Effets d’emprises – Sélène Derose

Résumé : Histoires de toutes sortes, empreintes de mystère, naissent et s’assemblent dans Les Récits Sélénites. De la journaliste avide à l’enfant innocent, du village enclavé dans une sinistre forêt à l’immense cité aux mœurs sournoises, en passant une maison décrépie mangée par le lierre, une brume dont il faut se méfier au crépuscule, de sombres époques et leurs légendes captivantes, inquiétantes, se déploient comme l’obscurité sans lumière dans Effets d’Emprises. N’oubliez pas d’éteindre les lumières superflues pour vous mettre dans l’ambiance. Bonne lecture.

Effets d'emprise

Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ☆

Avis : Des nouvelles toutes plus surprenantes les unes que les autres. Des univers divers et variés. C’est cette diversité que je tiens à mettre en avant. Contrairement à ce que l’on peut penser, sortir de sa zone de confort n’est pas une chose aisée. Les histoires étant différentes, tout le reste doit suivre… Les lieux, les personnages, leurs attitudes, leurs vêtements, leurs façons de s’exprimer. Dans ce recueil, le changement d’ambiance est une réussite. J’ai malgré tout deux petits points qui m’embêtent. Le premier vient du style d’écriture, au début les adjectifs sont très nombreux et noient un peu les actions, je ne saurais pas vous l’expliquer mieux que ça. Je vous l’accorde, ce n’est pas très grave, d’autant plus que cela change au fur et à mesure de la lecture. Le second point c’est qu’on en veut plus encore ! Loin d’être un point faible en effet. Je voulais que l’histoire dure plus longtemps, que de ces nouvelles naissent de vrais romans. Particulièrement pour la seconde nouvelle « Les amants maudits ». Je me procurerais avec plaisir les deux autres œuvres de cette auteure, en attendant, je garderais un souvenir sympathique de cette lecture. 📕❤

Anecdote : J’ai découvert cette auteure grâce à Twitter (comme quoi les réseaux sociaux rapprochent parfois les personnes). L’auto-édition on le sait, c’est compliqué, les auteurs sont noyés dans la masse. C’est avec du talent, de l’investissement personnel et de la persévérance que l’on peut se démarquer. J’ai lu ce recueil avec plaisir et j’estime qu’il mérite d’être partagé.

Bonne lecture ! Signé C.

Artemis Fowl – Eoin Colfer [saga]

Résumé :
Nom : Fowl – Prénom : Artemis – Âge : 12 ans – Signes particuliers : une intelligence hors du commun – Profession : voleur – Recherché pour : enlèvement de fées et demande de rançon – Appel à tous les FARfadets, membres des Forces Armées de Régulation des fées : cet humain est dangereux et doit être neutralisé par tous les moyens possibles.
Un anti-héros pétillant de malice, une galerie de personnages décapants, une histoire au rythme débridé.

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Note personnelle :
 ★ ★ ★   

Avis : J’ai un ressenti assez mitigé sur ce roman. Sûrement trop âgée pour cette lecture (pourtant j’apprécie habituellement les romans jeunesse, je trouve qu’ils ressemblent à de petites gourmandises, comme une tarte à la fraise au goûter, impossible de s’en lasser), je ne suis pas réellement entrée dans l’histoire, voilà pourquoi je ne vais pas faire un énorme résumé de ce livre.

Dans ce roman on découvre un monde où se mêlent magie et technologie, avec deux héros charismatiques : Artemis Folw le protagoniste est un enfant et voleur d’une intelligence redoutable, Holly Short l’antagoniste (bien que ce soit contestable et que l’inverse soit tout aussi vrai) est une elfe, seul agent féminin des FARfadet. Le roman peut donc être intéressant pour les garçons comme pour les filles.

Je ne ferais probablement pas de relecture, cependant, je confierais avec plaisir ce roman à un(e) jeune lecteur(trice), parce qu’Artemis n’use pas de force physique mais de ruse, et qu’Holly fait preuve d’un courage sans faille. Ce sont des messages que j’approuve, autant pour les lectrices que pour les lecteurs. En résumé, c’est un bon roman pour le public visé.

PUMPKIN AUTUMN CHALLENGEAnecdote : Roman lu pour le #PumpkinAutumnChallenge 2018 dans la catégorie « Automne douceur de vivre », sous-catégorie « La feuille d’automne emportée par le vent, en rondes monotones, tombant, tourbillonnant (couverture aux couleurs de l’automne, marron, rouge, jaune, orange) ». 🍂🐿☕

Bonne lecture ! Signé C.

Le cimetière des papillons – Richard Canal

Résumé : Et si Dieu jouait aux dés ? Dans son casino le monde ne serait que hasard… Quelque part dans un espace virtuel, le Domaine, ils sont cinq à jouer. Ils animent des personnages, en créent, les regardent vivre et mourir. Quand on est immortel, il faut bien tuer l’ennui…
Le monde tel qu’ils l’ont tiré au sort n’est que désolation. Des villes à l’image de Brookstadt, qui puisent leur énergie dans des sources et tombent en poussière lorsque celles-ci tarissent. Partout ailleurs des mines fabriquées par les villes pour s’entre-déchirer… Mais dans l’enfer du jeu, un jour, bizarrement tout se dérègle. A Brookstadt, un homme, Anton, un enfant noir blanc et un clown échappent soudain à la furie des mines. Les joueurs sont dépassés… Qu’arrive-t-il quand les créatures pénètrent les secrets des Dieux ?

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Note personnelle : ★ ★ ★ ☆ ☆

Avis : Un roman de science-fiction dystopique*, bien que la présence dieux (bien qu’incompréhensible à mes yeux, puisqu’ils ne sont pas très présents) puissent venir altérer ce genre… Les nuages écarlates ça, je maîtrisais, pas de soucis, mais très vite sont venus s’ajouter les mots inconnus, car bien entendu créés pour ce monde. L’entropie (transformation, fonction exprimant le principe de la dégradation de l’énergie) est au centre du roman. Imaginez un monde où une couverture à une durée de vie d’une nuit, un flingue durera quelques jours, une fleur quelques secondes. La politique et les conditions de vie, tout tourne autour de ce monde qui se dégrade rapidement. Finalement, les dieux sont quasiment inexistants dans l’histoire (on ne comprend que peu leur rôle au début, si je rentre dans les détails je risque de spoiler). Par contre, on ne peut pas retirer la poésie de ce livre, ni paradoxalement la vulgarité, pour au final le qualifier « d’étrange ». J’ai bien aimé le fait que les machines du futur aient des noms d’animaux en référence à leurs « qualités ». Un condor, un faucon, un perroquet, un sanglier, un éléphant.

J’ai retenu quelques petites choses qui risquent de vous glisser entre les doigts, comme la sexualité d’un des personnages, par une simple phrase, une seule dans tout le livre, la suivante « À ce fils qu’il n’aurait jamais parce qu’il n’aimait pas les femmes ». Je me permets de mettre ceci en avant, pour créer le contraste avec un livre de 1973 (la maison des damnés de Richard Matheson), dans lequel l’homosexualité est à la fois fascinante et dégoûtante pour les personnages (je ne peux pas dire que c’est le cas de l’auteur). Là, elle passe comme une brise, on le sait, mais on ne s’en formalise pas parce que la sexualité d’une personne n’est pas plus importante que son caractère. Voilà une façon de penser qui colle à celle de notre époque. 💖

J’ai également d’autres extraits à vous présenter :

« Qu’il vous suffise de savoir que derrière l’univers ludique, il y a l’éternité. Et même si, en fin de compte, celle-ci vous effraie, croyez-moi, c’est bon d’y goûter, rien que pour apprécier la mort à sa juste valeur »

« – Espoir ! Mais on le trouve partout, mon brave. Jusque dans les vers de mirliton que les putes se font tatouer autour du sexe. Ce n’est pas en nous apportant des mots aussi galvaudés que vous sauverez la culture »

« – C’est toi qu’es pas normal de vouloir que tout soit normal. T’as pas remarqué ? C’est fou ce qu’on est normal, nous. »

Anecdote : A la fin du roman « Le songe d’une nuit d’octobre », j’ai regardé quelques titres proposés. Mes yeux ont immédiatement trouvé ce titre poétique. Je n’avais aucune idée de ce dont pouvait parler ce livre. 🦋 Offert par mon amoureux ❤

Bonne lecture ! Signé C.

*Comprendre les genres et sous-genre de l’imaginaire

La science-fiction dystopique répond aux critères suivants :

  • Montre un futur apocalyptique où la société a mal tourné, souvent dans le but d’attirer nôtre attention sur un problème actuel (mais pas toujours).
  • Inclus des technologies essentiellement humaines, même si elle peut également venir d’ailleurs.
  • Inclus une ampleur spatiale et/ou temporelle.

Les chevaliers d’Émeraude – Anne Robillard [saga]

Résumé : L’Empereur Noir, Amecareth, a levé ses armées monstrueuses pour envahir les royaumes d’Enkidiev. Bientôt, le continent subit les attaques féroces de ses dragons et hommes-insectes. Pourquoi mettre à feu et à sang les terres glacées de Shola après des siècles de paix ? Les Chevaliers d’Emeraude sont les seuls à pouvoir percer ce mystère et repousser les forces du Mal. Ils devront pour cela accomplir l’étrange prophétie qui lie Kira, une petite fille de deux ans, au sort du monde.

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Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ★ 

Avis : Un coup de cœur, de la high fantasy, avec beaucoup de personnages attachants (toute une armée à vrai dire), un entraînement épique pour vaincre les forces du mal, voilà comment je définirais cette saga de 12 tomes. 💚🧚‍♀️

L’histoire commence avec l’éducation de la première génération du deuxième ordre des chevaliers d’Émeraude, qui contient sept chevaliers : Wellan, Falcon, Santo, Bergeau, Jasson, Dempsey et Chloé. Pourquoi le second ordre, tout simplement parce qu’ils sont en paix depuis 500 ans grâce au premier ordre… Dont on ne découvrira finalement que deux chevaliers, Hadrian et Onyx. Mais accrochez-vous bien, parce qu’au fil des tomes vous allez vous retrouver au lieu d’une bataille épique mettant en scène près de 245 chevaliers sur six générations (sept si on compte les deux chevaliers du premier ordre)… Bien entendu on ne les voit pas tous, on voit leurs noms passer. Les personnages principaux sont déjà bien assez nombreux ! Entre Wellan, Bridget, Kira, Lassa, les dieux notamment Theandras et Fan, les rois… Il ne s’agit pas simplement d’une série de romans mais d’un monde entier qu’Anne Robillard a créé. Autant de personnages, de lieux, de pouvoirs différents, d’histoire d’amour et d’amitié, le tout supervisé par les dieux et les immortels et les rois, sans perdre de cohérence, nom d’un chien : c’est un exploit.

Raconter l’histoire et donner mon avis sur les douze tomes ne me semble pas nécessaire. J’ai passé un excellent moment et ce sera probablement votre cas aussi, c’est sûrement tout ce qu’il y a à savoir sur mon avis, penchons nous plutôt sur quelques faits en rapport avec la saga et l’auteure.

J’aimerais vous citer une phrase d’Anne Robillard durant une interview du site « actualitté » : Il y a même un enfant un jour qui m’a dit : « Je suis sûr que Enkidiev existe et que vous avez tout reçu par télépathie… ». Je ne peux même pas lui dire que ce n’est pas vrai. J’avoue que cette phrase me plait parce que comme je le disais plus haut, c’est un monde entier qui a été créé par cette romancière.

Un fait « drôle » (faut avoir l’humour facile, je vous l’accorde) maintenant, saviez-vous chaque couverture représente un personnage de la série ? Voici la liste pour les éditions françaises (Michel Lafon). Tome 1 : Wellan – Tome 2 : Asbeth – Tome 3 : Nomar -Tome 4 : Kira – Tome 5 : Santo -Tome 6 : Onyx – Tome 7 : Bridgess – Tome 8 : Akuretari et Atlance – Tome 9 : Danalieth – Tome 10 : Liam, Lassa et Jenifael – Tome 11 : Hadrian – Tome 12 : Amecareth.

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Dernier fait, vous pouvez devenir un chevalier d’Émeraude vous aussi (pour de l’animation lors des rencontres avec les lecteurs des romans et séances de dédicaces) en envoyant une lettre de motivation ainsi que votre curriculum vitae avec photo à : info@anne-robillard.com. 🧚‍♀️🧝‍♂️

Pour terminer cette chronique, vous trouverez ci-dessous mes arguments pour expliquer pourquoi la saga est de la high fantasy alors que j’ai lu (probablement sur Wikipédia ou en consultant les résultats de ma googlelisation) que la saga est considérée comme de l’héroic fantasy.

La différence entre héroic fantasy et high fantasy
  • D’après mon point de vue l’héroic fantasy doit répondre à plusieurs critères :
    – Le protagoniste (le héros) est seul
  • – Il agit dans son intérêt et pour répondre à ses désirs non pas pour sauver le monde
  • – Il a un comportement essentiellement négatif sans pour autant être le méchant
  • – Il a des capacités hors du commun.
  • Vous voyez que cette description ne colle pas aux Chevaliers d’Émeraude…
  • Parlons donc de la high fantasy. Les critères auxquels la high fantasy doit répondre sont les suivants :
  • – Le protagoniste n’est pas unique (c’est une communauté, un groupe, etc)
  • – Il doit y avoir une notion d’élu et/ou de prophétie
  • – Le sort du monde est en jeu
  • – La magie et les notions de « fantastiques » sont très élevées
  • – Il y a une nette distinction entre le bien et le mal
  • – L’emphase mise sur des valeurs positives.
  • La saga répond clairement à ces critères voilà pourquoi je pense que c’est effectivement de la high fantasy et non pas de l’héroic fantasy. Je vous invite à lire « le guide des genres et sous-genres de l’imaginaire » d’Apophis que vous trouverez gratuitement sur Amazon au format Kindle, afin d’apprendre à différencier les genres.

 


Anecdote
: Le premier tome m’a été prêté par un petit garçon que je gardais, je n’ai pas pu le finir avant la fin de mon contrat (soit, la fin de l’année scolaire), j’ai acheté le tome pour pouvoir continuer la lecture qui m’avait beaucoup plu.

Bonne lecture ! Signé C.