Pumpkin Autumn Challenge 2018

Dans un premier temps je souhaite remercier Guimause pour ce challenge automnal. 🍂

Le Pumpkin Autumn Challenge 2018 session « Magies et Sorcières ».

Sur les réseaux vous pouvez retrouver de nombreuses personnes participant à ce challenge, et vous inspirer de leur PAL (pile à lire), en cherchant avec les hashtags :

#PumpkinAutomneChallenge et #PAC

Il existe également une page Facebook où se retrouvent les personnes souhaitant participer au challenge. Cliquez ici pour y accéder. 🎃

Grâce aux défis comme celui-ci, j’ai pu rencontrer des passionnés de lecture et j’ai eu le plaisir de voir que les livres ne sont pas de l’histoire ancienne.

Je vous laisse aux bons soins de Guimause pour vous expliquer le concept de ce défi. De mon côté j’ai choisi de me prêter au jeu en prenant les quatre menus et en lisant un livre par sous-menus, ce qui nous fait une PAL de 12 livres. Cet article étant en évolution constante, je vous mettrais les liens de mes chroniques sur ces livres. 📚

Score actuel 12 sur 12

Je vous propose de découvrir sans plus attendre ma pile à lire pour ce challenge. #PALduPAC

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Le voyageur imprudent – René Barjavel

Résumé : «Mon premier voyage après l’accident me ramena au lieu même où il s’était produit. Sous la coupole, dans la lumière des champignons, les débris de chair de mon maître mettaient leurs taches sombres sur l’or roux de la chevelure de la tête coupée. L’expression de celle-ci n’avait pas changé. Les yeux clos, les lèvres enfin calmées esquissaient un sourire de paix totale.»

Le voyageur imprudent.png

Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ★

Avis : Alors… WAAAAAAH ! Ou même WWWWWWWWW…TF ?! Je ne suis pas habituée à lire des romans de science-fiction, je préfère largement ce registre en film, pourtant, ce livre est une merveille de la littérature à mes yeux.

Évidemment ce roman parle de voyage dans le temps, dans le passé comme dans le futur, mais pas uniquement, beaucoup de questions existentielles sont posées. Par exemple, les scientifiques se penchent sur le « bonheur » : qu’est-ce que le bonheur ? Quel modèle de société nous offrirait le bonheur ? Peut-on être tous heureux simultanément ? Est-ce que les sentiments nuisent à l’épanouissement des humains ?

Au fur et à mesure des voyages dans le temps, on découvre les stades d’évolution du monde (enfin, un futur hypothétique sorti de la cervelle de René Barjavel), jusqu’au dernier stade qui est à la fois effrayant et magnifique (cela dit je préfère notre époque, ne nous le cachons pas). Le protagoniste n’ayant pas trouvé satisfaction dans le futur, décide alors de retourner dans le passé pour étudier et comparer la notion de bonheur durant cette époque. Le roman se termine sur un voyage de trop avec une superbe question « Peut-on être et ne pas être simultanément » ?

Rassurez-vous, il n’est pas question que de voyage et de science, il y a également une histoire d’amour, sans quoi les livres ne nous feraient pas autant rêver. Je vous conseille vivement ce roman de science-fiction (avec quelques dolipranes quand même).

Anecdote : Lors de la journée internationale du livre voyageur, j’ai décidé de relâcher ce roman dans la nature ! Le choix a été facile : le titre du livre était parfait pour l’occasion et en plus j’avais vraiment envie que quelqu’un puisse vivre la même expérience que moi en lisant ce roman. Vous pouvez retrouver l’article concernant cette journée juste ici. 💛 📚 Reçu dans la box littéraire de Once Upon A Book, sur le thème « Pouvoirs Paranormaux », qui sont très personnalisées, le site est juste ici. 📚 

Bonne lecture ! Signé C.

Le cimetière des papillons – Richard Canal

Résumé : Et si Dieu jouait aux dés ? Dans son casino le monde ne serait que hasard… Quelque part dans un espace virtuel, le Domaine, ils sont cinq à jouer. Ils animent des personnages, en créent, les regardent vivre et mourir. Quand on est immortel, il faut bien tuer l’ennui…
Le monde tel qu’ils l’ont tiré au sort n’est que désolation. Des villes à l’image de Brookstadt, qui puisent leur énergie dans des sources et tombent en poussière lorsque celles-ci tarissent. Partout ailleurs des mines fabriquées par les villes pour s’entre-déchirer… Mais dans l’enfer du jeu, un jour, bizarrement tout se dérègle. A Brookstadt, un homme, Anton, un enfant noir blanc et un clown échappent soudain à la furie des mines. Les joueurs sont dépassés… Qu’arrive-t-il quand les créatures pénètrent les secrets des Dieux ?

Le cimetière des papillons.png

Note personnelle : ★ ★ ★ ☆ ☆

Avis : Un roman de science-fiction dystopique*, bien que la présence dieux (bien qu’incompréhensible à mes yeux, puisqu’ils ne sont pas très présents) puissent venir altérer ce genre… Les nuages écarlates ça, je maîtrisais, pas de soucis, mais très vite sont venus s’ajouter les mots inconnus, car bien entendu créés pour ce monde. L’entropie (transformation, fonction exprimant le principe de la dégradation de l’énergie) est au centre du roman. Imaginez un monde où une couverture à une durée de vie d’une nuit, un flingue durera quelques jours, une fleur quelques secondes. La politique et les conditions de vie, tout tourne autour de ce monde qui se dégrade rapidement. Finalement, les dieux sont quasiment inexistants dans l’histoire (on ne comprend que peu leur rôle au début, si je rentre dans les détails je risque de spoiler). Par contre, on ne peut pas retirer la poésie de ce livre, ni paradoxalement la vulgarité, pour au final le qualifier « d’étrange ». J’ai bien aimé le fait que les machines du futur aient des noms d’animaux en référence à leurs « qualités ». Un condor, un faucon, un perroquet, un sanglier, un éléphant.

J’ai retenu quelques petites choses qui risquent de vous glisser entre les doigts, comme la sexualité d’un des personnages, par une simple phrase, une seule dans tout le livre, la suivante « À ce fils qu’il n’aurait jamais parce qu’il n’aimait pas les femmes ». Je me permets de mettre ceci en avant, pour créer le contraste avec un livre de 1973 (la maison des damnés de Richard Matheson), dans lequel l’homosexualité est à la fois fascinante et dégoûtante pour les personnages (je ne peux pas dire que c’est le cas de l’auteur). Là, elle passe comme une brise, on le sait, mais on ne s’en formalise pas parce que la sexualité d’une personne n’est pas plus importante que son caractère. Voilà une façon de penser qui colle à celle de notre époque. 💖

J’ai également d’autres extraits à vous présenter :

« Qu’il vous suffise de savoir que derrière l’univers ludique, il y a l’éternité. Et même si, en fin de compte, celle-ci vous effraie, croyez-moi, c’est bon d’y goûter, rien que pour apprécier la mort à sa juste valeur »

« – Espoir ! Mais on le trouve partout, mon brave. Jusque dans les vers de mirliton que les putes se font tatouer autour du sexe. Ce n’est pas en nous apportant des mots aussi galvaudés que vous sauverez la culture »

« – C’est toi qu’es pas normal de vouloir que tout soit normal. T’as pas remarqué ? C’est fou ce qu’on est normal, nous. »

Anecdote : A la fin du roman « Le songe d’une nuit d’octobre », j’ai regardé quelques titres proposés. Mes yeux ont immédiatement trouvé ce titre poétique. Je n’avais aucune idée de ce dont pouvait parler ce livre. 🦋 Offert par mon amoureux ❤

Bonne lecture ! Signé C.

*Comprendre les genres et sous-genre de l’imaginaire

La science-fiction dystopique répond aux critères suivants :

  • Montre un futur apocalyptique où la société a mal tourné, souvent dans le but d’attirer nôtre attention sur un problème actuel (mais pas toujours).
  • Inclus des technologies essentiellement humaines, même si elle peut également venir d’ailleurs.
  • Inclus une ampleur spatiale et/ou temporelle.

Le songe d’une nuit d’octobre – Roger Zelazny

Résumé : Ce sera pendant l’horreur d’une profonde nuit, la dernière d’octobre. La lune sera pleine. On a un mois pour préparer le Jeu. Pour collecter les outils, déjouer les plans de ceux de l’autre camp, trouver l’endroit magique… L’enjeu est de taille : si ce sont les ouvreurs qui gagnent, alors les Anciens Dieux reviendront, et je ne vous dit pas la catastrophe ! Moi, Snuff le chien, je vous assure que je ne chôme pas. Entre mes rondes et les informations que je dois récolter, j’estime que je fais bien mon boulot. Notez, la chatte grise se débrouille bien aussi. Mais de quel bord est sa maîtresse ? That is the question… Quand Jack l’éventreur, Dracula, Raspoutine, Frankenstein et quelques autres s’affrontent – chacun aidé d’un compagnon à poil ou à plume-, on peut s’attendre à tout ! Surtout par une nuit de pleine lune…

Songes d'une nuit d'octobre.png

Note personnelle : ★ ★ ★  

Avis : Je n’ai trouvé que des livres d’occasion, il est possible que le prix ne soit plus le même sur Rakuten. J’aurais pu l’acheter dans un grand format avec une magnifique couverture marron, cependant, j’ai préféré le format poche, avec ses pages jaunies et sa bonne odeur de vieux livre.

Le roman est classé dans la science-fiction, mais je pense qu’il s’agit plutôt de fantastique. Pour une raison toute simple, dans les romans de science-fiction tout est expliqué par la science, dans ce roman les animaux parlent certes ça ne choque pas leurs maîtres (puisqu’il s’agit de Dracula et compagnie) mais théoriquement, même si on les croise que très peu, le reste du monde est « normal », les autres êtres-vivants ne savent pas que les protagonistes existent et vivent parmi eux.

Passons à l’histoire. La façon d’écrire de Roger Zelazny nous force à se laisser porter par le livre. On obtient les informations en même temps que Snuff, le chien de garde de Jack. Ce qui fait tout l’originalité du livre d’ailleurs, c’est de suivre ce « Jeu » en passant par les animaux, que ce soit un chat, un chien, un serpent, ou même un écureuil. On ne suit pas les joueurs humains mais leurs compagnons dans la découverte d’informations cruciales pour le soir d’Halloween, comme vous l’aurez compris. J’ai apprécié cet univers de calcul, de schéma, d’espionnage mais surtout ce « fairplay » entre joueurs. Le songe d’une nuit d’octobre est un livre à suspense. Jusqu’à la fin on doit simplement accepter que l’auteur nous guide. J’ai trouvé la fin malheureusement trop rapide, tout est révélé en quelques pages seulement.

Quelques phrases ont attiré mon attention (la narrateur est un chien nommé Snuff et le dialogue lui fait référence) :

« Je renversais la tête en arrière et me mis à hurler. Il ne remarqua rien. Tant pis. ça fait toujours du bien de hurler un bon coup quand on se sent frustré. »

« Il se mit à me caresser la tête et je réagis comme si c’était la plus belle invention de l’homme après le repas gratuit. »

« – Inutile, Snuff. Tu peux te dispenser de tes singeries – pour ne pas dire de tes chienneries. »

PUMPKIN AUTUMN CHALLENGEAnecdote : J’ai lu le roman dans le cadre du #PumpkinAutumnChallenge 2018  catégorie Trick or Treat. ☕

Bonne lecture ! Signé C.