When The Past Was Around – Prologue

Avez-vous 15 minutes de libres aujourd’hui ? Oui ? Ouvrez Steam et téléchargez le prologue de When The Past Was Around ! Vous passerez un petit quart d’heure poétique à résoudre des énigmes.

J’ai d’abord cru qu’il s’agissait d’un jeu Rusty Lake, comme je les adore, mais il se trouve que c’est un point-and-click développé par Mojiken et édité par Toge Productions sorti le 4 novembre 2021. Le jeu complet vous coutera moins de 7,00 euros.

Ceci est l’histoire d’Eda, une jeune fille d’une vingtaine d’années.
Comme toute personne de son âge, elle est perdue.
Elle s’est perdue sur le chemin qui devait lui permettre de réaliser ses rêves.
Elle s’est perdue sur le chemin qui devait lui permettre de trouver l’amour.

Jusqu’au jour où elle rencontra… le Hibou.

L’homme pour qui elle allait brûler de passion,
l’homme qui allait provoquer l’étincelle de laquelle naît une relation,
mais aussi l’homme qui allait lui briser le coeur.

Le jeu raconte l’histoire douce-amère d’une jeune fille et de son amant dans un univers onirique constitué d’une série de scènes hors du temps et des souvenirs. Chaque indice récupéré, énigme résolue et serrure déverrouillée aidera la jeune fille à retrouver son chemin et à révéler les secrets qui les lient elle et cet homme, mais qu’elle semble avoir oubliés…

Le projet est réalisé par Brigitta Rena, créatrice de A Raven Monologue et She & The Light Bearer. Le premier est gratuit mais non disponible en français. Quant au second, il est payant et dispose néanmoins d’une démo gratuite.

Des mêmes développeurs vous pouvez retrouver le jeu Banyu Lintar Angin – Little Storm, qui est gratuit et en anglais.

Résilience – Julia M. Tean

Résumé : Pour ses dix-neuf ans, Vincent s’est offert un parricide. Il a tué son bourreau. Mais peut-on vraiment se libérer de l’emprise du Mal ? Peut-on se reconstruire après avoir subi le pire ? Incarcéré, Vincent doit affronter ses démons, apprendre à se connaître et s’accepter… pour atteindre la délivrance, sa résilience.

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Note personnelle : ★ ★ ★

Avis : Ce n’est pas un coup de cœur, mais c’est un bon livre. Perdu quelque part entre l’horreur et la poésie. Ce que je n’ai pas aimé du tout, malheureusement, c’est le cliché « Danseur = homosexuel ». Le roman traite d’énormément de sujets, comme le syndrome de Marfan, le racisme, l’homophobie, les violences familiales, la prostitution, le milieu carcéral (pour les deux derniers c’est survolé), je pense qu’il vaut mieux se concentrer sur une cause uniquement. Même si au final il n’y en a qu’une, on passe par trop de choses à mes yeux. Le style est divisé en deux parties très distinctes, entre la violence et les mots crus, puis une partie poétique et touchante, c’est très perturbant parce que le contraste est fort, attention je ne parle pas là d’un point faible du livre mais d’une caractéristique de celui-ci. Dans l’ensemble je suis mitigée. Quelques extraits pour illustrer ce fameux contraste :

« C’est une pute. Le père fait comme s’il ne voyait rien et se contente d’amasser les sous gagnés dans la moiteur d’une chatte bon marché. Une chatte que les ouvriers de l’Est monnayent pour le plaisir d’une éternelle insatisfaite. »

« Il adopte les poses de Juliette, se mettant sur la pointe des pieds comme pour s’élever aussi haut que les notes classiques, comme pour mieux effleurer l’incandescence fabuleuse des étoiles. »

« La bouche de la vieille broie le pain croustillant qui s’effrite sur son énorme poitrine. C’est une machine à manger. Depuis qu’elle ne baise plus, seule la bouffe compte. »

« Vincent atteint un instant de grâce, magique, éphémère et essentiel. Il se construit. Il est lui-même. Un être sensible qui vogue sur les notes d’une chanson qui s’accorde avec son moi profond. »

Anecdote : Roman lu dans le cadre du #BabyChallengeThriller de Livraddict 2018 si la plupart on été des coups de cœur, celui-ci m’a moins convaincu. 😉

Bonne lecture ! Signé C.