FOCUS : Tome 3 – Autre-Monde – Maxime Chattam


Résumé : L’invasion d’Eden est imminente. Pour défendre la cité et déjouer les plans maléfiques de la reine Malronce, il n’y a plus d’autre choix : il faut combattre. Les Pans doivent alors développer leurs pouvoirs, affronter Cyniks et Gloutons dans une guerre sans merci, braver le Raupéroden, dont la vrai nature, comme celle de la reine Malronce, leur restera longtemps inconnue. C’est l’épreuve ultime pour Matt, Ambre et Tobias, qui doivent apprendre la vie en commun, la politique, et aussi le lien vital et salvateur qu’il faut préserver avec la nature. Pour survivre, pour que le monde change, et que renaisse l’espoir. Entrez dans l’Autre-Monde, rejoignez l’Alliance des Trois. Elle vous mènera jusqu’au bout de sa longue quête…

Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ☆

Avis : Un troisième tome qui commence à Eden, le Paradis perdu des Pans. Matt et Ambre s’empressent de prévenir les habitants que la guerre contre les Cyniks est imminente. Tout s’emballe. La jeune fille découvre que les scararmés (les scarabées bleus et rouges) décuplent la puissance de l’altération, quant à Plume elle ramène un troupeau de chiens gigantesques ! Peu à peu mais dans l’urgence, les Pans se préparent à défendre leur liberté et leurs vies. Un groupe composé le plusieurs Pans, dont Matt, Ambre, Ben et Floyd les Longs Marcheurs, partent de leur côté en terre Cynik afin de découvrir les secrets du Testament de Roche (table gravée d’un plan sur laquelle s’est réveillé Malronce après la tempête, certaine de devoir y poser la peau d’un Pan… Bref).

Tobias quant à lui, absorbé par le Raupéroden à la fin du second tome, vit un vrai cauchemar éveillé. Enfermé avec d’autres personnes, il attend le moment où le « Dévoreur » comme il le nomme, viendra le prendre pour justement, le dévorer… Prenant son courage à deux mains, il mène l’enquête. Rapidement il découvre que parmi ses compagnons de cellule se trouvent des visages connus… Colin le traître ainsi que Franklin le Long Marcheur. Malheureusement, ils ne lui seront pas d’une grande aide. Seul, il réussit à découvrir que le Dévoreur est une gigantesque araignée, mais plus important encore, qu’il se trouve actuellement dans le Raupéroden. L’araignée n’est autre que son estomac, les éclairs ses muscles, et son système immunitaire est une nuée de moustiques. La découverte qui lui permet de tirer ses conclusions n’est autre qu’un mobile en acier, le cœur du Raupéroden, quant à son cerveau, il s’aperçoit avec effroi qu’il s’agit de quelqu’un que l’on connaît déjà, quelqu’un qu’on a vu au tout début de la saga… Le père de Matt. J’avoue avoir émis l’hypothèse (voir la chronique du tome 2) qu’il puisse être son père plus tôt dans l’histoire. Une simple intuition. Il y a un passage où est évoqué un(e) rival(e) de cette créature la « Rauméduse ». Je me suis imaginé qu’elle était la mère de Matt, qui du coup ne serait pas Malronce, mais… Si ! Rauméduse est le nom donné à Malronce par le Raupéroden.

Le groupe de Pans explorateurs se trouvent confrontés à de grands dangers. Notamment durant leur traversée de la Passe des Loups… Les Pans y sont attaqués par une meute de loups aussi grands que les chiens qu’ils montent, donnant tout son sens au nom de cette trouée dans la forêt aveugle. Les adolescents tentent de fuir mais cela semble être vain, c’est alors que Peps, le chien de Luiz décédé quelques chapitres plus tôt, décide de se sacrifier. Laissant ainsi aux adolescents le temps nécessaire pour s’évader. J’ai fermé le livre et j’ai fait une minute de silence pour ce héros à quatre pattes… Je ne vous cache pas que c’était surtout pour sécher les larmes que ce sacrifice a provoqué, et qui rendait ma lecture difficile avec les lettres toutes floues. Bref, j’avais envie de vous partager ce passage qui m’a sincèrement émue, comme un dernier hommage à Peps, leur sauveur.

Un autre chien est prêt se sacrifier pour le groupe, ou une chienne devrais-je dire : Plume… Après la fuite du royaume de Malronce. Attendez, je reviens un peu en arrière. Les Pans sont arrivés sur les terres de la Reine Malronce. Celle-ci loge dans le château de… suspense insoutenable… De Disneyworld en Floride ! Une idée vraiment surprenante de la part de l’auteur, j’ai adoré imaginer ce parc d’attraction complètement modifié par la Tempête, sous un ciel rouge… D’ailleurs ! Rouge car la zone se trouve à côté de volcans en fusion. Bref. Fuyant l’endroit, poursuivis par un nouveau type d’adultes mutants, les Renifleurs de la Horde, les Pans qui viennent de perdre Neil (il s’est bravement sacrifié pour sauver Ambre) partent au galop sur leurs chiens direction Hénok et ses Mangeombres. Une petite parenthèse sur les Renifleurs, ce sont des adultes en train de mourir au moment de la Tempête que le courant électrique à ranimé. Leur physique me fait penser, allez savoir pourquoi, aux ennemis rencontrés dans Silent Hill. Peut-être est-ce aussi à cause de l’ambiance du parc d’attraction et de la brume au sol qui m’a rappelé le brouillard du célèbre jeu. Revenons à ce presque sacrifice. Plume, sachant que son maître et ses amis étaient pris en étaux entre les Mangeombres qui attendaient une proie pour quitter l’entrée de leur grotte et la Horde qui arrivait dans leur dos, décide courageusement de se mettre à découvert, dans la plaine, pour appâter les Mangeombres… Heureusement l’auteur n’a pas laissé mourir Plume ! Le plan mis au point par Matt fonctionne, les premiers monstres tuent les seconds et les Pans s’échappent avec leurs chiens.

Pendant ce temps, Ambre, a dos de papillon géant se rend seule au cœur de la Forêt Aveugle, ou plutôt au milieu de la Mer Sèche, afin de retrouver les Kloropanphylles. Les Pans, durant leur intrusion dans le château de Malronce découvrent que le Grand Plan les mènent à nouveau chez ce peuple. La jeune fille espère un accueil, à défaut d’être chaleureux, au moins pacifique. Après une mésaventure, elle termine chez les Becs ! Une tribu panesque en conflit perpétuel avec le Nid. Malgré leurs désaccords, les deux tribus finissent par s’accepter, car Ambre et les Becs sauvent les Kloropanphylles d’un Requiem-Rouge, monstre le plus dangereux de la Mer Sèche.

Le tome, voire le cycle se termine sur une bataille épique ! Les Pans et les Cyniks se lancent dans une guerre sans pitié. Les morts s’accumulent dans les deux camps. Ambre, arrive avec les tribus de la Mer Sèche et elle ramène avec elle une force extraordinaire que son organisme a assimilé : le Cœur de la Terre. Matt quant à lui, réussit à appeler le Raupéroden, qui en voulant se jeter sur lui absorbe Malronce, la Rauméduse. De cette union ressort la paix. Ambre se lance dans un discours qui unis les Pans et les Cyniks. Tout est bien qui fini bien !

Un tome riche en événements, en révélations mais également en sacrifices… Avec une fin épique ! Bref, ce cycle est incroyable. Je ne sais pas s’il est vraiment nécessaire d’en faire un supplémentaire mais puisqu’il est déjà écrit et sorti depuis longtemps, je vais le lire !

Anecdote : Lu pour le Pumpkin Autumn Challenge 2020, menu automne des enchanteresses, catégorie « Badge PAC 2020Nausicaä de la vallée du vent » (Nature writing, écologie, nature, post-apocalyptique).

Bonne lecture ! Signé C.

FOCUS : Tome 2 – Autre-Monde – Maxime Chattam

Résumé : Imaginez un monde où la nature a repris le pouvoir, où les adultes sont redevenus sauvages et les enfants se sont assemblés en bandes pour survivre, où chaque promenade est une expédition, chaque jour passé, un exploit. Un monde recouvert par un océan de forêts, peuplé de créatures fabuleuses, traversé de courants étranges, d’énergies nouvelles. Un monde nouveau où trois adolescents tentent de déjouer les pièges d’une mystérieuse reine, acharnée à leur perte : Malronce. Oubliez tout ce que vous savez… pénétrez dans un Autre-Monde.

Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ☆

Avis : Un petit mot sur le prologue… Nous découvrons en quelques pages les Cyniks. L’échange entre deux adultes auquel nous assistons n’a rien de rassurant. Non contents de kidnapper les Pans pour la fameuse Quête des Peaux, ils s’en servent également comme esclaves ! Un bref passage nous présente un soldat de la Reine. Ce dernier porte un casque de fer, qui semble avoir remplacé sa chevelure, l’auteur nous dévoile qu’il s’agit d’une protection pour que ses pensées ne soient pas lus. Je n’y ai pas prêté attention sur le moment, mais plus tard en apprenant que le Raupéroden pouvait pénétrer dans les rêves de Matt (avouez-le, vous avez brièvement pensé à Harry et Voldemort), je me suis demandé si c’était pour se protéger de cette créature qu’ils portaient un casque de fer. J’ai également une hypothèse concernant le Raupéroden. Ou plutôt une intuition de lectrice : Je me demande s’il n’est pas le père de Matt.

Nous retrouvons l’Alliance des Trois sur le chemin qui mène à la Forêt Aveugle. Durant leur voyage, à court de vivres, ils s’arrêtent dans une galerie marchande, où ils font la rencontre d’un groupe de Pans aux règles bien étranges. Ces derniers bannissent les jeunes filles qui ont le malheur d’avoir leurs premières menstruations. Rassurez-vous, les garçons qui deviennent trop âgé le sont aussi. Ce qui nous mène à nous poser la question : que deviennent les Pans une fois devenus adultes ? Des Cyniks ? Autre chose ?

Cette communauté n’a reçu la visite d’un Long Marcheur depuis longtemps, ils ont peur de leurs altérations. Ce fût en somme, une très mauvaise escale pour Ambre… Mais pas pour les lecteurs qui adorent Plume, puisque nous découvrons qu’elle n’est pas la seule de son espèce ! Il existe des meutes de chiens sauvages et dangereux qui attaquent les Pans, et la race de Plume, ces chiens démesurément grands qui sont pacifistes.

Enfin, nous arrivons à la partie que j’attendais avec impatience ! La Forêt Aveugle. Une forêt aux arbres si grands que la lumière du jour n’y pénètre pas. L’alliance des Trois, suivie par Plume, s’enfonce dans l’obscurité. Ce passage m’a rappelé une saga que j’affectionnais enfant « Arthur et les Minimoys ». Vous aussi ? Après la découverte des « artichauds à miel », le trio tombe sur des plantes carnivores, puis d’étranges chitines phosphorescentes (Principal composant de l’exosquelette des arthropodes, voir sur Wikipédia). Plus loin, c’est un autre danger qui les guette. Un globe lumineux flotte à plusieurs mètres, à l’opposé de ce globe, la tête d’une créature à la gueule gigantesque, qui vous rappellera sans doute les baudroies des abysses… N’oubliez pas malgré tout ces dangers, que le principal reste le Raupéroden. Bien vite, celui-ci localise le trio.

Affublé d’armures en chitine de fourmi, un groupe de Pans sauvent nos héros (sauf Plume… #JePleureDesLarmesDeSang) des griffes des échassiers et du Raupéroden ! Une communauté étrange, à l’opposé de celle qu’ils avaient rencontrée quelques pages plus tôt. En effet, les Pans de la Forêt Aveugle ont subit une mutation impressionnant, rendant leurs cheveux, leurs yeux, leurs lèvres et leurs ongles verts. Au-delà de leur apparence surprenante, ce qui est le plus marquant, c’est qu’ils maîtrisent à la perfection leur altération. Au grand plaisir d’Ambre, un dernier point termine de les différencier de la précédente communauté, chez ceux qui se font appeler le peuple Gaïa, que Tobias se hâte de renommer en Kloropanphylle : ce sont des femmes qui sont aux pouvoirs.

« – Vous êtes conduit au Conseil des Femmes pour statuer sur votre sort, expliqua Orlandia.
– Les filles commandent votre communauté ? demanda Ambre.
– Oui. Nous sommes plus sages et moins impulsives que les garçons. Ils sont nos conseillers, ils savent analyser une situation, mais nous prenons les décisions.
– Et les garçons acceptent ?
– Ils sont ainsi débarrassés de toute pression, inclus dans le processus sans pour autant avoir à gérer les choix, personne ne s’en plaint. »

Je n’ai pu qu’aimer ce passage… Une parfaite harmonie entre les hommes et les femmes.

Notre trio se rend rapidement compte que les Kloropanphylles sont des cachottiers. Un secret est gardé derrière une porte sur laquelle ils ont gravé une tête de mort. Rien de rassurant, ce qui n’a pourtant pas arrêté l’Alliance des Trois. Après leurs avoirs ouverts leurs portes, fait découvrir leurs créations ingénieuses, partagé leurs vivres et leurs coutumes, le peuple de Gaïa s’est senti trahit, condamnant le petit groupe à croupir dans une cage, en attendant le sort qu’allait leur réserver le Conseil des Femmes. Là encore, ce n’était pas suffisant pour retenir Matt et ses amis. Ils fuient le Nid en volant un navire, avant de s’écraser sur les terres de la Reine Malronce.

Nous pouvons enfin découvrir la première cité des Cyniks. Babylone. Qui était, avant la tempête une université. Ambre et Tobias, que Matt n’a pu accompagner à cause des avis de recherche le concernant, découvre les horribles coutumes de cette communauté. L’esclavage des Pans dans un premier temps, qu’ils rendent dociles grâce à un anneau, fabriqué dans un alliage spécial, planté dans leur nombril comme un piercing. L’anneau ombilical. Puis ils tombent ensuite sur une ancienne connaissance… Colin ! Le traître de l’île des Manoirs que nous pensions mort. Celui-ci a échoué à prouver son utilité, se retrouvant sous la coupelle du Buveur d’Innoncence, qui semble le terroriser… Pendant ce temps, Matt resté en dehors de la cité aperçoit un convoi escorté par des Cyniks, enfermée dans une cage, il voit Plume. Son sang ne fait qu’un tour, il attaque les hommes pour libérer sa chienne. Un combat qui termine mal, puisque les deux amis sont capturés.

Ambre et Tobias remarquent par chance que Matt est prisonnier et que les soldats de la Reine l’embarque à bord d’un bateau. Où ce dernier va s’apercevoir avec joie que Plume est à bord. Revenons à notre duo, dans un premier temps, ils pensent cambrioler la boutique d’un personnage qui ne nous est pas étranger. Il s’agit de Balthazar, l’homme-serpent de New-York. Pris la main dans le sac, le Cynik loin de les dénoncer décide de les aider. Il leur apprend que certains adultes n’ont pas totalement perdu la mémoire. L’oncle de Doug n’était pas seul. Balthazar est sorti avec quelques souvenirs d’avant la Tempête, appelé Cataclysme par les adultes. D’autres encore ont vu une partie de leur mémoire préservée par leur perversion (ce qui n’est au demeurant pas une bonne nouvelle). N’ayant pas réussi à rejoindre le navire, le duo décide de demander de l’aide au Buveur d’Innocence.

C’est lors d’un pacte qu’Ambre doit se déshabiller sous le regard pervers de cet immonde Cynik. Bill de son prénom, n’a pas perdu totalement la mémoire, comme l’avait annoncé Balthazar, c’est la perversité de l’homme qui l’a sauvé. Nous comprenons que le Buveur d’Innocence est un pédophile. Malgré tout ils concluent un marché, un moment avec la jeune fille contre un moyen de récupérer Matt. Le duo monte donc à bord d’une nacelle portée par une méduse volante. Durant le voyage ils en apprennent plus sur « la Quête des Peaux ». La Reine Malronce s’est réveillé après la Tempête sur une table où une carte est gravée. Grâce à ses rêves, elle a compris que la peau d’un Pan doit être posée sur le « Testament de Roche » pour indiquer le lieu de leur rédemption. Pas n’importe quelle peau. Celle d’un enfant avec des grains de beauté disposés d’une façon particulière.

La méduse volante porte notre duo jusqu’à l’île d’Hénok, où il ne fait pas bon vivre, la nuit en tout cas. L’île construite sous une montagne n’est pas épargné par le danger, ici se sont les Mangeombres. Vous avez sûrement pensé aux Mange-morts d’Harry Potter. Ou peut-être que l’association entre les ombres et les Pans vous a plutôt rappelé la célèbre histoire de Peter Pan. Ambre est contrainte de rester avec le Buveur d’Innocence pendant que Tobias se fait passer pour un Pan « domestiqué » par Colin. Les deux garçons, comprenant que le plan initial est désormais impossible à réalisé se rabattent sur une autre idée. Colin présente Jon à Tobias. Jon est un adolescent souffrant de trouble dissociatif de l’identité, à ne pas confondre amis lecteurs avec la schizophrénie. C’est grâce à cette maladie qu’il peut momentanément annuler l’effet de l’anneau ombilical. Ensemble, ce nouveau trio décide de libérer les autres Pans afin de les faire rejoindre leur rang pour libérer Matt. Tout s’enchaîne très vite, le groupe attaqué par les Mangeombres arrive à rejoindre la méduse, malheureusement, trahit consécutivement par le Buveur d’Innocence puis par Colin, Tobias est absorbé par le Raupéroden, quant aux autres ils s’écrasent plus loin au nord, ajoutant encore d’autres Pans à la longue liste des morts.

Dans les dernières pages, alors que le groupe de rescapés tente de rejoindre Eden, la cité panesque, nous apprenons que l’enfant dont la peau est la précieuse carte n’est autre qu’Ambre. C’est elle que Malronce écorchera si elle lui met la main dessus. Ce qui laisse planer le mystère sur ce que la Reine compte faire de Matt et pourquoi celui-ci a tant d’importance à ses yeux. J’ai ma petite idée là-dessus, si vous me permettez de vous la confier… Je pense qu’elle est la mère de Matt. Tout simplement parce qu’elle le recherche activement, vivant et que s’il avait été le « Grand Plan » elle ne se serait pas embêté avec cette fameuse Quête des Peaux, n’est-ce pas ? Par ailleurs, le casque de fer, qui me laisse imaginer qu’elle est une rivale du Raupéroden, colle parfaitement avec mon hypothèse du début d’article. Papa et Maman sont les grands méchants !

Ce n’est pas dans ce tome qu’aura lieu la confrontation avec Malronce, comme je l’avais cru dans un premier temps. Une bonne raison d’aller immédiatement chercher dans ma bibliothèque le troisième tome ! 🍎

Anecdote :Badge PAC 2020 Lu pour le Pumpkin Autumn Challenge 2020, menu automne douceur de vivre, catégorie « A window to the past » (Sorcière, sorcier, mage, SFFF).

Bonne lecture, Signé C.

FOCUS : Tome 2 – Les artefacts du pouvoir – Maggie Furey

Résumé : Filles des Mages, Aurian s’est dressée contre le pouvoir de Miathan, l’Archimage fou. Si celui-ci possède le Chaudron de la Réincarnation, Aurian a de son côté reforgé le Bâton de la Terre, première des trois armes perdues, seule défense contre les plans de conquête de Miathan. Coincée dans les terres du Sud, privée de ses pouvoirs par sa grossesse, Aurian doit s’en remettre aux dons encore mal maîtrisés d’Anvar, le Mage de sang-mêlé, tandis que leur odyssée les mènera dans le royaume du mystérieux Xandim, à la haute cité des Ailés et au-delà. Mais à leur insu, Miathan commence à tisser les toiles d’un piège machiavélique, dans lequel Aurian et ses compagnons risquent de tomber à tout instant…

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Note personnelle : 
★ ★ ★ ☆ ☆

Avis : J’ai fait l’éloge du premier tome, fascinée par l’histoire d’Aurian, cette enfant qui devient une puissante mage. Je n’ai pas été avare de compliments, je me souviens avoir refermé le livre le sourire aux lèvres, en me disant combien j’étais heureuse qu’une femme soit à sa place dans les hautes sphères, sans avoir à prouver sa valeur parce que flûte à la fin, si elle est douée c’est normal. Eh bien… Ce second tome ne m’a pas autant convaincu. Une petite déception.

Nous retrouvons Aurian, amoindrie par sa grossesse, privée de ses pouvoirs. Elle est contrainte de passer le flambeau à ses alliés. Ce sont eux qui, le temps de sa grossesse, seront les personnages principaux, acteurs dans cette guerre contre le Mal qu’Aurian suivra de loin. Ce n’est en aucun cas mauvais, au contraire, je dirais que c’est un choix audacieux de la part de l’auteur. Laisser de la place aux personnages secondaires, les mettre en lumière ainsi, c’est surprenant. Dans ce tome, Aurian aura besoin du Mage Anvar, son amant… Celui qui retrouvera la Harpe des Vents et qui en sera le maître. Nous découvrons aussi, un tout nouvel allié, un Xandim (le peuple des chevaux). Chiamh ! Ce dernier occupe une place toute particulière dans sa communauté, puisqu’il en est l’Oeil-du-Vent, une sorte de sorcier, craint habituellement, rejetté dans son cas car aveugle. Tout au long du roman, il n’aura de cesse de prouver sa valeur et sa loyauté envers Aurian.

Je vous avoue que ce que j’avais aimé dans le premier tome, c’est que personne ne remettait en question la position d’Aurian. Mon côté féministe est déçu que la grossesse soit un handicap. Dans la réalité, nous ne pouvons pas nier que les gens sont aux petits soins pour les femmes enceintes, elles portent une précieuse vie qu’il ne faut en aucun cas mettre en péril… Nous ne sommes pas dans la réalité. Pourquoi alors ne pas lui autoriser un surcroît de pouvoir ? Deux mages en un, son enfant lui offrant des ressources supplémentaires ? J’aurais au fond, voulu que ça se passe ainsi, collant moins à notre réalité, mais laissant ce personnage si exceptionnellement fort nous montrer qu’elle peut l’être encore plus. Je ne cache pas que c’est un avis on ne peut plus personnel, un caprice de lectrice.

La quête continue, l’histoire est tout aussi captivante que dans le premier tome. Une triste trahison donne l’opportunité à Mathian de gagner une bataille. La guerre quant à elle, n’est pas terminée. Les Mages Aurian et Anvar, ainsi que leurs alliés vont prouver une fois de plus qu’ils ne sont pas démunis face à ces êtres maléfiques.

Nous croisons de temps à autre Forral, l’un de mes personnages préférés, qui m’a été arraché au profit d’Anvar. Nous pouvons sentir d’ailleurs, qu’Aurian a du mal à se lâcher pleinement dans cette relation. Le fantôme de Forral, son premier amour, rôde encore près de son cœur. Ce n’est que très tard dans l’histoire qu’enfin elle accepte les sentiments qu’elle éprouve pour Anvar, se libérant de la culpabilité.

Cette saga est magnifique, malgré mon caprice. Maggie Furey est une excellente auteure de romans fantasy. J’espère retrouver une Aurian plus forte que jamais dans le tome 3 !

Anecdote : J’avais tellement hâte de le lire que je n’ai même pas attendu qu’on soit en automne pour me jeter dessus, alors que c’est pourtant ma saison de prédilection pour lire des romans fantasy ! 👢🍂🦔☕

Bonne lecture ! Signé C.

Train d’enfer pour ange rouge – Franck Thilliez

Résumé : Un cadavre en morceaux artistiquement répartis est retrouvé aux environs de Paris. La victime a été décapitée et son corps martyrisé a fait l’objet d’une mise en scène défiant l’imagination. Le commissaire Franck Sharko est dépêché sur les lieux. Les ténèbres, il connaît : sa femme a disparu depuis six mois. Aucun signe de vie, aucune demande de rançon. Et cette nouvelle affaire, en réveillant le flic qui dormait en lui, va l’emmener au cœur de la nuit, loin, beaucoup trop loin…

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Note personnelle : ★ ★ ★ ☆ ☆

Avis : Il n’est pas rare de lire que « Train d’enfer pour ange rouge » est le premier roman de Thilliez (lui-même en parle comme étant le premier de son aventure littéraire), cependant c’est inexact. Le premier est paru en 2002, il s’agit de « Conscience animal » des éditions CY. Passons cette anecdote et plongeons-nous dans ce « premier » roman mettant en scène le Commissaire Sharko.

Nous retrouvons dans ce roman ce qu’il y a de plus classique dans un thriller. Un commissaire torturé par la disparition de sa femme, acharné du travail, drogué à la caféine, par conséquent insomniaque, qui a des difficultés à suivre les procédures, malgré tout un personnage profondément humain. Somme toute, un personnage que nous croisons souvent dans ce type de lecture. Je suppose que ce sont des choix faits pour donner de la profondeur au protagoniste. La personnalité et l’histoire de Sharko posent, à mes yeux, les bases d’un thriller des années 2010.

Ce que je retiens du roman ce sont les cadavres mutilés, l’horreur poussée à son extrême, les découvertes faites en refusant de suivre les règles, la mise en danger consciente et quasiment systématique du personnage principal. Peut-être trop habituée à ce genre, je n’ai pas été impressionnée ni dérangée par cette envie de nous en mettre plein les yeux. Au contraire, je me disais que Thilliez voulait nous prouver qu’il était capable d’écrire des choses terrifiantes, à la limite de l’obscène, dans un style parfois dense. Je pense comprendre désormais pourquoi il y a dans ce livre d’un tel déferlement de violence et des phrases lourdes : ce sont les débuts de notre auteur. Nous pouvons ressentir la volonté de bien faire, l’envie également de prouver ses capacités, de faire découvrir sa plume, qui à ne pas en douter avait vocation à être ensanglantée. Je me permets d’avoir un œil critique sur la construction des phrases, car je souffre également du « syndrome du débutant ».

Petite anecdote : Je suis une spécialiste quand il s’agit de ne pas lire les tomes dans l’ordre, j’ai été par conséquent surprise d’apprendre que la femme de Sharko avait disparu, alors que je la croyais décédée dans un accident de voiture. Cette incohérence, inhérente à mon fameux running gag, m’a permis de me rendre compte que je n’avais lu dans le bon ordre. Une fois de plus.

Pour conclure, vous l’avez compris, je me suis noyée dans l’hémoglobine en essayant de suivre l’intrigue. Je suis passée à côté de l’histoire. Le pauvre auteur arrive comme un dessert dans mon repas de thriller. Ce qui devait être une claque littéraire il y a seize ans, est simplement « un thriller de plus » aujourd’hui. Je le place aux côtés de Chattam et Grangé, qui sont comme Thilliez, d’excellents auteurs, avec parfois des romans qui n’arrivent pas à me subjuguer. Je reste d’avis qu’il s’agit d’un bon roman, qui a sa place dans ma bibliothèque. Et pourquoi pas, dans la vôtre.

Je vous laisse sur une vidéo de Franck Thilliez qui nous parle de son oeuvre. 😉

Anecdote : Roman lu dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge, menu automne frissonnant, catégorie « Les supplices de la Belladone (un livre à la couverture noire) ». 🎃Badge PAC 2020

Bonne lecture ! Signé C.