La maison des damnés – Le film

Après avoir lu le roman dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge 2018, menu automne frissonnant, sous-menu « Le fantôme de l’Opéra », j’ai décidé de regarder le film (huit mois plus tard tout de même).

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Synopsis : Afin de découvrir les mystères de « la maison des damnés », une équipe composée d’un couple de physiciens, d’une médium et d’un survivant s’enferme pendant une semaine dans cette maison d’où l’on ressort soit mort, soit fou.

Voici la liste des acteurs principaux ainsi que leur rôle :

→ Lancement du streaming, attention aux yeux ! 

Confortablement enroulée dans un plaid, un chat sur les genoux, un chat sur le bureau, je lance la vidéo. Rétro ! C’est bien entendu le premier mot qui me vient à l’esprit.

Mon premier constat est que le physique des personnages diffère de celui que j’imaginais pendant ma lecture. Ma chère médium hystérique n’est pas la sublime rousse plantureuse du livre, à la place c’est une jeune femme brune, mignonne, qui ne semble pas énormément traumatisée par son arrivée dans la maison des damnés. La femme du scientifique est plus distinguée et chic que la « femme américaine, un poil nunuche, mariée à un goujat des années 70 » que j’imaginais. L’ancien médium était plus « attirant, blasé, mystérieux, bref le beau gosse du groupe » dans mon esprit (c’est le mec qui a perdu toute son équipe, faillit y laisser sa peau, mais qui revient quand même dans le manoir pour un peu de thune). Là, bon… Il avait peut-être du succès à l’époque cela dit d’autant plus que dans le film il porte des lunettes qui ne lui vont pas. Quant au scientifique, le Docteur Barrett, il n’était pas en excellente forme, je crois me souvenir qu’il avait un soucis à la guibolle (sexy le langage familier… mais vous m’excuserez, nous sommes toujours ce fichu samedi matin), qui expliquait la frustration sexuelle de sa femme, pourtant il a l’air d’être en bonne santé dans ce film. Peut-être que ma mémoire me joue des tours. Si vous avez lu le roman, je serais ravie que vous me rafraîchissiez la mémoire.

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→ Dix minutes de film.

J’en suis donc à dix minutes de film, et jusque là, excepté le physique des personnages, tout me semble assez fidèle au roman. Devant la chapelle, nous voyons la médium gênée et nous entendons des bruits ressemblant à des gémissements féminins. Connaissant le roman, j’espère ne pas regarder une sorte de film pornographique un peu glauque et vieillissant !  😂🍆🍑

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→ Trente minutes de film.

Effectivement, le scénario correspond au roman. C’est un bon point ! Les effets spéciaux ne sont pas extrêmement impressionnants, cependant, ils restent corrects. Quelques objets tremblent, une couverture vole, une porte claque et un bel ectoplasme brillant fait son apparition, pour un film de 1973 ce n’est pas mal du tout. J’ai eu le droit à un « jump scare » (en français « saut de peur »), grâce à Madame Barrett et la médium qui ont poussé un hurlement que je qualifierais de « contagieux ». Malgré tout, il y a deux détails qui me chagrinent, le premier c’est que j’imaginais l’endroit plus vétuste, poussiéreux et sombre. Dans le film, les chambres sont bien entretenues. Le second détail, c’est le caractère des personnages qui est différent : la femme du docteur n’est pas effrayée, la médium n’est pas paranoïaque/hystérique, et le scientifique me semble très compréhensif dans le film. Ma vision des personnages est complètement chamboulée, ils sont moins antipathiques, du coup je ne ressens plus cette ambiance oppressante et malsaine qui m’avait pourtant marquée. 🤷‍♀️

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→ Une heure de film.

Je confirme que les scènes sont moins malsaines et vulgaires que dans le roman, par contre, elles sont plus « effrayantes » à mes yeux. Notamment quand Madame Barrett supplie Monsieur Fischer de coucher avec elle : dans le livre je l’imaginais sensuelle (un vrai succube), dans le film elle n’est pas attirante, elle a l’air souffrante, voire possédée. Quant aux personnages, ils commencent à avoir un caractère semblable à ce dont je me souvenais. Plus qu’une petite demi-heure de visionnage et on en aura terminé avec cette maison des damnés ! 😱

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→ Film terminé.

Il manque quelques scènes du roman, notamment quand le Docteur Barrett se fait attaquer dans le sauna et quand Monsieur Fischer est victime d’un esprit qui le contraint à patauger dans une mare (j’imagine que c’est tout simplement dû au fait qu’il n’y avait ni sauna, ni mare dans le bâtiment qu’ils ont loué pour le film). L’histoire est similaire, cependant, ce n’est pas le cas de l’atmosphère, ce que je ne déplore pas totalement : comme je le disais dans mon avis sur le livre et un peu plus haut sur cette page, l’ensemble du roman est axé sur le sexe et les vices des personnages. Retranscrire tout le roman aurait pu classer le film dans une autre catégorie, celle interdite aux moins de 18 ans. Je m’attendais à un film mauvais, finalement il s’en sort très bien !

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Parlons un peu du roman : ci-dessous la couverture du livre, ainsi que son résumé. Vous trouverez également mon avis sur le roman en consultant cet article.

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Résumé : Passer une semaine dans une maison réputée hantée depuis trente ans : telle est la mission confiée au Docteur Barrett et à une équipe de spirites par un milliardaire mourant, qui veut savoir si son âme lui survivra. Mission que le parapsychologue s’empresse d’accepter, espérant bien ainsi triompher des  » maléfices  » et vérifier ses théories scientifiques sur l’existence d’une vie après la mort. Arrivés sur place, les investigateurs se rendent vite compte que le lieu est à la hauteur de sa réputation : résonnant des crimes et des orgies qu’elle a accueillis par le passé, la maison Belasco semble les attendre. Prête à posséder les audacieux qui oseront pénétrer en son sein…

Pour conclure, je dirais que le film est une version édulcorée du livre car en effet l’ambiance est bien moins oppressante.
Quelques scènes sont manquantes, j’imagine que c’est dû à l’impossibilité de trouver un lieu avec un sauna et une mare.
Les personnes diffèrent physiquement de ce que j’imaginais en lisant.
Pour terminer, les effets spéciaux sont tout à fait corrects pour un film aussi vieux !

Bon visionnage, pensez au pop-corn ! Signé C. 🍿📽

La cité perdue du Dieu Singe – Douglas Preston

Résumé : Un voyage au cœur d’une des régions les plus sauvages de la planète sur les traces d’une cité mythique et d’une civilisation disparue. Bienvenue dans l’impénétrable jungle de la Mosquitia, dans le nord-est du Honduras. C’est là que s’est aventuré le romancier et journaliste Douglas Preston aux côtés d’une équipe de scientifiques pour lever le voile sur l’un des derniers mystères de notre temps : la fameuse Cité blanche, ou Cité du dieu singe, qu’évoquait Hernán Cortès au XVIè siècle et que personne à ce jour n’avait réussi à localiser.

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Note personnelle : ★ ★ ★ ★

Avis : Le premier chapitre commence sur les chapeaux de roues, Douglas Preston nous rapporte le contenu d’une réunion qui se passe quelques jours avant que son équipe soit héliportée dans une région d’Honduras appelée La Mosquitia, durant laquelle sont évoqués de nombreux dangers, dont les serpents, les insectes, la végétation, et les maladies, de quoi vous faire passer l’envie d’aller visiter Honduras ! Puis, vient une partie sur l’historique des recherches effectuées sur cette mystérieuse Cité perdue du Dieu Singe aussi appelée Cité Blanche. J’ai trouvé ce passage vraiment intéressant, bien documenté et expliqué : c’est un travail de recherche incroyable et minutieux qu’a effectué Douglas Preston, au point de découvrir le stratagème d’anciens explorateurs peu scrupuleux qui ont pris comme prétexte la recherche de la cité pour financer une recherche de gisements aurifères. Leur histoire commence environ à la page 105, chapitre 11, mais le plus intéressant à mes yeux c’est quand le camp est établi et qu’ils entament les recherches sur le terrain. Quand toute la beauté de l’endroit est décrite, qu’il y a des interactions avec les animaux, et que les recherches sur le terrain débutent. Cela dit, même si ce lieu peut faire penser au jardin d’Eden, personnellement j’aurais trop peur de tous les dangers pour y aller, cependant, visiter le lieu à travers un livre est totalement fascinant et immersif. Je trouve que Douglas Preston a réussi à retranscrire l’atmosphère de la Mosquitia pour nous en faire profiter, bien en sécurité chez nous. Arrive ensuite une partie sur l’archéologie dans le Honduras, puis le passé du pays, et les maladies qui l’ont décimé (une partie également sur une « maladie » contractée par l’équipe de Douglas Preston et lui-même, je vous laisse découvrir de quoi ils souffrent en lisant le roman, haha). Une information de plus : la « Cité Perdue du Dieu Singe » ou « Cité Blanche » (voire  » Ciudad Blanca ») , est nommée par le président du Honduras, Juan Orlando Hernández, « La Ciudad del jaguar » soit « La Cité du jaguar », probablement en référence au métate à l’effigie d’un homme-jaguar, qui a été l’un des premiers artefacts trouvé durant les fouilles. Pour résumer, si on prend en compte que ce roman est un documentaire qui n’est pas focalisé sur les fouilles de la Cité Perdue comme on pourrait le croire, c’est livre est très intéressant. Je le conseille à ceux qui souhaitent en apprendre plus sur le Honduras et son histoire, et l’archéologie en général.

Quelques extraits :

Parmi les nombreux artefacts qu’il rapporta, il s’en trouvait deux qui contenaient selon lui des indices conduisant à la cité perdue : une pierre recouverte de caractères « hiéroglyphiques » et la statuette d’un singe se couvrant le visage de ses mains. 🙈

Au tournant du siècle, Boston Fruit, qui fusionnerait par la suite avec United Fruit Company, avait planté plus de quinze mille hectares de bananeraies le long du littoral nord-est du Honduras, devenant le premier employeur du pays. Ce fut le début d’une longue relation destructrice entre les producteurs de bananes américains et le Honduras, qui valut à ce dernier le surnom péjoratif de Banana Republic. 🍌

« Des alouates, les singes hurleurs, expliqua Woody. Ils se mettent à crier chaque fois que l’hélicoptère arrive ou repart. Apparemment, ils répondent au bruit. » 🐒

En revenant, je trouvai Steve sur un lit de camp à côté de sa tente, qu’il avait plantée à proximité de mon bivouac, de l’autre côté de l’arbre aux atèles. Il était allongé sur le dos, grignotant des cacahuètes et observant avec des jumelles le groupe de singes-araignées. Ces derniers se tenaient en rang d’oignons sur une grosse branche, à quinze mètres au-dessus de lui, et le regardaient en mangeant des feuilles. La scène était cocasse, deux espèces de primates curieux s’observant avec fascination. 🍃🐒

Bien plus que la simple activité récréative qui vient à l’esprit quand on pense aux jeux d’adresse, dans les cultures méso-américaines, le jeu de balle était un rituel sacré qui symbolisait la lutte entre les forces du bien et du mal. Il aurait également représenté un moyen d’éviter de se déclarer la guerre en permettant aux différents peuples de résoudre leurs conflits par un match, qui se terminait parfois par un sacrifice humain allant jusqu’à la décapitation de toute l’équipe perdante ou de son capitaine. 🙊

L’article du 02/03/2015 de National Geographic, mentionné dans le roman.

Anecdote : Gagné lors d’un concours sur Twitter. 🙈🙉🙊

Bonne lecture ! Signé C.

Mais c’est à toi que je pense – Gary A. Braunbeck

Résumé : Pour Thomas, Arnold, Rebecca et Christopher, c’est la fin du supplice. Ils viennent d’échapper à leur tortionnaire, un tueur en série pédophile qui les séquestrait depuis des années. Mais une nouvelle épreuve les attend : et si on les avait oubliés ? Et si on ne les aimait plus ? Horriblement défigurés et mutilés, ils ont besoin d’un adulte pour les ramener à leurs parents, que certains n’ont pas vus depuis dix ans… et ils ont choisi Mark.

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Note personnelle  : ★ ★ ★ ★ ★

Avis : Première lecture commune avec la blogueuse Plume de Soie alias @Nueva56 sur Twitter.

Tout d’abord, j’ai été surprise par le style d’écriture qui est agréable, facile à lire, une plume gracieuse et élégante (pour dire à quel point j’ai aimé). Le sujet abordé est extrêmement dur, les enfants kidnappés, torturés, retenus en captivités, avec tous les mauvais traitements que l’on peut imaginer (et même ceux qu’on ne peut pas).

J’ai en premier lieu cru que le livre ne serait qu’un enchaînement de souvenirs glauques et que ça me mettrait mal à l’aise. Le plus horrible est à mes yeux dans les premiers chapitres, y sont décrites des scènes terribles. Notamment une dont il faut que je vous parle : il s’agit de Mark qui regarde une vidéo (il y est contraint par Christopher, l’un des enfants qui a lui 21 ans à ce moment là), qui montre le meurtre d’une petit fille, dans une cave, sur une table d’autopsie. L’auteur nous fait comprendre ce qu’il se passe, pourtant il focalise notre attention et celle de Mark sur une poupée Super Nana. On sait éperdument et malheureusement ce que subit l’enfant, sans pour autant avoir les images en tête si on suit bien le texte. Cette façon de décrire la scène sans la « montrer » est vraiment époustouflante mais nécessaire, sans ça j’aurais stoppé ma lecture.

Par la suite l’histoire n’est pas, ou plus trop centrée sur les souvenirs macabres. C’est les souvenirs de Mark et non pas ceux des enfants (en majorité). Je souhaite évoquer au passage le personnage Cletus (un garagiste) à qui l’auteur a donné une importance et une vraie personnalité marquante sans pour autant qu’il soit présent (excepté au début et à la fin).

La fin de l’histoire justement… Sortez les mouchoirs ! Alerte madeleine. Le livre est un condensé d’émotions, qui m’a émue au plus haut point. Je vous le conseille malgré la dureté du sujet. 😭

Anecdote : Roman lu pour le #ColdWinterChallenge 2018 sans être rattaché à un menu (ça aurait pu être stalactites ensanglantées mais j’ai préféré ne pas l’inclure, tout simplement parce qu’il ne rapporte pas de points supplémentaires).

Bonne lecture ! Signé C.

Baby Challenge Thriller 2019 – Livraddict

Deuxième année de participation au Baby-Challenge Thriller de Livraddict ! 😍💪📚

💻 Topic à découvrir ici et règles juste . 💻

Je vise bien évidement le 20/20 et donc la médaille d’or. Comme l’année dernière (en m’organisant mieux parce que sérieux c’était très compliqué la fin d’année où j’ai été obligée de rattraper la lecture en quatrième vitesse). J’ai vu que cette année j’avais un peu d’avance, car des titres ont été repris de l’année précédente (c’est un peu triste ainsi soit dit en passant).

Je vous laisse découvrir mon avancement dans ce challenge :

📚 Je commence avec avec 4/20
📚 Mise à jour : 5/20 😃

Pour les sagas il suffit de lire l’un des ouvrages. Aussi, je ne reporterais pas les points validés durant l’année 2018 s’il me reste des ouvrages de la saga à lire (ce qui me parait être le choix le plus honnête et d’ailleurs je crois bien qu’il en est ainsi dans les règles du challenge). 😉

1.      Entre deux mondes de Olivier Norek
2.      Toutes blessent la dernière tue de Karine Giébel
3.      With you de Amélie C. Astier et Mary Matthews
4.      Saga – Victor Coste de Olivier Norek
5.      Saga – Will Edwards de Claire Favan
6.      Purgatoire des innocents de Karine Giébel
7.      Résilience de Julia M. Tean
8.      Saga – Bourbon kid de Anonyme
9.      Saga – Franck Sharko & Lucie Hennebelle de Franck Thilliez (lecture en cours)
10.     Saga – Eva Svärta de Sire Cédric
11.     Saga – Dante Torre de Sandrone Dazieri
12.     Saga – Ludivine Vancker  de Maxime Chattam
13.     Du feu de l’enfer de Sire Cédric
14.     Avec tes yeux de Sire Cédric
15.     Saga – Marcus Goldman de Joël Dicker
16.     Saga – La Trilogie du mal de Maxime Chattam
17.     Juste une ombre de Karine Giébel
18.     Shutter Island de Dennis Lehane
19.     Dompteur d’anges de Claire Favan
20.     Hématome de Maud Mayeras

JOKERS
1.     Saga – L’élite de Joelle Charbonneau
2.     Saga – Mila Vasquez de Donato Carrisi
3.     Comme ton ombre de Elizabeth Haynes
4.     Le manuscrit inachevé de Franck Thilliez
5.     Petits secrets, grands mensonges / Big little lies de Liane Moriarty

Participez-vous à ce challenge ? Comptez-vous y participer en 2020 ? Et surtout, avez-vous déjà lu ces romans, sans forcément participer à un challenge ? 📚😍

Signé C.