L’armure de vengeance – Serge Brussolo

Résumé : Par une nuit sans lune Jehan de Montpéril, le chevalier errant, est chargé d’escorter au fond de la forêt six fossoyeurs porteurs d’un cercueil bardé de fer. C’est une armure vide qu’il s’agit d’enterrer. Une armure maléfique, une armure tueuse qui, dit-on, bouge toute seule et répète, passé minuit, les gestes de mort appris sur le champ de bataille. Malgré cela, bien des chevaliers la convoitent, au risque de voir leur famille décimée par le vêtement de métal ensorcelé. Qu’importe ! N’a-t-il pas la réputation de rendre invincible celui qui s’en revêt ? Une malédiction pèse-t-elle vraiment sur l’armure ? Ou bien quelqu’un se sert-il de cette légende pour mener à bien une vengeance mystérieuse ?

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Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ☆

Avis : Un Brussolo de plus dans ma bibliothèque ! Celui-ci est centré sur une enquête. En réalité, le résumé n’est pas représentatif de ce que vous allez trouver dans le roman. En effet, Jehan sera présent, missionné pour transporter et garder une armure qui sera rapidement enterrée… Mais bien vite, dès la première nuit de garde, l’armure va être sortie de terre.

J’ai adoré suivre la naissance de l’armure, naissance très cohérente avec le style de l’auteur… Le forgeron va malheureusement y glisser son fils de deux ans avant de la remettre dans les flames, pour la rendre plus « puissante ». Suite à ça, il tombera malade et s’exilera dans un couvent (ou quelque chose de similaire, ce détail m’échappe). Sa fille héritera de l’armure. Fille qu’il a toujours considéré comme un homme et qui reniera d’ailleurs sa féminité. Elle fera de cette armure son gagne-pain en l’exposant dans des foires et en proposant de la vendre à des chevaliers, qui après l’avoir porté décident tous d’abandonner l’idée de l’acheter.

Dans ce cas, comment Jehan en devient le gardien ? L’un des chevaliers, qui voit mourir ses enfants et sa femme sous les coups de l’armure fantôme, décide qu’elle est effectivement hantée comme le dit la légende. Devant le danger qu’elle représente, il prend des mesures, exige qu’elle soit enterrée au milieu de la forêt et gardée par un chevalier pour éviter qu’elle ne ressort de sa tombe forestière. Jehan est ce gardien… Comme je le disais en début d’article, elle ne va pas y rester bien longtemps… Il va l’exhumer car il entend des bruits dans la tombe. Très bonne idée ! La fille du forgeron a été enfermée dans l’armure selon le souhait du chevalier, qui estimait devoir punir celui qui a apporté l’armure dans son château.

Un autre courageux chevalier, estimant que l’armure n’était absolument pas hanté, vient la chercher en pleine forêt, emmenant avec lui la fille du forgeron, la seule sachant harnacher les chevaliers avec cette armure et dans un élan de bonté, prend Jehan avec lui pour éviter que le premier chevalier ne le tue pour avoir failli à sa tâche. Bimbadaboum, l’armure et les deux jeunes gens finissent à la flotte ! Ils sont repêchés par des intermittents du spectacles puis sont retrouvés par le chevalier qui souhaite acquérir l’armure. C’est enfin là que commence l’enquête !

Oui, l’armure hantée récidive… La femme et les enfants du preux chevalier sont assassinés. Enfin, pas vraiment, car celui-ci à embauchés des acteurs (des vilains comme ils sont nommés dans le livre, et ça vaut pour tous les gens du peuple) pour garder en sécurité sa petite famille. De retournements de situation en retournements de situation, vous découvrez qui se cache derrière ces odieux crimes. Et d’ailleurs, si vous arrivez à le découvrir avant qu’il soit révélé je vous tire mon chapeau ! Pour le coup, j’ai été très surprise parce qu’on ne nous donne pas d’indice ou alors j’ai lu de travers… En somme, Brussolo ne m’a pas déçu, une fois de plus !

Anecdote : Livre d’occasion, trouvé chez Boulinier Bonne Nouvelle. 🥰

Bonne lecture, Signé C.

L’orme aux loups – Thierry Berlanda

Résumé : L’orme aux loups est un lieu-dit de vignes et de forêts, au pied de la colline de Sancerre. Quelques années après le terrible siège de la ville protestante par les troupes du catholique duc de Bourges, une série de meurtres particulièrement sauvages mettent la ville sous pression. Les soupçons se portent d’emblée sur Fondari, un montreur d’ours de passage, mais les rivalités entre les détenteurs de l’autorité politique et morale, laissent entrevoir bientôt d’autres hypothèses.

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Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ☆

Avis : J’ai craqué en voyant ce roman sur sa petite étagère. Nul besoin de lire le résumé. La raison ? J’adore les loups, et les animaux de la forêt en général… Écureuils, hiboux, ours, loups, renards, j’ai un mal fou à leur résister.

Un roman policier de moins de deux cent pages, ça se dévore rapidement (comme un muffin au goûter). Parfait pour la saison, cette histoire se déroule en hiver… Nous y découvrons Fondari, personnage principal qui va connaître quelques déboires avec « la justice de l’époque », car nous serons catapultés en 1584, à Sancerre… Petite anecdote : Sancerre existe, il s’agit d’une commune française située dans le département du Cher (les amateurs de vins devraient connaître). Grosso modo, c’est en plein milieu de la France. Revenons à nos moutons, ou plutôt à nos ours ! (Il va falloir que je cesse de la faire celle-là…).

Fondari est un montreur d’ours. Fondari était précédé par sa propre légende, celle d’un voyageur mystérieux, noir de cape et de chapeau, et de son croque-mitaine. Il arrive donc à Sancerre, avec son ours dans sa cage, un soir d’hiver. Chacun s’écartait des nouveaux venus avec méfiance. Des femmes se détournaient pour échapper à l’odeur de la bête ou à son œil assurément maléfique, d’autres fustigeaient leurs enfants trop curieux d’apercevoir le monstre écrasant sa truffe sur les interstices du haquet, d’autres encore bâclaient un signe de croix en se repliant dans leurs bauges. Une fois au chaud dans l’auberge, le montreur d’ours commande de la nourriture et un lit. Le repos fut bref, une femme entre paniquée dans la salle, hurlant que les loups ont pris son enfant. Les clients se détournent d’elle, convaincus que la petite n’est déjà plus en vie. Seul Fondari accepte d’apporter son aide à la femme. Malheureusement, arrivé à l’extérieur, il s’aperçoit avec effroi que la cage de l’ours est éventrée et désespérément vide.

Fondari est emprisonné sans le moindre jugement, son ours est obligatoirement à l’origine de la disparition de l’enfant. Il sera également accusé d’autres crimes qui vont avoir lieu sur une courte période. Je n’entre pas plus en détail dans l’histoire, mais je peux vous le dire : vous tiendrez entre vos mains une enquête vraiment intéressante. Ce roman, c’est du skip, petit et puissant ! Je n’ai pas été déçue que l’histoire ne tourne pas entièrement autour des loups (parce qu’effectivement, avec ce nom je m’attendais à en croiser à tous les chapitres). Une charmante lecture que je conseille aux amateurs de romans policiers.

Anecdote : Un achat compulsif durant mes courses. 🧼🧀🍗📖🍎🥦🧴

Bonne lecture, Signé C.