Sur tes traces – Karen Rose [saga]

Résumé : La psychologue Faith Frye exerce un métier à haut risque: la prise en charge des déviants sexuels. Parmi eux, se cache certainement l’homme qui la traque avec acharnement depuis qu’elle l’a envoyé en prison, et qui tue au gré de ses besoins pour se rapprocher d’elle. Elle se réfugie dans la maison familiale dont elle vient d’hériter. Inhabitée depuis vingt ans, isolée, cette maison représente pour Faith la chance et l’espoir d’échapper à l’horreur d’une vie hantée et de sauver sa peau. Mais à peine arrivée, Faith est plongée dans un nouveau drame : une jeune fille, nue, s’écroule devant sa voiture. Elle semble avoir surgi du sous-sol de la demeure… Sur tes traces explore le thème de la maison isolée, lieu par excellence des déviances cachées, des secrets de famille et des souvenirs traumatisants.

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Note personnelle : ★ ★ ★ ★

Avis : J’ai apprécié cette lecture, excepté deux petits détails m’ont dérangés… Le premier c’est les passages érotiques. Je suis hermétique à ce genre de passages. Ils ont beau être très bien exécutés (je les trouve certes sensuels et ils ne m’ont pas choqué), mais ils ne m’intéressent pas. Je suis habituée aux thrillers psychologiques, parfois avec une histoire d’amour sous-jacente, mais dans celui-ci l’histoire d’amour est très présente et ce dès le début où on sent l’attirance des deux personnages principaux.

Le deuxième détail, c’est l’aspect physique des personnages, les deux personnages principaux ont en effet un physique atypique qui me gêne dans le sens où je prends toujours ces détails comme un moyen de combler le manque de profondeur d’un personnage. C’est tout à fait personnel. Aussi, je trouve que malgré tout les personnages ont une psychologie qui a bien été construite. Ce que je veux dire par là, c’est qu’on peut prévoir leurs réactions, parce que l’aspect « tempérament » des personnages est assez poussé pour nous le permettre.

En somme, je ne reproche pas grand chose à ce roman ! L’histoire est tout à fait captivante et bien ficelée. Il y a une bonne intrigue, certes rallongée par des passages que je n’estime « pas forcément nécessaires ». D’un autre côté « toute cette broderie » autour de l’enquête permet de créer une certaine profondeur et un monde dans lequel on peut se projeter avec grand plaisir.

COLD WINTER CHALLENGEAnecdote : Roman lu dans le cadre du #ColdWinterChallenge 2018 menu « Stalactites ensanglantées » rapportant deux points. Un point pour la neige sur la couverture, et un point pour le sang sur la neige. Offert à Noël 2018 par mon amoureux 💖

Bonne lecture ! Signé C.

Mais c’est à toi que je pense – Gary A. Braunbeck

Résumé : Pour Thomas, Arnold, Rebecca et Christopher, c’est la fin du supplice. Ils viennent d’échapper à leur tortionnaire, un tueur en série pédophile qui les séquestrait depuis des années. Mais une nouvelle épreuve les attend : et si on les avait oubliés ? Et si on ne les aimait plus ? Horriblement défigurés et mutilés, ils ont besoin d’un adulte pour les ramener à leurs parents, que certains n’ont pas vus depuis dix ans… et ils ont choisi Mark.

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Note personnelle  : ★ ★ ★ ★ ★

Avis : Première lecture commune avec la blogueuse Plume de Soie alias @Nueva56 sur Twitter.

Tout d’abord, j’ai été surprise par le style d’écriture qui est agréable, facile à lire, une plume gracieuse et élégante (pour dire à quel point j’ai aimé). Le sujet abordé est extrêmement dur, les enfants kidnappés, torturés, retenus en captivités, avec tous les mauvais traitements que l’on peut imaginer (et même ceux qu’on ne peut pas).

J’ai en premier lieu cru que le livre ne serait qu’un enchaînement de souvenirs glauques et que ça me mettrait mal à l’aise. Le plus horrible est à mes yeux dans les premiers chapitres, y sont décrites des scènes terribles. Notamment une dont il faut que je vous parle : il s’agit de Mark qui regarde une vidéo (il y est contraint par Christopher, l’un des enfants qui a lui 21 ans à ce moment là), qui montre le meurtre d’une petit fille, dans une cave, sur une table d’autopsie. L’auteur nous fait comprendre ce qu’il se passe, pourtant il focalise notre attention et celle de Mark sur une poupée Super Nana. On sait éperdument et malheureusement ce que subit l’enfant, sans pour autant avoir les images en tête si on suit bien le texte. Cette façon de décrire la scène sans la « montrer » est vraiment époustouflante mais nécessaire, sans ça j’aurais stoppé ma lecture.

Par la suite l’histoire n’est pas, ou plus trop centrée sur les souvenirs macabres. C’est les souvenirs de Mark et non pas ceux des enfants (en majorité). Je souhaite évoquer au passage le personnage Cletus (un garagiste) à qui l’auteur a donné une importance et une vraie personnalité marquante sans pour autant qu’il soit présent (excepté au début et à la fin).

La fin de l’histoire justement… Sortez les mouchoirs ! Alerte madeleine. Le livre est un condensé d’émotions, qui m’a émue au plus haut point. Je vous le conseille malgré la dureté du sujet. 😭

Anecdote : Roman lu pour le #ColdWinterChallenge 2018 sans être rattaché à un menu (ça aurait pu être stalactites ensanglantées mais j’ai préféré ne pas l’inclure, tout simplement parce qu’il ne rapporte pas de points supplémentaires).

Bonne lecture ! Signé C.

Ewa – Matthieu Biasotto

Résumé : Elle s’appelle Ewa. Elle est particulière. Elle ne doit jamais se regarder dans un miroir. Jamais. Son don étrange est une malédiction qu’elle ne maîtrise pas. Son passé est difficile à porter. Il lui est impossible de partager son secret. Elle ne peut faire confiance à personne. Enfermée « pour son bien » à Miedzeska, dans une pension pour filles au cœur de la Pologne, Ewa survit entre humiliations et sévices. Elle serre les dents en rêvant d’évasion, mais personne ne s’échappe de cet internat.

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Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ☆

Avis : Je n’aime pas quand la première chose qui me vient à l’esprit en pensant à un livre est « oui mais non ». J’ai bien aimé l’histoire, je déplore juste qu’on ne se penche pas assez sur la malédiction d’Ewa, j’espère que cet aspect sera plus présent dans le second roman, presque la « suite » même si ça ne semble pas en être vraiment une. Si j’explique trop je risque de spoiler. Un gros point négatif, je n’ai absolument pas apprécié le personnage principal. Je n’aime pas sa façon d’être. Trop impulsive, trop irréfléchie, trop sur la défensive, presque agressive, et paradoxalement naïve. C’est rare de voir des personnages comme Ewa. J’ai vécu sa souffrance à travers le récit, ce qui m’a forcé à avoir de l’empathie sans pour autant avoir d’attachement. J’attribue son comportement à son jeune âge. C’est peut-être pour ça que j’ai du mal à me projeter et aimer Ewa. Je vais vous montrer ce qui m’a fait aimer le roman en parti : les découvertes culinaires.

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« Cette pâtée rouge et insipide rejoint mon palais en me collant aux dents. Quelle horreur, c’est un Bortsch, enfin je crois. Étrangement épais et parfaitement répugnant. Cette soupe immonde venue de Russie est censée avoir la consistance d’un potage, pourtant j’ai l’impression d’avoir du mortier sur la langue. » Il contient habituellement de la betterave, qui lui donne une forte couleur rouge. (Source Wikipédia)

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« Vin blanc, Łosoś recouvert d’une sauce à l’aneth, aspic de légumes dans un bocal à terrine et une belle part de Sernik aux raisins secs.Avec gourmandise, je contemple tour à tour le saumon à peine entamé et le gâteau au fromage, servis dans des assiettes superbes et immaculées, entourées de couverts en argent. » – Losos c’est du saumon. Sernik c’est un gâteau au fromage blanc polonais. (Source Wikipédia)

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« Pour ma part, les Pączki me font envie, je raffole des beignets. Visiblement, je ne suis pas la seule, ils remportent un vif succès. Les bols de la plupart des filles se garnissent de céréales arrosées de lait entier. » – Les pączki (Pączek au singulier) sont des beignets à base de levure de boulanger frits et ronds traditionnels, ils sont recouverts d’un épais glaçage au sucre, fourrés à la confiture. (Source Wikipédia)

zrazy-wolowe-z-kluskami-67056« J’ai terminé depuis quelques minutes les plats apportés par la surveillante. Des zrazy wolowe – une roulade de bœuf –, avec des raviolis aux légumes et une part de gâteau au pavot. » – Les zrazy classiques ont une forme roulée et sont constitués de fines tranches de bœuf aromatisées au sel et au poivre et farcies de légumes, de champignons, d’œufs et de pommes de terre. (Source Wikipédia)

Voilà pour le cours culinaire ! J’avoue que les beignets me font bien envie. Le reste pourquoi pas, il faut goûter. 😉

Anecdote : Roman lu dans le cadre du #BabyChallengeThriller 2018 de Livraddict, je pense que je vais lire la « suite », qui se nomme « Persécutée ». Je ne peux pas en dire plus sans spoiler. 🤫

Bonne lecture ! Signé C.