Viscères – Mo Hayder

Résumé : Il y a quinze ans, deux amoureux ont été retrouvés sauvagement éviscérés dans le bois attenant à la maison de campagne des Anchor-Ferrers. Le principal suspect, qui a avoué les crimes, est depuis sous les verrous. Mais aujourd’hui, alors que Oliver, Matilda et leur fille, Lucia, n’ont pas oublié cette découverte macabre, l’histoire se répète, plongeant la famille dans la terreur.

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Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ☆

Avis : Birdman (2000), Tokyo (2005), ou Pig Island (2007), Mo Hayder sait ce qui va captiver le lecteur et le garder en haleine. Ce thriller qui alterne entre le huit clos et l’enquête menée par l’inspecteur Jack Caffery huis clos n’échappe pas à la règle.

Un « home-jacking » qui se déroule sur plusieurs jours.

La famille Anchor-Ferrers vient d’arriver dans sa résidence secondaire. Composée des parents et de Lucia, jeune femme dépressive, elle va très vite découvrir des viscères accrochées dans un arbre de leur jardin, découverte qui va semer les graines de l’angoisse.

Deux flics débarquent dans la maison. D’abord rassurés par leur présence, la famille se rend rapidement compte que ces deux hommes ne sont pas qui ils prétendent être, mais il est déjà trop tard.

Nous suivons donc le calvaire de cette famille séquestrée, soumise à de nombreux sévices psychologiques. Chacun dans une salle, ne sachant comment vont les autres… Le père écrit le plus d’informations possibles sous un tapis, espérant qu’un enquêteur trouvera ses indices pour arrêter les deux criminels, et la mère jette le chien de la famille dans un conduit, quitte à le blesser, pour qu’il ramène de l’aide. L’animal sera d’ailleurs récupéré par Jack Caffery, qu’on suit tout au long de son enquête. Le lecteur est sous pression, il espère que Caffery trouvera la famille en vie.

Dans cette ambiance oppressante, l’intrigue se dévoile petit à petit. Quelques indices nous mettent sur la voie du dénouement, néanmoins il fallait être assez observateur pour comprendre ce qu’il se passait réellement dans cette maison… En effet, l’auteur réussit à créer la surprise dans les derniers chapitres.

Vous serez enchaînés au roman, comme la famille Anchor-Ferrers aux radiateurs !

Anecdote : Roman emprunté dans une boîte à livres, avant la crise sanitaire. Comme quoi, on y trouve parfois des perles.

Bonne lecture ! Signé C.

Sélection de films d’horreur pour un Noël frissonnant

Ho ho ho ! Qui a envie de frissonner à Noël ? Rassurez-vous il n’est point question d’avoir froid ! J’ai regardé et sélectionné pour vous quelques films sur Netflix… Ils vont assassiner la magie de Noël. 🔪🎅🩸

PÈRE NOËL ORIGINES

Pere noel originesDans le Grand Nord finlandais, une équipe de chercheurs vient de découvrir ce qui pourrait bien être la tombe du Père Noël et s’apprête à dévoiler au monde la face cachée de ce personnage de légende.
Découvrez la bande-annonce VOSTFR !

ELVES

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Une jeune femme découvre qu’elle est au centre d’une expérience nazie maléfique impliquant l’élevage sélectif et les elfes convoqués, dans le but de créer une race de surhommes. Elle et deux de ses amis sont coincés dans un grand magasin avec un elfe, et seul Dan Haggerty, en tant que renégat du père Noël, peut le sauver.
Visionnez le trailer VO.

BLACK CHRISTMAS

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La veille de Noël, un maniaque évadé retourne dans sa maison d’enfance, qui est maintenant une maison de sororité, et commence à assassiner les sœurs de la sororité une par une.
Regardez la bande-annonce VF !

Je vous en garde quelques-uns pour l’année prochaine… Passez de très sanglantes fêtes de fin d’année !

Bonne séance cinéma ! Signé C. 🤶

La dernière chasse – Jean-Christophe Grangé

Résumé : Le corps de Jürgen von Geyersberg, riche héritier de Souabe, est retrouvé décapité et castré. Saisis de l’affaire, le commandant Pierre Niémans et son associée Ivana Bogdanovic, électron libre de la PJ, sont envoyés en Forêt Noire. Là, ils multiplient les rencontres étranges – prêtresse des eaux thermales, éleveurs de chiens, guérisseur – pour remonter jusqu’aux Chasseurs Noirs, bataillon de criminels enrôlés par Himmler pour traquer les Juifs, qui semblent avoir jaillis de leurs tombes…

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Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ☆

Avis : Je suis amoureuse de la plume de Grangé. Sa manière d’écrire est fascinante, les textes se lisent avec une fluidité vraiment très agréable. L’histoire est plus que correcte, je l’ai trouvé bien mieux que « Le concile de pierre », moins bien que « Le vol des cigognes ».

Nous retrouvons un personnage connu, puisqu’il est le protagoniste du célèbre roman « Les rivières pourpres »… Vous l’aurez compris, vous serez en présence de Niémans, qui reprend du service sur le terrain le vrai accompagné d’une de ses élèves, Ivana. Grangé ne perd pas de temps, l’enquête débute au bout de quelques pages !

Nous découvrons que notre cher Niémans (à moins que nous le sachions déjà et que ma mémoire me fasse défaut) à la phobie des chiens, ce qui ne va pas être très pratique durant l’enquête, puisque les mammifères de la famille des canidés seront largement présents dans ce roman… L’enquête est donc menée par deux personnages plus que surprenants. Tous les deux détruits psychiquement. Niémans va faire preuve de témérité tout au long de l’enquête quitte à se mettre sa hiérarchie à dos. Ivana m’a semblé légèrement plus tempérée.

En somme, vous passerez un très bon moment, c’est garantie ! Ou pas remboursé. Je vais arrêter mon article ici. Nous allons nous contenter d’un tout petit avis, parce qu’excepté qu’il est vraiment bien écrit, je n’ai pas grand chose à en dire, sauf pour vous dévoiler toute l’intrigue… Ce qui serait dommage pour ceux qui ne l’ont pas lu et inutile pour les chanceux qui l’ont dévoré. Je tenais quand même à mettre un petit mot sur ce roman, parce que comme dit en début d’article, je suis amoureuse de la plume de Grangé. 🤭😍

Anecdote : Trouvé au rayon « culture » d’une grande surface. Et sachez-le, je déteste acheter mes livres dans les grandes surfaces… C’est bien parce que c’était un Grangé ! 🤭

Bonne lecture, Signé C.

Démences – Graham Masterton


Résumé : 
Les 137 pensionnaires de l’asile, tous de dangereux criminels, avaient brusquement disparu sans laisser de trace. La police ne les avait jamais retrouvés. Comment aurait-on pu imaginer, ne serait-ce qu’une seconde, qu’ils s’étaient réfugiés dans les murs mêmes de l’asile, à l’intérieur des murs ? Il n’y a que les fous pour croire sérieusement à l’efficacité de la magie noire. Et les fous furieux pour s’en servir.

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Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ☆

Avis : Dès les premières pages vous êtes dans l’action ! Directement transporté dans le monde effrayant de Graham. Sous une pluie battante (il pleuvait dehors pendant ma lecture, c’était absolument parfait, la lecture idyllique) Jack au volant de sa voiture, croit voir un enfant qui la traverse, essayant de l’éviter il termine dans le paysage. Plus de peur que de mal ! Perturbé, il cherche l’enfant, ou l’animal qui vient de voir. Ne le trouvant pas, il hésite un moment avant de continuer les recherches, autant énervé qu’inquiet.

Lors de ce périple pluvieux, Jack tombe sur un édifice immense avec des tours de brique jaune ; et des ardoises gris-bleu luisantes ; et des rangées de fenêtres de style gothique. Un extrait du roman pour que vous vous représentiez bien l’endroit. Approchons un peu, voilà à quoi il ressemble de plus près : Son architecture était de style gothique autrichien, avec une tour carrée à chaque extrémité de sa façade longue de soixante-dix mètres, chacune avec une grappe de cinq flèches, et des balustrades ornementales en fer forgé faisant tout le tour des gouttières. Il y avait des visages partout. Des visages gris, en plomb, sur chacun des tuyaux d’écoulement. Des visages jaune d’ocre, sculptés dans la pierre, au-dessus des fenêtres. Des visages en fonte noire, aux coins des balustrades. Probablement plus d’une centaine, à tout prendre. A la différence de la plupart des gargouilles, cependant, aucun de ces visages n’était laid ou grotesque. Ils étaient tous paisibles, vénérables et sereins ; il y avait pourtant un détail étrange : chaque visage avait les yeux fermés, comme s’il était aveugle, ou endormi, ou mort.

Le quarantenaire fait le tour de la propriété, envisageant de l’acheter pour en faire un country-club. Nous avons le droit à une glaçante description de l’endroit, qui semble avoir été abandonné du jour au lendemain. Jack trouve des journaux sur le sol, extrait… Il ramassa un journal dont la manchette annonçait : « Le meurtre de Hall-Mills : Ouverture du procès ». La date était le 21 juin 1926. Probablement « le jour où tout a basculé », sinon, comment expliquer ces tasses à café dont le liquide semble s’être évaporé, la vaisselle encore dans les placards, les fleurs dans le vase ? Il est clair qu’il visite un endroit subitement abandonné il y a 62 ans de ça. Durant sa visite solitaire, il est poursuivit par… Eh bien nous ne savons pas. Quelque chose d’invisible. Il y revient en plus ! Quelques jours plus tard, avec sa secrétaire et son fils. Un détail m’a surprise : ils parlent de Donald Trump dans le roman.

Jack et Karen, sa secrétaire, retourne une fois de plus dans le bâtiment, accompagné de Randy. L’enfant avait vu l’une de ses fameuse personne dans le mur. Jack persuadé qu’il s’agissait d’un squatteur décide qu’il faut y retourner sur le champs. Mauvaise idée. Randy disparait… Ils ne retrouvent que son jouet, à moitié pris dans le mur de la cave. Pire encore, l’homme va être attaqué par deux mains qui sortent du sol ! Ils font ensuite la rencontre d’un ancien employé, qui habite à côté et reviens de temps à autre pour surveiller le bâtiment. Celui-ci leur donne rendez-vous le lendemain pour chercher le garçon. Lui aussi n’en sortira pas vivant. Il est littéralement râpé contre le mur de la cave ! Comme un chou sur une râpe, nous dit l’auteur, je pensais plutôt à du parmesan, mais la finalité c’est qu’il meurt dans d’atroces souffrances. Hormis ce mystère de « personnes dans le mur », il y en a un autre : une petite silhouette blanc grisâtre, encapuchonnée, sans visage… Nous la croisons à de nombreuses reprises. Elle est également à l’origine de l’accident de voiture de Jack, accident qui l’a mené à cet effrayant bâtiment. Cette silhouette l’a conduite à l’intérieur Des Chênes. Où Jack fait la connaissance de Lester, comme son fils… Lester lui explique que Quintus Miller est leur chef incontesté et qu’ils réclament la venue d’un prêtre, un en particulier, le prêtre. Évidemment l’homme part immédiatement à le recherche de cet homme, qu’il retrouve. Celui-ci lui explique que Quintus parlait d’évasion au moyen de la « Magie de Terre ». Une magie de druide, qui relie des lieux sacrés dont Stonehenge et Glastonbury mais également Les Chênes, par des lignes droites appelées lignes-ley. Le bâtiment serait le point central de ses lignes. Il aurait suffit d’user de cette magie pour se retrouver dans un labyrinthe souterrain permettant de sortir sur un autre site. Le Père Bell, le prêtre en question, a tracé un cercle d’eau bénite autour de la maison, y coinçant les internés, seul lui ou trois cardinaux agissant de concert. Évidemment, le prêtre n’a aucune envie de libérer les 137 patients emprisonnés. Sous la torture, il revient sur sa décision et ouvert les lignes-ley. Malheureusement, ça n’est pas terminé ! Les patients ne peuvent pas sortir de terre malgré le sacrifice du Père Bell. Pour définitivement les libérer ils ont besoin d’un sacrifice, le suivant : Un sacrifice de sang. Quoi d’autre ? Huit cents vies, une pour chaque mois de notre emprisonnement. Mais attention, nous parlons bien de 800 vies par personnes, soit 109 600 vies et probablement une de plus pour Randy…

Je vais condenser un peu plus le résumé. Nous avons de nombreux passages où des inconnus sont assassinés par les malades enfin libérés Des Chênes. Des descriptions avec du sang, de la chair à vif, de la souffrance, de la peur… Jack, Karen et un nouvel allié (deux en fait, mais le second meurt assez rapidement) trouvent petit à petit les étapes du rituel à suivre pour définitivement tuer ces fous. Malheureusement Jack est incarcéré pour kidnapping, puisqu’il n’a pas rendu Randy à Maggie pour son droit de visite. Grâce à Karen et son acolyte il arrive à sortir de la cellule en passant par le mur ! Il se rend jusqu’au Chêne, où il sauve Randy et arrive le combat final contre les aliénés… Qu’il gagne heureusement mais pas sans perte, Karen est assassinée par Quitus, lui-même tué par Jack. Les autres meurent dans l’incendie. Fin !

C’est un livre vraiment glauque. Il y a énormément de descriptions à vous donner la nausée, mais l’histoire est cohérente et palpitante. En comme, c’est un bon roman.

Anecdote : Roman lu dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge 2020, aïe aïe aïe… Décidément, le menu Badge PAC 2020automne des enchanteresses a été un gros soucis pour moi, j’ai décidé de reprendre une catégorie du menu automne frissonnant… Je suis Médée, vieux crocodile !

Bonne lecture ! Signé C.