Démences – Graham Masterton


Résumé : 
Les 137 pensionnaires de l’asile, tous de dangereux criminels, avaient brusquement disparu sans laisser de trace. La police ne les avait jamais retrouvés. Comment aurait-on pu imaginer, ne serait-ce qu’une seconde, qu’ils s’étaient réfugiés dans les murs mêmes de l’asile, à l’intérieur des murs ? Il n’y a que les fous pour croire sérieusement à l’efficacité de la magie noire. Et les fous furieux pour s’en servir.

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Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ☆

Avis : Dès les premières pages vous êtes dans l’action ! Directement transporté dans le monde effrayant de Graham. Sous une pluie battante (il pleuvait dehors pendant ma lecture, c’était absolument parfait, la lecture idyllique) Jack au volant de sa voiture, croit voir un enfant qui la traverse, essayant de l’éviter il termine dans le paysage. Plus de peur que de mal ! Perturbé, il cherche l’enfant, ou l’animal qui vient de voir. Ne le trouvant pas, il hésite un moment avant de continuer les recherches, autant énervé qu’inquiet.

Lors de ce périple pluvieux, Jack tombe sur un édifice immense avec des tours de brique jaune ; et des ardoises gris-bleu luisantes ; et des rangées de fenêtres de style gothique. Un extrait du roman pour que vous vous représentiez bien l’endroit. Approchons un peu, voilà à quoi il ressemble de plus près : Son architecture était de style gothique autrichien, avec une tour carrée à chaque extrémité de sa façade longue de soixante-dix mètres, chacune avec une grappe de cinq flèches, et des balustrades ornementales en fer forgé faisant tout le tour des gouttières. Il y avait des visages partout. Des visages gris, en plomb, sur chacun des tuyaux d’écoulement. Des visages jaune d’ocre, sculptés dans la pierre, au-dessus des fenêtres. Des visages en fonte noire, aux coins des balustrades. Probablement plus d’une centaine, à tout prendre. A la différence de la plupart des gargouilles, cependant, aucun de ces visages n’était laid ou grotesque. Ils étaient tous paisibles, vénérables et sereins ; il y avait pourtant un détail étrange : chaque visage avait les yeux fermés, comme s’il était aveugle, ou endormi, ou mort.

Le quarantenaire fait le tour de la propriété, envisageant de l’acheter pour en faire un country-club. Nous avons le droit à une glaçante description de l’endroit, qui semble avoir été abandonné du jour au lendemain. Jack trouve des journaux sur le sol, extrait… Il ramassa un journal dont la manchette annonçait : « Le meurtre de Hall-Mills : Ouverture du procès ». La date était le 21 juin 1926. Probablement « le jour où tout a basculé », sinon, comment expliquer ces tasses à café dont le liquide semble s’être évaporé, la vaisselle encore dans les placards, les fleurs dans le vase ? Il est clair qu’il visite un endroit subitement abandonné il y a 62 ans de ça. Durant sa visite solitaire, il est poursuivit par… Eh bien nous ne savons pas. Quelque chose d’invisible. Il y revient en plus ! Quelques jours plus tard, avec sa secrétaire et son fils. Un détail m’a surprise : ils parlent de Donald Trump dans le roman.

Jack et Karen, sa secrétaire, retourne une fois de plus dans le bâtiment, accompagné de Randy. L’enfant avait vu l’une de ses fameuse personne dans le mur. Jack persuadé qu’il s’agissait d’un squatteur décide qu’il faut y retourner sur le champs. Mauvaise idée. Randy disparait… Ils ne retrouvent que son jouet, à moitié pris dans le mur de la cave. Pire encore, l’homme va être attaqué par deux mains qui sortent du sol ! Ils font ensuite la rencontre d’un ancien employé, qui habite à côté et reviens de temps à autre pour surveiller le bâtiment. Celui-ci leur donne rendez-vous le lendemain pour chercher le garçon. Lui aussi n’en sortira pas vivant. Il est littéralement râpé contre le mur de la cave ! Comme un chou sur une râpe, nous dit l’auteur, je pensais plutôt à du parmesan, mais la finalité c’est qu’il meurt dans d’atroces souffrances. Hormis ce mystère de « personnes dans le mur », il y en a un autre : une petite silhouette blanc grisâtre, encapuchonnée, sans visage… Nous la croisons à de nombreuses reprises. Elle est également à l’origine de l’accident de voiture de Jack, accident qui l’a mené à cet effrayant bâtiment. Cette silhouette l’a conduite à l’intérieur Des Chênes. Où Jack fait la connaissance de Lester, comme son fils… Lester lui explique que Quintus Miller est leur chef incontesté et qu’ils réclament la venue d’un prêtre, un en particulier, le prêtre. Évidemment l’homme part immédiatement à le recherche de cet homme, qu’il retrouve. Celui-ci lui explique que Quintus parlait d’évasion au moyen de la « Magie de Terre ». Une magie de druide, qui relie des lieux sacrés dont Stonehenge et Glastonbury mais également Les Chênes, par des lignes droites appelées lignes-ley. Le bâtiment serait le point central de ses lignes. Il aurait suffit d’user de cette magie pour se retrouver dans un labyrinthe souterrain permettant de sortir sur un autre site. Le Père Bell, le prêtre en question, a tracé un cercle d’eau bénite autour de la maison, y coinçant les internés, seul lui ou trois cardinaux agissant de concert. Évidemment, le prêtre n’a aucune envie de libérer les 137 patients emprisonnés. Sous la torture, il revient sur sa décision et ouvert les lignes-ley. Malheureusement, ça n’est pas terminé ! Les patients ne peuvent pas sortir de terre malgré le sacrifice du Père Bell. Pour définitivement les libérer ils ont besoin d’un sacrifice, le suivant : Un sacrifice de sang. Quoi d’autre ? Huit cents vies, une pour chaque mois de notre emprisonnement. Mais attention, nous parlons bien de 800 vies par personnes, soit 109 600 vies et probablement une de plus pour Randy…

Je vais condenser un peu plus le résumé. Nous avons de nombreux passages où des inconnus sont assassinés par les malades enfin libérés Des Chênes. Des descriptions avec du sang, de la chair à vif, de la souffrance, de la peur… Jack, Karen et un nouvel allié (deux en fait, mais le second meurt assez rapidement) trouvent petit à petit les étapes du rituel à suivre pour définitivement tuer ces fous. Malheureusement Jack est incarcéré pour kidnapping, puisqu’il n’a pas rendu Randy à Maggie pour son droit de visite. Grâce à Karen et son acolyte il arrive à sortir de la cellule en passant par le mur ! Il se rend jusqu’au Chêne, où il sauve Randy et arrive le combat final contre les aliénés… Qu’il gagne heureusement mais pas sans perte, Karen est assassinée par Quitus, lui-même tué par Jack. Les autres meurent dans l’incendie. Fin !

C’est un livre vraiment glauque. Il y a énormément de descriptions à vous donner la nausée, mais l’histoire est cohérente et palpitante. En comme, c’est un bon roman.

Anecdote : Roman lu dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge 2020, aïe aïe aïe… Décidément, le menu Badge PAC 2020automne des enchanteresses a été un gros soucis pour moi, j’ai décidé de reprendre une catégorie du menu automne frissonnant… Je suis Médée, vieux crocodile !

Bonne lecture ! Signé C.

Joyland – Stephen King


Résumé : 
Les clowns vous ont toujours fait peur ? L’atmosphère des fêtes foraines vous angoisse ? Alors, un petit conseil : ne vous aventurez pas sur une grande roue un soir d’orage…

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Note personnelle : ★ ★ ★ ☆ ☆

Avis : Extrêmement surprise à un tiers de cette lecture de m’apercevoir qu’il y avait très peu « d’horreur ». Je me suis dit que King était un diesel… Arrivée au deux tiers, j’ai compris que le résumé était trompeur. Point de clown à l’horizon, pas de frisson de peur. Juste un jeune homme qui apprend à grandir, à soigner ses chagrins d’amour.

Loin d’être le roman horrifique que j’attendais, il n’est pas quand même dénué d’émotions à faire ressentir au lecteur. Nous ne pouvons que nous émouvoir de voir Jonesy, comme ils l’appellent dans le parc, évolué dans son premier travail, se lier d’amitié avec un jeune couple, sauver des petites filles de l’étouffement et mieux encore offrir de la joie à un petit garçon handicapé dont la mère est trop protectrice.

Je ne me suis pas ennuyée en le lisant mais il ne correspondait pas à ce que j’attendais, voire que j’espérais. Je la conseillerais avec plaisir, en prévenant toutefois qu’il ne s’agit pas d’un thriller, ni même d’un policier. Et ce, même si dans les derniers chapitres nous dévoile le nom d’un tueur ! L’auteur ne rentre pas énormément dans les détails dans une enquête et ne nous fait pas trembler d’épouvante. Bref, King m’a vraiment surprise ! Je vous confie que c’était tout de même une lecture agréable.

Anecdote : Roman lu dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge 2020, n’ayant pas trouvé mon bonheur dans le menu Badge PAC 2020automne des enchanteresses, j’ai décidé de reprendre une catégorie du menu automne frissonnant… Je suis Médée, vieux crocodile ! 🎃 Image initiale prise sur Freepik.

Bonne lecture ! Signé C.

La nuit des morts vivants – John Russo


Résumé : 
Vous tenez entre vos mains le polar du futur. Un techno-thriller dopé aux amphétamines, une énigme troublante incendiée de violence, interdite aux cœurs fragiles. Ils arrivent. Des cadavres décomposés s’extirpent de leur tombe et hurlent leur rage dans la nuit. Ils sont en chasse, plus nombreux et plus forts d’heure en heure, poussés par un obsédant besoin de tuer, et de dévorer la chair de leurs proies humaines. Et rien ne pourra les arrêter… D’après le scénario de John Russo et George Romero.

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Note personnelle : ★ ★ ☆ ☆ ☆

Avis : Je ne crois pas avoir déjà regardé le film « La nuit des morts-vivants ». Ce roman est écrit d’après le scénario, je ne sais pas s’il le reprend très exactement ou s’il s’en est inspiré. Je regarderai le film pour voir les potentielles différences entre les deux œuvres.

Dans ce roman de la collection « Gore », nous découvrons Johnny et sa sœur Barbara, qui viennent de faire plus de trois cents kilomètres en voiture pour déposer une couronne de fleurs sur la tombe de leur père. Barbara étant à l’initiative de ce voyage qui a été très désagréable est confrontée à la mauvaise humeur de son frère. Autant vous le dire, ça ne traîne pas ! Les deux jeunes gens sont très rapidement agressés par un mort vivant. Durant les premiers instants et malgré le titre du roman, j’ai pensé que c’était un humain bien vivant. En effet, il attaque Barbara, qui est rapidement secourue par Johnny. Pendant l’affrontement, le monstre frappe l’homme avec une pierre. Ce qui est, avouez-le troublant pour une telle créature !

La jeune femme arrive à s’échapper de justesse et se réfugier dans une cabane, où elle découvre un cadavre presque entièrement dévoré. Au bord de la crise de panique, elle est rejointe par un homme qui semble en savoir un peu plus sur les types qui l’ont agressé (entre temps le premier « cadavre réanimé » est rejoint puis remplacé par un autre). Ben, le nouvel arrivant, vivant, et une Barbara sous le choc, vont passer un long moment à se barricader dans la maison. Nous assistons à des scènes où Ben essaye vainement de tirer quelque chose de la jeune femme, tout en continuant d’assurer comme il le peut leur sécurité. Avant qu’enfin, elle sorte de son état léthargique, pour le pire, puisqu’une bagarre éclate entre eux. À un tiers du livre, Barbara ne sait toujours pas que ce sont des morts vivants qui la traque…

Ben réussit à allumer la radio et nous profitons d’extraits de bulletins d’information qui conseillent aux gens de se barricader. Tout en écoutant les actualités, il fouille la maison et renforce les protections mises en place. Pendant ce temps, Barbara est évanouie. J’ai trouvé ce passage assez long… Rien de bien excitant ou intéressant. L’homme trouve un fusil, il trouve également des chaussures qu’il réserve à Barbarra (celle-ci a retiré ses talons pour courir et est donc pieds nus). Dehors les créatures s’accumulent, de deux initialement, il y en a désormais six. Un nouveau bulletin d’information est diffusé, nous en apprenant plus sur la situation. Partout dans le monde, des créatures similaires attaquent les humains, pour s’en nourrir. Enfin un peu d’action et de nouveauté ! Trois hommes qui étaient cachés dans la cave font leur arrivée. Ben les prend en grippe : ils étaient là, ils ont entendu les bruits, les hurlements de Barbara, mais ils sont restés terrés dans leur cachette. Nous apprenons qu’il y a plusieurs personnes restées dans la cave, dont des blessés.

À la moitié du livre, l’auteur délaisse Ben et Barbara pour se concentrer sur le groupe de la cave. Ou plutôt ce qu’il reste du groupe, puisque seul Harry redescend pour rester avec sa femme et sa fille. Helen, sa femme, semble le détester profondément, il la dégoûte et elle le méprise. Karen, sa fille, est malheureusement sous le coup d’une redoutable fièvre, qui s’aggrave d’heure en heure. Ils décident donc de remonter, à contrecœur pour Harry. Un nouveau et très long bulletin d’information leur explique comment venir à bout de ces créatures déjà mortes, il faut les incinérer ou les décapiter. Plus le temps passe plus les zombis sont nombreux devant la cabane. De deux nous passons à une trentaine.

Je vous avoue que j’ai commencé à lire en diagonal à partir du moment où Barbara était en léthargie, aussi, je n’ai pas tous les détails. Le roman se concentre sur les occupants de la cabane et nous avons des informations sur les créatures via les passages de bulletin d’informations diffusés par la radio. L’explication de l’origine des zombis est donnée par ce même moyen, il s’agit d’un virus ou d’un microbe qui redonne vie aux morts, qui à l’état de morts vivants sont avides de chair humaines. L’histoire reste en huit clos, il y a peu d’action… Excepté quand Karen, la fille d’Harry et Helen meurt dans la cabane et attaque sa mère. Bien entendu après ce passage, nous comprenons que ceux qui meurt reviennent à la vie zombifiés. Ben lui-même meurt, tué par les secours, quelle ironie ! Fin.

Je n’ai pas trouvé ce roman très intéressant. Les zombis ne sont définitivement pas des créatures adaptés aux romans à mes yeux. Autant, je les trouve effrayants dans les films, dont je peux me gaver à l’infini (si ce n’est pas des films coréens, j’ai essayé mais je n’adhère pas), autant une lecture sur ce thème est rapidement ennuyeuse. Peut-être que je suis tout simplement tombée sur des livres qui ne les exploitaient pas correctement.

Le film « La nuit des morts vivants » est à l’origine de la popularisation du « zombi occidental ». Eh oui ! George Andrew Romero a fait connaître la version qui est aujourd’hui la plus répandue en France : le cadavre réanimé par un virus. Version qui s’oppose à celle de la culture vaudou : des morts réanimés par des rites et contrôlés par des sorciers.

Anecdote : Roman lu dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge 2020, pour la seconde fois… Je n’ai rien trouvé pour le menu Badge PAC 2020automne des enchanteresses, j’ai décidé de reprendre une catégorie du menu automne frissonnant…

Bonne lecture ! Signé CccCcccccCcCcCcCCCCCcccerveau… 🧟‍♀️

La princesse noire – Serge Brussolo

Résumé : Capturée puis vendue comme esclave par des pillards vikings, Inga est achetée par une étrange châtelaine surnommée « la Princesse noire ». Quel est le secret de cette femme solitaire qui règne en maître sur un manoir en ruine où elle recueille des enfants infirmes abandonnés par leurs parents ? Inga sent qu’un mystère pèse sur les lieux. Les adolescents dont elle a la garde chuchotent de bien curieuses histoires à propos d’une créature qui hanterait les souterrains. Un assassin qui, tel l’ogre des contes, viendrait à chaque nouvelle lune prélever son tribut de chair fraîche. Qui se cache sous le masque d’un dieu barbare pour commettre ses crimes en toute impunité ? Quelles manigances se trament dans le secret des oubliettes ?

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Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ☆

Avis : Autant vous le dire : avant même le premier chapitre nous avons un avertissement écrit de la main de l’auteur. Avertissement qui concerne l’appellation des dieux vikings mais pas que ! Il nous parle de l’âge des protagonistes, qui nous paraîtront extraordinairement jeunes, mais nous assure qu’à cette époque on était considérés comme adulte à partir de 12 ou 13 ans… Connaissant l’auteur et les passages malsains dans ses livres, j’ai eu peur. C’est un génie de l’angoisse, qui n’a pas peur d’inclure fréquemment pour ne pas dire systématiquement, des scènes érotiques. Je fais abstraction habituellement, cependant, cette fois les protagonistes étant des enfants à mes yeux, j’ai eu envie de refermer le livre et le ranger, ce que je n’ai pourtant pas fait. Ma peur n’était pas fondée, rassurez-vous. Pour du Brussolo c’est relativement soft à ce niveau. Certes, il y a un passage avec quelques caresses sur le torse, entre deux adolescents. Rien de traumatisant non plus.

Nous suivons l’évolution d’Inga, jeune femme capturée puis vendue comme esclave par un groupe de vikings. Achetée par une femme mystérieuse, appelée Princesse Noire, nous la découvrons dans les premières pages aux côtés d’Inga, ensemble elles tentent de sauver un bébé abandonné dans le froid à la merci des loups. L’horreur commence très rapidement. L’enfant a été kidnappé sous leurs yeux, emmené dans un camp de « fabricants de monstres ». En effet, les nouveau-nés infirmes abandonnés par les familles vikings, qui espèrent les voir se faire dévorer par les loups, terminent parfois entre les griffes de ces groupes, qui à l’aide d’étranges machines de torture, comme des corsets de fer, contraignent leurs corps à grandir de travers. Ils les exhibent ensuite devant la foule, comme étant des trolls, gnomes et autres créatures… Le dernier enlevé a quant à lui eu « de la chance », car Inga et la Princesse ont réussi à le récupérer. Il grandira donc au Manoir des Deux Corbeaux, parmi la multitude d’enfants infirmes « sauvés » par la maîtresse des lieux.

Parlons-en du lieu d’ailleurs. Cet imposant manoir, s’avère finalement être un échec architectural. Voulant faire plaisir à sa Princesse, le défunt mari de celle-ci a décidé de céder à son caprice et lui construire le palais qu’elle souhaitait. Malheureusement les vikings n’étaient pas de bons maçons et ce qui devait être un véritable château, n’est finalement qu’un tas de pierres où le vent glacial s’engouffre par les nombreuses fissures. Les habitants sont dans un état encore plus pitoyable que la bâtisse. Des enfants infirmes, habillés de haillons, maigres et malades, jouant dans la fange du matin au soir. Nous apprenons que parmi eux se cache une vraie terreur, qui fait régner la peur, on lui prête une réputation de violeur et d’assassin… Skall de son prénom, s’avèrera finalement être un allié de taille pour Inga qui s’évertue à résoudre les mystères qui entourent cette île et sa Princesse.

En effet, le lecteur se fait trimballer de légendes en mystères, de mystères en mensonges et de mensonges en vérités relatives. Dans un monde de violence, de crasse et de maladie, Inga démêle le vrai du faux. En écoutant les versions de l’histoire, variant d’un personnage à l’autre. Il y a les villageois vikings qui craignent la Princesse Noire, ce prêtre qui la pourchasse en l’accusant de tous les péchés, il y a également la version des enfants du manoir et bien entendu celle de la principale intéressée. Parmi les mystères à élucider, nous avons le choix… Pourquoi la dame sauve-t-elle ces enfants abandonnés, qui est-elle réellement, quelle créature se cache dans les sous-sols du manoir, d’où vient cette bête volante qui attaque les troupeaux de moutons ?! Au fil des pages, Inga et le lecteur découvrent la triste vérité.

Contrairement aux fins généralement sombres auxquelles l’auteur nous a habitué, j’ai trouvé que cette fois, ça se terminait bien pour les protagonistes. Inga n’est pas devenue folle, ou esclave de je ne sais quel dégénéré. Le roman se termine sur son départ en mer avec les enfants qu’elle a pu sauver, quelle surprise ! Vous vous doutez que je vous conseille ce roman, comme je le fais chaque fois quand il s’agit de Serge Brussolo.

Anecdote : Badge PAC 2020Lu pour le Pumpkin Autumn Challenge 2020, menu automne frissonnant, catégorie « Les chimères de la Sylve rouge. » (Gothique, vampire, créatures de la nuit). Je dois avouer que le résumé m’a laissé croire qu’il s’agissait d’une histoire tournant autour d’une créature de la nuit…

Bonne lecture, Signé C.