Le concile de pierre – Film 2006 – Adapté du roman de 2002 de Jean-Christophe Grangé

J’ai appris avec plaisir qu’un film adapté du roman était sorti en 2006. Je vous souhaite un bon visionnage si vous vous laissez tenter par « Le concile de Pierre ». 😊


Synopsis : Laura Siprien se demande si elle n’est pas en train de perdre la raison.

Cauchemars et hallucinations la plongent depuis quelques semaines dans une angoisse incontrôlable. Qui est vraiment son fils Liu-San ? D’où vient-il ? Que signifie l’étrange marque apparue sur son torse ? Quelques jours avant son septième anniversaire, l’enfant est enlevé. Persuadée de savoir où il a été emmené, Laura se jette à corps perdu dans un périple aux confins de l’étrange et du fantastique.

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→ Lancement du streaming ! 

Nous avons tout d’abord une scène qui se passe nous l’imaginons pour ceux qui ont lu le roman, dans la fameuse base de recherches en Mongolie, où trois personnes essayent de s’échapper et sont tués. Nous pouvons apercevoir une personne avec un manteau blanc, probablement la mère de Diane Thiberge (il me semble qu’elle est décrite ainsi à la fin du roman, lors de la confrontation dans la base).

→ Dix minutes de film.

Surprise ! Diane ne se nomme plus Diane Thiberge mais Laura Siprien, incarnée par la magnifique Monica Bellucci. Cela dit, je préfère qu’ils ne gardent pas les noms et que l’histoire soit respecter, plutôt que l’inverse, comme dans cette horreur qu’ils osent dire être l’adaptation de la saga « L’épouvanteur » de Joseph Delaney qu’ils ont nommé « Le septième fils », bref… Nous avons donc la scène où Laura arrive dans l’orphelinat thaïlandais (nous entendons des enfants pleurer, cela m’a marqué, l’ambiance est particulièrement triste, mais Laura sourit ce qu’on lui pardonne puisqu’elle va enfin devenir maman) et rencontre Lucien. Enfin, là aussi c’est quelque peu différent, puisqu’il se nomme Liu-San au lieu de Lu-Sian. Je chipote, mais sachez que ce nom lui a été donné parce qu’il était écrit sur un médaillon qu’il avait avec lui lorsqu’ils l’ont trouvé, dans le roman, c’est parce qu’il répète ces deux syllabes, Diane alias Laura, confie même des enregistrements de Lucien prononçant ces mots, à des experts en langue pour découvrir son origine. Ils ont déjà pris quelques libertés… Lucien est un enfant de 6 ou 7 ans, peut-être moins, dans tous les cas, Laura a déjà vécu un moment avec lui, alors que dans le livre l’accident survient très peu de temps après son adoption.

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Rencontre entre Laura et Liu-San dans le film « Le Concile de Pierre » au sein de l’orphelinat thaïlandais.

P.S. : cette fresque est carrément creepy. 😱

→ Trente minutes de film.

Encore quelques libertés… Lucien a des marques qui apparaissent sur le corps spontanément un matin, alors que dans le livre c’est durant son coma et pendant une forte fièvre que les traces apparaissent. Il est soigné par un acupuncteur qui s’avère être l’un des personnages qui doit combattre lors du concile (mais sera assassiné bien avant ça, dans l’hôpital), c’est, si je me souviens bien, le renne. Le film ne ressemble pas à s’y méprendre à l’histoire du roman. Dans cette partie, nous rencontrons aussi Sybille Weber, la mère adoptive de Laura, jouée par Catherine Deneuve. Celle-ci, qui doit garder Lucien quelques jours, le touche à ma grande surprise. Normalement elle n’est pas en mesure de le faire. Un peu plus tard arrive le fameux accident. Dans le roman, c’est après une soirée chez sa mère (je ne me souviens pas si elle a été adoptée ou si c’est sa mère biologique, dans le film elle a été adoptée) qu’arrive l’accident, une partie du roman est consacrée justement aux doutes de Diane qui se demande si elle a bien attaché Lucien, elle consulte un hypnothérapeute pour s’en assurer, qui s’avère être l’un des combattants du concile… Dans le film, pas de poids-lourd d’un part, mais surtout pas de ceinture, puisque Liu-San s’est glissé dans la voiture et on le voit clairement surgir de la banquette arrière pour discuter avec Laura, l’accident est provoqué par un oiseau qui fonce sur eux, forçant Laura à faire un écart. Les hallucinations commencent à l’hôpital, je n’ai pas souvenir de ce fait dans le roman… Mais ce serpent, oh mon dieu ce serpent ! 🐍

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Sybille Weber, jouée par Catherine Deneuve, dans le film « Le concile de pierre ».

→ Une heure de film.

Le meurtre du médecin a bien eu lieu ! Ce n’est pas le sauveur du livre mais son médecin traitant. Un détail insignifiant n’est-ce pas ?

Juste après ce passage, nous avons un magnétophone qui s’active de lui-même dans la chambre de Liu-San, le fameux… Celui que Laura était censée amener (elle le fait également dans le film, un peu plus loin) à des spécialistes pour faire étudier les deux syllabes prononcées par Liu-San, syllabes qui se sont transformées en une sorte de litanie.

Alors que Laura s’est invitée chez Bruner, anciennement chargé de mission pour le ministère de la recherche, elle tombe premièrement sur son cadavre puis sur le meurtrier, un homme venu de Mongolie (on le voit d’ailleurs sortir de l’aéroport un peu plus tôt dans le film), qui s’effondre à ses pieds en essayant de la prévenir de quelque chose, qu’elle ne comprend pas puisque le monsieur parle visiblement dans sa langue natale. Les policiers qui enquêtent sur le premier meurtre, concluent que l’homme d’origine mongole est le coupable dans les deux affaires. Cette hypothèse est confirmée lorsque l’inspecteur principal se rend au chevet du meurtrier accompagné par une traductrice, et que l’homme lui avoue avoir tué non pas deux humains mais des animaux, il lui confie également qu’il faut protéger l’enfant. D’autre part nous avons Laura qui étudie une photo (volée chez Bruner) où posent ses défunts parents biologiques aux côtés des deux hommes assassinés. Elle apprendra par la même occasion que Bruner a participé à un programme non officiel du ministère de la défense russe, où il étudiait des phénomènes paranormaux et leur possible application militaire, il a été appelé sur le site de recherches suite a un incident nucléaire en Mongolie… Les habitants irradiés (les tsévènes dans le roman et dans le film) se sont repartis dans leur village et sont revenu soignés, les ouvriers restés sur place sont morts. Ses parents, son médecin traitant et Bruner étudiaient ces miraculeuses guérisons. Une dernière personne faisait partie de ces chercheurs : Sybille Weber, sa mère d’adoption.

Les scènes suivantes suggèrent que Sybille vient de tuer un homme. Un homme qui a approché de près ou de loin la fondation créée par le groupe de chercheurs, Inyt. Nous voyons en effet la chercheuse perturbée, enfiler des gants et quitter une maison. Nous voyons surtout juste après cela le visage d’un homme mort, puis un dépliant Inyt maculé de sang, la dernière scène montre l’entièreté de la scène avec le cadavre… Mais le détail le plus important est sonore : nous entendons lors de cette scène le grognement d’un ours. Pour ceux qui n’ont pas lu le livre ce n’est pas très explicite, peut-être qu’ils ne l’auront pas remarqué, mais ceux qui l’ont lu savent que le meurtrier est bien Sybille. 🐻

Une autre révélation, Liu-San parle tsévène sur l’enregistrement ! Il dit dans cette langue, approximativement « Maman vient me chercher », il parle ensuite d’une cérémonie, le concile de pierre. La dernière partie de son message indique une date, le 23 septembre.

Pour finir cette tranche de film, Sybille a enlevé Liu-San. Nous découvrons d’où il vient exactement grâce à son médaillon (ce qui n’arrive pas dans le roman). Puis, Laura lit un ouvrage qui mentionne grosso modo que parfois les sorciers tsévènes quittent leurs corps pour devenir des animaux. Passons aux 36 dernières minutes de ce film.

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Médaillon de Liu-San dans le film « Le concile de pierre ».

→ Film terminé.

Laura qui grâce à la carte et au médaillon croit désormais connaitre le lieu où Liu-San est détenu par Sybille, le lieu du concile de pierre, part illico vers cet endroit. Un guide l’accueil et lui explique la légende du concile de pierre, bien différente de celle du roman ainsi soit dit en passant… Le veilleur (Liu-San) est un élu, il en existe uniquement un par siècle, les mauvais sorciers tentent de tuer le veilleur (âgé en général de 7 ans puisque c’est à cet âge qu’apparaît la marque) pour s’accaparer le pouvoir et garder sa forme animal. Laura apprenant cette terrible nouvelle se rend sur le site de recherches, où elle fait une très mauvaise rencontre ! Son ex petit-ami tente de tuer l’employé de l’ambassade (de Russie je crois), mais elle l’arrête, sauvant ainsi son allié, qui va bien lui servir d’ailleurs puisque peu de temps après cette bagarre Sybille métamorphosée en ours retrouve Laura et Liu-San. Heureusement Laura est munie d’une arme à feu et elle n’hésite pas à tirer sur son ours d’adoption ! Sybille reprend forme humaine avant d’être achevée par l’employé de l’ambassade. Fin. Quoi qu’il reste quelques scènes sans grande importance excepté peut-être la scène où Liu-San dit qu’il est capable de voir l’avenir.

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Laura Siprien (Monica Belluci) et Liu-San (Nicolas Thau) dans le film « Le concile de pierre ».

Parlons un peu du roman : ci-dessous la couverture du livre, ainsi que son résumé. Vous trouverez également mon avis sur le roman en consultant cet article.

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Résumé : Un enfant venu du bout du monde dont le passé resurgit peu à peu. Des tueurs implacables lancés à sa poursuite. Une femme prête à tout pour le sauver. Même au prix le plus fort. Un voyage hallucinant jusqu’au cœur de la taïga mongole. Là où règne la loi du Concile de Pierre : celle du combat originel, quand l’homme, l’animal et l’esprit ne font qu’un. Tous prêts à l’apocalypse.

Pour conclure, Monica Belluci fait une magnifique Laura Siprien (ou Diane Thiberge). Quelques détails changent, rien que dans l’apparence même de ce personnage (Diane a des piercings, notamment un au nez qu’elle a peur de se faire arracher durant une bagarre d’ailleurs), cela la rend bien moins « badass ». Son côté sombre et traumatisée n’est pas du tout présent dans le film. L’excision a disparu, c’est sûrement pour cette raison que son caractère est édulcoré. Passons maintenant à ce que je regrette le plus dans le film : il ne se penche pas sur la partie métamorphose en animaux. Le roman survolait déjà cette partie ce qui m’avait attristée. J’espérais que cette adaptation nous en montrerait plus ou creuserait un peu ce sujet. C’est tout de même la finalité ce concile ! De plus, un autre fait m’embête vraiment, c’est qu’ils doivent assassiner un veilleur pour obtenir le pouvoir, mais les veilleurs sont âgés de 7 ans. Un ours contre un enfant, vraiment ? En somme, comme vous l’avez deviné, mon avis est mitigé. 🤔

Bon visionnage et restez chez vous ! Signé C. 😉

Mort blanche – Clive Cussler & Paul Kemprecos

Résumé : L’équipage d’un groupe de protection de l’environnement aux idées plutôt radicales, qui tentait de mettre fin au massacre des baleines au large des îles Féroé, a sombré corps et biens dans des circonstances mystérieuses.
Appelé à la rescousse, Kurt Austin, explorateur, chef des opérations spéciales de la NUMA, est loin de se douter que cette périlleuse mission va l’entraîner dans de plus sinistres abîmes encore… Que s’est-il vraiment passé entre le groupe écologiste et les barbares tueurs de cétacés ? Y a-t-il un lien avec la gigantesque usine avoisinante, aussi impénétrable qu’une forteresse ? Et pourquoi, à peine a-t-il planté ses harpons dans cet infernal engrenage, Kurt Austin est-il victime d’une tentative d’assassinat ?

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Note personnelle : ★ ★ ★

Avis : Encore une fois… Il s’agissait du tome 4 d’une saga (Dossiers de la NUMA). 🤫 Dans cet article je vais résumer l’ensemble du roman et dévoiler son intrigue, je préfère vous prévenir avant que vous n’entamiez sa lecture.

Il commence avec deux prologues, l’un se passe en 1515 à l’ouest des îles Britanniques, l’autre en Allemagne en 1935. Le premier nous raconte comment  le capitaine basque, Diego Aguirrez, réussit à échapper El Brasero, qui le poursuivait dans le but de récupérer on ne sait quels objets, qui semblent être pour ce dernier de la plus haute importance. Dans le second prologue, nous sommes à bord d’un dirigeable, le Nietzsche, pour une expédition en direction du Pôle Nord, qui arrête sa course lorsque le commandant découvre un bateau emprisonné dans la glace et donne l’ordre d’aller l’inspecter. Ce qui nous laisse supposer que l’équipage du dirigeable découvre le navire échoué du Capitaine Aguirrez.

Le début du roman nous indique que l’histoire se déroule « de nos jours » (2003 pour la date de publication originale aux États-Unis, ce qui remonte tout de même à 17 ans), dans les Îles Féroé, entre le Danemark et l’Islande, sur le Sea Sentinel, dont le capitaine actuel est l’exubérant Marcus Ryan. Ce dernier lutte contre la pratique du grindarap, une coutume barbare perpétrée par les Féringiens… Le grind consiste à pousser les baleines près du rivage où elles sont tirées grâce à des gaffes (de longues tiges en bois munies d’un crochet) sur la plage et tuées par les habitants qui tranchent leurs veines jugulaires. Lors d’une opération de sauvetage des baleines, le capitaine Marcus Ryan perd le contrôle de son navire ce qui provoque un accident. C’est là qu’intervient enfin la NUMA. Des survivants sont emprisonnés dans une épave puis heureusement sauvés par Kurt Austin. Marcus Ryan est accusé d’avoir consciemment provoqué cet accident mais ne cesse de clamer son innocence. L’histoire aurait pu s’achever ici si Therri Weld, une avocate, amie de Marcus Ryan, n’avait pas insisté pour qu’Austin approfondisse ses recherches et lui fournisse une explication sur la façon dont le navire a pu échapper au contrôle de son capitaine (il en déduit après ses recherches que le bateau a été saboté et contrôlé à distance). C’est également elle qui évoque la société Oceanus, comme étant le prochain combat de Marcus (car il estime que la pisciculture, spécialité de cette multinationale, à des conséquences néfastes sur l’environnement). La curiosité d’Austin le pousse à enquêter sur la société en question. C’est après une visite illégale dans les locaux de celle-ci qu’il rencontre Balthazar Aguirrez, séparatiste basque, lorsqu’il le recueille, entre la vie et la mort, sur son yatch le Navarra.

Paul et Gamay, des collègues d’Austin à la NUMA, rentrent dans la course. Lors de sa « visite » Austin découvre un gigantesque poisson mutant et demande à ses collègues de bien vouloir faire des recherches sur la société Oceanus. Ils vont donc aux abords d’une pisciculture appartenant à cette multinationale et entendent que les pêcheurs ne trouvent plus de poissons exceptés des « monstres » aux écailles blanches, d’une agressivité phénoménale, qui tuent même les pêcheurs. Bien entendu eux aussi font face à d’énormes dangers. Alors qu’ils ne semblent pas être les personnages principaux, c’est eux qui démêlent une grosse partie de l’intrigue. En effet, nous comprenons grâce à leurs recherches qu’Oceanus est en train de créer des poissons mutants, plus gros et plus agressifs que ceux qui vivent dans la nature. Nous comprenons également que leur but est de relâcher ces mutants, afin de détruire la faune marine et avoir ainsi le monopole dans le domaine de la pêche.

Parlons du rapport entre cette histoire de multinationale et « le reste ». Le président de la société est le Docteur Barker, généticien, qui a créé les poissons mutants. Son ancêtre est le capitaine baleinier Frederick Barker, dont le navire (l’Orient) à fait naufrage en 1871. Les Inuits de la tribu des Kiolya l’ont sauvé car ils l’ont pris pour un dieu grâce à son albinisme. Vous savez maintenant pourquoi le Docteur Barker (albinos lui aussi) s’entoure de ce peuple pour arriver à ses fins… Il est la descendance d’un dieu pour cette tribu de cruels guerriers. Cela lui donne de loyaux assassins. Un atout de taille pour quelqu’un qui souhaite faire fortune en passant par des voies illégales et immorales.

La fin est digne d’un film d’actions américain. Des cascades en scooter des mers, des coups de feu à profusion, des explosions spectaculaires, des missiles et des hélicoptères… Poursuivant le fondateur d’Oceanus, le Docteur Barker (généticien qui a créé les mutants) Austin Kurt et Zavala s’infiltrent dans l’immense dirigeable (le Nietzsche dont on entend parler dans le second prologue) et découvrent dans un premier temps des momies (Diego Aguirrez du premier prologue et Heinrich Braun du second), puis les artefacts de Roland à savoir le cor et l’épée, qui seront par la suite restitués à Balthazar Aguirrez. La boucle est bouclée.

Le fait que le roman soit écrit par deux auteurs se ressent, ou en tout cas, c’est mon ressenti après cette lecture. Il y a plusieurs sujets (qui ont une corrélation). Il est vrai que toute l’histoire trouve son origine au même endroit. Mais le lien n’est pas assez profond pour moi. Pour conclure, j’ai un avis mitigé sur le dénouement mais je tiens à dire que j’ai passé un très bon moment de lecture.

Anecdote : Emprunté dans une boîte à livres. 😍

Bonne lecture ! Signé C.

Maléfices – Maxime Chattam

Résumé : Une ombre inquiétante rôde dans les forêts de l’Oregon. C’est d’abord un employé de l’environnement qui est retrouvé mort, le visage horrifié. Aucune trace du criminel… Dans le même temps, des femmes disparaissent en pleine nuit, pendant le sommeil de leur époux. Pas de trace d’effraction dans les maisons… Et puis se répand une épidémie singulière : les foyers de Portland sont envahis par des araignées aux piqûres mortelles. Les victimes s’accumulent et la psychose s’intensifie. Et s’il n’y avait qu’une seule personne derrière tout cela ? Un être pas comme les autres. On commence à murmurer le pire : et s’il n’était pas humain ? Joshua Brolin et Annabel O’Donnel vont mener l’enquête, entrer dans la toile et faire face à l’impensable. Une nouvelle génération de tueur.

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Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ★

Avis : L’art de créer le suspense ! Nous sommes happés dans l’intrigue dès le prologue qui se termine sur ces deux phrases « Elle savait que si elle baissait les yeux, ce qu’elle verrait la rendrait folle. À jamais.« . Nous n’avons aucune idée de ce que Sydney Folstom, médecin légiste, à réellement découvert durant cette autopsie où son patient semble ressusciter sous ses yeux. Un peu plus loin, à la fin du premier chapitre, Chattam nous tient à nouveau en haleine en ne terminant pas sa phrase « Quatre blessés dont une femme sévèrement touchée. En à peine trois mois. Tous de la même manière, une… ». Une quoi, nom d’un chien ?! La fin de cette phrase est probablement « piqûre d’araignée ».

Nous savons assez vite que l’histoire va tourner, en tout cas en partie, autour des araignées. Un roman quasiment impossible à lire pour les arachnophobes ! Pour ceux qui ne le sont pas, vous allez le devenir, c’est garanti.

Nous voilà donc avec un cadavre, pas n’importe lequel de surcroît ! La victime n’est autre que Fleitcher, le frère de Larry Salhindro, ancien collègue de Joshua Brolin. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il revient sur le devant de la scène. Annabelle arrive quelques temps après, à la demande d’un ancien collègue de Joshua. L’enquête s’emballe, des hommes se réveillent sans leur femme à leurs côtés, femmes qui sont retrouvées quelques jours plus tard, emballées dans un cocon de soie d’araignée, vidées de leur substance, avec une expression d’épouvante figée sur le visage. Puis pour finir avec ces séries de crimes, des gens décèdent de piqûres d’araignées. Vous l’aurez compris, c’est le chaos.

Il serait logique d’imaginer, dans un premier temps, qu’avec des méthodes aussi différentes les tueurs sont multiples. Pourquoi pas un groupe d’arachnologues professionnels ou amateurs. Cela dit quelques détails sèment le doute. Chers enquêteurs en herbe, vous savez bien que les psychoses ne sont difficiles à partager, d’autant plus qu’il y a un fil rouge dans le cas présent : les araignées. Il y a donc un seul esprit torturé derrière tout ça. Incontestablement.

Un second détail vous a probablement alerté durant votre lecture : malgré l’horreur des crimes, il ne semble pas y avoir de violence physique avant la mort. Nous pouvons désormais supposer que tueur est faible physiquement. En tout cas, c’est ce que j’en ai personnellement conclus. S’il utilise des produits neurotoxiques (la tétrodoxine, qu’on retrouve par exemple dans le poisson-globe, le triton de Californie, ou le poulpe à anneaux bleus) c’est qu’il ne préfère pas s’impliquer physiquement dans un combat, n’est-ce pas ? Autre chose à attiré mon attention très rapidement dans le roman : l’eau. Le tueur inclus dans ses crimes cet élément. Nous savons qu’habituellement c’est le feu qui est l’élément favori des tueurs en série. Ce choix de Maxime Chattam et de son grand méchant est forcément un indice de taille. L’eau est assimilée à la purification d’après lui. Pour moi c’était et c’est différent. J’assimile l’eau à la femme et surtout la fertilité. Je vous laisse deviner ce que j’ai imaginé.

Il est vrai que Maxime Chattam est excellent, il a presque réussi à me faire douter de mon hypothèse, mais je ne pouvais pas me sortir de la tête qu’elle était juste : la personne à démasquer, La Chose, n’était autre qu’une femme. Il restait néanmoins à savoir laquelle. Pendant quelques temps j’ai littéralement refusé d’accorder le moindre crédit aux nouveaux indices et/ou preuves. Je trouvais systématiquement une explication à ces incohérences. Excepté une. Et à cause de cette incohérence, j’ai décidé d’oublier mes préjugés jusqu’à la fin du roman, de me laisser porter, lire sans tirer de conclusion, laissant à Maxime Chattam le soin d’éclairer ma lanterne. C’est d’ailleurs avec brio qu’il l’a fait.

Un dernier petit mot sur ce roman : c’est pour moi l’un des meilleurs de Chattam. Tant grâce à sa plume poétique, que son ambiance et ce suspense qui vous happe dans l’histoire. J’ai été tellement bouleversée par ce livre qu’il m’est arrivé à plusieurs reprises d’avoir l’impression de sentir des araignées gambader gaiement sur moi. Je ne sais combien de fois je me suis ébrouée durant cette lecture : j’ai été temporairement arachnophobe. Ce sentiment d’insécurité a duré un petit moment, mais rassurez-vous c’est finalement passé. Merci encore Monsieur Chattam pour toutes ces émotions, et merci maman de m’avoir conseillé puis prêté ce roman.

Anecdote : prêté par ma maman 💝💐

Bonne lecture ! Signé C.

L’arracheur de visages – Michael Prescott

Résumé : Pourquoi Elizabeth Palmer vient-elle se jeter dans la gueule du loup ? Qu’a-t-elle donc fait pour craindre davantage la police que ce tueur psychopathe qui arrache les visages de ses victimes et qu’elle semble être la seule à pouvoir identifier ? Sera-t-elle la prochaine sur sa liste ? Après douze ans de cavale, après avoir changé tant de fois d’identité, il aurait sans doute été préférable qu’elle se fasse oublier. Car ce monstre sadique et sanguinaire, cet assassin fou, ne la laissera sûrement pas lui échapper une seconde fois. Au rythme d’une traque méticuleuse où le suspense ne cesse de monter crescendo, Michael Prescott fait partager à son lecteur une émotion intense, un frisson à la limite du soutenable.

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Note personnelle : ★ ★ ★ ★

Avis : J’ai rapidement eu l’impression d’avoir déjà lu cette histoire, ou de l’avoir vu en film. Pourtant je n’ai jamais tenu ce roman entre mes mains et même après avoir recherché sur internet je n’ai trouvé aucune adaptation au cinéma. Ce qui me laisse deux hypothèses, soit il est très largement inspiré d’un autre roman que j’aurais lu, soit qu’il est excellemment bien écrit. Je vais pencher pour la seconde option.

Parlons de cette histoire. Nous avons d’un côté un tueur et d’un autre Elizabeth Palmer, qui a manqué de peu d’être ajoutée à la longue liste de ses victimes il y a de ça douze ans. Elle aurait tout aussi bien pu disparaître dans la nature mais elle n’aurait alors pas été digne d’être une héroïne de roman. Pour l’avoir approché de bien trop près, elle savait ce qu’il infligeait à ses victimes. Par conséquent, elle guettait dans les journaux, les gros titres qui lui permettraient de retrouver la trace de Cray. Nous connaissons dès le début de l’identité de l’arracheur de visage. Habituellement, elle est la finalité de l’histoire. Nous suivons un inspecteur, un journaliste, ou autre d’ailleurs, dans ses recherches et ce jusqu’au dénouement. C’est là que se trouve toute l’originalité du roman de Michael Prescott.

Alternant la vision de Cray et la vision d’Elizabeth, nous assistons à une traque très rythmée. Tantôt craignant pour la vie de la jeune femme, tantôt s’offusquant de la brutalité du tueur. Nous comprenons au milieu du roman seulement, ce qui lie Elizabeth et Cray. Il existe également une troisième partie. Celle où nous avons l’histoire du point de vue d’un policier, dont la présence est plus que nécessaire car à l’issue de l’histoire, Cray arrive à faire interner Elizabeth dans l’hôpital psychiatrique dont il est le directeur ! Il faut impérativement un sauveur pour délivrer la demoiselle (ou une sauveuse, mais dans le cas présent c’est un homme). En somme, je vous recommande vivement ce roman. Vous ne vous ennuierez pas une seule seconde.

Anecdote : Emprunté dans une boîte à livres. 😍

Bonne lecture ! Signé C.