 n’est pas nécessaire mais elle pourrait apporter quelques réponses en plus et surtout nous permettre de profiter un peu plus longtemps de ce magnifique anime.

Un film adapté du manga / anime, est sorti début 2019. Bien entendu, en ayant appris cette nouvelle, j’ai décidé de le regarder et vous faire une comparaison qui sera publiée prochainement sur le blog. 💜

Anecdote : Lu en scan sur Internet + streaming sur Crunchyroll. 🌷

Bonne lecture, Signé C.

Doubt – Tonogai Yoshiki

Résumé : Rabbit Doubt, un jeu sur téléphone portable qui fait fureur au Japon. Dans ce jeu le but est de débusquer le loup alors que vous faites partie des lapins. Et le loup utilise tous les subterfuges possibles pour créer la confusion et éliminer un par un tous les lapins. Mais pour ces cinq fans du jeu, il ne va pas tarder à virer au cauchemar. Yû, Mitsuki, Rei, Hajime, Eiji, et Haruka se réveillent enfermés dans une pièce et à leurs côtés le corps d’un camarade mort. Chaque adolescent a sur sa peau un code-barres tatoué qui leur permet à chacun d’ouvrir une porte, ce qui semble être leur seul espoir. Un loup se cache parmi eux. Et il faudra le démasquer avant d’êtres dévorés. Le trouverez-vous ?

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Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ★

Avis : Un jour, un loup s’introduisit dans une colonie de lapins. Dès que les autres étaient endormis, le loup apparaissait sous sa vraie forme. Jour après jour, un par un, le loup tua et mangea les lapins. Les lapins, ne sachant pas qui était le loup, organisèrent un rendez-vous entre eux. Puis… Après concertation, ils désignèrent celui d’entre eux le plus susceptible d’être le loup déguisé, et le tuèrent. S’ils choisissent correctement, les lapins gagnent. S’ils se trompent tous les lapins seront rués et mangés par le loup. Ceci est l’histoire d’un drôle de jeu. 🐰🐰🐺🐰🐰

Les premières pages expliquent le concept du jeu sadique auquel vont devoir jouer nos héros. Un jeu qui ressemble au célèbre « Loups-garous de Thiercelieux ». Des adolescents jouant à ce jeu sur téléphone se retrouvent pour faire un karaoké (sachez que c’est une activité plus répandue au Japon qu’en France). Durant cette rencontre ils sont kidnappés et se réveillent dans un endroit qui leur ait inconnu. La suite du manga et évidemment, du jeu, se déroule en huis clos. Un concept classique dont je ne me lasse pas !

Pour ceux qui auraient déjà lu « Judge » du même mangaka, autant les dessins que le principe se ressemblent. J’ai préféré Judge, je ne saurais pas dire pourquoi. Peut-être pour la diversité des masques ou l’intrigue plus complète. D’autant plus que je n’ai pas tellement été surprise par cette fin, qui ressemble également à celle de Judge (enfin, un peu… On sent qu’un seul cerveau à trouvé les deux histoires).

Bref, je n’ai finalement pas grand chose à en dire. Je conseille juste de lire celui-ci en premier, Judge étant meilleur à mes yeux. Dans tous les cas, il s’agit d’un excellent travaille, nous pouvons malgré tout saluer les efforts que déploie le mangaka pour nous divertir.

Anecdote : Lu en scan sur Internet. 🤫

Bonne lecture, Signé C.

Le manoir des sortilèges – Serge Brussolo

Résumé : Gilles, un jeune écuyer, voit mourir son maître au cours d’un tournoi. Devenu la propriété du vainqueur, le voilà dès lors contraint de servir un étrange chevalier à l’armure couverte de rouille, et dont personne n’a jamais vu le visage. Ce baron maudit serait-il lié aux enlèvements d’enfants qui terrorisent la contrée ? Peu après, ce maître mystérieux accepte une mission : retrouver, au cour d’un manoir perdu dans les forêts du Ponant, un grimoire de sorcellerie dont la possession confère des pouvoirs maléfiques. Commence alors pour l’écuyer un dangereux voyage, qui va lier son sort à celui d’un monstre et l’entraîner aux confins de la peur.

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Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ☆

Avis : Si en quelques pages votre héros se retrouve à se vider de son sang un soir de grand froid dans un fossé boueux, vous êtes en train de lire un Brussolo. Plus sérieusement, nous retrouvons incontestablement dans ce roman la signature de cet auteur. L’histoire, par bien des détails, m’a fait penser à « La princesse noire ». D’abord, il y a ce château de pierres en bord de mer, régit par une femme. Je dis femme, mais je devrais dire « sorcière » puisque c’est ainsi qu’elle(s) est (sont) vue(s) par les villageois. Ensuite, nous avons dans les deux romans, l’usage de la poudre noire (également appelée poudre à canon) et les vêtements piégés. Il y a sûrement d’autres similitudes qui m’ont échappées.

Pour parler de l’histoire, Gilles est un écuyer dont le maître meurt au cours d’un tournois et il appartient désormais au vainqueur. Et quel drôle de vainqueur… Un homme enfermé dans une armure couverte de rouille. Nous apprenons qu’il se croit sous l’influence d’une malédiction qui le pousse à régulièrement salir son nom et perdre son honneur de paladin, en mettant à feu et à sang des villages et en dévorant des enfants. Le meilleur patron de l’année, n’est-ce pas ? Mieux vaut réfléchir avant de lui demander une promotion. Bref. Les deux hommes accompagnés d’une esclave égyptienne qualifiée de sorcière partent à la conquête d’un château abandonné, encore gardé par les moutons de la dernière occupante.

Avouez, il y a plus efficace et effrayant qu’un mouton pour garder un château ! Quoi qu’un mouton géant à trois têtes pourrait éventuellement me faire fuir (n’étant pas courageuse, il est préférable de ne pas se référer à mon degré de frayeur). Ceux-là n’avaient qu’une tête et pourtant, ils ont mené la vie dure aux héros.

Au niveau de l’intrigue… J’y ai cru cette fois ! Mais à quoi donc ? Au surnaturel, pardi ! Brussolo se plaît à laisser croire aux lecteurs que son héros fait face à un danger dont l’origine n’est pas scientifiquement explicable avant de lui dévoiler la supercherie. Une vieille habitude. Je me doutais que l’explication allait arriver et pourtant je me laissais quand même prendre au jeu. Que voulez-vous, c’est l’un de mes petits plaisirs supplémentaires quand je lis cet auteur.

Malgré les similitudes avec « La Princesse Noire », j’ai passé un excellent moment lecture, comme toujours avec Brussolo. Je vous invite à le découvrir si ce n’est pas déjà fait !

Anecdote : Livre d’occasion, trouvé chez Boulinier Bonne Nouvelle. 🥰

Bonne lecture, Signé C.

L’illusion – Maxime Chattam

Résumé : Bienvenue à Val Quarios, petite station de ski familiale qui ferme ses portes l’été. Ne reste alors qu’une douzaine de saisonniers au milieu de bâtiments déserts. Hugo vient à peine d’arriver, mais, déjà, quelque chose l’inquiète. Ce sentiment d’être épié, ces «visions» qui le hantent et cette disparition soudaine… Quels secrets terrifiants se cachent derrière ces murs ? Hugo va devoir affronter ses peurs et ses cauchemars jusqu’à douter de sa raison… Bienvenue à Val Quarios, une «jolie petite station familiale» où la mort rôde avec la gourmandise d’une tempête d’été.

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Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ★

Avis : Le livre grand format des éditions Albin Michel est un bijou… Couverture métallisée, titre et nom de l’auteur en relief, sapins brillants. Une merveille !

Concernant l’histoire, elle m’a fait penser aux romans de Serge Brussolo par moment, qui flotte à la limite du surnaturel, mélangée aux romans de Stephen King pour l’ambiance oppressante sans qu’on sache exactement quel est le danger. Une chose est sûre, même sans hémoglobine, sans violence, sans même savoir « qui ou quoi », nous avons un sentiment de peur.

Hugo, trentenaire sortant d’une rupture douloureuse, accepte un emploi de saisonnier dans une station de ski gigantesque, occupée par une douzaine de personnes seulement. La solitude dans un lieu si grand et si isolé : avouez que l’idée est effrayante… Et lorsque des faits étranges arrivent dans cette situation, l’angoisse est à son paroxysme.

Je dirais qu’avant les derniers chapitres, il ne se passe finalement pas grand chose. Un ancien prestidigitateur dont la légende raconte qu’il a passé un pacte avec le diable comme propriétaire de la station, des guirlandes d’os d’animaux accrochées dans une forêt, quelques visages effrayés taillés dans des arbres autour d’une propriété privée, des bruits venant d’un ascenseur, certes, pas de quoi avoir la peur de sa vie pour le lecteur… Mais quand tout cela associé aux cauchemars d’Hugo, à ce qui ressemble à des hallucinations et à la disparition d’une jeune femme, ces « petites » choses prennent une autre dimension. Il cherche à comprendre ce qu’il se passe dans cette station et nous lecteurs, nous cherchons aussi !

Les soupçons et les hypothèses, nous en avons durant toute la lecture. Lucien Strafa, ancien prestidigitateur ? Merlin l’homme d’entretien ? DePrigent le directeur ? JC le bûcheron au regard si franc ? Tous seront dans le viseur d’Hugo à tour de rôle. Il acceptera de donner du crédit aux plus étonnantes histoires. Ce n’est que dans les derniers chapitres que nous (et Hugo) aurons le fin mot de l’histoire. Il va vous falloir de la patience avant d’assister au feu d’artifice mais il vaut le coup ce bouquet final !

Anecdote : J’ai reçu ce magnifique roman en cadeau à Noël. Merci Père Noël ! 💙

Bonne lecture ! Signé C.