L’île du Docteur Moreau – Herbert George Wells

Résumé : Il a un nom, Edward Prendick, mais l’île sur laquelle il échoue après le naufrage de son bateau n’en a pas. C’est une île des mers du Sud peuplée de créatures étranges, « extraordinairement laides », douces et repoussantes à la fois, qui semblent dominées par un mystérieux personnage, le docteur Moreau.

Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ★

Avis : Pour ceux qui l’ont lu (ou ceux qui aiment le spoil), je vais résumer l’histoire avant de donner mon avis.

L’histoire commence à bord d’un petit canot où Edward Pendrick se meurt. Il est sauvé par Montgomery, un biologiste qui lui explique vivre sur une île qui n’a pas de nom, et sur laquelle le navire est en train d’apporter des animaux. L’homme est accompagné d’un serviteur a l’aspect étrange, que l’équipage craint et maltraite. Le bateau arrive enfin près de l’île sans nom. Le capitaine, qui est également un ivrogne notoire, le chasse. Edward est obligé de se réfugier sur l’île malgré les réticences de Montgomery. Edward rencontre ensuite le docteur Moreau. Son nom lui est familier. Il se souvint d’avoir lu une brochure parlant de lui « Il avait fait connaître, sur la transfusion du sang, certains faits des plus étonnants et, de plus, il s’était acquis une grande réputation par des travaux sur les fermentations morbides.« , il avait ensuite dû quitter l’Angleterre, car ses expériences avaient été jugées inutilement cruelles. Edward fuit ensuite la petite chambre dans laquelle il est logé, indisposé par les hurlements de douleur d’un puma, qu’il imagine est vivisecté. Lors de sa « balade », il rencontre un homme curieux, qui boit en lapant dans la rivière près de laquelle il s’est réfugié. De fil en aiguille, après avoir découvert ce qui ressemblait à une femme torturée dans le laboratoire, puis une fuite et la découverte d’autres êtres particulièrement hideux et étranges, Moreau et Montgomery sont disposés à lui expliquer ce qu’ils font sur cette île. Le docteur Moreau pratique en effet des vivisections sur des animaux, dans le but d’en faire des humains. Il façonne leurs corps, leurs visages, leurs cerveaux et tente de les éduquer. Parfois il mixe les animaux, aussi, il y a sur l’île des créatures humanoïdes faites par exemple d’ours et de loups, ou un taureau rendu humain, des chiens « humanisés » également. Lors d’un accident durant lequel la femelle puma s’échappe, Moreau décède, tué par cet animal qu’il torturait encore quelques heures plus tôt. La tragédie de cette mort réside surtout dans le fait que les créatures créées par le docteur n’étaient dociles que parce qu’elles le craignaient et se pliait aux règles qu’il avait instaurées. Edward tente de reprendre le flambeau et de se placer en « maître » pour se protéger. Montgomery, qui était déjà alcoolique, ne se sentant à sa place ni dans la société et n’ayant plus le Docteur Moreau à ses côtés pour lui donner une raison de rester sur cette île, noie son chagrin dans le cognac et décide de faire boire quelques créatures hybrides. Il mourra à son tour de cette décision, après avoir détruit les embarcations, condamnant son compagnon à rester sur l’île. Edward finit par dresser trois créatures dont un homme-chien, qui deviendra un protecteur dévoué. Il va vivre quelques temps parmi les bêtes, mais celles-ci perdant leur humanité pour retrouver leurs instincts primaires, il retourne se créer un campement dans les ruines du laboratoire. Il arrivera finalement à quitter l’île du Docteur Moreau grâce à une embarcation dans laquelle il trouve deux hommes morts depuis longtemps. Un bateau le récupère au bout de trois jours et le dépose à San Francisco. Malheureusement il ressort traumatisé de cet épisode, craignant les humains, voyant en eux trop de similitudes avec les animaux, il finira sa vie dans un petit village.

Un résumé assez long finalement… Et fermant ce livre je comprends totalement que H. G. Wells soit une référence en science-fiction !

Pour parler des « créatures hybrides », je dois avouer, même si ce n’était pas ce que je recherchais en lisant ce roman, qu’elles ne m’ont pas le moins du monde effrayée parce que malheureusement, je n’arrivais pas du tout à les imaginer. Quand Wells s’attarde sur un détail de leur physique, ça va, mais globalement, je ne voyais pas à quoi ça pouvait ressembler un homme-léopard, ou une femme-loup… Je voyais surtout des corps à la peau proche de celle des humains mais difformes, avec des masques d’animaux. Comme dans les mangas de Yoshiki Tonogai (Doubt et Judge). Et pour les hommes-taureaux, je voyais bien une sorte de minautore. Je me demande s’il s’est inspiré de la mythologie grecque pour cette histoire. Ce qui m’a effrayée par contre, c’est d’imaginer les vivisections et la douleur des animaux. Je déteste cette idée de torturer pour la science.

Et d’ailleurs, cette histoire de science-fiction qui donne des frissons, nous fait nous poser des questions. Notamment sur le côté éthique. Est-ce que c’est légitime de faire souffrir des animaux pour répondre à la question « Qu’est-ce que l’humanité », parce que je pense que c’est la vraie interrogation de ce livre. Wells nous donne une réponse, ou plutôt, en élimine certaines avec son histoire.

En effet, le Docteur Moreau façonne le corps et le cerveau des animaux pour leur donner un aspect humain, il tente de les éduquer ensuite, pourtant leur instinct revient systématiquement. Ils perdent peu à peu l’usage de la parole, se remettent à marcher à quatre pattes, et leur corps se couvre à nouveau de poils. Dans ce cas de figure, pour Wells, l’humanité n’est pas une question de physique, ni de cerveau, bien qu’il soit possible de rendre ses animaux proche des humains pendant un certain temps (il garde quand même certaines habitudes). Au début, nous apprenons que le Docteur Moreau avait également fait des expériences sur le sang, mais, étant donné l’échec des autres expériences, on peut en conclure que Wells a décidé que ce n’était pas plus dans le sang qu’ailleurs. Peut-être est-ce dans l’ADN ?

Je n’ai pas de réponse mais je ne peux que conseiller ce roman qui se lit très facilement et qui cache derrière ce texte une question intéressante. Ou sinon, vous pouvez juste vous poser la question mais ce serait passer à côté d’un classique de la science-fiction. 🤷‍♀️

Lu dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge 2021, menu « Automne enchanteur », catégorie « Nom d’une dune » (Écologie, anticipation, science-fiction, post-apocalyptique).

Bonne lecture ! Signé C.

La ferme des animaux – George Orwell

Résumé : Un certain 21 juin eut lieu en Angleterre la révolte des animaux. Les cochons dirigent le nouveau régime. Boule de Neige et Napoléon, cochons en chef, affichent un règlement : « Tout deuxpattes est un ennemi. Tout quatrepattes ou tout volatile, un ami. Nul animal ne portera de vêtements. Nul animal ne dormira dans un lit. Nul animal ne boira d’alcool. Nul animal ne tuera un autre animal. Tous les animaux sont égaux. ». Le temps passe. La pluie efface les commandements. L’âne, un cynique, arrive encore à déchiffrer : “Tous les animaux sont égaux, mais certains le sont plus que d’autres.”

La ferme des animaux

Note personnelle : ★ ★ ★ ☆ ☆

Avis : Dès le début du roman, nous voilà face à Sage l’Ancien, un cochon qui fait part aux autres animaux du rêve qu’il a fait la nuit précédente : les paroles d’une chanson. Une chanson invitant à la révolte contre les humains, unissant tous les animaux dans ce combat…

L’Homme est la seule créature qui consomme sans produire. Il ne donne pas de lait, il ne pond pas d’œufs, il est trop débile pour pousser la charrue, bien trop lent pour attraper un lapin. Pourtant le voici le suzerain de tous les animaux.

George Orwell, La ferme des animaux.

Trois jours après seulement, Sage l’Ancien s’éteignit, laissant derrière lui les braises de la révolte qui seront alimentées par trois autres cochons, Napoléon, Boule de Neige et Brille-Babil. Ils ont élaboré un système philosophique sans faille qu’ils appellent l’Animalisme. Ils essayent en vain d’en inculquer les valeurs aux autres animaux qui restaient désespérément fidèle à M. Jones, le propriétaire de la ferme. Pire encore, les autres étaient détourné de cette voie par Moïse, un corbeau apprivoisé, chouchou de M. Jones. Ce dernier, à son insu, déclencha « le soulèvement ». Commençant à sombrer dans l’alcoolisme, il s’occupait de moins en moins de ses bêtes. Un dimanche, Jones et ses employés oublièrent complètement les animaux qui n’y tenant plus défoncèrent leurs abris pour aller se nourrir. Les humains ont bien entendu essayé de les arrêter, mais face à ce troupeau affamé ils ont été contraint de fuir la ferme.

Les trois cochons apprirent à lire et écrire, oui c’est original… Puis ils parvinrent à réduire les principes de l’Animalisme à Sept Commandements :

  1. Tout deuxpattes est un ennemi.
  2. Tout quatrepattes ou tout volatile, un ami.
  3. Nul animal ne portera de vêtements.
  4. Nul animal ne dormira dans un lit.
  5. Nul animal ne boira d’alcool.
  6. Nul animal ne tuera un autre animal.
  7. Tous les animaux sont égaux.

Bien vite ils furent confrontés à une dure réalité. Personne pour traire les vaches laitières, des récoltes compliquées par le manque d’outils adaptés aux animaux, heureusement, les cochons trouvaient toujours un moyen de contourner ses difficultés… Et c’était là leur seul rôle. Ils ne travaillaient pas comme les autres animaux. Nous comprenons que le pouvoir n’a pas été partagé équitablement. Les cochons ont pris le contrôle de la ferme. S’appropriant de droit le lait et les pommes, faisant travailler sans relâche les autres, allant même jusqu’à kidnapper les chiots sous prétexte de les éduquer.

Parlons rapidement de Lubie, une jument blanche. Cette dernière aimait trop le sucre et les rubans de couleurs… Aussi, elle décida de partir rejoindre une autre ferme pour servir les humains. Les deux autres chevaux sont des personnages encore plus attachants. Malabar l’étalon, travaillait sans relâche. Il s’épuisait à la tâche jour et nuit. Il disait qu’il travaillerait plus dur chaque jour, jusqu’à celui de sa retraite. Mais suite à un accident, il fût envoyé à l’abattoir… Bien entendu le gouvernement a menti aux habitants de la ferme, leur disant que le plus grand des travailleurs avait été envoyé chez un vétérinaire qui n’avait pu le sauver. Quant à Douce elle portait bien son nom, prenant soin des autres animaux. N’oublions pas le dernier équidés, Benjamin, l’âne. Il est aigri c’est incontestable, mais aucun lecteur ne peut lui en vouloir après avoir pris connaissance de ses liens d’amitié avec Malabar.

Napoléon, le cochon, (saviez-vous d’ailleurs qu’il est interdit d’appeler un cochon Napoléon ?) pris le pouvoir, faisant régner la peur, persécutant les autres animaux. Accompagné des chiens qu’il avait élevé et de Brille-Babil qui finissait toujours par convaincre les autres animaux en évoquant le possible retour de Jones, Napoléon n’avait de cesse d’augmenter son emprise sur le groupe, changeant même les sept commandements à son avantage et faisant remplacer l’hymne de la ferme. Il fit construire un moulin, qui était à l’origine l’idée de Boule de Neige, chassé et accusé de tous les maux. Lors d’une second bataille, ce moulin fût détruit en même temps que le moral des animaux qui avaient tant travaillé à sa construction, alors même qu’ils manquaient de vivres. L’un après l’autre, le désormais nommé Camarade Napoléon, violait les sept commandements. La situation ne faisait qu’empirer. Bientôt la Ferme des Animaux devient inhospitalière pour qui n’était pas un cochon, ou à la limite, un chien. A coup de mensonge, Napoléon, représenté par Brille-Babil soumettaient les autres animaux. Ils allaient jusqu’à manipuler leurs souvenirs, faisant du premier cochon un héros et de Boule de Neige un traître… Arriva le moment où la Ferme des Animaux fût proclamée République, étant le seul candidat, Napoléon en devint le président. Jusqu’au jour du plus grand des blasphèmes. Les cochons marchaient sur deux pattes, les moutons qui jusqu’ici scandaient « Quatrepattes oui ! Deuxpattes non ! » avaient été habitué par Brille-Babil à chanter « Quatrepattes bon ! Deuxpattes mieux !« . Sur le mur où avaient été inscrits les sept commandements, un seul restait « Tous les animaux sont égaux mais certains sont plus égaux que d’autres »…

Anecdote : Lu pour le Pumpkin Autumn Challenge, menu automne douceur de vivre, catégorie « Badge PAC 2020Siroter un chocolat chaud sous les saules. » (Anthropomorphisme, enfance, feel good, cocooning). Je vous avoue que ça m’amuse énormément de quelques détails sur les images de présentation… Promis, demain j’arrête ! 🐷🐮🐔

Bonne lecture ! Signé C.

FOCUS : Tome 1 – Autre-Monde – Maxime Chattam

Résumé : New York, de nos jours. Matt et Tobias sont amis depuis l’enfance, grands amateurs de jeux de rôles, de jeux vidéos. Mais ce qui leur arrive est bien réel. New York est balayée par une tempête sans précédent. Des éclairs bleus fouillent les immeubles ne laissant des humains que leurs vêtements ou les transformant en mutants répugnants. Matt et Tobias arrivent à fuir sur une île et rejoignent une communauté d’enfants épargnés. Ils sont 77, de 9 à 17 ans, se dénomment les « Pans » et s’organisent pour survivre. Leurs ennemis sont les monstres « Gloutons » et les « Cyniks » humains violents et perfides, des adultes qui se sont transformés. Les enfants survivants ont développé des dons surnaturels, faire jaillir le feu, créer de l’électricité. Avec Ambre, Matt et Tobias vont former l’alliance des trois et essayer de comprendre et utiliser leur nouvelle nature. Comprendre aussi l’attitude étrange de certains membres de la communauté.

autre monde

Note personnelle : ★ ★ ★ ★

Avis : Nous découvrons dans les premières pages, un adolescent perturbé par la séparation de ses parents. Matt, d’après Tobias, son jeune ami scout, a totalement changé de comportement. L’adolescent ne reste pas longtemps au cœur de ses préoccupations, car des phénomènes étranges ponctuent leurs journées.

Avant de continuer de vous parler de l’histoire, j’aimerais faire une petite parenthèse sur le côté geek de nos deux premiers personnages principaux. Si ces références du début des années 2000 ne parlent pas à tout le monde, elles m’ont tout de même arraché un sourire : World of Warcraft, Oblivion, le Seigneur des Anneaux, et le logiciel MSN… J’imagine parfaitement notre auteur dégommer quelques kobolds avant de retourner à l’écriture d’Autre-Monde. Et vous ? Autre parenthèse. Vous savez tous que notre auteur est né en région parisienne, pourtant, l’histoire se déroule, au début en tout cas, à New-york ! Belle surprise Monsieur Chattam !

La première partie, La Tempête ! Qui arrive très vite sur la ville. Nous avons à peine le temps de découvrir Matt que son monde explose sous nos yeux. D’abord, il y a l’électricité qui disparaît, puis la neige, ensuite ces éclairs qui semblent fouiller les buildings, les fenêtres qui explosent et voilà que notre héros se réveille seul dans l’appartement familial. Il entreprend de rejoindre Tobias. Lorsqu’il le retrouve, les deux garçons décident de chercher d’aide en ville. Tout s’enchaîne très vite, à tel point qu’il est difficile de poser le livre… Les dangers et mauvaises surprises se succèdent : les adultes mutants, un mur orageux qui les poursuit dans Central Park, vient ensuite ce que Matt va nommer les échassiers (de vilaines bestioles très grandes, maigres, portant un manteau à capuche noir, avec deux faisceaux lumineux à la place des yeux). C’est d’ailleurs en se cachant d’eux que le jeune homme découvre qu’Il est à sa recherche et qu’Il a peur que Matt soit déjà dans le sud. Cette découverte les incite à partir dans cette direction, où ils seront confrontés à d’autres dangers, tel que ce tunnel inondé, plongé dans l’obscurité où ils vont croiser une créature aquatique inamicale. Le duo rencontre également un, ou plutôt une nouvelle alliée, qui n’est autre qu’une chienne qu’ils vont nommer Plume. L’un de mes personnages préféré ainsi soit dit en passant.

Lors d’un affrontement contre un adulte, Matt frôle la mort et reste cinq mois dans le coma durant lequel se présente à lui le fameux « Il« , le Raupéroden. La seconde partie, commence à son réveil, le jeune homme découvre sa nouvelle communauté, les Pans. Il apprend aussi l’existence de deux clans chez les adultes, celui des Gloutons, mutants mi-sharpei mi-crapaud, celui des Cyniks, ceux qui n’ont pas muté mais ils sont sous l’emprise de la haine et sont perfides. Ces derniers enlèvent les Pans, les amènent au sud, là où le ciel est rouge écarlate. Une quatrième alliée, humaine cette fois, apparaît. Il s’agit d’Ambre. Vous me voyez venir, n’est-ce pas ? Je suis obligée de comparer ce trio à celui créé par la célèbre J. K. Rowling. Le trio, mais pas que ! Le couple qui n’a jamais existé dans Harry Potter, va-t-il se créer dans Autre-Monde ? Je parle bien du couple « Harry & Hermione » qui était probablement voué à exister mais qui est finalement mort dans l’œuf, au profit de ceux que nous connaissons. Revenons à l’histoire. Matt découvre le système mis en place par les Pans, tout en se remettant de ce long coma. Ambre quant à elle, leur dévoile l’existence d’une mutation chez les adolescents. Altération, c’est le nom qu’elle donne à ces « pouvoirs ». La jeune fille semble en avoir un : la télékinésie. Matt se voit octroyer une force anormale. D’autres Pans développent également ces « pouvoirs », qui semblent liés à un des quatre éléments, le feu, l’eau, l’air, la terre et qui leur viendrait d’un manque à combler ou d’un besoin lié à une tâche fréquemment exécutée.

L’histoire se poursuit, apparaissent les Longs Marcheurs, des Pans de 16 ans minimum, qui parcourent le nouveau monde pour partager les connaissances et nouvelles des autres communautés panesques. Le premier que Matt rencontre, arrive avec de mauvaises nouvelles. Des traîtres se cachent dans les regroupements. Plusieurs communautés en ont fait les frais. C’est alors que le trio, désormais nommés l’Alliance des Trois, se met en tête d’enquêter. Très vite, leurs soupçons se portent sur Doug et Claudia, et les mènent également au septième manoir, celui qui est hanté, où ils tombent sur… Un Minotaure ! Rassurez-vous, celui n’est qu’un déguisement, idée qui vient des Pans de la bande de Doug. Nous apprenons dans cette troisième partie, qu’un adulte est en fait le secret qu’ils voulaient garder en effrayant les autres. Un adulte qui grâce à un fait rarissime n’a subit aucune mutation. Le mystère élucidé, le trio cherche alors à découvrir l’identité du vrai traître, celui qui apporte son aide aux Cyniks. Ils le trouvent, en élaborant un plan astucieux… S’en suit une bataille épique contre les adultes, dont les Pans ressortent triomphants. L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais l’un des Longs Marcheurs apporte un message à Matt, un avis de recherche : le sien. Une Reine qui contrôle les Cyniks à besoin de cet adolescent. Le premier tome se termine sur une attaque du Raupéroden contre le pauvre Long Marcheur Franklin, qui sous la torture dévoile la direction empruntée par l’Alliance des Trois.

Vous l’avez compris, outre le fait que ce roman est une aventure post-apocalyptique à l’influence Tolkienne, l’auteur aborde un sujet important et toujours d’actualité : la pollution. La destruction de la Terre par les Hommes. Derrière ces histoires de monstres, d’armes et d’amitié (ne négligeons pas l’amitié), ce roman nous pousse à réfléchir sur nos habitudes de consommation et de vie. Car l’un des traits de caractère de notre héros Matt c’est qu’il tient en horreur la violence. Certes, l’explication semblait plus axée sur la surexploitation des ressources, mais à plusieurs reprises, les guerres ont été évoquées dans ce premier tome. Je ne sais pas encore ce qui nous attend dans le prochain, j’ai hâte de savoir alors… Je vous laisse pour aller découvrir le voyage de l’Alliance des Trois vers un sud au ciel rouge !

Anecdote : Lu dans le cadre du Magical Summer Challenge 2019, menu « Rainbow Sparkle » catégorie « Starlight »… Mais MAGICAL SUMMER CHALLENGEcomme j’ai mis trop de temps à écrire l’article, j’ai tout oublié… Je l’ai relu pour avoir l’histoire en tête car les tomes 2 et 3 sont dans ma PAL du Pumpkin Autumn Challenge 2020, et pour pouvoir écrire cet article également.

Bonne lecture ! Signé C.

Proteus – Film 1995 – Adapté du roman de 1986 « Terreur déliquescente » d’Harry Adams Knight

Après avoir lu le roman « Terreur déliquescente » d’Harry Adams Knight (John Brosnan) sorti en France en 1986 (Titre original : Slimer. Sorti en 1983.), j’ai regardé son adaptation en film. Sorti en 1995 soit neuf ans plus tard.

Synopsis : Après que leur bateau ait explosé, six trafiquants de drogue trouvent refuge sur une plate-forme pétrolière. Déserté, l’endroit abrite en réalité un laboratoire de recherches génétiques ultra-secrètes. Convaincu de l’imminence du danger, le groupe décide de s’en aller, mais trop tard…

→ Lancement du streaming ! 

Le bouton « play » à peine enfoncé, j’ai perdu mes yeux. Il faut dire que je regarde ce film de 1995 sur Youtube avec une qualité (maximale) de 480p… 📺

Sachez que la première image est un gros plan… d’une cigarette ! Suivi d’une main ensanglantée qui remonte une couverture ! Non mais une couverture quoi ! So 90’s ! 🚬 (En vrai c’est la cigarette qui m’a choquée).

Cigarette
Première scène du film « Proteus » (1995) de Bob Keen.

→ Dix minutes de film.

Tandis que le livre commence sur un radeau, dans brouillard effrayant et oppressant, après le naufrage de leur bateau. Le film lui démarre sur un interrogatoire : celui d’Alex (à l’aide de quelques flashback, nous comprenons qu’il est un survivant, il meurt pourtant dans le livre). Après ce passage, nous découvrons les protagonistes et là encore je relève une différence capitale : tout le monde sait que Mark est toxicomane dès le début du film ! Cet élément est important car c’est à cause de ce secret qu’Alex viole Chris en toute impunité, cette dernière ne pouvant le dénoncer sans trahir Mark.

Après plusieurs minutes, le film rejoint enfin le livre. Le bateau explose (la scène passe trois fois tout de même, elle a probablement coûté cher à produire pour qu’ils veuillent autant la montrer. 😉 Enfin nous retrouvons nos amis sur le fameux radeau, qui arrivent bien vite sur la plateforme ! Juste avant d’arriver, nous avons le droit à un petit screamer, qui n’a pas eu l’effet escompté (et pourtant je suis sensible à ce genre de chose).

ordinateur proteus
Écran d’un des ordinateurs de la plateforme, film « Proteus » (1995) de Bob Keen.

Les vieux ordinateurs, avec les anciennes fenêtres Windows. 😱💻

→ Trente minutes de film.

Attendez, attendez, attendez ! Ils ont des armes à feu et la plateforme est inondée ! Qu’est-ce que c’est que ça encore ?! C’est une adaptation aussi fidèle que celle des romans de la saga l’épouvanteur… Effectivement, je déteste ce truc appelé « Le septième fils ». 🤢 Revenons à nos Slimer ! Pour le moment, c’est loin de l’histoire du roman… Et rappelons-le, c’était à la base un « roman de gare »*. S’ils l’avaient améliorée, pourquoi pas…

Les premières apparitions du monstre ne collent pas non plus avec le roman, où les protagonistes le découvre normalement sous la forme d’un liquide gluant noir. Dans ce film, c’est une espèce de… Un truc qui ressemble un amas de chair dégoulinant de sang qui descend tranquillement du plafond accompagné d’une musique qui se veut inquiétante. Un peu plus tard, c’est également ce qui ressemble vaguement à de la chair en ébullition qui grandit dans un coin de la pièce. J’imagine que cela est plus visuel et passe mieux à l’écran qu’un liquide noir. Nous allons leur pardonner. D’autant plus que quelques minutes plus tard nous passons sur un format « gel hydroalcoolique qui coule sur des éléments électriques », puis enfin, une sorte de gelée vert foncé, qui se rapproche de celle du roman. 🟢

Nous passons régulièrement sur « la vision » du monstre : écran déformé et vert, sons stridents. J’ai connu plus agréable mais on ne peut pas nier l’efficacité de la méthode.

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Charly le monstre sous sa forme Slimer, film « Proteus » (1995) de Bob Keen.

→ Une heure de film.

Houlalalala ! C’était déjà compliqué de regarder une adaptation pixelisée, avec des effets spéciaux d’époque et un très mauvais jeu d’acteurs, mais si l’un des personnages qui doivent arriver à la toute fin débarque à un tiers du film, moi je perds pieds ! 😂 Buckley, un agent de sécurité, essaye de fuir un mystérieux Charly. Certes, j’ai lu le roman il y a plusieurs mois (j’ai tenté de regarder ce film des tonnes de fois, mais croyez-moi, c’est dur), cependant je n’ai pas le souvenir qu’il arrivait aussi tôt dans l’histoire et encore moins qu’il connaisse l’existence de ce fameux « Charly ».

Je suis contente de ne pas avoir été confrontée à la scène des viols de Chris (deux fois dans un roman la pauvre, ça commençait à être compliqué). Rachel est la première a être contaminée (dans le roman comme dans le film), elle contamine ensuite Alex, qui doté d’un membre masculin hors-normes tue Chris lors d’un rapport forcé qui provoque chez la demoiselle une hémorragie interne fatale. Ici, Alex tue Rachel grâce son arme à feu. Ce qui n’est pas plus mal… 🤔 En parlant d’Alex justement, le grand méchant pervers, il se transforme en policier sous couverture (avec Rachel d’ailleurs) dans cette adaptation ! J’avoue que ça m’a arraché un sourire. Tout autant que la scène précédente, où on voit le monstre sous l’apparence déformée d’un scientifique de la plateforme ! 😂 Petit détail qui change par rapport au début du film, la « vision du monstre » est désormais rouge et non plus verte.

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Charly le monstre sous sa forme humain hybride, film « Proteus » (1995) de Bob Keen.

→ Film terminé.

C’est un miracle que j’ai encore des yeux en état de fonctionnement ! Dans cette dernière partie, nous croisons le Docteur Shelley du début, ainsi que l’homme qui a financé le projet : M. Brinkstone’s. Puis, Charly sous sa forme « finale », en hybride requin-humain qui fait plus rire que frissonner (parce que c’est un film). Les survivants, qui auraient dû être Paul et Linda, sont ici Alex et Linda. Grâce à ce dernier, qui balance de l’héroïne au monstre devenu accro à cette drogue en « absorbant » Paul, avant de l’asperger d’essence et d’en faire un feu de joie. Le film se termine sur l’explosion de la plateforme. Quoi que, nous voyons rapidement que le pilote de l’hélicoptère qui transporte Linda et Alex est en fait contaminé, et c’est sur son œil devenu brusquement noir que le générique de fin apparaît. 🧨💥

Sans titre
Doug Bradley dans le rôle de Monsieur Brinkstone’s, film « Proteus » (1995) de Bob Keen.

* La littérature de gare est un genre littéraire se caractérisant par des ouvrages se lisant facilement et rapidement, distrayants mais superficiels, qui tirent leur nom du fait qu’ils sont réputés être achetés dans les gares pour s’occuper en attendant son train ou pendant le voyage. Ce sont généralement des livres peu chers et de petit format, traitant d’histoires policières ou d’espionnage, ou d’histoires d’amour.


Parlons un peu du roman : ci-dessous la couverture du livre, ainsi que son résumé. Vous trouverez également mon avis sur le roman en consultant cet article.

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Résumé : Rachel se figea soudain, bouche bée. Il y avait quelque chose dans le plus grand des bacs. Un cadavre, une jeune femme blonde en blouse blanche. Elle flottait entre deux eaux. Noyée. Une horrible masse de filaments noirâtres sortait de sa bouche. Comme si une espèce d’algue gluante avait poussé dans ses muqueuses. Et cela bougeait ! Rachel aurait voulu s’enfuir, mais son corps ne lui obéissait plus. Le cadavre pivota lentement. Et deux yeux d’un vert incandescent se posèrent sur elle.

Pour conclure, c’est un film qui reprend globalement la même histoire que celle du roman, avec quelques libertés. Les effets spéciaux et le jeu d’acteurs ne sont pas ce qui se fait de mieux, mais nous pouvons l’excuser car il date de 1995.

Voici le lien de la vidéo Youtube, si ce résumé ne vous a pas suffit (ou si vous préférez voir le film avant de lire) : https://www.youtube.com/watch?v=FPcGc8r6gxo

Bon visionnage et restez au chaud ! Signé C. 🍿🎥