Le concile de pierre – Film 2006 – Adapté du roman de 2002 de Jean-Christophe Grangé

J’ai appris avec plaisir qu’un film adapté du roman était sorti en 2006. Je vous souhaite un bon visionnage si vous vous laissez tenter par « Le concile de Pierre ». 😊


Synopsis : Laura Siprien se demande si elle n’est pas en train de perdre la raison.

Cauchemars et hallucinations la plongent depuis quelques semaines dans une angoisse incontrôlable. Qui est vraiment son fils Liu-San ? D’où vient-il ? Que signifie l’étrange marque apparue sur son torse ? Quelques jours avant son septième anniversaire, l’enfant est enlevé. Persuadée de savoir où il a été emmené, Laura se jette à corps perdu dans un périple aux confins de l’étrange et du fantastique.

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→ Lancement du streaming ! 

Nous avons tout d’abord une scène qui se passe nous l’imaginons pour ceux qui ont lu le roman, dans la fameuse base de recherches en Mongolie, où trois personnes essayent de s’échapper et sont tués. Nous pouvons apercevoir une personne avec un manteau blanc, probablement la mère de Diane Thiberge (il me semble qu’elle est décrite ainsi à la fin du roman, lors de la confrontation dans la base).

→ Dix minutes de film.

Surprise ! Diane ne se nomme plus Diane Thiberge mais Laura Siprien, incarnée par la magnifique Monica Bellucci. Cela dit, je préfère qu’ils ne gardent pas les noms et que l’histoire soit respecter, plutôt que l’inverse, comme dans cette horreur qu’ils osent dire être l’adaptation de la saga « L’épouvanteur » de Joseph Delaney qu’ils ont nommé « Le septième fils », bref… Nous avons donc la scène où Laura arrive dans l’orphelinat thaïlandais (nous entendons des enfants pleurer, cela m’a marqué, l’ambiance est particulièrement triste, mais Laura sourit ce qu’on lui pardonne puisqu’elle va enfin devenir maman) et rencontre Lucien. Enfin, là aussi c’est quelque peu différent, puisqu’il se nomme Liu-San au lieu de Lu-Sian. Je chipote, mais sachez que ce nom lui a été donné parce qu’il était écrit sur un médaillon qu’il avait avec lui lorsqu’ils l’ont trouvé, dans le roman, c’est parce qu’il répète ces deux syllabes, Diane alias Laura, confie même des enregistrements de Lucien prononçant ces mots, à des experts en langue pour découvrir son origine. Ils ont déjà pris quelques libertés… Lucien est un enfant de 6 ou 7 ans, peut-être moins, dans tous les cas, Laura a déjà vécu un moment avec lui, alors que dans le livre l’accident survient très peu de temps après son adoption.

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Rencontre entre Laura et Liu-San dans le film « Le Concile de Pierre » au sein de l’orphelinat thaïlandais.

P.S. : cette fresque est carrément creepy. 😱

→ Trente minutes de film.

Encore quelques libertés… Lucien a des marques qui apparaissent sur le corps spontanément un matin, alors que dans le livre c’est durant son coma et pendant une forte fièvre que les traces apparaissent. Il est soigné par un acupuncteur qui s’avère être l’un des personnages qui doit combattre lors du concile (mais sera assassiné bien avant ça, dans l’hôpital), c’est, si je me souviens bien, le renne. Le film ne ressemble pas à s’y méprendre à l’histoire du roman. Dans cette partie, nous rencontrons aussi Sybille Weber, la mère adoptive de Laura, jouée par Catherine Deneuve. Celle-ci, qui doit garder Lucien quelques jours, le touche à ma grande surprise. Normalement elle n’est pas en mesure de le faire. Un peu plus tard arrive le fameux accident. Dans le roman, c’est après une soirée chez sa mère (je ne me souviens pas si elle a été adoptée ou si c’est sa mère biologique, dans le film elle a été adoptée) qu’arrive l’accident, une partie du roman est consacrée justement aux doutes de Diane qui se demande si elle a bien attaché Lucien, elle consulte un hypnothérapeute pour s’en assurer, qui s’avère être l’un des combattants du concile… Dans le film, pas de poids-lourd d’un part, mais surtout pas de ceinture, puisque Liu-San s’est glissé dans la voiture et on le voit clairement surgir de la banquette arrière pour discuter avec Laura, l’accident est provoqué par un oiseau qui fonce sur eux, forçant Laura à faire un écart. Les hallucinations commencent à l’hôpital, je n’ai pas souvenir de ce fait dans le roman… Mais ce serpent, oh mon dieu ce serpent ! 🐍

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Sybille Weber, jouée par Catherine Deneuve, dans le film « Le concile de pierre ».

→ Une heure de film.

Le meurtre du médecin a bien eu lieu ! Ce n’est pas le sauveur du livre mais son médecin traitant. Un détail insignifiant n’est-ce pas ?

Juste après ce passage, nous avons un magnétophone qui s’active de lui-même dans la chambre de Liu-San, le fameux… Celui que Laura était censée amener (elle le fait également dans le film, un peu plus loin) à des spécialistes pour faire étudier les deux syllabes prononcées par Liu-San, syllabes qui se sont transformées en une sorte de litanie.

Alors que Laura s’est invitée chez Bruner, anciennement chargé de mission pour le ministère de la recherche, elle tombe premièrement sur son cadavre puis sur le meurtrier, un homme venu de Mongolie (on le voit d’ailleurs sortir de l’aéroport un peu plus tôt dans le film), qui s’effondre à ses pieds en essayant de la prévenir de quelque chose, qu’elle ne comprend pas puisque le monsieur parle visiblement dans sa langue natale. Les policiers qui enquêtent sur le premier meurtre, concluent que l’homme d’origine mongole est le coupable dans les deux affaires. Cette hypothèse est confirmée lorsque l’inspecteur principal se rend au chevet du meurtrier accompagné par une traductrice, et que l’homme lui avoue avoir tué non pas deux humains mais des animaux, il lui confie également qu’il faut protéger l’enfant. D’autre part nous avons Laura qui étudie une photo (volée chez Bruner) où posent ses défunts parents biologiques aux côtés des deux hommes assassinés. Elle apprendra par la même occasion que Bruner a participé à un programme non officiel du ministère de la défense russe, où il étudiait des phénomènes paranormaux et leur possible application militaire, il a été appelé sur le site de recherches suite a un incident nucléaire en Mongolie… Les habitants irradiés (les tsévènes dans le roman et dans le film) se sont repartis dans leur village et sont revenu soignés, les ouvriers restés sur place sont morts. Ses parents, son médecin traitant et Bruner étudiaient ces miraculeuses guérisons. Une dernière personne faisait partie de ces chercheurs : Sybille Weber, sa mère d’adoption.

Les scènes suivantes suggèrent que Sybille vient de tuer un homme. Un homme qui a approché de près ou de loin la fondation créée par le groupe de chercheurs, Inyt. Nous voyons en effet la chercheuse perturbée, enfiler des gants et quitter une maison. Nous voyons surtout juste après cela le visage d’un homme mort, puis un dépliant Inyt maculé de sang, la dernière scène montre l’entièreté de la scène avec le cadavre… Mais le détail le plus important est sonore : nous entendons lors de cette scène le grognement d’un ours. Pour ceux qui n’ont pas lu le livre ce n’est pas très explicite, peut-être qu’ils ne l’auront pas remarqué, mais ceux qui l’ont lu savent que le meurtrier est bien Sybille. 🐻

Une autre révélation, Liu-San parle tsévène sur l’enregistrement ! Il dit dans cette langue, approximativement « Maman vient me chercher », il parle ensuite d’une cérémonie, le concile de pierre. La dernière partie de son message indique une date, le 23 septembre.

Pour finir cette tranche de film, Sybille a enlevé Liu-San. Nous découvrons d’où il vient exactement grâce à son médaillon (ce qui n’arrive pas dans le roman). Puis, Laura lit un ouvrage qui mentionne grosso modo que parfois les sorciers tsévènes quittent leurs corps pour devenir des animaux. Passons aux 36 dernières minutes de ce film.

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Médaillon de Liu-San dans le film « Le concile de pierre ».

→ Film terminé.

Laura qui grâce à la carte et au médaillon croit désormais connaitre le lieu où Liu-San est détenu par Sybille, le lieu du concile de pierre, part illico vers cet endroit. Un guide l’accueil et lui explique la légende du concile de pierre, bien différente de celle du roman ainsi soit dit en passant… Le veilleur (Liu-San) est un élu, il en existe uniquement un par siècle, les mauvais sorciers tentent de tuer le veilleur (âgé en général de 7 ans puisque c’est à cet âge qu’apparaît la marque) pour s’accaparer le pouvoir et garder sa forme animal. Laura apprenant cette terrible nouvelle se rend sur le site de recherches, où elle fait une très mauvaise rencontre ! Son ex petit-ami tente de tuer l’employé de l’ambassade (de Russie je crois), mais elle l’arrête, sauvant ainsi son allié, qui va bien lui servir d’ailleurs puisque peu de temps après cette bagarre Sybille métamorphosée en ours retrouve Laura et Liu-San. Heureusement Laura est munie d’une arme à feu et elle n’hésite pas à tirer sur son ours d’adoption ! Sybille reprend forme humaine avant d’être achevée par l’employé de l’ambassade. Fin. Quoi qu’il reste quelques scènes sans grande importance excepté peut-être la scène où Liu-San dit qu’il est capable de voir l’avenir.

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Laura Siprien (Monica Belluci) et Liu-San (Nicolas Thau) dans le film « Le concile de pierre ».

Parlons un peu du roman : ci-dessous la couverture du livre, ainsi que son résumé. Vous trouverez également mon avis sur le roman en consultant cet article.

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Résumé : Un enfant venu du bout du monde dont le passé resurgit peu à peu. Des tueurs implacables lancés à sa poursuite. Une femme prête à tout pour le sauver. Même au prix le plus fort. Un voyage hallucinant jusqu’au cœur de la taïga mongole. Là où règne la loi du Concile de Pierre : celle du combat originel, quand l’homme, l’animal et l’esprit ne font qu’un. Tous prêts à l’apocalypse.

Pour conclure, Monica Belluci fait une magnifique Laura Siprien (ou Diane Thiberge). Quelques détails changent, rien que dans l’apparence même de ce personnage (Diane a des piercings, notamment un au nez qu’elle a peur de se faire arracher durant une bagarre d’ailleurs), cela la rend bien moins « badass ». Son côté sombre et traumatisée n’est pas du tout présent dans le film. L’excision a disparu, c’est sûrement pour cette raison que son caractère est édulcoré. Passons maintenant à ce que je regrette le plus dans le film : il ne se penche pas sur la partie métamorphose en animaux. Le roman survolait déjà cette partie ce qui m’avait attristée. J’espérais que cette adaptation nous en montrerait plus ou creuserait un peu ce sujet. C’est tout de même la finalité ce concile ! De plus, un autre fait m’embête vraiment, c’est qu’ils doivent assassiner un veilleur pour obtenir le pouvoir, mais les veilleurs sont âgés de 7 ans. Un ours contre un enfant, vraiment ? En somme, comme vous l’avez deviné, mon avis est mitigé. 🤔

Bon visionnage et restez chez vous ! Signé C. 😉

Conan Lord – Serge Brussolo [saga]

Résumé : Londres, 1945. Les exploits de Conan Lord défraient la chronique. Qui est donc ce cambrioleur insaisissable qui signe ses forfaits en rayant les miroirs, comme si son image lui était insupportable ? Un nazi clandestin, un anarchiste ? Un soldat défiguré par la guerre et décidé à se venger ? Cependant, au square, le jeune Richard Shieldrake a lié connaissance avec un autre garçonnet, Tiny, lui aussi accompagné de sa nurse. Étrange enfant, celui-là, qui, une fois sorti du jardin, allume une cigarette et boit un coup. Quelque temps plus tôt, le cirque Paddington a brûlé dans les bombardements. On y exécutait pour appâter le public les numéros les plus dangereux…

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Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ★

Avis : L’histoire se déroule dans un Londres d’après-guerre, en 1945 (soit quatre ans après la fin du « Blitz », un bombardement stratégique qui a eu lieu durant la Seconde Guerre mondiale), où nous allons suivre les aventures de Conan Lord, bien différent de notre cher Arsène Lupin, le gentleman cambrioleur. C’est un enfant, en apparence, issu du cirque Paddington (qui a malheureusement été détruit durant les bombardements) qui se fait accompagner de sa nurse, Peggy, durant ses cambriolages. Nous découvrons bien vite que Tiny, alias Conan Lord, est en réalité un adulte, souffrant de la thyroïde, qui lui fait conserver cette apparence d’enfant. Par conséquent, sa nurse, n’en est évidemment pas une. Peggy est l’ancienne dompteuse du cirque. Le duo est accompagné d’un troisième compagnon, Seth, l’ancien homme-obus. Nous ne verrons pas énormément ce dernier car à la suite d’un accident lors d’une représentation, il souffre désormais de crises qui le plonge dans une espèce de léthargie, le rendant inefficace.

La mission de notre duo improbable est de trouver et détruire un tableau, qui se trouve dans la résidence Shelton, tristement connue pour avoir vu naître le Coupeur de Tête. Celui-ci a décapité pas moins de cinq domestiques et une invitée. Par ailleurs, deux hommes enquêtant sur le tueur, s’accusant mutuellement d’être le coupable, se sont entre-tués dans la roseraie… Beaucoup de sang a coulé entre ces murs désormais considérés comme maudits.

Trouver ce tableau et le détruire est une tâche difficile à accomplir, si nous tenons compte du fait qu’elle est gardée dans un coffre-fort quasiment impossible à détruire et à ouvrir… D’autant plus que la famille Shieldrake ne leur facilite en rien le travail. Le jeune Richard est un tortionnaire qui va s’amuser à torturer Tiny, lui racontant des histoires de fantômes et autres dangers qui le guettent. Sa mère folle à lier est hantée par les souvenirs de cette époque tragique, par ailleurs cette femme est d’une jalousie maladive, mettant dans une très mauvaise posture la fausse nurse Peggy, qui est courtisée par le beau-père de Richard, homme obsédé par le mystère du Coupeur de Tête, qui s’enferme dans le coffre-fort impénétrable avec le fameux tableau qui est, parait-il, sur le point de lui livrer son honteux secret. Si cette œuvre est si importante, c’est que le nom du tueur y est mentionné dans un message crypté. Cependant, afin de ne pas rendre aux enquêteurs la tâche trop facile, le peintre, qui est également l’ancien jardinier de la résidence et qui connait l’identité du Coupeur de Tête, a décidé d’utiliser une substance qui noircit irrémédiablement dès qu’elle est exposé à la lumière. Les scientifiques ont découvert qu’elle pouvait néanmoins s’étudier à l’aide de lumière rouge, car celle-ci a un effet moindre sur la toile.

Dans une ambiance malsaine et angoisse, à huit clos dans la résidence où le fog semble ne jamais disparaître, où de simples roses rouges vous donnent la chair de poule, entourés d’antipathiques occupants, les deux saltimbanques vont tenter de mener à bien leur mission si généreusement rémunérée.

Brussolo et son style si particulier, flirtant avec la science-fiction dans des ambiances étouffantes, nous terrorise encore une fois avec son roman. Comme toujours, je ne peux que le conseiller, en grande fan de l’auteur. ❤

Anecdote : Acheté dans une librairie Boulinier, que je vous invite à découvrir pour ceux qui aiment les romans d’occasions. Site ici. Et pour l’image ici.

Bonne lecture ! Signé C.

Liebster Awards 3.0

💙 Le blog Lectureenfantparent, que je remercie, m’a nominée au Liebster Awards 3.0. 💙

Connaissez-vous les origines de ce TAG ? Un jour, un blogueur allemand a cherché une manière originale de faire de la pub pour son blog, ne nous le cachons pas, cette chaîne a été commencé pour l’auto-promotion. Aujourd’hui, cette chaîne perdure et permet aux blogueurs de se découvrir entre eux et de partager autour de leurs passions communes.

liebster-awards-1.jpgLe principe :

  • Remerciez le blogueur qui vous a nommé
  • Répondez aux questions qui vous ont été posées
  • Nommez 5 autres blogueurs
  • Posez 6 nouvelles questions

 

Je renouvelle mes remerciements au blog Lectureenfantparent (qui soit dit en passant est original, vous devriez aller faire un tour) et voici mes réponses aux questions posées :

1. Avec quel auteur aimerais-tu partir en vacances ?

Claire Favan. Parce qu’elle est incroyable, parce que j’adorerais qu’elle me raconte comment elle arrive à créer des histoires aussi prenante et parce qu’un autographe dans un livre qu’on adore c’est cool. Claire, si tu me lis… 🌴☀🍹

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2. Si tu avais le pouvoir de te projeter dans un livre, lequel choisirais-tu ?

C’est compliqué de répondre à cette question ! 😂
Peut-être « Les Nains » de Markus Heitz, parce que j’ai beaucoup d’affection pour les personnages. Ou « Les Chevaliers d’Émeraude » aussi ça pourrait être génial ! Bien entendu visiter Poudlard est une option tentante. Dans un des tomes de la saga « Eve Dallas » de Nora Roberts pour le monde futuriste (uniquement si j’y suis très riche, sinon ça n’a pas l’air dingue). Elle est vraiment dure cette question. 😱😂

3. Quelles sont tes passions / hobbies (en dehors de la lecture) ?

Les jeux vidéos occupent une grande place dans ma vie. J’ai tenté quelques pas dans le milieu en ayant deux chaînes Youtube axées sur les jeux et j’ai également été streameuse pour ma chaîne et pour les WebTV. 🎮

J’ai aussi un goût prononcé pour les films d’horreur. Un hobby assez étrange, je le conçois. 📽🍿

J’ai également une autre passion, l’équitation. J’ai pratiqué ce sport pendant douze ans et même commencé des études dans un CFA agricole pour obtenir le diplôme d’éleveuse. Finalement j’ai arrêté ces études. J’aime les chevaux mais je ne souhaite pas travailler dans ce milieu. Bien entendu, j’ai lu toute la collection « Grand Galop » quand j’étais jeune. Je me souviens avoir fait un compte-rendu de lecture au collège sur le sixième tome de la série (Pour l’amour d’un cheval), c’est marrant comme la mémoire est sélective. 🐴

L’écriture aussi est l’une de mes passions, j’ai publié un roman jeunesse en auto-édition. C’est la première que j’en parle sur le blog. A vrai dire la publication du roman date de 2017, c’était un caprice je dois l’avouer. J’avais et j’ai toujours envie, qu’un jour mes enfants (quand j’en aurais, haha, cette phrase est aussi un running gag à force) puissent lire quelque chose qui vient de moi. Mon père m’a laissé ses tableaux, il disait qu’il était important de laisser une trace, aussi infime soit elle, pour continuer à vivre dans la mémoire des gens. J’ai essayé de le proposer gratuitement sur Amazon mais visiblement je ne peux pas, donc il est disponible à l’emprunt ou sinon il est au prix minimum de 0,99 euros. Si quelqu’un connait les paramètres pour qu’il puisse être gratuit, je suis preneuse ! 😉

Les couleurs de l'horreur couverture ebookVoilà, c’est mon tout petit roman jeunesse. 💁‍♀️
Le lien Amazon pour les curieux c’est ici 👈

4. Aimes-tu avoir un fond musical lorsque tu lis ? Si oui, quel genre de musique ?

Non, pas lorsque je lis. Quand j’écris oui ! Le genre de musique dépend de ce que j’écris. Mais en général des chansons en anglais pour ne pas me mettre à noter les paroles au milieu de mon texte (bien qu’avec le temps ça commence à cafouiller aussi avec l’anglais). 😂

5. Si tu pouvais voyager dans le temps, choisirais-tu d’explorer le passé ou le futur ?

Encore une question compliquée ! En plus ce sujet, c’est un sujet que j’adore, je vais mettre des heures à répondre. 😂

Le passé est incontestablement un choix intéressant : entre l’Égypte des pharaons que j’aurais aimé voir de mes propres yeux, la royauté française, tous les peuples qu’on essaye d’étudier comme les Mayas… Forcément ça donne envie. Sans oublier mes proches défunts que j’ai envie de revoir, au moins quelques minutes.

Cela dit ça peut très vite devenir dangereux parce qu’à notre époque on est quand même pas trop mal traité malgré les injustices, mais aussi parce qu’il y a un risque de modifier les événements dans le futur, vous imaginez si plus rien n’est pareil à notre retour ? 😱

Le futur écarte normalement ce problème, mais il y en a un autre : sur quoi je vais tomber dans le futur ? Si jamais j’arrive dans le monde hyper bizarre de René Barjavel au stade ultime de l’évolution, c’est juste la catastrophe. Si j’arrive dans un endroit avec des technologies que je ne connais pas, je risque aussi pfff… Tout un tas de choses ! Être arrêtée par des robots tueurs, ou des extra-terrestres, ne rien comprendre à la technologie et aux modes de vie.

Puis n’oublions pas deux points importants, la Terre se déplace donc potentiellement j’arrive à côté ce qui ne m’arrange pas outre mesure, et je n’ai pas l’assurance de pouvoir revenir (ou même d’y aller).

J’avais bien dit qu’il ne fallait pas me lancer sur le sujet (j’ai tellement de choses à dire encore, puis des films à conseiller aussi, mais j’arrête ici). 😂

giphy (1).gifPour ceux qui n’aurait pas envie de lire le pavé, voici un écureuil qui fait du ski nautique.

6. Trois mots qui te décrivent le mieux ?

Petite. Parce que c’est en général le premier que les gens que je rencontre utilisent pour me décrire. 🤷‍♀️

Licorne. C’est le surnom que me donne ma maman. (On est d’accord, la question ne porte pas que sur des adjectifs). 🦄

Livres. Forcément, un mot qui m’est associé pour mes passions. 📚


Maintenant à mon tour de nominer des blogs en espérant que vous répondrez ! 😍

Voici mes six questions, amusez-vous bien :

  1. Quel film adapté d’un roman as-tu apprécié (ou le cas échéant détesté) ?
  2. Si tu pouvais être le héros (l’héroïne) d’un roman, qui serais-tu ?
  3. Ta série du moment, c’est quoi ?
  4. Qui sont tes trois auteurs préférés ?
  5. Tu préfères découvrir l’espace ou les abysses ?
  6. As-tu une habitude spéciale quand tu lis ?

J’espère que vous passerez un excellent moment en répondant à ces questions. 😉 Je vous invite à consulter les blogs cités dans cet article, que nous puissions tous partager et échanger autour de notre passion commune dans la joie et la bonne humeur ! 📚💙

Signé C.

Possession – Paul Tremblay

Résumé : Après Rosemary’s Baby et L’Exorciste, le nouveau classique de l’horreur. Malgré une mère alcoolique et un père au chômage, la famille Barrett tente de mener une vie ordinaire dans la tranquille banlieue de Beverly, Massachusetts, jusqu’au jour où leur fille de 14 ans, Marjorie, commence à manifester les symptômes d’une étrange schizophrénie. Alors que des événements de plus en plus angoissants se produisent, les Barrett décident de faire appel à un prêtre, qui ne voit qu’une seule solution : l’exorcisme. À court d’argent, la famille accepte l’offre généreuse d’une chaîne de télévision ; en contrepartie, elle suivra la guérison de Marjorie en direct. L’émission connaît un succès sans précédent. Pourtant, elle est interrompue du jour au lendemain sans explications. Que s’est-il passé dans la maison des Barrett ?

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Note personnelle : ★ ★ ★ ★

Avis : Le choix du narrateur était surprenant : Meredith Barrett enfant de 8 ans (au moment des faits), petite sœur de Marjorie Barrett qui est la personne possédée. L’histoire est donc centrée sur Miss Merry (Meredith) et sa perception des choses. On la croise également lorsqu’elle est adulte, après les faits, quand elle rencontre Rachel Neville, une auteure qui se propose d’écrire sa version de l’histoire. Continuons à parler de Meredith : ce choix de narrateur a réduit mon sentiment de peur et a compensé cette perte par de l’angoisse et peut-être ce que je pourrais interpréter comme de l’instinct maternel. Ce choix de narrateur donne toute son originalité à ce roman classé dans la catégorie « thriller/horreur ».

Le roman est intelligemment découpé en trois parties, une avant l’émission à laquelle ont participé les Barrett, une pendant cette émission, et une troisième après (élémentaire, mon cher Watson 😉). Il y a également des parties qui sont au signal l’ensemble d’un article de blog qui se penche sur cette émission en particulier (l’émission se nomme « Possession », comme le roman). J’ai trouvé l’article de blog très dur dans sa critique, ça manquait cruellement de bienveillance, cela dit c’étaient des propos très perspicaces, qui tentaient de prouver que l’émission était montée de toute pièce et que la personne qui se disait possédée ne l’était pas.

Je tiens à parler d’un passage où Marjorie fredonne une mélodie, qui interpelle Merry, s’en suit une discussion entre les deux soeurs, où l’on découvre une habitude qu’elles ont : faire deviner des mots en écrivant les lettres dans le dos de l’autre. Pendant cette discussion, les amateurs d’horreur reconnaîtrons à travers le titre d’une musique « Gloomy Sunday ». Pour ceux qui ne connaissent pas cette musique, on l’appelle aussi « Suicide song ». Cette musique a été composée par Rezső Seress en 1933 et les paroles ont été écrites par László Jávor (merci Google). Plusieurs légendes existent autour de cette fameuse musique, la première raconte que la chanson a été inspirée par la rupture de Seress avec son amante, l’autre que c’était l’amoureuse suicidaire de Jávor qui l’a inspiré, la dernière que cette chanson est un hommage aux défunts de Seress. Quoi qu’il en soit, Seress s’est suicidé en 1968 (un peu loin pour que ce soit lié, n’est-ce pas ?) et de nombreux (faux ?) témoignages rapportent que ceux qui écoutaient cette musique en arrivaient irrémédiablement au suicide. Oserez-vous l’écouter ? 😱👇

Anecdote : J’ai encore eu la chance sur Twitter de gagner un concours ! Merci encore aux éditions Sonatine. Leur Twitter  : clic ! 🧡

Bonne lecture ! Signé C.