Les Nains – Markus Heitz [saga]

Résumé : Lorsque s’effondre le passage de Pierre que les Nains gardaient depuis toujours, Orcs et Ogres déferlent sur le Pays Sûr. C’est le jeune Nain Tungdil qui donne l’alerte. Envoyé en mission par son père adoptif, le Mage Lot-Ionan, il découvre l’armée qui avance sur le pays. À la tête de cette force d’invasion, les Albes, êtres cruels et maléfiques, ont le pouvoir de ramener les morts à la vie. Tungdil n’a pas d’autre choix : s’il veut sauver Hommes, Elfes, Mages et Nains du péril imminent, il doit devenir un héros.

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Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ★

Avis : En un mot, épique ! J’ai longtemps délaissé le premier tome, puis finalement après avoir lu beaucoup de commentaires positifs, j’ai commencé à le lire… Et ça a été très dur de le lâcher. J’ai eu envie d’acheter le deuxième tome dans la seconde pour pouvoir continuer. La découverte des challenges m’a fait repousser la lecture du second tome pour l’inclure dans ma PAL du #ColdWinterChallenge 2018. Ce que je ne regrette pas, au contraire, je pense qu’attendre un peu m’a donné une meilleure expérience encore que si je l’avais lu dans la foulé. Il me marque plus dans ces conditions.

Il y a cinq séries sur le thème des nains de Markus Heitz, de deux tomes à chaque fois. Les Nains, La guerre des Nains, La revanche des nains… Bref, je pense créer un Challenge spécialement pour eux, auquel vous pourrez participer avec grand plaisir. (Mise à jour de l’article, chers amis, le challenge est bien sorti, vous pourrez le trouver juste ici 🍻).

Ce sont de très bons romans high fantasy. Tungdil le personnage principal, qui est un nain (étrange n’est-ce pas ?), grandit avec des humains appelés les « longs-sur-pattes » par les nains d’ailleurs, qui sont eux-mêmes appelés les « troglodytes » par les humains (je vous laisse consulter la définition du dictionnaire Larousse, clic), qui est envoyé en mission, et rencontre d’autres nains.

Avec beaucoup d’humour et d’émotions on suit ce petit groupe de nains, jusque dans leur royaume. Il s’avère finalement que tout le continent (Le Pays Sûr) est grandement menacé par une force obscure. L’histoire est bien construite, on voit cette menace naître et grandir. Dans le second tome c’est la quête pour forger l’arme capable d’anéantir la menace. Un petit groupe constitué uniquement de nains (au début) s’en va donc chercher l’endroit où fabriquer l’arme (j’essaye de rester vague).

Honnêtement, on pleure et on rigole. Les répliques sont hilarantes. C’est ce qui me marque le plus dans ce roman. Certes il y a la guerre, c’est pas le joli monde des bisounours (je n’ai jamais regardé mais je m’en sers quand même de référence), mais l’humour de l’auteur apporte quelque chose de léger. J’adore la personnalité des nains, leur loyauté, leur fierté, leur détermination et leur force aussi. C’est un peuple extrêmement attachant. Bien entendu je conseille plus que vivement ces romans ! 🍻📚

COLD WINTER CHALLENGEAnecdote : Tome 2 lu pour le #ColdWinterChallenge 2018, menu « Flocons magiques ». ❄ Je vous suggère d’écouter aussi le « main title » d’Hearthstone lorsqu’il y a des passages dans des tavernes. Immersion garantie ! 🍻🍻🍻 La musique ici.

Bonne lecture ! Signé C.

La conjuration primitive – Maxime Chattam

Résumé : Les enquêteurs les surnomment La Bête et Le Fantôme… Si les meurtres qu’ils commettent ne se ressemblent pas, leur sauvagerie est comparable. Et que penser de cette mystérieuse signature commune – * e – qui écarte la piste de serial killers isolés ? Les tueurs se connaissent-ils ? Mais bientôt, La Bête et Le Fantôme ne sont plus seuls. Les crimes atroces se multiplient, d’abord en France, puis à travers l’Europe tout entière. La prédation à l’état brut. Une compétition dans l’horreur… Pour tenter d’enrayer cette épidémie, et essayer de comprendre : une brigade pas tout à fait comme les autres, épaulée par un célèbre profiler.

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Note personnelle : ★ ★ ★ ★

Avis : Ce roman fait parti d’une saga : « Ludivine Vancker ». Je ne présente pas les deux autres romans, parce que « La patience du diable » ne m’a pas énormément touché et que je n’ai pas encore lu « L’appel du Néant ». Je conseille de lire éventuellement une autre saga avant celle-ci, « Le cycle de l’homme et de la vérité », composée de trois autres romans qui sont très bons. Je ferais peut-être un article sur ces romans aussi.

Pour parler de « Conjuration primitive », je trouve toujours le début un peu lent, c’est assez récurrent il me semble dans les romans de Chattam. Cela dit il n’a plus à faire ses preuves, il sort des chef-d’œuvres. Il est doué, et surtout, il se documente énormément avant d’écrire. Tout ça se ressent pendant la lecture.

Il a un style bien à lui, assez violent, avec des descriptions qui me font pâlir tant elles sont détaillées, mais surtout ce qui me glace le sang, c’est qu’il est très proche de la vérité dans ses livres. On est mal à l’aise parce que ça pourrait arriver. Ce n’est jamais « irréel ». On peut comparer avec Brussolo que j’adore mais qui frôle la science-fiction parfois, Chattam lui, c’est très proche de la réalité. C’est ce qui est fascinant dans ses romans et c’est sûrement son vrai point fort. Le petit point faible, ce qui fait que ce n’est pas un coup de cœur, c’est les personnages, toujours abîmés par la vie, c’est un peu classique en fait.

Anecdote : Je l’ai lu deux fois, une première parce que j’aime bien Chattam, il est très présent dans ma bibliothèque. Puis une seconde fois parce que je participe au #BabyChallengeThriller de Livraddict 2018 et que la saga de Ludivine Vancker est proposée. 🙂📘

Bonne lecture ! Signé C.

Merlin – T. A. Barron [saga]

Résumé : Rejeté par l’océan, un garçon s’éveille sur une plage du pays de Galles. Il ne se souvient de rien, ni de son nom, ni de sa famille. Mais il est déterminé à découvrir qui il est – et d’où lui viennent ses mystérieux pouvoirs. Ses pas le mènent vers une île enchantée, une terre étrange dont le destin est étroitement lié au sien…

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Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ☆

Avis : J’ai vu beaucoup d’avis positif mais qui déplorait le début trop lent. Je n’ai pas ressenti la même chose en lisant ce roman. Il me fait penser à « Taram et le chaudron magique » , à cause probablement des personnages, un garçon courageux, une jeune fille au caractère bien trempé, un compagnon attachant… Je ne peux pas me permettre d’en dire plus au risque de spoiler le livre, ce qui m’embêterait franchement.

Je l’ai trouvé très doux et très cruel à la fois ce livre. Il est dans la catégorie « jeunesse » mais je ne sais pas si c’est vraiment une bonne idée de le laisser entre de jeunes mains. Il y a de très belles choses : du respect pour la vie, de l’amour maternel, du courage aussi que l’auteur a donné à Merlin, il y a des paysages magnifiques, de l’action. Dans l’ensemble c’est une réussite.

En fait, je ne sais pas ce que je peux lui reprocher à ce livre. Excepté la tendinite due au format (#QuandTuAsDesPoignetsEnCarton), mais il existe en format poche aux éditions PKJ. J’ai particulièrement aimé le personnage Shim, que j’ai trouvé vraiment touchant et attachant. Peut-être parce qu’il me faisait parfois penser à Gurki (Shim n’est pas un animal, alors… Mais Gurki parle, alors…). Et bien entendu j’ai aimé Fléau, le faucon de Merlin, qui est un personnage pas si secondaire que ça. Je n’ai rien de plus à dire, si ce n’est que je vais devoir me procurer la suite. 📚😂

Quelques extraits du livre :

« Les histoires ont besoin de foi, pas de faits. »

« Parfois, lorsque je me plongeais dans ces textes, mes problèmes s’évanouissaient. Je ne faisais plus qu’un avec les mots. Les actions, les couleurs et les visages m’apparaissaient avec une vivacité et une précision étonnantes. J’ai fini par comprendre à quel point les livres avaient quelque chose de miraculeux. »

« … nous passions des nuits à parler de ces lieux extraordinaires où des mortels côtoient des immortels. Où le temps s’écoule en ligne et en cercle à la fois. Où le temps sacré et le temps historique existent ensemble. »

PUMPKIN AUTUMN CHALLENGEAnecdote : Roman lu pour le #PumpkinAutumnChallenge 2018 dans la catégorie « automne enchanteur », sous-catégorie « Au détour de Brocéliande (nature, légende, nature writing) ». 🧙‍♂️

Bonne lecture ! Signé C.

L’épouvanteur – Joseph Delaney [saga]

Résumé : L’Épouvanteur a eu de nombreux apprentis, me dit maman. Mais peu ont achevé leur formation. Et ceux qui y sont parvenus sont loin d’être à la hauteur. Ils sont fragiles, veules ou lâches. Ils se font payer fort cher de bien maigres services. Il ne reste que toi, mon fils. Tu es notre dernière chance, notre dernier espoir. Il faut que quelqu’un le fasse. Il faut que quelqu’un se dresse contre les forces obscures. Tu es le seul qui en soit capable.  » Thomas Ward, le septième fils d’un septième fils, devient l’apprenti de l’Épouvanteur du comté. Son maître est très exigeant. Thomas doit apprendre à tenir les spectres à distance, à entraver les gobelins, à empêcher les sorcières de nuire…

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Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ★

Avis : Une saga classée dans la catégorie « jeunesse », à partir de 12 ans. Je suis étonnée de l’apprendre ! Peut-être suis-je trop protectrice, mais malgré l’âge du héros (Thomas Ward, 12 ans) l’ambiance est extrêmement sombre et je ne pense pas être d’accord pour laisser des enfants lire ces romans. Bien entendu ma génération lisait « Chair de Poule » sans frissonner outre mesure, alors qu’après ma relecture des premiers tomes je me suis dit que c’était violent pour des enfants. Je suppose que ma vision d’adulte altère ma perception du monde… Je suppose et espère que les enfants n’imaginent pas les scènes avec autant de violence que moi, ou peut-être usent-ils de leur adorable naïveté pour édulcoré les histoires, ou encore, peut-être n’ont-ils pas le même rapport au danger et à la mort que « nous les vieux ». Passons aux choses sérieuses.

L’épouvanteur est donc une série de romans fantasy (dark fantasy même), mettant en scène Thomas Ward, septième fils d’un septième fils, qui va suivre l’apprentissage du dur métier d’épouvanteur aux côtés de John Gregory. En toute honnêteté ça commence très très fort ! Le pauvre Thomas est enfermé toute une nuit dans une cave afin de tester son courage (il en a bien plus que moi en tout cas…). Comme je le disais plus haut l’ambiance de ces romans est sombre, on y croise de très méchantes et effrayantes sorcières (des sorcières pernicieuses, des bénévolentes, des sorcières d’eau, des sorcières celtes…), des gobelins, des démon, des spectres, des fantômes et même le Malin en personne ! Pour combattre les forces du Mal, les épouvanteurs sont équipés (si vous me dites d’une épée comme dans le film je vous retrouve et je vous tape sur la tête à coup de chipolatas) des bâtons en bois de sorbier, des chaînes d’argent, d’eau courante (je ne sais pas si on peut vraiment dire qu’ils en sont équipés), et bien entendu de sel et de limaille de fer, autant dire que c’est bien peu face à la magie du sang, la magie des ossements, j’en passe et des meilleures… Une vraie lecture d’Halloween !

Maintenant que vous pouvez imaginer l’ambiance, laisseriez-vous ces livres à un enfant ? C’est terriblement glauque (j’adore, j’adore, j’adore, autant que les licornes, sweet but psycho), on y croise de vraies saletés maléfiques et on est même (sans vouloir vous spoiler) confronté à la mort (je dirais ni qui, ni quand), puis cette ambiance… Oh mon dieu cette ambiance !

J’ai énormément de choses à dire, cependant, je risque de spoiler. Je préfère m’arrêter à quelques anecdotes, comme par exemple mon personnage préféré : Grimalkin, la tueuse du clan Malkin ! Cette sorcière est en premier lieu présentée comme une antagoniste de l’épouvanteur, elle devient par la suite une alliée. Elle maîtrise l’art du combat avec ses multiples lames (et ses ciseaux qui sont d’ailleurs sa signature) et la magie des ossements. Grimalkin est décrite comme « une beauté sauvage » par Thomas Ward, sachez qu’elle a les cheveux noirs (dans mon esprit elle a et aura toujours les cheveux bordeaux), les dents taillées en pointes et les lèvres peintes en noir, elle est mince et athlétique. Que demander de plus ? C’est genre LE personnage le plus badass de la série. Petite anecdote supplémentaire, en allant sur le Wiki de la saga, j’ai lu qu’elle était le personnage préféré de l’auteur Joseph Delaney et de la traductrice française Marie-Hélène Delval, par ailleurs c’est aussi le premier personnage autre que Tom à être le narrateur d’un tome de la saga (viendra par la suite le tour d’Alice Deane). Alice justement, un personnage dont je me méfiais comme la peste, pour qui je n’avais aucun attachement, honnêtement je la détestais, mais ça a changé après la lecture du tome 12 où on la découvre vraiment (elle est la narratrice de ce tome). Dernier personnage que j’aime profondément, John Gregory, l’épouvanteur qui va former notre petit Thomas. C’est un personnage que je trouve paradoxal. Il est strict dans son métier, ce qui à première vue peut le rendre antipathique, mais très vite on s’aperçoit que Monsieur Gregory est en fait très protecteur avec ses élèves (enfin, avec Thomas), par ailleurs, pour un épouvanteur, il fait preuve de beaucoup de compassion en refusant de tuer les sorcières. Bref, j’ai du respect pour celui qui va devenir, par la force des choses et du temps, ce papa de substitution pour le lecteur et pour Thomas.

Un mot rapidement sur le film « Le septième fils » : non. Si vous voulez le voir, regardez-le avant de lire la saga. Vous ne serez pas spoilé, car la seule chose similaire aux romans c’est les noms des personnages. Je compte faire un article sur ce film pour expliquer pourquoi je le déteste autant.

PUMPKIN AUTUMN CHALLENGEAnecdote : J’ai trouvé le premier tome de la saga dans la bibliothèque de ma tante. Le premier tome est sorti il y a presque 15 ans… En 2005 ! Tome 11 lu pour le Pumpkin Autumn Challenge 2018, menu « Automne douceur de vivre », catégorie « Pomme au four, tasse de thé et bougie (feel good, enfantin, romance, histoire de famille) ». 🍂

Bonne lecture ! Signé C.