Effets d’emprises – Sélène Derose

Résumé : Histoires de toutes sortes, empreintes de mystère, naissent et s’assemblent dans Les Récits Sélénites. De la journaliste avide à l’enfant innocent, du village enclavé dans une sinistre forêt à l’immense cité aux mœurs sournoises, en passant une maison décrépie mangée par le lierre, une brume dont il faut se méfier au crépuscule, de sombres époques et leurs légendes captivantes, inquiétantes, se déploient comme l’obscurité sans lumière dans Effets d’Emprises. N’oubliez pas d’éteindre les lumières superflues pour vous mettre dans l’ambiance. Bonne lecture.

Effets d'emprise

Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ☆

Avis : Des nouvelles toutes plus surprenantes les unes que les autres. Des univers divers et variés. C’est cette diversité que je tiens à mettre en avant. Contrairement à ce que l’on peut penser, sortir de sa zone de confort n’est pas une chose aisée. Les histoires étant différentes, tout le reste doit suivre… Les lieux, les personnages, leurs attitudes, leurs vêtements, leurs façons de s’exprimer. Dans ce recueil, le changement d’ambiance est une réussite. J’ai malgré tout deux petits points qui m’embêtent. Le premier vient du style d’écriture, au début les adjectifs sont très nombreux et noient un peu les actions, je ne saurais pas vous l’expliquer mieux que ça. Je vous l’accorde, ce n’est pas très grave, d’autant plus que cela change au fur et à mesure de la lecture. Le second point c’est qu’on en veut plus encore ! Loin d’être un point faible en effet. Je voulais que l’histoire dure plus longtemps, que de ces nouvelles naissent de vrais romans. Particulièrement pour la seconde nouvelle « Les amants maudits ». Je me procurerais avec plaisir les deux autres œuvres de cette auteure, en attendant, je garderais un souvenir sympathique de cette lecture. 📕❤

Anecdote : J’ai découvert cette auteure grâce à Twitter (comme quoi les réseaux sociaux rapprochent parfois les personnes). L’auto-édition on le sait, c’est compliqué, les auteurs sont noyés dans la masse. C’est avec du talent, de l’investissement personnel et de la persévérance que l’on peut se démarquer. J’ai lu ce recueil avec plaisir et j’estime qu’il mérite d’être partagé.

Bonne lecture ! Signé C.

L’épouvanteur – Joseph Delaney [saga]

Résumé : L’Épouvanteur a eu de nombreux apprentis, me dit maman. Mais peu ont achevé leur formation. Et ceux qui y sont parvenus sont loin d’être à la hauteur. Ils sont fragiles, veules ou lâches. Ils se font payer fort cher de bien maigres services. Il ne reste que toi, mon fils. Tu es notre dernière chance, notre dernier espoir. Il faut que quelqu’un le fasse. Il faut que quelqu’un se dresse contre les forces obscures. Tu es le seul qui en soit capable.  » Thomas Ward, le septième fils d’un septième fils, devient l’apprenti de l’Épouvanteur du comté. Son maître est très exigeant. Thomas doit apprendre à tenir les spectres à distance, à entraver les gobelins, à empêcher les sorcières de nuire…

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Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ★

Avis : Une saga classée dans la catégorie « jeunesse », à partir de 12 ans. Je suis étonnée de l’apprendre ! Peut-être suis-je trop protectrice, mais malgré l’âge du héros (Thomas Ward, 12 ans) l’ambiance est extrêmement sombre et je ne pense pas être d’accord pour laisser des enfants lire ces romans. Bien entendu ma génération lisait « Chair de Poule » sans frissonner outre mesure, alors qu’après ma relecture des premiers tomes je me suis dit que c’était violent pour des enfants. Je suppose que ma vision d’adulte altère ma perception du monde… Je suppose et espère que les enfants n’imaginent pas les scènes avec autant de violence que moi, ou peut-être usent-ils de leur adorable naïveté pour édulcoré les histoires, ou encore, peut-être n’ont-ils pas le même rapport au danger et à la mort que « nous les vieux ». Passons aux choses sérieuses.

L’épouvanteur est donc une série de romans fantasy (dark fantasy même), mettant en scène Thomas Ward, septième fils d’un septième fils, qui va suivre l’apprentissage du dur métier d’épouvanteur aux côtés de John Gregory. En toute honnêteté ça commence très très fort ! Le pauvre Thomas est enfermé toute une nuit dans une cave afin de tester son courage (il en a bien plus que moi en tout cas…). Comme je le disais plus haut l’ambiance de ces romans est sombre, on y croise de très méchantes et effrayantes sorcières (des sorcières pernicieuses, des bénévolentes, des sorcières d’eau, des sorcières celtes…), des gobelins, des démon, des spectres, des fantômes et même le Malin en personne ! Pour combattre les forces du Mal, les épouvanteurs sont équipés (si vous me dites d’une épée comme dans le film je vous retrouve et je vous tape sur la tête à coup de chipolatas) des bâtons en bois de sorbier, des chaînes d’argent, d’eau courante (je ne sais pas si on peut vraiment dire qu’ils en sont équipés), et bien entendu de sel et de limaille de fer, autant dire que c’est bien peu face à la magie du sang, la magie des ossements, j’en passe et des meilleures… Une vraie lecture d’Halloween !

Maintenant que vous pouvez imaginer l’ambiance, laisseriez-vous ces livres à un enfant ? C’est terriblement glauque (j’adore, j’adore, j’adore, autant que les licornes, sweet but psycho), on y croise de vraies saletés maléfiques et on est même (sans vouloir vous spoiler) confronté à la mort (je dirais ni qui, ni quand), puis cette ambiance… Oh mon dieu cette ambiance !

J’ai énormément de choses à dire, cependant, je risque de spoiler. Je préfère m’arrêter à quelques anecdotes, comme par exemple mon personnage préféré : Grimalkin, la tueuse du clan Malkin ! Cette sorcière est en premier lieu présentée comme une antagoniste de l’épouvanteur, elle devient par la suite une alliée. Elle maîtrise l’art du combat avec ses multiples lames (et ses ciseaux qui sont d’ailleurs sa signature) et la magie des ossements. Grimalkin est décrite comme « une beauté sauvage » par Thomas Ward, sachez qu’elle a les cheveux noirs (dans mon esprit elle a et aura toujours les cheveux bordeaux), les dents taillées en pointes et les lèvres peintes en noir, elle est mince et athlétique. Que demander de plus ? C’est genre LE personnage le plus badass de la série. Petite anecdote supplémentaire, en allant sur le Wiki de la saga, j’ai lu qu’elle était le personnage préféré de l’auteur Joseph Delaney et de la traductrice française Marie-Hélène Delval, par ailleurs c’est aussi le premier personnage autre que Tom à être le narrateur d’un tome de la saga (viendra par la suite le tour d’Alice Deane). Alice justement, un personnage dont je me méfiais comme la peste, pour qui je n’avais aucun attachement, honnêtement je la détestais, mais ça a changé après la lecture du tome 12 où on la découvre vraiment (elle est la narratrice de ce tome). Dernier personnage que j’aime profondément, John Gregory, l’épouvanteur qui va former notre petit Thomas. C’est un personnage que je trouve paradoxal. Il est strict dans son métier, ce qui à première vue peut le rendre antipathique, mais très vite on s’aperçoit que Monsieur Gregory est en fait très protecteur avec ses élèves (enfin, avec Thomas), par ailleurs, pour un épouvanteur, il fait preuve de beaucoup de compassion en refusant de tuer les sorcières. Bref, j’ai du respect pour celui qui va devenir, par la force des choses et du temps, ce papa de substitution pour le lecteur et pour Thomas.

Un mot rapidement sur le film « Le septième fils » : non. Si vous voulez le voir, regardez-le avant de lire la saga. Vous ne serez pas spoilé, car la seule chose similaire aux romans c’est les noms des personnages. Je compte faire un article sur ce film pour expliquer pourquoi je le déteste autant.

PUMPKIN AUTUMN CHALLENGEAnecdote : J’ai trouvé le premier tome de la saga dans la bibliothèque de ma tante. Le premier tome est sorti il y a presque 15 ans… En 2005 ! Tome 11 lu pour le Pumpkin Autumn Challenge 2018, menu « Automne douceur de vivre », catégorie « Pomme au four, tasse de thé et bougie (feel good, enfantin, romance, histoire de famille) ». 🍂

Bonne lecture ! Signé C.