Creuse la mort – Paul Clément

Résumé : « Que feriez-vous si chaque nuit une fosse était creusée dans votre jardin ? Vous la rebouchez ; une nouvelle vous y attend le lendemain. Vous interrogez les autorités ; nul ne vous répond. C’est la situation à laquelle Frédéric est confronté lorsqu’il découvre un beau matin une mystérieuse fosse en plein milieu de sa pelouse. Décidé à en découvrir l’origine, il est loin de se douter de l’ampleur que les événements vont bientôt prendre. Et s’il creusait sa propre tombe ? »

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Note personnelle : ★ ★

Avis : Je pense que c’est la première fois que je mets une note aussi basse et sincèrement ça me coûte… Je déteste ne pas avoir aimé mon  moment lecture ! Malheureusement je ne l’ai pas apprécié. J’adore les films post-apocalyptiques, cependant, pour les romans je n’affectionne pas le style.

L’histoire commence par des trous creusés dans le jardin de Frédéric, il s’affole, il devient presque fou d’inquiétude au point d’en avoir des vomissements et autres réjouissances. Cette partie de l’histoire dure jusqu’à la moitié du roman environ. Puis le côté paranormal arrive, on nous berce doucement dans l’idée que le personnage est peut-être fou, sans vraiment nous laisser y croire.

Et finalement tous s’enchaîne très rapidement jusqu’à la fin du roman. Je pense que le fait qu’il soit écrit à la première personne n’aide pas à rentrer dans l’histoire. C’était une expérience cette lecture mais je n’ai accroché. 🤫

Anecdote : Roman lu dans le cadre du #BabyChallengeThriller de Livraddict 2018 – Et ma première vraie déception.

Bonne lecture ! Signé C.

Ewa – Matthieu Biasotto

Résumé : Elle s’appelle Ewa. Elle est particulière. Elle ne doit jamais se regarder dans un miroir. Jamais. Son don étrange est une malédiction qu’elle ne maîtrise pas. Son passé est difficile à porter. Il lui est impossible de partager son secret. Elle ne peut faire confiance à personne. Enfermée « pour son bien » à Miedzeska, dans une pension pour filles au cœur de la Pologne, Ewa survit entre humiliations et sévices. Elle serre les dents en rêvant d’évasion, mais personne ne s’échappe de cet internat.

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Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ☆

Avis : Je n’aime pas quand la première chose qui me vient à l’esprit en pensant à un livre est « oui mais non ». J’ai bien aimé l’histoire, je déplore juste qu’on ne se penche pas assez sur la malédiction d’Ewa, j’espère que cet aspect sera plus présent dans le second roman, presque la « suite » même si ça ne semble pas en être vraiment une. Si j’explique trop je risque de spoiler. Un gros point négatif, je n’ai absolument pas apprécié le personnage principal. Je n’aime pas sa façon d’être. Trop impulsive, trop irréfléchie, trop sur la défensive, presque agressive, et paradoxalement naïve. C’est rare de voir des personnages comme Ewa. J’ai vécu sa souffrance à travers le récit, ce qui m’a forcé à avoir de l’empathie sans pour autant avoir d’attachement. J’attribue son comportement à son jeune âge. C’est peut-être pour ça que j’ai du mal à me projeter et aimer Ewa. Je vais vous montrer ce qui m’a fait aimer le roman en parti : les découvertes culinaires.

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« Cette pâtée rouge et insipide rejoint mon palais en me collant aux dents. Quelle horreur, c’est un Bortsch, enfin je crois. Étrangement épais et parfaitement répugnant. Cette soupe immonde venue de Russie est censée avoir la consistance d’un potage, pourtant j’ai l’impression d’avoir du mortier sur la langue. » Il contient habituellement de la betterave, qui lui donne une forte couleur rouge. (Source Wikipédia)

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« Vin blanc, Łosoś recouvert d’une sauce à l’aneth, aspic de légumes dans un bocal à terrine et une belle part de Sernik aux raisins secs.Avec gourmandise, je contemple tour à tour le saumon à peine entamé et le gâteau au fromage, servis dans des assiettes superbes et immaculées, entourées de couverts en argent. » – Losos c’est du saumon. Sernik c’est un gâteau au fromage blanc polonais. (Source Wikipédia)

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« Pour ma part, les Pączki me font envie, je raffole des beignets. Visiblement, je ne suis pas la seule, ils remportent un vif succès. Les bols de la plupart des filles se garnissent de céréales arrosées de lait entier. » – Les pączki (Pączek au singulier) sont des beignets à base de levure de boulanger frits et ronds traditionnels, ils sont recouverts d’un épais glaçage au sucre, fourrés à la confiture. (Source Wikipédia)

zrazy-wolowe-z-kluskami-67056« J’ai terminé depuis quelques minutes les plats apportés par la surveillante. Des zrazy wolowe – une roulade de bœuf –, avec des raviolis aux légumes et une part de gâteau au pavot. » – Les zrazy classiques ont une forme roulée et sont constitués de fines tranches de bœuf aromatisées au sel et au poivre et farcies de légumes, de champignons, d’œufs et de pommes de terre. (Source Wikipédia)

Voilà pour le cours culinaire ! J’avoue que les beignets me font bien envie. Le reste pourquoi pas, il faut goûter. 😉

Anecdote : Roman lu dans le cadre du #BabyChallengeThriller 2018 de Livraddict, je pense que je vais lire la « suite », qui se nomme « Persécutée ». Je ne peux pas en dire plus sans spoiler. 🤫

Bonne lecture ! Signé C.

 

La maison des damnés – Richard Matheson

Résumé : Passer une semaine dans une maison réputée hantée depuis trente ans : telle est la mission confiée au Dr. Barrett et à une équipe de spirites par un milliardaire mourant, qui veut savoir si son âme lui survivra. Mission que le parapsychologue s’empresse d’accepter, espérant bien ainsi triompher des  » maléfices  » et vérifier ses théories scientifiques sur l’existence d’une vie après la mort. Arrivés sur place, les investigateurs se rendent vite compte que le lieu est à la hauteur de sa réputation : résonnant des crimes et des orgies qu’elle a accueillis par le passé, la maison Belasco semble les attendre. Prête à posséder les audacieux qui oseront pénétrer en son sein…

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Note personnelle : ★ ★ ★ ☆ ☆

Avis : Là où on s’attend à quatre personnages principaux (le scientifique, sa femme, la médium et le médium « à la retraite »), on en trouve finalement cinq : la maison en elle-même tient une place importante dans l’histoire. C’est assez impressionnant de voir à quel point une « simple » ambiance peut nous faire humaniser un manoir. Le danger dans ce roman vient d’absolument partout, sans que l’on sache s’il s’agit de fantômes, de démons, ou d’une psychose généralisée (quoi que le scientifique, Docteur Barrett, ne semble pas s’inquiéter du tout alors que tout part à vau-l’eau autour de lui).

Notons bien que ce roman a été édité en 1971, soit 47 ans avant qu’il ne tombe entre mes mains (certes j’ai une édition datant de 2001 mais cela ne change rien au texte). Partant de se principe, il est important de ne pas s’offusquer durant la lecture, qui peut pour ma génération paraître très « limite-limite » (pour ne pas dire machiste et homophobe).

Continuons en gardant cela à l’esprit (en vrai, c’est compliqué, mes réactions sont celles de ma génération alors…) : sur les quatre personnages principaux, trois sont parfaitement insupportables. La femme du scientifique, parfaite potiche, effrayée pour un rien (elle s’incruste dans le manoir alors qu’elle n’était pas censée y aller, une vraie plaie), et dont la vie sexuelle semble ennuyeuse à mourir. La médium, parlons-en de la médium, un vrai cliché ! Vous voyez de quoi je parle ? Une personne trop sensible qui se retrouve à communiquer avec une tonne d’esprits maléfiques alors qu’au final il ne doit pas y avoir grand chose autour d’elle. Pour finir, troisième personnage énervant, le scientifique, Docteur Barrett. Alors lui… Il ne vit que pour sa machine, il n’a peur de rien et ne croit en rien, même quand il se retrouve à lutter pour survivre au milieu des phénomènes paranormaux, Monsieur a raison un point c’est tout, les arguments des autres il les rejette sans même prendre le temps de les écouter.

Passons maintenant à l’histoire : une lutte entre la science et le spiritisme. Si les personnages avaient su s’écouter et proposer leurs arguments dans le calme, cela aurait pu être plus intéressant, mais moins effrayant. C’est donc dans une mauvaise ambiance générale que la maison décide de s’énerver et nous révéler petit à petit son passé ainsi que les vices cachés de nos chers personnages. Je pensais que la « peur » viendrait des apparitions et des phénomènes paranormaux, cependant, le thème est essentiellement axé sur le sexe. En somme, j’ai apprécié cette lecture, mais je déplore toute cette vulgarité dans les scènes sexualisées qui sont bien trop nombreuses.

PUMPKIN AUTUMN CHALLENGE

Anecdote : Roman lu dans le cadre du #PumpkinAutumnChallenge 2018. Ce roman a été adapté en film, en 1973, que vous pouvez voir en streaming sur le site zone-film (je conseille quand même d’avoir Adblock et Adblock plus).

Bonne lecture ! Signé C.

Resident Evil – S. D. Perry [saga]

Résumé : Raccoon City. Déjà quatre cadavres en un mois, tous victimes de ceux qu’on a surnommés les « tueurs cannibales », parce que les corps ont chaque fois été en partie dévorés. Le dernier espoir de la ville pour endiguer cette violence sans précédent n’est autre que la fameuse escouade des S.T.A.R.S. Cette petite unité d’élite est censée pouvoir parer à toute éventualité… mais face à l’horreur qui les attend dans un manoir à l’abandon, il est bien possible qu’elle se trouve cette fois totalement dépassée.

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Note personnelle : ★ ★ ☆ ☆ ☆

Avis : J’ai décidé de prendre la version ebook malgré ma réticence à ce format, parce que le tome 1 est vendu au prix de 31,00 euros (au moment où je le cherchais en tout cas) : pour une adaptation d’un jeu en livre, format poche, sans illustration, c’est clairement trop cher. Ayant joué au jeu (non pas vraiment en fait, pour être exacte je dirais plutôt « ayant regardé des tas de Let’s Play et de personnes y jouer » en version originale et remake), je connais l’histoire presque par cœur, jusqu’aux énigmes. Le roman reprend tout le premier jeu dans les moindres détails, même jusqu’à la machine à écrire qui sert de sauvegarde et les pièces « safe ». C’est une excellente histoire, Resident Evil n’est pas populaire pour rien. Cependant, il vaut mieux ne jamais avoir joué ou vu le jeu pour apprécier ce roman.

Je ne vais pas avoir autre chose de plus à ajouter malheureusement, puisque c’est carrément le script du jeu. Une déception à mes yeux de fan. Cela dit, je conseille totalement les films et les jeux. J’ai vu qu’il existait d’autres tomes et d’autres séries en roman, mais j’ai peur de tomber sur les scripts des autres jeux. Je préfère personnellement ne plus tenter l’expérience. Si jamais vous avez lu la suite ou les autres ouvrages et que vous souhaitez tenter de me convaincre, j’accepte de lire vos arguments avec grand plaisir.

PUMPKIN AUTUMN CHALLENGEAnecdote : J’ai lu le roman dans le cadre du #PumpkinAutumnChallenge 2018. J’ai été terrorisée, enfant, en voyant les images du premier jeu, notamment le visage d’un des zombies. J’ai retrouvé cette image en cherchant sur notre ami Google, elle est juste ici. J’avoue que je n’ai joué qu’à « Resident Evil : The Darkside Chronicles » sur Wii, parce qu’heureusement nous n’avions pas le contrôle du personnage. 😝

Bonne lecture ! Signé C.