Le Labyrinthe de Pharaon – Serge Brussolo

Résumé : Anathotep, pharaon hérétique, n’entend pas laisser la mort le déposséder de sa puissance ; c’est pourquoi il prépare ses funérailles comme on organise une expédition militaire et transforme son tombeau en forteresse capable de résister aux violeurs de sépulture. Mais d’étranges complots se préparent dans le monde des morts. Les pillards se pressent au seuil du labyrinthe défensif, tandis que Anouna, jeune embaumeuse de troisième classe, découvre qu’elle détient le moyen d’accéder au trésor funéraire de Pharaon, et que ce pouvoir, bien encombrant, va désormais placer sa vie sous le signe du danger. Cependant, à trop vouloir forcer les portes du royaume d’en bas, ne risque-t-on pas d’en rester prisonnier… à jamais ?

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Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ★

Avis : Un coup de cœur. J’ai tout aimé. Les personnages, les paysages, le thème, l’intrigue que je trouve particulièrement intelligente… J’aime aussi les couleurs de cette couverture ! 😂😍 #BrussoloAddict #Manquedobjectivité

Encore une fois Brussolo m’a éblouie. Certes, il a tendance a placer des passages gores qui gênent les âmes sensibles… Mais j’ai l’estomac suffisamment bien accroché pour ne pas pâlir devant quelques mots imprimant dans mon cerveau des images de chair en putréfaction ou d’odieuses mutilations. 😎 (je suis un peu plus crédible avec cet émoji n’est-ce pas ?)

L’histoire se déroule dans l’Égypte antique, époque que Serge Brussolo a irrémédiablement dû visiter pour la décrire avec autant d’aisance (bien entendu il a eu recours à une machine à remonter le temps, probablement fournie par René Barjavel). Le thème ne s’arrête pas aux pharaons, pyramides, sarcophages et autres emblèmes de cette époque, car un autre point est des plus important dans ce roman : les parfums. En effet, trois des quatre personnages principaux sont dotés de capacités olfactives hors du commun, leur permettant de sentir les odeurs les plus ténues, bien entendu cela est aussi un handicap, car leur nez leur pose bien des soucis lorsqu’ils sont soumis aux mauvaises odeurs. Si l’Égypte antique est bien au cœur du roman, l’intrigue elle, elle vous mènera par le bout du nez… 😉

Parlons des personnages principaux qui sont au nombre de quatre, ou plutôt parlons des deux qui m’intéressent le plus :
👉 Anathotep, le monarque hérétique (j’ai l’intime conviction que Brussolo s’est inspiré d’Akhenaton pour créer ce personnage, car lui aussi est considéré comme un pharaon hérétique et a de naissance le même nom que son père (AmenhotepIII qui ressemble légèrement à Anathotep du coup (des parenthèses dans des parenthèses, Inception Style))). Cet homme est tyrannique et égoïste, mégalomane, avec une peur de perdre son statut qui dépasse l’entendement, mais il est également d’une redoutable intelligence.
👉 Anouna, une parfumeuse de seize ans (elle en est à ce moment là déjà à la moitié de sa vie, car la population mourrait vers les 30 ans pour les travailleurs en tout cas, à cause des conditions de travail et des impôts qui plongeaient le peuple dans la pauvreté et la famine). Elle aussi a développé un odorat puissant, moins que Anathotep (et Dakomon qui l’un des personnages principaux, architecte de génie dont je ne vais pas parler outre mesure), qui la conduit tout de même au milieu du trio infernal qu’est celui des hommes mis en lumière dans le roman (manque Netoub dont je n’ai pas parlé, qui est le chef d’un groupe de voleurs sauvages et sadiques, connu pour avoir pillé de nombreuses tombes). J’ai remarqué que les rares chroniques sur ce roman décrivaient Anouna comme certes forte, mais un peu « cruche » voire « naïve », « faisant des choix idiots ». Ce n’est pas mon ressenti sur ce personnage. Je pense au contraire qu’elle est une personne fondamentalement gentille, dont les choix sont toujours les plus éthiques et généreux. Capable d’aimer profondément et de faire preuve de bienveillance en toute circonstance. Je l’ai adoré ! Cette femme est d’une douceur infinie, à la fois sensuelle et sauvage, débrouillarde, forte, intelligente (parce que non elle ne se laisse jamais abuser, elle ne fait pas preuve de naïveté, mais elle choisit toujours les autres à elle-même). Anouna ne peut être qu’un modèle pour nous.

Un point que j’apprécie dans l’écriture de Brussolo, est l’insertion des définition dans l’histoire, sans alourdir celle-ci, plutôt que de se rabattre sur un glossaire, qui force le lecteur à aller chercher ses réponses à la fin du roman.

MAGICAL SUMMER CHALLENGEAnecdote : Lu dans le cadre du Magical Summer Challenge 2019, menu « Rainbow Sparkle » catégorie « Unicorn Bag ».

Bonne lecture ! Signé C.

Am Stram Gram – M.J. Arlidge

Résumé : Deux jeunes gens sont enlevés et séquestrés au fond d’une piscine vide dont il est impossible de s’échapper. À côté d’eux, un pistolet chargé d’une unique balle et un téléphone portable avec suffisamment de batterie pour délivrer un terrible message :  » Vous devez tuer pour vivre.  » Les jours passent, la faim et la soif s’intensifient, l’angoisse monte. Jusqu’à l’issue fatale. Les enlèvements se répètent. Ce sont les crimes les plus pervers auxquels le commandant Helen Grace ait été confrontée. Si elle n’avait pas parlé avec les survivants traumatisés, elle ne pourrait pas y croire. Helen connaît les côtés sombres de la nature humaine, y compris la sienne ; pourtant, cette affaire et ces victimes apparemment sans lien entre elles la laissent perplexe. Rien ne sera plus terrifiant que la vérité.

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Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ★

Avis : Comme le résumé l’indique, l’histoire commence avec un couple séquestré dans une piscine vide. Deux personnes, une séquestration, un message menaçant et un seul survivant : est-ce qu’une ampoule s’allume au-dessus de votre tête ? 💡 Évidemment, ça me fait penser au premier SAW, où deux hommes étaient emprisonnés, avec des énigmes et un terrible dilemme. Voilà pourquoi j’ai autant aimé ce livre. 💖

Je reviens rapidement sur le titre que je trouve particulièrement bien trouvé : Am Stram Gram, qui est une « formulette d’élimination » (je n’avais jamais entendu ce terme), une sorte de « plouf plouf » (qui était un peu plus répandu dans mon école) et qui colle parfaitement avec la situation des victimes. Ils sont soumis à un cruel dilemme, un des deux doit être éliminé pour que l’autre s’en sorte, pourquoi pas par une de ces fameuses « formulette d’élimination »… De plus, c’est une comptine pour enfant, rappelons-le, qui est en rapport avec un deuxième élément que nous découvrons à la fin du roman (pour ceux qui ont eu la chance de lire le roman, vous devriez comprendre de quoi je parle, l’enfance, et cetera).

Les enlèvements et les victimes augmentent au fil des pages, forçant Helen Grace à mener l’enquête sur ce que nous pouvons très vite appeler un « serial killer » ou « tueur en série » pour les plus francophones d’entre nous (donc essentiellement pour moi, la seule personne qui parle très mal anglais en 2019). J’ai adoré le côté torture psychologique, où finalement le coupable fait preuve d’une grande cruauté (presque) sans avoir recours à la violence physique. Avouons-le, c’est pervers ce mode opératoire. Les survivants sont complètement traumatisés, obligés de continuer à vivre avec une culpabilité ignoble sur les épaules, d’ailleurs pouvons nous réellement parler de survivants dans ce cas ?

En somme, ce roman est une perle de la catégorie thriller ! 😍💖

Anecdote : Il fallait que ça arrive un jour : je n’ai pas d’anecdote pour ce roman ! Même pas mon célèbre runing gag où je ne lis pas la série dans l’ordre… 📚 Offert par mon amoureux à mon anniversaire 📚

Bonne lecture ! Signé C.

Il court, il court, le furet – M. J. Arlidge [saga]

Résumé : Southampton, quartier rouge. Le corps d’un homme est découvert. Atrocement mutilé, le cœur arraché. Peu de temps après, un colis est déposé au domicile de la victime. Sur un écrin de journaux, repose… son cœur. Bientôt, un autre corps est retrouvé. Même mise en scène macabre. La peur s’empare de la ville. Pain bénit pour les tabloïds, le tueur en série est bientôt comparé à Jack l’Éventreur. Pourtant, ce ne sont pas les prostituées qui sont visées mais leurs clients. Les victimes, des hommes en apparence bien sous tout rapport, fréquentaient tous en secret les bas-fonds de la ville. Le commandant Helen Grace est chargée de l’enquête. Le tueur est déchaîné. À elle de l’arrêter avant qu’il ne frappe à nouveau.

Il court il court le furet.pngNote personnelle : ★ ★ ★  

Avis : J’ai commencé par « Am Stram Gram » du même auteur. Pour une fois j’ai lu les romans dans le bon ordre (mais vous le savez, une fois n’est pas coutume, sinon le « oups j’ai commencé par le tome 4 » ne serait pas un runing gag sur ce blog). J’ai trouvé ce roman un poil moins bon que le premier, sans être mauvais pour autant ! J’avoue que je risque d’avoir un peu de mal à vous faire une chronique correcte, étant donné que le livre ne m’a pas spécialement marqué et que j’ai repoussé l’écriture de la chronique pendant un long moment.

Nous retrouvons Helen Grace, ça je m’en souviens, un officier de police atypique, au fort caractère qui enquête dans la ville de Southampton, dans le comté d’Hampshire. Pour la petite anecdote et ceux qui n’aiment pas la géographie, sachez que cette ville existe bel et bien ! Elle est située en Angleterre. Vous voyez Liverpool ? Eh bien, c’est à l’opposé, sur la côte sud de l’Angleterre. 😂

Revenons à Helen Grace. Grande, motarde, avec un caractère bien trempé. Autant dire que c’est un personnage charismatique qui fait du bien au moral des féministes, merci Matthew ! Cependant, notre chère Helen a changé. Plus dure et sèche en public, une femme forte qui refuse de faire tomber son masque, sauf, bien entendu, dans l’intimité où l’on découvre sa sensibilité. Presque une double personnalité ! Je me demande bien dans quel état sera Helen dans le troisième tome. Je suis ravie que la psychologie du personnage évolue avec les événements de l’histoire.

Justement, l’histoire, nous y venons. Dans ce second tome, elle est plus classique, mais nous découvrons en profondeur la personnalité d’Helen. Découvrir ce personnage compense le fait que l’intrigue soit moins étonnante. En effet, les personnages sont mis à nu, l’émotion est plus présente. Je suis tentée de comparer les deux livres dans cet article… Je vais m’abstenir, sinon qu’aurais-je à dire lorsque je chroniquerai « Am Stram Gram » ? 😉

En somme, je conseille de le lire dans la continuité du premier roman et non pas comme un one-shot, cela risquerait de décevoir certains lecteurs.

Anecdote : Je suis certaine de ne plus avoir besoin de vous présenter Nidalee, ma jeune chatte. Croyez-vous qu’elle sache que son intrusion sur la photo va à merveille avec le titre ? Elle court, elle court, ma chouquette ! 😍 📚 Offert par mon amoureux à mon anniversaire.

Bonne lecture ! Signé C.

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire – John Jonasson

Résumé : Franchement, qui a envie de fêter son centième anniversaire dans une maison de retraite en compagnie de vieux séniles, de l’adjoint au maire et de la presse locale ? Allan Karlsson, chaussé de ses plus belles charentaises, a donc décidé de prendre la tangente. Une chose en entraînant une autre, notre fringant centenaire se retrouve à trimbaler une valise contenant 50 millions de couronnes dérobée – presque par inadvertance – à un membre de gang.

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Note personnelle : 
★ ★ ★ ★

Avis : Qu’est-ce que j’ai rigolé en lisant ce roman ! Dites adieux aux pantoufles, vous aurez besoin de baskets pour suivre le rythme de ce centenaire. 😂

Le roman dans le roman, c’est un concept ! Nous avons donc l’histoire de la vie d’Allan d’un côté, de sa naissance à sa fugue, ainsi que la folle histoire qui commence le jour de son centième anniversaire, qui sera ponctuée de rencontres avec des personnages tout aussi haut en couleurs. Un ancien escroc, un vendeur de hot-dogs, une quadragénaire rousse au langage ponctué d’injures, un chien et une éléphante, qui se baladent avec un gros paquet d’argent appartenant au gang Never Again. Ils sont bien entendu pris en chasse par la police ainsi que par les membres du gang ! Mais décidément, ce groupe hétéroclite semble impossible à arrêter, grâce en partie à une chance arrogante. 😉👍

Se mélange à ce « présent » très agité, le passé d’Allan qui est tout aussi palpitant, babelio va se charger de vous le raconter pour moi « Grâce à son talent pour les explosifs, Allan Karlsson, individu lambda, apolitique et inculte, s’est ainsi retrouvé mêlé à presque cent ans d’événements majeurs aux côtés des grands de ce monde, de Franco à Staline en passant par Truman et Mao…« . Je ne dirais pas qu’Allan est inculte pour ma part, quoi qu’inculte ne veut pas dire stupide, dans tous les cas il fait preuve d’une grande intelligence, quant à la culture je n’ai pas ressenti qu’il en manquait. Par contre, je dirais qu’il a un sérieux penchant pour l’alcool et la nourriture ! Incontestablement ce qu’on nomme un « bon vivant » et d’ailleurs qui mieux que lui peut nous dire ce qu’est être vivant… Le personnage a un flegme incroyable qui le sort d’un paquet de situations épineuses. ☺

Pour résumé, si vous avez un coup de blues ouvrez ce roman, quand vous l’aurez refermé, vous aurez la banane ! 🍌

Anecdote : J’ai gardé ce roman dans ma PAL très longtemps avant d’enfin me décider à le lire. J’ai même retrouvé le ticket à l’intérieur ! Acheté visiblement le 14/04/2017 à 16h05, lu plus de deux ans plus tard. 😂

Bonne lecture ! Signé C.