Doubt – Tonogai Yoshiki

Résumé : Rabbit Doubt, un jeu sur téléphone portable qui fait fureur au Japon. Dans ce jeu le but est de débusquer le loup alors que vous faites partie des lapins. Et le loup utilise tous les subterfuges possibles pour créer la confusion et éliminer un par un tous les lapins. Mais pour ces cinq fans du jeu, il ne va pas tarder à virer au cauchemar. Yû, Mitsuki, Rei, Hajime, Eiji, et Haruka se réveillent enfermés dans une pièce et à leurs côtés le corps d’un camarade mort. Chaque adolescent a sur sa peau un code-barres tatoué qui leur permet à chacun d’ouvrir une porte, ce qui semble être leur seul espoir. Un loup se cache parmi eux. Et il faudra le démasquer avant d’êtres dévorés. Le trouverez-vous ?

4-42099_dripping-blood-clipart-dripping-blood-border-transparent-hd

Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ★

Avis : Un jour, un loup s’introduisit dans une colonie de lapins. Dès que les autres étaient endormis, le loup apparaissait sous sa vraie forme. Jour après jour, un par un, le loup tua et mangea les lapins. Les lapins, ne sachant pas qui était le loup, organisèrent un rendez-vous entre eux. Puis… Après concertation, ils désignèrent celui d’entre eux le plus susceptible d’être le loup déguisé, et le tuèrent. S’ils choisissent correctement, les lapins gagnent. S’ils se trompent tous les lapins seront rués et mangés par le loup. Ceci est l’histoire d’un drôle de jeu. 🐰🐰🐺🐰🐰

Les premières pages expliquent le concept du jeu sadique auquel vont devoir jouer nos héros. Un jeu qui ressemble au célèbre « Loups-garous de Thiercelieux ». Des adolescents jouant à ce jeu sur téléphone se retrouvent pour faire un karaoké (sachez que c’est une activité plus répandue au Japon qu’en France). Durant cette rencontre ils sont kidnappés et se réveillent dans un endroit qui leur ait inconnu. La suite du manga et évidemment, du jeu, se déroule en huis clos. Un concept classique dont je ne me lasse pas !

Pour ceux qui auraient déjà lu « Judge » du même mangaka, autant les dessins que le principe se ressemblent. J’ai préféré Judge, je ne saurais pas dire pourquoi. Peut-être pour la diversité des masques ou l’intrigue plus complète. D’autant plus que je n’ai pas tellement été surprise par cette fin, qui ressemble également à celle de Judge (enfin, un peu… On sent qu’un seul cerveau à trouvé les deux histoires).

Bref, je n’ai finalement pas grand chose à en dire. Je conseille juste de lire celui-ci en premier, Judge étant meilleur à mes yeux. Dans tous les cas, il s’agit d’un excellent travaille, nous pouvons malgré tout saluer les efforts que déploie le mangaka pour nous divertir.

Anecdote : Lu en scan sur Internet. 🤫

Bonne lecture, Signé C.

Conan Lord – Serge Brussolo [saga]

Résumé : Londres, 1945. Les exploits de Conan Lord défraient la chronique. Qui est donc ce cambrioleur insaisissable qui signe ses forfaits en rayant les miroirs, comme si son image lui était insupportable ? Un nazi clandestin, un anarchiste ? Un soldat défiguré par la guerre et décidé à se venger ? Cependant, au square, le jeune Richard Shieldrake a lié connaissance avec un autre garçonnet, Tiny, lui aussi accompagné de sa nurse. Étrange enfant, celui-là, qui, une fois sorti du jardin, allume une cigarette et boit un coup. Quelque temps plus tôt, le cirque Paddington a brûlé dans les bombardements. On y exécutait pour appâter le public les numéros les plus dangereux…

Comtesse

Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ★

Avis : L’histoire se déroule dans un Londres d’après-guerre, en 1945 (soit quatre ans après la fin du « Blitz », un bombardement stratégique qui a eu lieu durant la Seconde Guerre mondiale), où nous allons suivre les aventures de Conan Lord, bien différent de notre cher Arsène Lupin, le gentleman cambrioleur. C’est un enfant, en apparence, issu du cirque Paddington (qui a malheureusement été détruit durant les bombardements) qui se fait accompagner de sa nurse, Peggy, durant ses cambriolages. Nous découvrons bien vite que Tiny, alias Conan Lord, est en réalité un adulte, souffrant de la thyroïde, qui lui fait conserver cette apparence d’enfant. Par conséquent, sa nurse, n’en est évidemment pas une. Peggy est l’ancienne dompteuse du cirque. Le duo est accompagné d’un troisième compagnon, Seth, l’ancien homme-obus. Nous ne verrons pas énormément ce dernier car à la suite d’un accident lors d’une représentation, il souffre désormais de crises qui le plonge dans une espèce de léthargie, le rendant inefficace.

La mission de notre duo improbable est de trouver et détruire un tableau, qui se trouve dans la résidence Shelton, tristement connue pour avoir vu naître le Coupeur de Tête. Celui-ci a décapité pas moins de cinq domestiques et une invitée. Par ailleurs, deux hommes enquêtant sur le tueur, s’accusant mutuellement d’être le coupable, se sont entre-tués dans la roseraie… Beaucoup de sang a coulé entre ces murs désormais considérés comme maudits.

Trouver ce tableau et le détruire est une tâche difficile à accomplir, si nous tenons compte du fait qu’elle est gardée dans un coffre-fort quasiment impossible à détruire et à ouvrir… D’autant plus que la famille Shieldrake ne leur facilite en rien le travail. Le jeune Richard est un tortionnaire qui va s’amuser à torturer Tiny, lui racontant des histoires de fantômes et autres dangers qui le guettent. Sa mère folle à lier est hantée par les souvenirs de cette époque tragique, par ailleurs cette femme est d’une jalousie maladive, mettant dans une très mauvaise posture la fausse nurse Peggy, qui est courtisée par le beau-père de Richard, homme obsédé par le mystère du Coupeur de Tête, qui s’enferme dans le coffre-fort impénétrable avec le fameux tableau qui est, parait-il, sur le point de lui livrer son honteux secret. Si cette œuvre est si importante, c’est que le nom du tueur y est mentionné dans un message crypté. Cependant, afin de ne pas rendre aux enquêteurs la tâche trop facile, le peintre, qui est également l’ancien jardinier de la résidence et qui connait l’identité du Coupeur de Tête, a décidé d’utiliser une substance qui noircit irrémédiablement dès qu’elle est exposé à la lumière. Les scientifiques ont découvert qu’elle pouvait néanmoins s’étudier à l’aide de lumière rouge, car celle-ci a un effet moindre sur la toile.

Dans une ambiance malsaine et angoisse, à huit clos dans la résidence où le fog semble ne jamais disparaître, où de simples roses rouges vous donnent la chair de poule, entourés d’antipathiques occupants, les deux saltimbanques vont tenter de mener à bien leur mission si généreusement rémunérée.

Brussolo et son style si particulier, flirtant avec la science-fiction dans des ambiances étouffantes, nous terrorise encore une fois avec son roman. Comme toujours, je ne peux que le conseiller, en grande fan de l’auteur. ❤

Anecdote : Acheté dans une librairie Boulinier, que je vous invite à découvrir pour ceux qui aiment les romans d’occasions. Site ici. Et pour l’image ici.

Bonne lecture ! Signé C.